Challier-Laveissière (piège de) l.m.p.
Piège conique constitué de panneaux de toile bleue, utilisé pour la capture des glossines, en particulier lors d’enquêtes épidémiologiques, ainsi que pour la lutte contre ces insectes.
A.Challier et C.Laveissière, entomologistes français (1973)
→ glossine
[D4,G5]
champ magnétique (artefact de) l.m.
Inhomogénéité du signal IRM sans base anatomopathologique, en rapport avec de nombreuses causes potentielles : sensibilité en émission et en réception des antennes, courants de Foucault, interaction électrodynamiques avec l’objet, ondes de radio-fréquence
Toutes ces inhomogénéités sont susceptibles d’être source d’erreurs diagnostiques si leur origine n’est pas perçue comme artéfactuelle.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
chaudepisse n.f.
Blennorragie (P. E. Littré).
Nom vulgaire et grossier.
Syn. ardeur d'urine (A. Paré)
[D1,M3]
chef direct du muscle droit de la cuisse l.m.
caput rectum musculi rectus femoris (TA)
straight head of rectus femoris
Chef du muscle droit de la cuisse inséré par un tendon direct sur l’épine iliaque antéro-inférieure.
[A1]
chef huméral du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.
caput humerale musculi flexoris carpi ulnaris (TA)
humeral head of flexor carpi ulnaris
Chef du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle médial de l’humérus.
[A1]
chef huméro-ulnaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput humeroulnare musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
humero-ulnar head of flexor digitorum superficialis
Chef du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et sur le bord médial du processus coronoïde de l’ulna.
[A1]
chef latéral du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.
caput laterale musculi flexoris hallucis brevis (TA)
lateral head of flexor hallucis brevis
Faisceau latéral terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se fixe sur le côté latéral de la base de la première phalange de l’hallux.
[A1]
chef médial du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.
caput mediale musculi flexoris hallucis brevis (TA)
medial head of flexor hallucis brevis
Corps musculaire médial terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se termine sur la base de la première phalange de l’hallux.
[A1]
chef profond du muscle court fléchisseur du pouce l.m.
→ chef médial du muscle court fléchisseur du pouce
[A1]
chef radial du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput radiale musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
radial head of flexor digitorum superficialis
Faisceau musculaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la partie oblique du bord antérieur du radius.
[A1]
chef réfléchi du muscle droit de la cuisse l.m.
caput reflexum musculi rectus femoris (TA)
reflected caput of rectus femoris
Faisceau musculaire né d’un tendon inséré sur la partie moyenne du sillon supra-acétabulaire.
Il fusionne avec le chef direct du muscle et participe à la constitution du muscle quadriceps fémoral.
[A1]
chef superficiel du muscle court fléchisseur du pouce l.m.
caput superficiale musculi flexoris pollicis brevis (TA)
superficial head of flexor pollicis brevis
Faisceau musculaire inséré sur le tubercule du trapèze et sur le bord distal du rétinaculum des fléchisseurs.
Réuni au chef profond, il se termine sur l’os sésamoïde latéral et sur le tubercule latéral de la phalange proximale du pouce.
[A1]
chef ulnaire du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.
caput ulnare musculi flexoris carpi ulnaris (TA)
ulnar head of flexor carpi ulnaris
Faisceau musculaire d’origine du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur le bord interne de l’olécrâne, sur la face médiale du processus coronoïde et sur les deux tiers du bord postérieur de l’ulna.
Il se termine, avec le chef huméral, sur le pisiforme, sur les ligaments piso-hamatum et piso-métacarpien ainsi que sur le rétinaculum des fléchisseurs.
chef ulnaire du muscle ulnaire médial
Syn. anc. chef cubital du muscle cubital antérieur, chef cubital du muscle cubital interne,
[A1]
chondromucoïde n.m.
chondromucoid
Syn. désuet de l'ensemble des protéoglycanes du tissu cartilagineux.
[C1 ]
chondrosarcome des parties molles l.m.
soft tissue chondrosarcoma
Tumeur des extrémités de l'adulte, généralement un peu moins agressif que son homologue osseux.
Il répond pour la majorité des cas à un chondrosarcome myxoïde fait de plages de petites cellules à cytoplasme acidophile enrobées dans un abondant matériel myxoïde riche en mucopolysaccharides acides, sans chondrocytes bien différenciés.
[F2 ]
chorio-adénome destruens l.m.
chorioadenoma destruens
Variété de môle hydatiforme, histologiquement bénigne, caractérisée par l’envahissement du myomètre et des viscères de voisinage, et des métastases bénignes qui se propagent par voie vasculaire.
Syn. môle disséquante, môle invasive
[F5,O3 ]
chorion lisse l.m.
→ chorion
[A4,O6]
ciguatera n.f.
Intoxication alimentaire grave, provoquée par une algue (Gambierdiscus toxicus) ingérée par des poissons coraliens (plus de 300 espèces au total), en Océanie, en Afrique du Sud et aux Antilles
Trente minutes environ après ingestion d’un poisson contaminé, apparaissent des fourmillements, un prurit intense (la "gratte"), des sueurs, des nausées, des vomissements et des diarrhées intenses, puis des myalgies avec incoordination motrice. Le décès peut survenir dans 2 à 3% des cas. Les précautions préventives sont principalement d’éviter de consommer des poissons localement réputés comme provoquant la ciguatera, surtout les poissons de récif de grande taille (supérieurs à 10 kg) et de bien vider les poissons de leurs viscères.
F. Poey, zoologiste cubain (1866)
Étym. nom vernaculaire donné par Poey (1866) à Cuba pour désigner un mollusque gastéropode (Livona picta). Gratte est un terme populaire en Nouvelle-Calédonie
[G4]
cinétose n.f.
Crise neurovégétative apparaissant chez l'Homme ou l'animal confronté à un déplacement périodique de fréquence voisine de l'hertz chez l'Homme adulte, cette fréquence étant plus élevée chez l'enfant parce que sa taille est plus petite (isométrie)
Cette crise peut survenir au cours des voyages en voiture, bateau, avion. Elle débute par un état de malaise avec vertige, baisse de vigilance, état nauséeux conduisant à des vomissements.
Les variations périodiques d'accélération agissent sur les canaux semi-circulaires, les otolithes, les récepteurs cinesthésiques des muscles et des viscères qui envoient leurs informations aux centres corticaux où elles sont comparées aux informations visuelles et aux données de la mémoire (au-dessous de l'âge de trois mois les enfants ne présentent pas de cinétose). La discordance entre ces différentes informations est la principale cause de cinétose. Tous les influx atteignent le plancher du 4e ventricule, près du noyau solitaire où se situe le centre des vomissements. Par les synapses dopaminergiques les neurones des voies autonomes excitent une grande production de sérotonine. Véhiculée par les plaquettes, la sérotonine est l'une des causes des effets digestifs et cardiovasculaires observés. La chaleur, la fatigue, le manque de sommeil, les excès alimentaires et la perception d'odeurs nauséabondes favorisent la cinétose en fragilisant les cibles d'action de la sérotonine. Le sexe féminin et surtout les enfants (maximum vers 12 ans) sont les plus sensibles. En microgravité, les accélérations produites par les mouvements du corps agissent seules sur les otolithes et le moindre mouvement peut entraîner une cinétose (mal de l'espace) très incapacitante pour les cosmonautes.
Lors du transport en ambulance, le patient doit être couché dans l'axe du véhicule, la tête en avant dans le sens de la marche, surtout s'il est en collapsus. Le traitement (efficace à 50%) vise à neutraliser les effets de la sérotonine : on emploie des timbres cutanés associant des neuroleptiques parasympathi
Étym. gr. kinêsis : mouvement ; ôsis : impulsion, trouble
Syn. mal de l'air, mal de mer, mal des transports
→ accélération, sérotonine,mal des transports
[N1]
ciseaux n.m.p.
scissors
Association de deux lames de ciseaux, généralement articulées autour d’un pivot, pour que leurs tranchants s’opposent l’un à l’autre.
De nombreux types de ciseaux chirurgicaux ont été inventés, selon les tissus à couper, selon leur longueur, leur maniabilité, leur souplesse, etc.
[B3]
ciseaux (marche en) l.f.
scissors gait
Démarche au cours de laquelle les membres inférieurs se croisent alternativement dans le plan transversal.
Elle se voit en cas de contracture, d’hypertonie ou de spasticité importante des muscles adducteurs de la hanche, en particulier en cas d’insuffisance motrice d’origine cérébrale avec diplégie ou paraplégie spastique.
[H1,I]
classification de Caldeyro-Barcia l.f.
Classification des ralentissements du rythme cardiaque fœtal pendant le travail en deux groupes ou « dip » :
- le dip 1 définit un ralentissement strictement contemporain, et image en miroir, d’une contraction utérine ;
- le dip 2 définit un ralentissement dont le nadir est retardé par rapport au zénith de la contraction utérine et qui persiste après la fin de la contraction.
R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1921-1996)
[O3,K2]
cloison intermusculaire externe de la cuisse l.f.
→ septum intermusculaire latéral fémoral
[A1]
Édit. 2015
cloison intermusculaire interne de la cuisse l.f.
→ septum intermusculaire médial fémoral
[A1]
Édit. 2015
coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de) l.m.
disseminated intravascular coagulation syndrome
Syndrome survenant lors d'affections diverses : accidents obstétricaux, carcinomes mucosécrétants, hémolyse aigüe, complications après intervention sur les poumons, la prostate, septicémie, choc, "coup de chaleur".
Il se définit par une coagulation aigüe dans le réseau capillaire et veinulaire, avec pour conséquence une consommation excessive de facteurs de coagulation, et de ce fait, un syndrome hémorragique. Il se caractérise par la présence de thrombus fibrineux purs, plaquettaires ou fibrinoplaquettaires, dans les reins, les surrénales, les poumons, la rate, le foie, le tube digestif, la peau et le cerveau. Une nécrose s'ensuit dans les reins : nécrose corticale, infarcissement des pyramides rénales ; micro-infarctus du cerveau, ulcérations du tube digestif. La fréquence des hémorragies est supérieure à celle des thrombus. Elles sont superficielles (ecchymoses, pétéchies), profondes, digestives ou cérébroméningées.
Sigle CIVD
→ coagulopathie de consommation, coagulation intravasculaire disséminée
[F4]