Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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absentéisme scolaire l.m.

truancy

Manque à l'obligation légale d'inscription dans un établissement scolaire du premier degré et d'assiduité dans sa fréquentation.
Perturbatrice de la situation scolaire de l'enfant, cette conduite reflète le style des rapports établis entre les parents et l'école, leur perception de sa fonction et leur attitude à l'égard de l'enfant. Très généralement, la fréquentation scolaire est un excellent indice de l'intégration sociale des parents.
Trois grandes formes seront distinguées : par maladie ou déficiences physiques de l'enfant ; du fait de la situation familiale (carence éducative, mobilité géographique, tâches imposées à l'enfant) ; enfin l'école buissonnière qui, si elle est fréquemment répétée, prend une signification proche de la fugue (protestation inconsciente, retrait pur et simple, négation temporaire du milieu). Cette dernière se différencie de la phobie scolaire, qui n'est envisagée que devant une sémiologie franche, où domine l'anxiété au moment de partir pour l'école.

phobie scolaire

[E3]

Édit. 2016

Absidia

Absidia

Moisissure opportuniste, très répandue dans l’environnement, responsable de mucormycoses.
À l’examen direct, on observe des filaments mycéliens courts, peu ou pas septés, à paroi épaisse et souvent ramifiés à angle droit.
Les cultures sur milieu de Sabouraud sans cycloheximide donnent des colonies blanc à gris brun, d’aspect laineux, avec des sporangiospores fortement ramifiés, des sporanges piriformes et des zygospores avec des suspenseurs possédant des appendices circinés.

mucormycose, milieu de Sabouraud, cycloheximide, mycélium, spore

[D1]

Édit. 2020

absinthe n.f.

absinthe

Nom commun de plusieurs espèces du genre Artemisia (Asteraceae) dont A. absinthium L., la Grande Absinthe, et A. ponticum L., la Petite Absinthe.
Elles sont utilisées en liquoristerie en raison de la présence de substances amères (guaianolides) et d'une huile essentielle riche en azulènes de couleur vert-bleu et en alpha et bêta- thuyone, terpènes à 10 atomes de carbone isomères. Les effets psychotropes sont recherchés par les consommateurs. La liqueur d’absinthe contient en outre des constituants du fenouil, dont de l’anéthole et des cétones (fenchone, pinocaphone). La fabrication et la vente de la liqueur d'absinthe dite "fée verte" ont été interdites en France par la loi du 16 mars 1915 et également en Belgique et en Suisse, pays producteur de la liqueur. Le dernier texte en vigueur était un décret n°88-1024 du 2 novembre 1988.
En raison d’une pression exercée par des autorités européennes, en particulier des pays germaniques et aussi des cantons de la Suisse romande, la consommation de la liqueur d’absinthe est à nouveau autorisée (règlement (CE) n°1334/2008 du 16 décembre 2008), à condition que soit respectée une teneur maximale en thuyone (somme des deux isomères) non supérieure à 35 mg/kg (décret du 25/09/09). Toutefois il s’agit d’une boisson alcoolisée venant s’ajouter à d’autres dont les pastis.

[G3,G4]

absorbance n.f.

absorbence

Propriété d'un milieu transparent ou translucide qui ne transmet qu'une partie de la lumière qu'il reçoit.
La mesure de l'absorbance est exprimée par le logarithme du rapport entre l'intensité de la lumière incidente et celle de la lumière transmise.

Étym. lat. absorbere : absorber

[B1,P2]

Édit. 2016

absorbant adj.

absorben

Se dit d'une substance ou d'un matériau qui arrête, en totalité ou partiellement, les liquides, les gaz oules rayonnements ionisants.
En radiologie, les matériaux absorbants sont utilisés en radioprotection (écrans de plomb, tabliers plombés, gants plombés, lunettes en verre au plomb, etc.) pour protéger les personnes exposées aux rayons X ou gamma. Ils servent également à la fabrication des filtres destinés à homogénéiser ces rayonnements.
Dans l'industrie nucléaire, le bore et le cadmium freinent et absorbent les neutrons.
Le plomb et le béton baryté sont employés dans la construction des enceintes contenant des installations de radiodiagnostic, de radiothérapie externe et des chambres protégées où sont hospitalisés les patients porteurs de sources radioactives solides ou traités par sources non scellées.

Étym. lat. absorbere : absorber

[B3]

Édit. 2020

absorbeur n.m.

absorber

Récipient utilisé en anesthésie générale pour absorber certains constituants de l’air expiré.

[G1]

Édit. 2020

absorbeur de dioxyde de carbone (gaz carbonique) l.m.

carbon dioxide absorber, canister

Récipient destiné à contenir un produit absorbant le dioxyde de carbone et, plus généralement, tout dispositif capable de l'absorber.
Dans les systèmes respiratoires clos avec ré-inhalation, utilisés en anesthésie, physiologie ou plongée, on emploie généralement la chaux sodée comme absorbant. Dans d'autres domaines (sous-marin, vaisseau spatial) on utilise l'oxyde de lithium (plus léger) ou des amines (mono-éthylène-amine, trométhamine) qui sont régénérables.
Pour traverser l'absorbeur, les gaz à épurer suivent préférentiellement des trajets de moindre résistance, ce qui est le cas de ceux situés contre la paroi interne du récipient, c'est pourquoi le virage du colorant témoin se fait d'abord progressivement le long de la paroi alors que le cœur de l'absorbeur n'a pas encore viré. Les absorbeurs cylindriques à base circulaire ont une surface de contact minimale par rapport à ceux d'une autre forme, ils sont donc préférables à ceux qui ont un grand diamètre parce que le rapport surface de contact avec la paroi/ volume de l'absorbeur est inversement proportionnel au diamètre. Le tassement des grains de chaux sodée intervient, il faut donc placer l'absorbeur sur un axe vertical qui est plus favorable parce que les grains sont également tassés, tandis que la position horizontale est défavorable, car elle diminue le tassement des couches haut placées ce qui favorise des cheminements moins efficaces pour l'épuration.
Dans les grandes installations d'épuration de locaux (par ex. sous-marins) des concentrateurs de CO2 (analogues aux extracteurs d'O2) permettent d'augmenter le rendement de l'absorption ou de rejeter le CO2 à l'extérieur.

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. bac à chaux, canister (mot anglais à éviter)

chaux sodée, extracteur d'oxygène, gaz carbonique, trométhamine

[B1, G1]

Édit. 2016

absorptiométrie n.f.

absorptiometry, single photon absorptiometry (SPA), dual energy X-ray absorptiometry (DEXA)

Méthode d'évaluation de la densité minérale osseuse par mesure de l'absorption d'un rayonnement électromagnétique.
Les mesures absorptiométriques reposent sur la quantification de l'atténuation que subit un faisceau de photons lors de la traversée du milieu absorbant. On distingue plusieurs méthodes : la première en date, l'absorptiométrie monophotonique (Single Photon Absorptiometry ou SPA) utilisait l'iode 125 pour les os superficiels, radius ou calcanéum ; elle a été progressivement supplantée par l'absorptiométrie biphotonique qui emploie une source fournissant deux émissions d'énergies différentes, l'une pour l'os et l'autre pour les parties molles : soit un isotope radioactif (Dual Photon Absorptiometry ou DPA), soit les rayons X (Dual Energy Xray Absorptiometry, DEXA ou DXA).
Cette dernière est la plus employée car ses résultats sont reproductibles ; elle sert principalement à l'étude de l'ostéoporose des vertèbres et du col fémoral; elle ne nécessite qu'une faible quantité de rayonnement et son coût est peu élevé.
On peut pratiquer également une absorptiométrie par tomodensitométrie quantitative (TDMQ) au cours d'une scanographie. L'utilisation d'une source radioactive a été abandonnée au profit de celle de rayons X.

Étym. lat. absorbere : absorber

ostéodensitométrie

[B1,B3,I1]

Édit. 2020

absorptiométrie biphotonique à rayons X l.f.

dual energy X-ray absorptiometry (DEXA)

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. absorptiométrie biphotonique

absorptiométrie

[B1,B3,I1]

Édit. 2020

absorption n.f.

absorption

Capture totale ou partielle des particules et ondes électromagnétiques par un milieu de nature et d'épaisseur convenables.
Dans un système hétérogène, action pour un milieu, une phase, un composé... d'en fixer un(e) autre.
Ce terme est généralement réservé à une fixation en profondeur, contrairement à l'adsorption, phénomène de surface.

2) En radiologie, arrêt partiel ou total de l’énergie d’un rayonnement atteignant des organismes vivants ou des matériels chimiques, avec production de rayonnements secondaires de plus grande longueur d’onde.
L'unité d'absorption est le Gray (Gy).

3) En physiologie et pharmacologie, ensemble des mécanismes de transport par lesquels une substance pénètre dans les liquides circulants (sang, lymphe) à partir de son site d’administration.4) En immunologie, opération consistant à éliminer d'un sérum certains anticorps en utilisant leurs propriétés de fixation aux antigènes solubles ou insolubles ajoutés à l'antisérum.

Étym. lat. absorbere : absorber

[B1,B2,C2,F3,G3]

Édit. 2020

absorption de l'acide folique l.f.

absorption of folates

Passage de l’acide folique et des folates de l’intestin dans la circulation sanguine.
La majorité des folates alimentaires sont des polyglutamates, partiellement déconjugués en monoglutamates par des glutamylcarboxypeptidases de la flore bactérienne.
Le lieu d’absorption privilégié est le jéjunum, par un transport actif ; l’absorption des folates est possible tout au long de l’intestin grêle au niveau de l’iléon par un mécanisme passif. Le système d’absorption est saturable, stéréospécifique, énergie dépendant et pH dépendant.Les déficits en acide folique sont dus majoritairement à des défauts d'apports, notamment dans un contexte d'augmentation des besoins (grossesse).Il existe une maladie orpheline très rare, nommée malabsorption héréditaire de l’acide folique d’origine génétique due à des mutations du gène SLC46A1 (17q11.2) qui code pour un transporteur essentiel pour l'absorption intestinale de l'acide folique et son transport à travers la barrière hémato-encéphalique. Les folates plasmatiques sont libres pour 1/3 et liés à l’albumine et l’alpha 2 macroglobuline pour les 2/3. Les réserves, surtout hépatiques, représentent 10 à 15 mg, suffisantes pour environ 3 mois.

Étym. lat. absorbere : absorber

malabsorption héréditaire de l'acide folique, acide folique

[C2, L1]

Édit. 2020

absorption de la vitamine B12 l.f.

absorption of vitamine B12

La vitamine B12 alimentaire est absorbée par un processus en plusieurs étapes :  trois protéines, le facteur intrinsèque (FI), l’haptocorrine (HC) et la transcobalamine (TC), ainsi que leurs récepteurs spécifiques sont impliqués dans son absorption et son transport.
Au niveau de l’estomac, la vitamine B12 est libérée des protéines alimentaires par la cuisson des aliments, l’acidité du suc gastrique et la pepsine. Une fois libérée, la B12 se retrouve en présence de deux transporteurs endogènes, l’HC et le FI. L’HC provient essentiellement de la salive et contribue à 10-40 % de la capacité de liaison avec la vitamine B12 au niveau du suc gastrique. La vitamine B12 se lie alors spécifiquement au facteur intrinsèque, une glycoprotéine de liaison produite par les cellules pariétales de l'estomac. Le complexe de vitamine B12 et FI parcourt l'intestin grêle avant d'être absorbé sous cette forme dans l'iléon. Deux mécanismes sont impliqués dans l’absorption de la B12 dans l’iléon, la diffusion passive et l’absorption par le récepteur spécifique du complexe FI-B12. La diffusion passive intervient seulement aux concentrations supra physiologiques. L’absorption par le récepteur du complexe FI-B12 est le mécanisme physiologique préférentiel pour la vitamine B12 apportée par la nourriture. Absorbée sous forme de cobalamine, la vitamine B12 passe dans la circulation sanguine, fixée à une protéine la transcobalamine, dont il existe une transcobalamine biodisponible rapidement utilisable et une forme de stockage.
L'absorption de la vitamine B12 est perturbée lorsque l'un des mécanismes ci-dessus fait défaut, par exemple lorsque l'estomac n'est plus assez acide (atrophie) ou après une gastrectomie totale, ou en absence de production de facteur intrinsèque (maladie de Biermer, déficit de sécrétion du FI d’origine auto-immune), parfois iatrogène (traitement prolongé par les inhibiteurs de la pompe à protons), ou encore maladie d'Imerslund-Grasbeck (malabsorption sélective de la vitamine B12 d'origine génétique par déficit du récepteur au complexe vit B12-facteur intrinsèque). Les carences acquises ou héréditaires se traduisent par une anémie mégaloblastique et des manifestations neurologiques.  

Syn. B12, cobalamine

Symb. Cbl

vitamine B12, maladie d'Imerslund-Grasbeck, facteur intrinsèque, haptocorrine , transcobalamine, maladie de Biermer, inhibiteurs de la pompe à protons, anémie mégaloblastique

[L1, F1, H1]

Édit. 2020

absorption intestinale l.f.

intestinal absorption

Passage des nutriments, issus de la digestion des aliments, à travers la paroi de l’intestin grêle, par des mécanismes actifs ou passifs.
Pendant la traversée de l’intestin grêle, sont absorbés la majeure partie de l’eau et des nutriments. 80% de l’eau est absorbée dans le jéjunum.

Étym. lat. absorbere : absorber

[C2,L1]

Édit. 2016

absorption intestinale (étude de l') l.f.

study of intestinal absorption

Techniques visant à démontrer une malabsorption par dysfonctionnement de l'intestin grêle.
L’intestin grêle est le site principal de l’absorption des nutriments, à laquelle participe à un moindre degré le colon.
L’étude de l’absorption intestinale fait appel à de multiples techniques. Le choix des examens s’appuie sur les données cliniques et les orientations diagnostiques.
- Le dosage des constituants plasmatiques ( hémoglobine,  calcium, fer, folates, vitamine B12, carotène, pré-albumine, albumine, magnésium, cholestérol, taux de prothrombine etc…) permet d’apprécier le retentissement sanguin de la malabsorption. La citrullinémie est un marqueur de la fonctionnalité intestinale. L'alpha1 antitrypsine témoin d'inflammation.
- Les examens endoscopiques  du tube digestif haut permettent de réaliser des biopsies en particulier de l’intestin grêle proximal.
- Un fécalogramme complet, le dosage de l’élastase fécale, la clairance de l’alpha1 antitrypsine sont utiles au diagnostic.
- Le breath test ou test respiratoire à l’hydrogène,non invasif,  permet de diagnostiquer une colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle ; des tests respiratoires spécifiques de la malabsorption des glucides, telle que l’intolérance au lactose, au fructose ou au sorbitol peuvent être prescrits.
- Des tests dynamiques précisent l'importance de la malabsorption et orientent le diagnostic étiologique :
       test au D-xylose qui explore l'absorption au niveau du jéjunum proximal (Il est peu utilisé et remplacé par des biopsies du grêle proximal);
       test de Schilling qui mesure la capacité d'absorption de la vitamine B12 par l'iléon terminal (mais il n’est plus disponible actuellement);
       test de déconjugaison des sels biliaires qui explore l'absorption iléale des sels biliaires, mais également l'existence d'une pullulation
       microbienne intestinale.

       test au lactulose/mannitol  utilisé pour mettre en évidence une augmentation de la perméabilité intestinale (atrophie villositaire, maladie         inflammatoire).                 

-

Étym. lat. absorbere : absorber

D-xylose, Schilling (test de), élastase fécale, clairance de l'alpha1 antitrypsine, test respiratoire à l'hydrogène

[L1]

Édit. 2020

absorption intestinale des graisses (anomalie de l') l.f.

lipid transport defect of intestine

Anderson (maladie d'), abêtalipoprotéinémie

[C2,L1]

Édit. 2016

absorption percutanée l.f.

cutaneous absorption

Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. pénétration transcutanée

fonction barrière de l'épiderme, stratum corneum, couche cornée

[C2,L1]

Édit. 2017

absorption visuelle (système d') l.m.

absorption system

Système de vision des couleurs dû à l'absorption sélective d'une partie des longueurs d'onde du spectre par les milieux transparents de l'œil.
On parle de système d'absorption pathologique quand s'ajoute à l'absorption normale physiologique d'une partie des longueurs d'onde de la lumière l'absorption excessive de certaines d'entre elles, habituellement dans les courtes longueurs d'onde, par ex. dans l'évolution de la cataracte.

Étym. lat. absorbere : absorber

[C2,P2]

Édit. 2016

abstergent adj.

abstergent

Caractérise ce qui convient au nettoyage des plaies.

Étym. lat. abstergere : nettoyer

[N2]

Édit. 2018

abstersion n.f.

abstersion

Nettoyage d’une plaie.

Étym. lat. abstergere : nettoyer

[N2]

Édit. 2018

abstinence n.f.

abstinence

Désigne le renoncement volontaire et durable à une consommation ou un comportement initialement associés à une sensation de plaisir génératrice de l’envie ou de la compulsion à répéter la consommation ou le comportement.
L’abstinence est une étape recherchée dans les cas de trouble de l’usage d’alcool ( à type d’abus et dépendance ) ou de trouble de l’usage d’une autre substance addictogène ( tabac,héroine,cannabis…).
L’obtention d’une abstinence ( durant plusieurs mois ou années ) définit la notion de rémission transitoire ou durable de la pathologie addicitve .Elle a longtemps été considérée comme la seule voie d’issue de la dépendance notamment tabagique ou alcoolique . Les avancées thérapeutiques ( traitements de substitution et médicaments d’aide au contrôle de la consommation ) ont remis en question cette notion.
Hors le domaine pathologique le renoncement durable à une consommation ou un comportement peut être sous tendu par un motif philosophique ou religieux telle l’abstinence sexuelle . 

Étym. lat.abstinentia

addiction, dépendance, trouble de l’usage d’une substance psychotrope, sevrage

[H3]

Édit. 2020

abstinence analytique (principe d') l.m.

abstinence (rule of)

Règle qui impose à l'analyste de ne pas répondre aux demandes de son patient, plus particulièrement à sa demande d'amour.
Il importait pour S. Freud que les exigences libidinales de l'analysant, ne trouvant pas de satisfaction dans la cure, restassent mobilisées au service du changement.
L'autre aspect de cette règle, qui pour les mêmes raisons consistait à interdire au patient la poursuite d'activités répétitives ou la prise de décisions vitales importantes, est aujourd'hui contesté ou nuancé par beaucoup d'analystes.

[H3]

Édit. 2016

abstinence en alcoologie l.f.

abstinence, teetotalism

Abstention volontaire de consommer les boissons contenant de l'alcool éthylique, par conviction religieuse, idéologique ou nécessité thérapeutique.

alcoolique, néphalisme

[G3,G4]

Édit. 2016

abstinence périodique l.f.

periodic abstinence

Contraception proche de la méthode d'Ogino-Knaus, consistant à éviter les rapports sexuels pendant les périodes dites fécondes.
Celles-ci s'étendent plus ou moins loin avant et après l'ovulation repérée par courbe ménothermique, ne laissant pour les rapports que quelques jours seulement avant les règles, même pour les méthodes les plus strictes.

méthode d'Ogino-Knaus, courbe ménothermique

[O3]

Édit. 2017

abstinent n.m.

abstainer, teetotaller, abstemious

Terme ancien réservé à l’abstinence alcoolique.
Il a une connotation morale.

Syn. abstème

[G3,G4]

Édit. 2017

Abt-Letterer-Siwe (maladie d') l.f.

Abt Letterer Siwe’s disease

Forme aigüe disséminée d'histiocytose langerhansienne atteignant l'enfant, surtout jeune, plutôt que l'adulte, caractérisée par la survenue de lésions cutanées très polymorphes à type de maculopapules purpuriques du tronc, des fesses, du cuir chevelu et, à un moindre degré, du visage, auxquelles peuvent s'associer des adénopathies superficielles, une hépatosplénomégalie, des lacunes osseuses et une atteinte hypophysaire ou pulmonaire.
L'examen histologique d'une biopsie cutanée met en évidence un infiltrat dermique fait de cellules histiocytaires à noyau encoché, réniforme, et dont l'examen immunocytochimique montre qu'elles sont marquées par l'anticorps anti-CD1a; l'étude ultra-structurale met en évidence la présence de corps de Birbeck. Le pronostic de cette maladie dépend de son degré d'extension cutanée, ganglionnaire, viscérale et médullaire et de son âge de survenue. Plusieurs cas familiaux ont été décrits, sans contact infectieux entre les cas. C’est une affection sporadique (MIM 246400).
E. Letterer, anatomopathologiste allemand (1924), S. Siwe, pédiatre suédois (1933), A. F. Abt, pédiatre américain (1936)

Syn. Abt-Letterer-Siwe L-S (maladie), LESD, histiocytose X aigüe disséminée, histiocytose non lipidique, réticuloendothéliose aigüe hémorragique du nourrisson, histiocytose langerhansienne, histiocytose X

Birbeck (corps de)

[N3]

Édit. 2017

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