noyau dorsal moteur du pneumogastrique l.m.
dorsal motor nucleus of pneumogastric nerve
Colonne de cellules étendues un peu en dehors du noyau du nerf grand hypoglosse (XIe paire crânienne), sous le plancher du IVe ventricule, qui ne contient qu'un petit nombre de fibres non myélinisées et se trouve à l'origine de fibres efférentes viscérales.
Chez l'animal, avec son symétrique, il représente le centre vagal sécrétomoteur médullaire, dont la destruction provoque une considérable réduction de la sécrétion gastrique d'origine insulinique.
Syn. noyau cardio-pneumo-entérique.
noyau supra-chiasmatique l.m.
supra chiasmatic nucleus
Partie de l'hypothalamus constituée d'un groupe cellulaire situé sur la ligne médiane au-dessus du chiasma optique.
Les efférents quittent l'hypothalamus pour aller vers les différentes formations avoisinantes et jusqu'à la moelle épinière.
La voie la plus importante est le tractus mamillothalamique. Fonctionnant comme une horloge biologique primaire dans le cycle veille-sommeil, il reçoit une information sur les variations lumineuses nycthémérales par l'intermédiaire de connexions directes avec la rétine.
De plus, sa densité particulière en synapses dendrodendritiques relie étroitement les cellules entre elles, constituant un support morphologique possible du synchronisme de leur activité. Son rôle essentiel est d'assurer le rythme de sécrétion de la mélatonine par la glande pinéale.
Sigle : NSC
nucléine n.f.
nuclein
Fraction nucléoprotéinique qui avait été obtenue (Friedrich Miescher isole l’ADN pour la première fois en 1869) à partir de noyaux de cellules de pus ou de spermatozoïdes après dégradation d'autres constituants par la pepsine.
Elle contient des acides nucléiques et des protéines basiques.
F. Miescher, biochimiste suisse (1844-1895)
nucléoside n.m.
nucleoside
Oside constitué d'un pentose et d'une base purique ou pyrimidique.
Les principaux nucléosides naturels contiennent du ribose (ribonucléosides) ou du désoxyribose (désoxyribonucléosides). Plus rarement, on rencontre des nucléosides à arabinose (arabino- ou spongonucléosides).
Le pentose est uni à la base par une liaison N-osidique, soit sur l'azote 3 du cycle pyrimidique, dans le cas de l'uridine, la cytidine, la thymidine, la dihydro-uridine, l'orotidine, soit sur l'azote 9 du cycle purique, dans le cas de l'adénosine, la guanosine, l'inosine, la xanthosine, la N6-méthyl-adénosine, la N6-diméthyl-adénosine, la méthyl-2-adénosine). La pseudo-uridine est le seul nucléoside connu des acides nucléiques dont le pentose est attaché à un carbone (C-5) du cycle pyrimidique. Les nucléosides sont présents dans les cellules en très faible quantité à l'état libre. Ce sont des produits de dégradation partielle des nucléotides.
nucléoside-diphosphate n.m.
nucleoside-diphosphate
Ester diphosphorique d'un nucléoside.
Les principaux nucléoside-diphosphates isolés des cellules vivantes sont l'adénosine-diphos
nucléoside-triphosphate n.m.
nucleoside-triphosphate
Ester triphosphorique d'un nucléoside.
Les nucléoside-triphosphates les plus importants dans les cellules vivantes sont l'adénosine-triphosphate (ATP), le guanosine-triphosphate (GTP), le cytidine-triphosphate (CTP), l'uridine-triphosphate (UTP), les dérivés similaires à désoxyribose (dATP, dGTP, dCTP) et le thymidine-triphosphate.
Leur rôle biologique est considérable, d'une part comme précurseurs des acides nucléiques, d'autre part comme composés métaboliques riches en énergie, donneurs d'acide phosphorique ou pyrophosphorique, ou donneurs de nucléotides, voire de nucléosides.
nude adj. angl.
Caractère génétique de la souris transmis sur le mode récessif autosomique associant une alopécie et une agénésie thymique responsable d'un important déficit de l'immunité cellulaire.
Le gène affecté par cette mutation est porté par le chromosome 11 de la souris. Chez ces souris, le développement des lymphocytes B et des cellules NK est normal mais la différenciation intrathymique des lymphocytes est absente. Ces souris sont incapables de rejeter les allogreffes et de développer des réponses immunitaires dépendant des lymphocytes T.
Symb. Nu
numérisation n.f.
digitalisation, digitizing
Procédé électronique et informatique consistant à transformer une donnée analogique à variation continue, en une série de chiffres.
Ceux-ci représentent les mesures effectuées sur les images à des intervalles de temps connus, mises en mémoire, puis traités en temps réel afin d'améliorer la visualisation de certaines structures (atténuation du bruit de fond, modification des contrastes, effet zoom, soustraction, reconstruction tridimension
Les signaux fournis initialement par les détecteurs sont analogiques. Leur numérisation s'effectue en prélevant une série d'échantillons équidistants (équidistance qui définit le pas d'échantillonnage) et en adressant chaque valeur (en général des millivolts) à un convertisseur analogique-numérique. Celui-ci opère par comparaison avec une série de cellules dont les tensions progressent comme les multiples de 2; il fournit la suite de signes binaires (1 ou 0) correspondant à l'expression numérique de chaque échantillon, en système à base 2. Cette suite est adressée à une mémoire où sont stockées en correspondance la valeur de l'échantillon et sa localisation sur le signal ou l'image.
En imagerie médicale, la numérisation s'est imposée pour la scanographie et l'IRM, puis en angiographie et enfin en radiologie courante pour le traitement des images acquises par les écrans radioluminescents à mémoire ou par la fluorographie numérisée.
Ce procédé permet une diminution de la dose de rayonnement X distribuée.
→ programmation, méthode de convolution
NUP62 gene sigle angl. pour nucleoporin 62
Gène localisé en 19q13.33 codant pour une nucléoporine, composantes du complexe poreux nucléaire des cellules eucaryotes qui régule l’écoulement des macromolécules entre le noyau et le cytoplasme.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la nécrose striatale bilatérale familiale infantile.
Syn. IBSN, p62, SNDI
→ nécrose striatale bilatérale familiale infantile
nutriment n.m.
nutriment
Composant alimentaire simple, qui ne nécessite pas de transformation chimique préalable pour être assimilé par l'organisme considéré, tels que les oses pour les glucides, les acides gras pour les lipides, les acides aminés pour les protides, les substances minérales, les vitamines.
Par ex. le glucose est un nutriment pour une cellule ; un glucide plus complexe peut être un aliment pour l'animal lorsque celui-ci est capable de l'hydrolyser dans son appareil digestif en oses, qui sont des nutriments assimilables par les cellules.
La plupart des nutriments sont absorbés à travers la muqueuse des villosités intestinales au cours d’un transport trans-épithélial grâce à des mécanismes de transport actif dépendants de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire.
→ aliment
obstruction tubulaire l.f.
tubule obstruction
Occlusion de la lumière du tubule rénal qui relève d'étiologies multiples.
Elle peut être consécutive à la desquamation des cellules tubulaires après clampage de l'artère rénale, à la formation de cylindres au cours d'une insuffisance rénale aigüe de cause toxique ou hémodynamique, ou à la précipitation de cristaux de nature chimique diverse : acide urique, oxalate, sulfamides, méthotrexate.
Le rôle exact joué par l'obstruction tubulaire dans la genèse de beaucoup d'insuffisances rénales aigües reste mal élucidé.
Édit. 2017
ocularité n.f.
ocularity
Fait de dépendre de l'activité d'un œil ou de l'autre.
On dit ainsi que les cellules de même ocularité (dominées par le même œil) sont groupées dans les mêmes couches du corps géniculé latéral.
Édit. 2017
œdème cérébral l.m.
cerebral oedema
Accroissement du volume du cerveau par augmentation de sa teneur en eau entraînant une inondation du tissu nerveux par défaillance de la barrière hémato-encéphalique.
Son mécanisme peut être double : avant tout, issue de plasma hors des capillaires (œdème vasogénique, de nature circulatoire), plus rarement, accumulation de liquide à l’intérieur des cellules nerveuses consécutive à des altérations des parois cellulaires le plus souvent d’origine ischémique (œdème cytotoxique).
Du fait de la situation du cerveau dans la boîte crânienne qui est inextensible, l'œdème cérébral comprime les voies vasculaires efférentes (veines, drainage lymphatique) ce qui entraîne une hypertension intracrânienne traduite par des céphalées, des vomissements, des paralysies, un coma. En imagerie par résonance magnétique, l’œdème cérébral se manifeste comme un hypersignal en T2 et en séquence FLAIR.
En cas d’infarctus massif, l’œdème régional met en jeu le pronostic vital par un mécanisme d’engagement. Un arrêt de la circulation artérielle provoquerait rapidement la mort cérébrale.
Le traitement doit rétablir au plus vite la nutrition du cerveau en abaissant la pression intracrânienne qui dépend en partie de la pression artérielle et de la pression veineuse voisine de la pression alvéolaire moyenne (d'où l'intérêt de la pression expiratoire négative) et d'autre part de la pression oncotique du sang (d'où l'intérêt des injections d'albumine ; le mannitol et le sulfate de magnésie ont aussi été préconisés). Pour le reste, il s'agit de soins de réanimation à pratiquer en unité de soins intensifs.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ hypertension intracrânienne, œdème, tonus membranaire, transport aqueux
Édit. 2017
œdème cornéen épithélial l.m.
corneal epithelial oedema
Clarification des cellules épithéliales de l'assise basale de la cornée, avec microvésicules ou bulles épithéliales.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œstrogénothérapie masculine l.f.
male œstrogenotherapy
Utilisation thérapeutique des œstrogènes chez l'homme, basée sur l'hormonodépendance des cellules prostatiques, ce qui en fait un traitement palliatif du cancer métastatique de la prostate.
Les complications vasculaires dues aux doses importantes administrées autrefois en ont limité l'emploi.
Édit. 2017
olfactif (pédoncule) l.m.
olfactory peduncle, rhinocaul
Étroit cordon de substance blanche reposant sur le sillon olfactif à la face inférieure du lobe frontal, prolongeant le bulbe olfactif et s'élargissant en arrière en formant le trigone olfactif.
Il est parcouru d'avant en arrière par les axones des cellules mitrales, qui traverseront ensuite les bandelettes ou stries olfactives. Dans sa partie postérieure est placé le noyau olfactif antérieur, avec ses neurones dont les axones rejoignent le bulbe olfactif controlatéral en passant par la commissure blanche antérieure.
Avec les bandelettes olfactives, il constitue le tractus olfactif.
Édit. 2017
Onodi (celule d') l.f.
Onodi’s cell
La plus postérieure des cellules ethmoïdales qui peut coloniser le sinus sphénoïdal.
Il s’agit le plus souvent de la cellule ethmoïdale reculée.
A. Onodi, anatomiste et otorhinolaryngologiste hongrois (1857-1919)
Syn. cellule ethmoIdale
Édit. 2017
onychomatricome n.m.
onychomatricoma
Tumeur bénigne dérivée de la matrice unguéale survenant chez l'adulte, siégeant au-dessous de l'ongle d'un ou de plusieurs doigts ou orteils et se manifestant par l'apparition d'une bande longitudinale jaunâtre de largeur variée présentant des petits hématomes filiformes, une striation longitudinale accentuée de l'ongle atteint et une accentuation de la courbure transversale de l'ongle.
L'avulsion de l'ongle dévoile l'existence d'une tumeur au niveau de la matrice, reliée à la tablette unguéale par des filaments de kératine. Histologiquement, la lésion se compose de travées épithéliales émanant de la matrice unguéale dont les zones centrales évoluent vers la formation de colonnes de cellules parakératosiques qui s'éliminent en laissant des lacunes verticales s'abouchant à la surface épidermique. L'évolution est bénigne, mais chronique. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale, qui amène la guérison définitive.
L’onychomatricome est l’équivalent unguéal du pilomatricome ou tumeur de Malherbe.
Onychomatrixome est moins correct que onychomatricome.
Édit. 2017
oosphère n.f.
oosphere
L'une des cellules haploïdes contenue dans le sac embryonnaire : c'est le gamète femelle, qui après fécondation par un des noyaux spermatiques, sera à l'origine du zygote.
Édit. 2017
OPA1 gene sigle angl. pour OP, mitochondrial dynamin like GTPase
Gène localisé en 3q29 codant pour une protéine qui adapte la morphologie des mitochondries à leurs fonctions.
Cette protéine est située dans la membrane des mitochondries de différents types de cellules, en particulier du cerveau, de la rétine, des muscles squelettiques, du foie et du cœur.
Les mutations du gène OPA1 sont responsables de l’atrophie optique de type Kjer (atrophie optique juvénile), de l’ophtalmoplégie progressive externe, de l’atrophie optique compliquée de Behr.
Syn. FLJ12460, KIAA0567, MGM1, mitochondrial dynamin-like GTPase, NPG, NTG, OPA1 HUMAN, optic atrophy 1 (autosomal dominant)
→ atrophie optique de type Kjer, ophtalmoplégie progressive externe, Behr (atrophie optique compliquée)
[P2]
Édit. 2018
opsoclonus-myoclonus paranéoplasique l.m.
paraneoplastic opsoclonus-myoclonus
Syndrome rare, pouvant survenir à l'occasion de certains neuroblastomes de l'enfant très jeune, ainsi que chez l'adulte (cancer du sein essentiellement et cancer pulmonaire à petites cellules), associant aux myoclonies du tronc et des membres un opsoclonus, constitué de mouvements involontaires rapides, conjugués, se produisant successivement dans toutes les directions, continus, persistant les yeux fermés.
Fréquemment accompagné de signes cérébelleux, parfois d'une encéphalopathie ou d'une myélopathie, ce syndrome précède de quelques semaines la découverte du cancer.
Une réaction céphalorachidienne modérée est fréquente. Le plus souvent normale, l'imagerie peut montrer un hypersignal tectal en T2.
Parmi les données histologiques, il sera seulement rappelé que l'histochimie est analogue aux marquages anti-Hu, mais sans atteinte des neurones périphériques.
Sigle : OMP
Édit. 2017
ora serrata l.f.
ora serrata
Région de l’extrême périphérie rétinienne qui tranche par sa couleur blanchâtre sur la couleur brune de la pars plana du corps ciliaire.
Elle se présente sous la forme d’une ligne festonnée faite de dents et de baies concaves vers l’avant. Du point de vue histologique, elle se caractérise par une disparition progressive des différentes couches rétiniennes. Seuls persistent l’épithélium pigmentaire rétinien (qui se prolonge en avant par l’épithélium pigmentaire de la pars plana du corps ciliaire), les cellules de Müller qui sont abondantes et la membrane limitante interne qui se poursuit par la membrane basale de l’épithélium ciliaire. Les capillaires rétiniens s’arrêtent avant l’ora serrata. Elle est en rapport avec la base du vitré qui la déborde en avant et en arrière.
Étym. lat. ; serrata : dentelée
Édit. 2017
orchite aigüe l.f.
acute orchitis
Inflammation aigüe de la glande testiculaire, généralement par extension hématogène de diverses maladies infectieuses systémiques.
L'orchite ourlienne est la plus fréquente et représente une complication des oreillons ; elle est redoutable après la puberté par son caractère très aigu, douloureux et éventuellement bilatéral, par sa durée, et surtout par son évolution possible vers l'atrophie testiculaire, atrophie portant sur les tubes séminifères (atteignant donc la spermatogenèse), mais non sur les cellules de Leydig.
Édit. 2017
oreille n.f.
auris (TA)
ear
Organe sensoriel de réception et de transmission de l’audition et de l’équilibration.
Il est composé de l’oreille externe (auricula externa) constituée du pavillon ou auricule, du méat acoustique ou conduit auditif, l’oreille moyenne (auricula media) comprenant la caisse du tympan avec la chaîne des osselets, la trompe auriculaire et les cellules mastoïdes, et l’oreille interne (auricula interna) qui comporte le vestibule, la cochlée et le labyrinthe.
Étym. latin auricula, diminutif de auris : oreille
Syn. imp. pour oreille externe, organe vestibulocochléaire.
[P1]
Édit. 2018
organe subcommissural l.m.
organum subcommissurale (TA)
subcommissural organ
Formation de l’épithélium épendymaire du troisième ventricule, située à la face inférieure de la commissure épithalamique.
Elle est retrouvée chez de nombreux mammifères, chez l’embryon humain et chez l’enfant durant sa première année. Elle est constituée par un épithélium pluristratifié et repose sur un tissu spongio-fibrillaire très vascularisé. Ces cellules épendymaires élaborent des produits colloïdes. Leur rôle est mal connu.
F. Nicholls, anatomiste et médecin britannique (1699-1778)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe sous-commissural de Dendy et Nicholls
Édit. 2017