encéphalopathie épileptique infantile précoce l.f.
Syndrome rare caractérisé par un début dès les premiers mois de la vie, des spasmes toniques avec à l'électroencéphalogramme, des « suppression-bursts » (alternances de bouffées d’activité paroxystique avec des périodes de silence ou d’hypoactivité).
Des crises motrices partielles peuvent survenir. Une malformation cérébrale est retrouvée dans la majorité des cas : hémimégalencéphalie, dysplasie étendue, hydrocéphalie, syndrome d'Aicardi, porencéphalie. Le traitement est surtout à visée antiépileptique. Le pronostic est sévère : crises résistantes avec une évolution vers un syndrome de West (ou spasmes infantiles liés au sexe), retard psychomoteur important, décès précoce.
Intègrée dans le groupe des « encéphalopathies épileptiques précoces avec suppression-bursts », c’est la forme la plus précoce des encéphalopathies épileptiques infantiles qui incluent aussi le syndrome de West et le syndrome de Lennox-Gastaut.
Syn. syndrome d'Ohtahara
→ West (syndrome de), Lennox-Gastaut (syndrome de), hydrocéphalie, Aicardi (syndrome d'), porencéphalie, encéphalopathie épileptique précoce avec suppression-bursts, suppression bursts
[H1,O1]
Édit. 2018
mydriase n.f.
mydriasis
Etat de dilatation de la pupille.
Elle est physiologique dans l’obscurité ; elle est anormale en cas de contraction du muscle dilatateur de l’iris (conservation des réflexes photomoteurs et consensuels, notamment à la lumière) ou en cas de paralysie du sphincter irien (immobilité de l’iris).
Le muscle dilatateur de la pupille qui a une innervation sympathique (récepteurs adrénergiques) peut réactiver la mydriase. L’atropine et la tropicamide (parasympatholytiques) la néosynéphrine et l’adrénaline (sympatomimétiques) sont mydriatiques.
La pupille reste dilatée et aréactive en permanence au cours des paralysies homolatérales du nerf moteur oculaire commun (III) (n. oculomotorius). La mydriase peut être isolée lors d'une atteinte du nerf entre le tronc cérébral et le sinus caverneux. Une atteinte du sympathique se traduit parfois par une mydriase unilatérale et spasmodique. Elle fait alors partie du syndrome de Pourfour du Petit, inverse du syndrome de Claude Bernard-Horner, qui traduirait, dans une paraplégie, le caractère sous-lésionnel C8-T1-T2.
L'apparition brutale d'une mydriase aréflective bilatérale est l'un des signes d'arrêt cardiaque.
F. Pourfour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727)
Étym. gr. mudriasis : mydriase (amudrôsis : obscurcissement)
Ant. myosis
→ arrêt cardiaque, atropine, mort cérébrale, pupille, Pourfour du Petit (syndrome de), Claude Bernard-Horner (syndrome de)
[P2]
Édit. 2018
compartimental adj.
compartmental
1° Qui correspond à une loge musculo-aponévrotique.
Le syndrome compartimental ou syndrome de compression des loges ostéomusculo-aponévrotiques entraîne l’ischémie du contenu des loges inextensibles. Ce syndrome d’hyperpression à l’intérieur des loges peut être lié à une compression interne : œdème, hématome, augmentation de volume du muscle ou à une compression extrinsèque. Il est dépisté par une prise de pression dans les loges et doit être traité en urgence par aponévrotomie.
2° Qui correspond à l'une des deux parties médiane ou latérale de l’articulation du genou.
On décrit des lésions uni ou bicompartimentaires et on utilise des prothèses uni ou bicompartimentaires. Par extension, une lésion ou une prothèse du genou tricompartimentaire correspond aux 3 parties constitutives de l’articulation du genou : fémorotibiale médiane, fémorotibiale latérale et fémoropatellaire.
R. von Volkmann, chirurgien allemand (1881)
Syn. compartimentaire
→ Volkmann (syndrome de), loge (syndrome de)
[A1,I2]
Lambert-Eaton (syndrome myasthéniforme de) l.m.
Lambert-Eaton’s myasthenic syndrome
Syndrome atteignant surtout l'homme vers la quarantaine, qui se manifeste par un déficit moteur proximal des membres inférieurs avec aréflexie tendineuse, une fatigabilité excessive et parfois des signes myasthéniformes minimes et transitoires à type de ptosis, diplopie, troubles de la phonation et de la déglutition.
Une dysautonomie avec troubles de l'accommodation pupillaire, de la sudation, sécheresse des yeux et de la bouche, impuissance sexuelle, est fréquente, de même que des paresthésies. Les réflexes tendineux sont faibles mais plus nets après un effort musculaire. Un déficit moteur apparaît rapidement à la fatigue.
Le diagnostic différentiel avec la myasthénie vraie se fait par l'examen électromyographique. En effet, l'étude électrophysiologique montre une diminution nette de l'amplitude du potentiel d'action musculaire. Comme dans la myasthénie, la stimulation répétitive à basse fréquence entraîne un décrément de la réponse mais, contrairement à la myasthénie, une stimulation unique du muscle après un effort prolongé ou après tétanisation est suivie d'une augmentation de l'amplitude de la réponse (potentialisation ou facilitation). À haute fréquence, on observe un "incrément" anormal.
Cette affection est due à une insuffisance de libération présynaptique de l'acétylcholine causée par des anticorps dirigés contre les canaux calciques présynaptiques voltage-dépendants. Considéré d'abord comme un syndrome paranéoplasique (surtout cancer bronchique à petites cellules), son cadre nosologique s'est élargi car cette association ne se rencontre que dans la moitié des cas alors que l'association à d'autres cancers ou à d'autres maladies auto-immunes est fréquente. Dans 10% des cas, le syndrome reste isolé.
La guanidine ou la 3' 4' diaminopyridine apporte une amélioration de la symptomatologie. Le traitement repose encore sur les anticholinestérasiques, les corticoïdes, les immunoglobulines, l'azathioprine, les échanges plasmatiques.
E. H. Lambert, L. M. Eaton, neurologues américains (1956)
Syn. syndrome myasthénique de Lambert-Eaton
action d'un muscle l.f.
Déplacement d’une articulation sous l’effet de la contraction d’un muccle
Le mouvement qui en résulte dépend des positions respectives du ou des axes de l’articulation et de la ligne de force du muscle objectivée par la droite qui passe par les points d’insertion principaux du muscle. Ex. la flexion du coude par contraction du muscle biceps brachial.
[A1,I3]
Édit. 2017
action principale du muscle oculomoteur l.f.
extraocular muscle primary action
Action du muscle oculomoteur quand l'axe visuel se trouve dans le plan d'action du muscle considéré.
C'est une action horizontale pour les muscles droits horizontaux, verticale pour les muscles verticaux (droits verticaux et obliques) : action d'élévation (droit supérieur et petit oblique) ou d'abaissement (droit inférieur et grand oblique).
Pour les muscles horizontaux, l'action principale est la seule action du muscle. En revanche, les muscles verticaux ont une triple action ; pour les muscles droits verticaux, l'action principale s'observe dans l'abduction (en théorie dans une abduction de 25°), pour les muscles obliques, l'action principale s'observe dans l'adduction (en théorie dans une adduction de 51°). Les autres actions de ces muscles verticaux sont les actions secondaire et tertiaire.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
agoniste et antagoniste adj.
agonist and antagonist
Sens général : se dit d'une action opérant dans le même sens qu'une autre ou qui est en opposition avec elle.
En physiologie, muscle qui concourt ou s'oppose à un mouvement (par ex. dans le bras, le muscle triceps brachial est l'antagoniste du muscle biceps brachial).
En pharmacologie, substance ou système qui renforce ou neutralise l'action d'une autre substance ou système (par ex. les systèmes sympathique et parasympathique sont antagonistes).
L'affinité d'une substance active sur le plan pharmacologique est la tendance ou degré de stéréospécificité d'un ligand agoniste ou antagoniste à se combiner à un récepteur. Cette affinité est mesurée par l'étude de la liaison d'agonistes ou d'antagonistes radio-actifs sur le site du récepteur.
Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement ; antagônistês : adversaire
[C2,G3,I3]
Édit. 2017
angiome musculaire l.m.
muscular angioma
Développement dans un muscle d’une tumeur vasculaire bénigne dont le diagnostic est confirmé par l’angiographie.
L’angiome peut être localisé dans tout muscle de l’organisme, sa localisation à la cuisse ou la jambe est la plus fréquente. C’est une tumeur molle, qui se laisse déprimée, lobulée, souvent grenue, sensible à la palpation et lors de la contraction musculaire. Elle s’affaisse lors de l’élévation du membre ou après la pose d’une bande élastique. La perception d’un thrill ou d’un souffle vasculaire à l’auscultation est possible. Le scanner et l’IRM montrent l’aspect vacuolaire et la radiographie des calcifications plus ou moins fines qui correspondent à des phlébolithes et parfois une réaction périostée sur l’os adjacent. L’artériographie injecte la tuméfaction, montre sa localisation dans le muscle, son éventuelle extension en dehors du corps musculaire, l’existence d’artère afférente, de fistule artérioveineuse et recherche d’autres localisations témoignant d’une angiomatose plus diffuse.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
[K4,I4]
Édit. 2017
arc inguinal l.m.
ligamentum inguinale ; arcus inguinalis (TA)
inguinal ligament
Corde fibreuse tendue de l’épine iliaque antéro-supérieure aau tubercule pubien.
Elle est constituée de fibres propres (ligament inguinal externe de Henlé) et de fibres de l’aponévrose du muscle oblique externe de l’abdomen qui s’enroule d’avant en arrière et de dehors en dedans sur les fibres propres et constitue la bandelette iléopubienne de Thompson. Elle donne insertion, sur son tiers latéral, à des faisceaux d’origine du muscle transverse de l’abdomen et du muscle oblique interne de l’abdomen.
G. Fallope (ou Fallopia,Fallopio) dit Fallopius, anatomiste italien (1523-1562) ; F. Poupart, anatomiste et chirurgien français (1616-1708) ; A. Vésale dit Vesalius, anatomiste et médecin né à Bruxelles, diplomé à Montpellier et Paris, médecin de la Cour à Madrid puis professeur à Padoue, Bologne et Pise (1514-1564)
Syn. anc. arcade inguinale ; arcade crurale ; arcade fémorale ; ligament de Fallope ; ligament de Poupart ; ligament de Vésale
artère interosseuse récurrente l.f.
arteria interossea recurrens (TA)
recurrent interoseous artery
Branche de l’artère interosseuse postérieure.
Elle monte entre le muscle supinateur et le muscle anconé, vers la gouttière épicondylienne latérale. Elle participe au réseau péri-articulaire du coude et irrigue les muscles anconé, supinateur, extenseur ulnaire du carpe et le chef médial du muscle triceps brachial.
L. Dubreuil-Chambardel, médecin français (1879-1927)
Syn. anc. artère récurrente radiale postérieure, artère des muscles extenseurs de Dubreuil-Chambardel
artère péronière postérieure l.f.
rami malleolares laterales arteriae peroneae (PNA)
Artère qui prolonge l’artère péronière après le départ de l’artère péronière antérieure.
Elle descend derrière la malléole latérale et donne des rameaux au muscle long fléchisseur de l’hallux, aux tendons des muscles long et court fibulaires, au tendon calcanéen et aux articulations tibio-fibulaire distale et talo-crurale. Elle se termine sur la face latérale du calcanéum dans le muscle abducteur du petit orteil et dans le muscle court extenseur des orteils.
Syn. anc. arteria malléolaris posterior lateralis
artère profonde du bras l.f.
arteria profunda brachii (TA)
profunda brachii artery ; deep artery of arm
Branche collatérale la plus importante de l’artère brachiale.
Née près de l’origine de l’artère brachiale, elle se dirige obliquement en bas latéralement et en arrière, pour s’engager dans le sillon du nerf radial dont elle est satellite à la face postérieure de la diaphyse humérale. Au-dessus de l’épicondyle latéral de l’humérus elle se divise en ses deux branches terminales, antérieure et postérieure. Elle donne un rameau au muscle deltoïde, de nombreuses collatérales au muscle triceps brachial, notamment l’artère profonde du chef médial de ce muscle et les artères collatérales moyenne et radiale. Elle participe au réseau péri-articulaire du coude
Syn. anc. artère humérale profonde ; artère collatérale externe du bras
artère récurrente ulnaire l.f.
arteria recurrens ulnaris (TA)
ulnar recurrent artery
Artère très courte qui naît de la partie proximale de l’artère ulnaire.
Elle se divise en deux branches terminales : le rameau récurrent antérieur de l’artère récurrente ulnaire qui s’élève dans la gouttière médiale du pli du coude et s’anastomose avec l’artère collatérale ulnaire inférieure ; le rameau récurrent postérieur de l’artère récurrente ulnaire qui longe le nerf ulnaire dans la gouttière épicondylo-olécranienne médiale, derrière l’épicondyle médial et s’anastomose avec le rameau postérieur de l’artère collatérale ulnaire supérieure. Par ses branches terminales l’artère récurrente ulnaire se distribue à l’articulation du coude, aux muscles inserrés sur l’épicondyle médial, au muscle brachial, au muscle fléchisseur superficiel des doigts, au chef médial du muscle triceps brachial et aux téguments de la partie postérieure du coude.
Syn. anc. artère récurrente cubitale, artère des épitrochléens
artère thoraco-acromiale l.f.
arteria thoracoacromialis (TA)
thoraco-acromial artery
Artère née de la face antérieure de l’artère axillaire, au bord supérieur ou en arrière du muscle petit pectoral.
Elle perfore le fascia clavi-pectoral au-dessus de ce muscle et se divise en deux branches : un rameau acromial, latéral, qui irrigue les muscles voisins notamment le muscle deltoïde, les articulations scapulo-humérale et acromio-claviculaire (rameau acromial et rameau claviculaire). Elle fournit un rameau descendant, l’artère delto-pectorale (rameau deltoïdien et rameaux pectoraux) et une branche thoracique médiale qui se distribue aux muscles pectoraux (artère principale du grand pectoral) et à la région mammaire. Elle s’anastomose à ce niveau avec les rameaux antérieurs de l’artère thoracique interne.
Syn. anc. artère acromio-thoracique
artère transverse du cou l.f.
arteria transversa colli ; arteria transversa cervicis (TA)
transverse cervocam artery
Branche terminale du tronc thyro-cervical.
Elle se dirige de dedans en dehors, un peu au-dessus de la première côte, croise par avant les muscles scalènes, le muscle omo-hyoïdien en avant ou en arrière et s’enfonce sous le muscle trapèze. Elle s’y divise en une branche superficielle ascendante, le rameau superficiel de l’artère transverse du cou et une branche profonde descendante, l’artère dorsale de la scapula. Ces deux artères peuvent naître isolément du tronc thyro-cervical. L’artère transverse du cou s’épuise dans le muscle trapèze.
J. Cruveilhier, anatomiste et anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)
Syn. anc. artère cervicale transverse ; artère trapézienne de Cruveilhier
[A1]
Édit. 2018
bord postérieur de l'ulna l.m.
margo posterior ulnae (TA)
posterior border of ulna
Ce bord sépare les faces postérieure et médiale du corps de l’ulna.
Très accentué à sa partie moyenne, il s’efface sur le quart inférieur de l’os ; il se divise à sa partie supérieure en deux crêtes qui se dirigent vers les bords de l’olécrâne. Il donne insertion au muscle fléchisseur profond des doigts, au muscle fléchisseur ulnaire du carpe et au muscle extenseur ulnaire du carpe.
Syn. anc. bord postérieur du cubitus
Édit. 2017
canal fémoral l.m.
canalis femoralis (TA)
femoral canal
Gaine fibreuse que l’aponévrose fémorale forme aux vaisseaux fémoraux depuis l’anneau fémoral jusqu’au hiatus tendineux de l’adducteur.
Ce canal est constitué par une gouttière fémorale que limite le revêtement aponévrotique du muscle psoas iliaque et du muscle vaste médial en dehors, du muscle pectiné et des muscles adducteurs en dedans. Cette gouttière est fermée par une lame aponévrotique qui en relie les deux berges en passant en avant des vaisseaux fémoraux. Ce canal, prismatique triangulaire, subit une torsion sur son axe longitudinal selon laquelle la face qui est antérieure en haut devient interne en bas. On lui décrit trois segments : un supérieur dit canal crural depuis l’anneau fémoral jusqu’à l’abouchement de la veine saphène interne dans la veine fémorale, un moyen et un inférieur dit canal des adducteurs.
Syn. anc. canal crural
[A1]
Édit. 2015
chef long du muscle biceps fémoral l.m.
caput longum musculi bicipitis femoris (TA)
long head of biceps femoris
Longue portion du muscle biceps fémoral qui se fixe sur la face postérieure de la tubérosité ischiatique par un tendon commun avec le muscle semitendineux.
Il fusionne à son extrémité distale avec le chef court du muscle biceps fémoral et se fixe par un tendon commun sur la tête du la fibula, le condyle latéral du tibia et le fascia crural.
[A1]
chef transverse du muscle abducteur de l'hallux l.m.
caput transversum musculi abductoris hallucis (TA)
oblique head of abductor hallucis
Corps musculaire du muscle abducteur de l’hallux qui s’insère sur les parties fibreuses de l’articulation métatarso-phalangienne des quatre derniers orteils.
Il se termine sur la base de la première phalange du gros orteil. Il se divise pour fusionner avec le tendon du muscle long extenseur de l’hallux et la gaine du muscle long fléchisseur de l’hallux.
[A1]
chef ulnaire du muscle extenseur ulnaire du carpe l.m.
caput ulnare musculi extensoris carpi ulnaris (TA)
ulnar head of extensor carpi ulnaris
Faisceau musculaire d’origine du muscle extenseur ulnaire du carpe qui s’insère sur le bord postérieur de l’ulna et sur les cloisons aponévrotiques qui le séparent du muscle extenseur du petit doigt et du muscle supinateur.
Il se termine avec le chef huméral sur le tubercule médial de la base du cinquième métacarpien.
Syn. anc. chef cubital du muscle cubital postérieur
[A1]
contraction musculaire l.f.
muscular contraction
Action des muscles produisant de l'énergie mécanique à partir de l'énergie biochimique fournie par l'hydrolyse de l'ATP en ADP en présence d'ions calciques et de catécholamines.
La disposition des fibres musculaires permet cette transformation énergétique, leurs structures diffèrent un peu selon leur fonction motrice ou tonique.
Les fibres musculaires sont formées de filaments épais (myosine) entourés de filaments minces (actine et tropomyosine) liés par des ponts. La contraction est provoquée par la libération de Ca2+ qui active l'ATPase de la myosine. Celle-ci casse les ponts qui se reforment ensuite. La structure des fibres musculaires et des ponts qui lient les filaments d'actine et de myosine déterminent la loi du muscle (ex. loi du cœur de Starling) : la force de contraction augmente si le muscle est légèrement étiré, elle diminue s'il l'est trop parce qu'à partir d'un certain étirement les ponts entre les extrémités des filaments de myosine et d'actine sont de moins en moins nombreux à se former au fur et à mesure qu'ils s'écartent. La force maximale développée par la contraction d'un muscle est proportionnelle à sa surface de section (loi de Borelli, soit environ 10 kgf/cm2 chez l'homme.
L'excitation des muscles se fait par l'influx nerveux au niveau de la plaque motrice. Une action électrique ou mécanique peut aussi provoquer la contraction.
G. Borelli, physicien italien (1680)
Étym. lat. contraho : tirer ensemble
[C2,I4]
crête médiale de la fibula l.f.
crista medialis fibulae (TA)
medial crest of fibula
Crête osseuse longitudinale qui divise la face médiale de la fibula en deux champs très allongés et sur laquelle s’attache la membrane interosseuse de la jambe.
En avant de la crête s’insèrent le muscle long extenseur des orteils et le muscle troisième fibulaire. En arrière de la crête s’insère le muscle tibial postérieur.
[A1]
Édit. 2015
défilé costoclaviculaire l.m.
Espace de la région sub-claviculaire compris entre la face inférieure de la clavicule et le muscle subclavier en avant, la face supérieure de la 1ère côte en bas et, en arrière, le muscle scalène antérieur qui sépare la veine subclavière de l’artère subclavière et plus à distance du fascia endothoracique et du dôme pleural.
Ce défilé communique en haut et en arrière avec le défilé interscalénique et livre passage au plexus brachial et à l’artère subclavière. En bas et en avant du muscle scalène antérieur passe la veine subclavière. Il communique en aval avec l’aisselle par le défilé coracopectoral.
[A1]
face glutéale de l'ilion l.f.
facies glutea ilii (TA)
gluteal surface of ilium
Face latérale de l’ilion, triangulaire, ondulée, convexe en avant et en arrière, concave dans sa partie moyenne.
Elle est parcourue par la ligne glutéale antérieure, la ligne glutéale postérieure et la ligne glutéale inférieure. En arrière de la ligne glutéale postérieure s’insèrent les faisceaux les plus élevés du muscle grand glutéal. Entre les lignes glutéales antérieure et postérieure s’insère le muscle moyen glutéal. Entre les lignes glutéales antérieure et inférieure s’insère le muscle petit glutéal.
Syn. anc. fosse iliaque externe
[A1]
Édit. 2017
face médiale de la fibula l.f.
facies medialis corpus fibulae (TA)
medial surface of shaft of fibula
Face divisée par la crête médiale de la fibula en deux champs très allongés.
Sur la crête s’attache la membrane interosseuse de la jambe. En avant de la crête s’insèrent le muscle long extenseur des orteils et le muscle troisième fibulaire. En arrière de la crête s’insère le muscle tibial postérieur.
[A1]
Édit. 2017