tunique musculaire de l'estomac l.f.
tunica muscularis gastricae (TA)
muscular layer of stomach, muscular coat of stomach
Tunique musculaire de la paroi gastrique comprise entre la séreuse et la sous-muqueuse qui la sépare de la muqueuse.
Elle est constituée de trois couches de fibres : une couche longitudinale superficielle, une couche circulaire, intermédiaire et une couche de fibres obliques profondes. Au niveau du pylore les fibres circulaires s’épaississent pour constituer le muscle sphincter pylorique.
utérotonique adj.
uterotonic drug
Qui provoque une contraction permanente de l'utérus, ou qui stimule le muscle utérin.
→ méthyl-ergométrine, prostaglandines, ocytociques
veine axillaire l.f.
vena axillaris (TA)
axillary vein
Veine simple ou double, parfois plexiforme, qui monte en dedans puis en dedans et en avant de l’artère axillaire.
Elle passe dans la fosse axillaire : du bord inférieur du tendon du muscle grand pectoral où elle continue la veine brachiale au bord inférieur de la clavicule et au bord latéral de la 1ère côte où elle se continue par la veine subclavière.
Elle reçoit les veines subscapulaire, circonflexe de la scapula, thoracique latérale, les veines thoraco-épigastriques, le plexus veineux aréolaire ainsi que la veine brachiale profonde. Elle reçoit la veine céphalique, veine superficielle du bras, sur sa face antérieure sous la clavicule.
[A1, I2, K4]
Édit. 2020
veine basilique l.f.
vena basilica (TA)
basilic vein
La plus volumineuse des veines superficielles du bras.
Elle fait suite à la veine médiane basilique. Sus-aponévrotique, elle monte le long du bord médial du muscle biceps brachial, traverse le fascia superficiel à la partie moyenne de la face médiale du bras et, après un court trajet dans le canal brachial, se jette dans la veine brachiale médiale. Elle peut aussi se terminer dans la veine axillaire.
Étym. lat. basilica, du grec βασιλιϰὴ sous-entendu οἰχία, maison, de βασιλιϰὸς, royal, de βασιλεὺς, roi. Royal, au sens de principal.
Syn. anc. veine royale
→ veine basilique accessoire, veine basilique de l'avant-bras
[A1, K4]
Édit. 2020
veine faciale profonde l.f.
vena profunda faciei (TA)
deep facial vein
Veine issue du plexus veineux alvéolaire sous la boule graisseuse du Bichat.
Elle croise obliquement en bas et en avant le bord antérieur du muscle masséter et se jette dans la veine faciale.
A.Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. veine alvéolaire, veine ophtalmo-faciale de Walther
[A1, K5, P1, P3]
Édit. 2020
veine fémorale profonde l.f.
vena profunda femoris (TA)
deep vein of thigh, profunda femoris vein
Gros tronc veineux court, situé en arrière du plan de la bifurcation de l’artère fémorale.
Il est formé par l’union plus ou moins directe des veines circonflexes fémorales médiales et latérales, des veines du muscle quadriceps fémoral et des veines perforantes. Il rejoint la veine fémorale à six centimètres au-dessous du ligament inguinal. Ses anastomoses sont nombreuses et physiologiquement très importantes.
[A1, K4]
Édit. 2020
veine jugulaire antérieure l.f.
vena jugularis anterior (TA)
anterior jugular vein
Veine antérieure du cou qui prend origine dans la région sushyoïdienne par confluence de plusieurs petites veines sous-mentales superficielles.
Elle descend un peu en dehors de la ligne médiane jusqu’au voisinage de l’incisure jugulaire du sternum. Sus-faciale à sa partie haute, elle est intra faciale dans le fascia cervical superficiel dans son trajet sushyoïdien puis elle se coude latéralement dans l’espace sous-hyoïdien et passe à la face profonde du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien pour se terminer dans la veine subclavière, dans la veine jugulaire interne ou dans le confluent jugulo-subclavier. Elle draine le sang veineux des téguments et des muscles de la région antérieure du cou. Elle s’anastomose avec la veine jugulaire antérieure controlatérale, les veines jugulaires interne et externe homolatérales, et avec les veines thyroïdiennes.
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine lacrymale l.f.
vena lacrymalis (TA)
lacrymal vein
Volumineuse veine satellite de l’artère lacrymale, située dans la cavité orbitaire où elle est en rapport avec la partie inféro-latérale du muscle droit latéral.
Elle draine le sang veineux de la partie latérale de la cavité orbitaire. Elle se jette dans la veine ophtalmique supérieure au niveau de la fissure orbitaire supérieure.
[A1, K4, P2]
Édit. 2020
veine lombale ascendante l.f.
vena lumbalis ascendens (TA)
ascending lumbar vein
Tronc anastomotique qui unit les veines lombaires d’un même côté en avant de la base des processus costiformes.
La veine lombale ascendante chemine entre les deux plans d’insertion du muscle psoas où elle est en rapport avec les branches d’origine du plexus lombaire. Elle passe en avant des cinquième et quatrième racines lombaires, en arrière des deuxième et première racines lombaires et indifféremment par rapport à la troisième. Elle forme, en s’unissant à la douzième veine intercostale, la racine latérale de la veine azygos à droite et de la veine hémiazygos à gauche.
Syn. anc. veine azygos lombaire, veine lombaire ascendante
[A1, K4]
Édit. 2020
veine palatine externe l.f.
vena palatina externa (TA)
external palatine vein
Veine satellite de l’artère palatine ascendante.
Elle nait au pôle supérieur de la tonsille palatine où elle reçoit les veines tonsillaires, palatines et pharyngiennes. Elle descend obliquement en bas et en avant dans la fosse tonsillaire et traverse le muscle constricteur supérieur du pharynx près de son bord inférieur. Elle descend sur la face latérale du pharynx en avant des veines pharyngées et se jette dans la veine faciale au niveau de son segment terminal cervical. Par son origine parfois très haute au niveau de la trompe auditive, elle s’anastomose avec le plexus ptérygoïdien et les veines du foramen ovale du sphénoïde.
Syn. anc. veine palatine inférieure
[A1, K4, P1, P3]
Édit. 2020
veine sublinguale l.f.
vena sublingualis (TA)
sublingual vein
Chacune des deux veines volumineuses qui descendent de chaque côté de la ligne médiane sur la face inférieure de la langue, transparaissant sous la muqueuse, depuis la pointe jusqu’à la base de l’organe.
Elles suivent ensuite le bord inférieur du nerf grand hypoglosse sur la face externe du muscle hyoglosse. Elles reçoivent les veines dorsales de la langue et la veine profonde de la langue, confluent d’où naît la veine linguale.
Syn. anc. veine linguale principale, veine ranine (impropre), veine linguale superficielle
[A1, K4, P3]
Édit. 2020
veine thyroïdienne supérieure l.f.
vena thyroidea superior (TA)
superior thyroid vein
Veine satellite de l’artère thyroïdienne supérieure.
Elle nait du pôle supérieur du lobe latéral de la glande thyroïde. Elle passe sous le muscle omo-hyoïdien et se termine dans le tronc veineux thyro-linguo-facial. Plus rarement elle se jette directement dans la veine jugulaire interne. Elle est anastomosée avec celle du côté opposé par la veine communicante supérieure, avec les veines thyroïdiennes moyennes, avec la veine thyroïdienne inférieure et avec la veine jugulaire antérieure.
[A1, K4, O4]
Édit. 2020
veines costo-axillaires de Braune l.f.p.
Rameaux perforants latéraux des six ou sept premières veines intercostales postérieures.
Ils traversent les digitations du muscle dentelé antérieur et vont se jeter, en s’unissant en plusieurs troncs, dans la veine axillaire ou dans sa branche thoracique inférieure.
C. Braune, anatomiste allemand (1831-1892)
→ veines intercostales postérieures
veines épigastriques supérieures l.f.p.
venae epigastricae superiores (TA)
superior epigastric veins
Veines satellites de la branche abdominale de l’artère thoracique interne.
Par leur extrémité supérieure, elles se jettent dans l’origine de la veine thoracique interne à l'angle xyphocostal ; par leurs extrémité inférieure, elles s’anastomosent avec les veines épigastriques inférieures, à mi-distance entre le sternum et l’ombilic, réalisant ainsi une communication entre les deux systèmes caves dans l’épaisseur du muscle droit de l’abdomen (anatomose cavocave).
[A1]
Édit. 2019
veines fibulaires l.f.p.
venae fibulares, venae peroneae (TA)
fibular veins, peroneal veins
Veines profondes du membre inférieur, satellites de l’artère fibulaire.
Elles naissent dans le muscle long fléchisseur de l’hallux et aboutissent à l’une des veines tibiales postérieures. Elles peuvent recevoir une anastomose de veines superficielles (risque de récidive de varices des membres inférieurs aprés chirurgie). Elles peuvent être le point de départ d'une thrombose veineuse.
Syn. veines péronières
[A1 ]
Édit. 2019
veines rectales inférieures l.f.p.
venae rectales inferiores (TA)
inferior rectal veins
Veines satellites des artères rectales inférieures, qui collectent le sang veineux du canal anal, de l’anus et du muscle sphincter externe de l’anus.
Elles traversent le tissu adipeux de la fosse ischio-rectale et se jettent dans la veine pudendale interne. Elles sont anastomosées avec les veines rectales moyennes en haut et les veines glutéales inférieures dans la région glutéale.
Syn. anc. veines hémorroïdales inférieures, veines anales
veines sterno-cléïdo-mastoïdiennes l.f.
Chacune des petites veines qui naissent du bord antérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien au pôle postéro-inférieur de la glande parotide.
Elles se jettent dans la veine jugulaire externe. Elles sont sans rapport avec la veine sterno-cléïdo-mastoïdienne.
→ veine sterno-cléïdo-mastoïdienne
veines tympaniques l.f.p.
venae tympanicae (TA)
tympanic veins
Veines satellites de l’artère tympanique.
Elles se jettent soit dans la partie superficielle du plexus veineux ptérygoïdien située sur la face externe du muscle ptérygoïdien latéral, soit dans le plexus veineux situé autour de l’articulation temporo-mandibulaire et tributaire de la veine temporale superficielle.
[A1,, K4, P1]
Édit. 2020
veines thyroïdiennes médianes sus-isthmiques l.f.p.
Veines au nombre de deux ou trois qui naissent du bord supérieur de l’isthme thyroïdien.
Elles montent devant le cartilage cricoïde puis divergent et suivent la ligne oblique du cartilage thyroïde devant le muscle sterno-thyroïdien où elles deviennent satellites de la branche interne de l’artère thyroïdienne supérieure. Elles interfèrent avec le drainage veineux laryngé.
ventre antérieur de l'omohyoïdien l.m.
venter superior omohyoideus (T.A.)
omohyoid muscle anterior belly
Partie antérieure du muscle omohyoïdien qui s’insère sur le tendon intermédiaire et la moitié externe du bord inférieur de l’os hyoïde.
[A1]
Édit. 2019
ventre postérieur de l'omohyoïdien l.m.
venter inferior omohyoideus (T.A.)
venter inferior omohyoideus
Partie postérieure du muscle omohyoïdien qui s’insère sur l’omoplate en dehors de l’échancrure coracoïdienne.
[A1]
Édit. 2019
ventricule cardique droit l.m.
ventriculus cordis dexter (TA)
right ventricle of heart
Cavité du cœur située en avant de l’atrium droit et à droite du ventricule gauche dont elle est séparée par le septum interventriculaire.
Elle a la forme d’une pyramide triangulaire à sommet antérieur et à base postérieure et droite occupée par l’ostium atrio-ventriculaire droit. Les parois du ventricule droit sont moins épaisses que celles du ventricule gauche : l’une est antérieure et répond à la face sterno-costale du cœur ; l’autre, inférieure, correspond à la face diaphragmatique ; la troisième, interne, est formée par le septum interventriculaire. Leur face endocavitaire est parcourue par des trabécules charnues de deuxième et troisième ordre, très nombreuses au sommet du ventricule auquel elles donnent un aspect caverneux (vortex du cœur). L’une de ces colonnes charnues de deuxième ordre constitue le faisceau arqué. A chacune des trois faces sont annexées une ou plusieurs colonnes charnues de premier ordre qui constituent les piliers du ventricule droit sur lesquels s’insèrent les cordages destinés aux trois cuspides de la valve atrio-ventriculaire droite : ce sont les muscles papillaires antérieur, postérieur et septal. L’orifice du tronc pulmonaire est situé un peu au-dessus et à gauche de l’orifice atrio-ventriculaire et fait communiquer le ventricule droit avec l’artère pulmonaire. Il est muni de trois valvules semi-lunaires, droite, gauche et antérieure. La cavité ventriculaire droite est divisée en deux chambres : l’une postéro-inférieure, atriale, chambre veineuse d’admission où arrive le sang chassé de l’atrium droit par la systole auriculaire ; elle répond en arrière à l’orifice atrio-ventriculaire droit ; l’autre antérieure et supérieure, chambre artérielle ou chambre de chasse, a des parois lisses et constitue le cône artériel ; elle communique avec la chambre veineuse d’admission par un orifice à claire-voie constitué par le bord libre de la cuspide antérieure, le muscle papillaire antérieur, les muscles papillaires du cône artériel (septaux), leurs cordages destinés à la cuspide antérieure, et le faisceau arqué ; cette chambre de chasse s’ouvre en haut par l’orifice du tronc pulmonaire.
[A1]
Édit. 2019
vergeture cordale l.f.
vocal cord atrophy
Sillon atrophique peu profond siégeant à la face supérieure de la corde vocale et adhérant fortement au muscle sous-jacent.
Elle cause une dysphonie importante car elle entraîne un arrêt de vibration de la muqueuse à son niveau. Ce phénomène est bien visible en laryngostroboscopie. Son traitement chirurgical est aléatoire.
→ corde vocale, dysphonie, laryngostroboscopie
[P1]
Édit. 2019
vessie urinaire l.f.
vesica urinaria (TA)
urinary bladder
Réservoir dans lequel l’urine qui s’écoule par les uretères s’accumule et séjourne dans l’intervalle des mictions.
Elle est contenue dans la cavité pelvienne, en arrière de la symphyse pubienne et du pubis, au-dessus du plancher pelvien. Chez l’homme, la vessie est située au-dessus de la prostate, au-dessus et en avant du rectum et des vésicules séminales. Chez la femme, elle se trouve en avant de l’utérus et du vagin.
Sa capacité physiologique, un peu plus grande chez la femme que chez l’homme, est en moyenne de trois cents millilitres.
Les orifices urétéraux se situent aux deux angles supérieurs du trigone de la vessie, tandis que l’orifice uréthral interne ou col de la vessie en occupe l’angle inférieur.
La paroi vésicale comporte trois tuniques : une externe, la couche sous-séreuse, conjonctive (adventis) en partie doublée en surface par la tunique séreuse ; une couche moyenne, musculaire, le muscle détrusor de la vessie ; une couche profonde, muqueuse qui, lisse chez l’enfant, devient aréolaire chez l’adulte par hypertrophie des fibres musculaires ; chez le sujet âgé elle peut prendre l’aspect de vessie à colonnes ; entre le détrusor et cette tunique muqueuse s’interpose une couche sous-muqueuse conjonctive.
[A1, M3]
Édit. 2019
vessie de lutte l.f.
retentional bladder wall changes
Ensemble des modifications structurelles qui surviennent dans la paroi vésicale au-dessus d'un obstacle chronique : épaississement par hypertrophie du muscle et surcharge rapide et non réversible de collagène, trabéculations, cellules et colonnes, pseudodiverticules, diverticules de pulsion.
L’obstacle crée une hyperpression en amont et retentit sur les muscles vésicaux (détrusor). Les résultats de cette lutte vésicale évoluent en plusieurs stades :
1) simple hypertonie, avec une vessie ronde, de contenance réduite;
2) vessie à colonnes et à cellules, avec de nombreuses images juxtaposées d'encoches et de diverticules ;
3) vessie multidiverticulaire.
L'ensemble de ces altérations pariétales réalise un aspect radiologique et endoscopique très caractéristique, authentifiant l'obstruction chronique d'aval (p. ex par un adénome prostatique ou une maladie du col).
Les modifications pariétales des neurovessies avec atteinte centrale sont très semblables..
Étym. lat. vesica : vessie
Syn. vessie à colonnes et à cellules
→ colonne vésicale, neurovessie, détrusor, col vésical (maladie acquise du), col vésical (maladie congénitale du)
[M3]
Édit. 2019