Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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interleukine 18

interleukin-18

Cytokine structurellement proche de l’IL-1 mais très différente sur le plan fonctionnel puisqu’elle est un puissant stimulant de l’immunité à médiation cellulaire agissant synergiquement avec l’IL-12 pour accélérer la production d’interféron-γ par les lymphocytes T et les cellules NK.

Sigle  : IL-18

→ IL-1, immunité à médiation cellulaire, IL-12, interféron, lymphocytes T, cellules NK

intron n.m.

intron

Fragment d'un acide ribonucléique prémessager, situé entre deux exons, qui n'est pas conservé dans l'ARNm et qui est éliminé par excision-épissage au cours de la maturation du messager.
Dans les cellules des eucaryotes, un transcrit primaire est généralement constitué d'une succession de séquences codantes, les exons, alternant avec des séquences non codantes, les introns. Les séquences d'intron commencent par GU et se terminent par AG. Les séquences de l'ADN correspondant aux introns du transcrit primaire sont aussi appelées introns dans la séquence du gène.

→ gène, ribonucléique (acide), exon, excision-épissage, splicéosome, ribozyme

[Q1]

invalidation de gène n.f.

gene knock out

Remplacement d’un gène cible par recombinaison homologue, c’est-à-dire en utilisant un vecteur contenant une cassette de sélection insérée dans un exon entre deux séquences identiques à celles du gène cible que l’on introduit dans des cellules souches embryonnaires, ultérieurement injectées à un embryon qui va donner naissance à des souris chimères à partir desquelles on obtiendra des souris homozygotes ou hétérozygotes pour le gène invalidé.
La recombinaison homologue utilisée essentiellement chez la souris (souris transgéniques) permet de réaliser de nombreuses modifications du génome : mutations nulles (invalidation), insertion de copies multiples du gène, introduction d’un gène rapporteur sous le contrôle du promoteur du gène d’intérêt, mutagenèses conditionnelles pour un tissu donné ou à une période donnée. L’utilisation des souris transgéniques permet de répondre à de nombreuses questions comme, par exemple, la détermination du phénotype résultant de l’absence ou de l’introduction de copies multiples d’un gène, l’analyse des facteurs contrôlant la synthèse d’une protéine, l’étude du phénotype induit par une mutation ponctuelle et des gènes nécessaires au développement.

→ souris transgénique

invasion tumorale l.f.

Infiltration, par les cellules tumorales, des tissus entourant une tumeur maligne avec souvent destruction active de ces tissus

Dans les tumeurs malignes d’origine épithéliale (cancers invasifs), les cellules malignes doivent d’abord franchir la membrane basale de la tumeur avant d’envahir les tissus avoisinants, ce qui oppose ces tumeurs aux tumeurs non invasives (cancers « in situ »).

Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)

→ cancer invasif, cancer in situ 

involucrine n.f.

involucrin

Précurseur soluble de l'enveloppe protéique des cellules des épithéliums stratifiés.
Elle apparaît dans la partie superficielle de l'épiderme et dans les annexes. Elle témoigne de la maturation normale de l'épiderme.

Étym. lat. involucrum : enveloppe  

involution n.f.

involution

1) En anatomopathologie, substitution des cellules nobles fonctionnelles d’un tissu par des éléments du tissu conjonctif de soutien (fibroblastes, collagène) et par des adipocytes.
Ainsi parle-t-on d'involution adipeuse ou fibro-adipeuse des glandes salivaires, du thymus, de la moelle hématopoïétique.
2) En psychiatrie, conséquence du vieillissement cérébral, ou retour à un état intellectuel antérieur.
À côté de délires paranoïaques comme la paranoïa d'involution dont le pronostic est favorable malgré des rechutes possibles (K. Kleist, 1916), a été surtout décrite la dépression ou plutôt la mélancolie d'involution (E. Kraepelin, 1896).
Chez une femme de la cinquantaine sans antécédents thymiques, dominent le plus souvent une fébrilité anxieuse avec oppositionnisme, des idées de culpabilité, de ruine et hypocondriaques, avec parfois syndrome de Cotard. L'évolution est récidivante et fréquemment de plus en plus rebelle au traitement.
De nombreux facteurs biopsychosociaux jalonnent la crise du milieu de la vie, sans omettre l'éventualité d'une forme unipolaire d'expression tardive.

K. Kleist, neuropsychiatre allemand (1879-1960) ; E. Kraepelin, psychiatre allemand (1856-1926) ; J. Cotard, neuropsychiatre français (1880 et 1882)

Étym. lat. involvere : faire rouler en bas

→ présénescence

iode radioactif l.m.

radio iodine

En médecine, 131I l'un des isotopes radioactifs de l'iode stable (élément 53 de la classification de Mendeleieff) émetteurs β et γ, ayant une importance particulière, à la fois diagnostique (γ) et thérapeutique (β), en pathologie thyroïdienne.
L'iode (stable) constituant essentiel des hormones thyroïdiennes, s'accumule préférentiellement dans les cellules qui constituent les vésicules de la glande. La concentration de l'iode y est plus de mille fois supérieure à celle des autres tissus. En découlent d'importantes applications diagnostiques, telles que le test de fixation, la scintigraphie ou l'étude de la vitesse de production d'hormones marquées. L'iode radioactif (essentiellement l'isotope 131) est utilisé en thérapeutique pour le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers différenciés de la thyroïde.
Divers isotopes de l'iode peuvent être incorporés à des molécules d'utilisations variées : isotopes à vie courte de l'iode 123I (photons de 180 KeV ; période physique 15 h), pour obtenir des radiopharmaceutiques à usage diagnostique; émetteurs bêta à vie plus longue dont l'iode 131 (période 8 jours) pour marquer ces molécules en vue d'une radiothérapie métabolique (maladie de Basedow, métastases de cancer thyroïdien) ; l'iode 125 (émetteur de photons de faible énergie, de période 60 jours) employé surtout pour l'obtention en biologie de molécules marquées utilisées en radio-analyse et en expérimentation animale.
L'iode 131 est, en outre, l'un des principaux radiotoxiques émis à l'occasion d'accidents nucléaires.

iontophorèse n.f.

iontophoresis, ionophoresis, ionization

Introduction, à des fins thérapeutiques, à l’aide d’un courant électrique d’ion de sels solubles dans des tissus ou des cellules de l’organisme.
Elle est utilisée pour faire pénétrer une substance ionisable à travers la peau dans un but diagnostique (pilocarpine à propriétés secrétagoques dans le test de la sueur) ou thérapeutique (hyperhidrose, traumatisme).
En dermatologie, l’iontophorèse est utilisée dans le traitement de la cellulite et dans celui de l’hypersudation ; dans ce dernier cas, les mains ou les pieds sont placés dans un bac rempli d’eau salée et on fait passer un faible courant électrique continu à travers la cuve. En ophtalmologie, l’iontophorèse de molécules ionisées peut être réalisée par voie transcornéenne ou transsclérale. En neurophysiologie et neuropharmacologie, elle est employée pour introduire un agent ionisé au contact d’un neurone.

Étym. Étym: gr. ion : allant, phorein : porter

Syn. iontherapie

ischémie myocardique l.f.

myocardial ischemia

Hypoxie du myocarde secondaire à un défaut d'apport d'oxygène aux cellules du myocarde du fait d'une irrigation insuffisante, assez souvent indolore.
Le défaut d'irrigation est d'ordre :
- métabolique, entraînant une libération tissulaire de lactates par blocage du cycle de Krebs et mise en jeu du métabolisme anaérobie ;
- mécanique, par trouble de la contractilité segmentaire avec hypokinésie, akinésie ou dyskinésie ;
- électrique, avec des anomalies primaires de la repolarisation ventriculaire ;
- clinique, éventuellement, avec angine de poitrine ou insuffisance ventriculaire gauche.
Deux mécanismes interviennent dans la genèse de l'ischémie myocardique :
- l'augmentation des besoins en oxygène du myocarde, non compensée par une augmentation concomitante des apports ;
- la diminution des apports d'oxygène sans augmentation des besoins du myocarde. L'exemple type de cette dernière situation est le spasme coronaire sur artère saine ou présumée telle, en absence d'augmentation de la fréquence cardiaque. Les deux mécanismes peuvent coexister chez le même malade.
Outre l'électrocardiographie simple ou d'effort, les méthodes de dépistage de l'ischémie myocardique sont : isotopiques (thalium d'effort) ou échographiques, couplées à des épreuves physiologiques (test d'effort) ou pharmacologiques (injection de dipyrimidamole ou de dobutamine).
La coronarographie précise le siège et l'importance des rétrécissements coronaires athéroscléreux. On peut aussi déclencher une obstruction coronaire transitoire en utilisant un test de provocation du spasme (test à la méthylergométrine).

Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang

ITIM sigle angl. pour Immunoreceptor Tyrosine-based Inhibition Motives

Motifs contenant des tyrosines localisés dans les régions cytoplasmiques de protéines membranaires de récepteurs cellulaires (exemple : récepteur FcgIIb).
Ces motifs participent à l'arrêt de la transmission du signal grâce à leur interaction avec des tyrosine-phosphatases.
Ces motifs ITIM interviennent notamment dans l’inhibition de l’activité cytotoxique des cellules NK par interaction de leur récepteur avec les molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité. Ils interviennent aussi dans les effets inhibiteurs des anticorps sur certaines réponses immunitaires.

→ anticorps bloquant, KIR

Itô (cellule de) l.f.

fat-storing cell, Ito’s cell

Cellule constituant, avec la cellule endothéliale et la cellule de Kupffer, la paroi du capillaire sinusoïde hépatique.
Elle est généralement située sous la couche des cellules endothéliales, entre celle-ci et les hépatocytes. Elle contient de nombreuses vacuoles lipidiques. Impliquée dans la biosynthèse du collagène de l'espace de Disse et le stockage de la vitamine A, elle jouerait aussi un rôle dans l'histogénèse de la cirrhose hépatique.

T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951) ; K. von Kupffer, (1829-1902) et J. Disse (1852-1912) anatomistes allemands

Syn. cellule à vacuoles lipidiques, cellule périsinusoïdale

iturine A n.f.

iturin A

Antifongique peptidolipidique cyclique, constitué par un heptapeptide, cyclisé sur un acide gras β-aminé contenant 14 à 17 carbones, présent dans le milieu de culture de différentes souches de Bacillus subtilis, agissant sur la membrane des cellules de levure et permettant le relargage d'acides gras.
Plusieurs iturines A (de A1 à A8) ont été identifiées contenant des acides gras β-aminés différents. On connaît aussi d'autres composés voisins appelés iturine B, C, D, E.

Étym. l'iturine A a été isolée de bacilles du sol de l'Ituri (district de la province Orientale au nord-est de la République démocratique du Congo)

→ acide iturinique l.m.

Jadassohn (phénomène de) l.m.

Jadassohn's phenomenon

Présence dans l'épiderme d'ilots cellulaires qui tranchent nettement sur le tissu épithélial normal.
Les cellules y sont de type soit baso- soit spinocellulaire, ont des formes variées et sont disposées sans ordre, en tourbillon ou en "bulbes d'oignons". Primitivement interprété comme un carcinome basocellulaire intra-épidermique d'origine multicentrique par Jadassohn, ce phénomène est actuellement considéré comme une altération peu spécifique, qui peut s'observer dans diverses affections, telles la verrue séborrhéique, la maladie de Bowen, l'hidroacanthome intra-épidermique, la maladie de Paget, l'invasion de l'épiderme par un mélanome ou par un carcinome épidermotrope d'origine extra-cutanée.

J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1863-1936)

→ épithélioma intra-épidermique

jet washer de Gravlee l.angl. m.

Gravlee’s jetwasher

Recueil par lavage énergique de la cavité utérine de cellules endométriales.
Celles-ci sont isolées ensuite par centrifugation du liquide de lavage et soumises à une analyse cytologique.

L. C. Gravlee Jr, gynécologue obstétricien américain (1969)

jonction (complexe de) l.m.

junctional complex

Dispositif apical des cellules épithéliales destiné à assurer leur cohésion et à obturer l’espace intercellulaire.
Il est formé de trois types de jonction, en partant du bord libre cellulaire vers la profondeur : zonula serrée, adhérente et desmosome.

jonction dermoépidermique l.f.

epidermal-dermal junction, dermal-epidermal junction

Située entre épiderme et derme souvent mentionnée sous le nom de membrane basale épidermique, la jonction dermo-épidermique qui se présente comme une ligne sinueuse de 10 nm d’épaisseur semblant séparer la couche basale épidermique de la limite superficielle du corps papillaire dermique a une structure complexe au sein de laquelle au moins 26 composants ont été identifiés et une double fonction d’ancrage des cellules épidermiques et de filtration.
En microscopie électronique on distingue trois zones visibles ; une zone supérieure correspondant au pôle basal des kératinocytes, comportant les hémidesmosomes avec les filaments intermédiaires de cytokératine et la membrane cytoplasmique des kératinocytes basaux ; une zone intermédiaire comprenant un feuillet clair, la lamina lucida, et un feuillet sous-jacent plus foncé, la lamina densa, la lamina lucida étant traversée par les filaments d’ancrage faits de laminine reliant le pôle basal de chaque kératinocyte à la lamina densa ; une zone inférieure correspondant à la sousbasale intradermique superficielle qui contient des fibres de collagène et des microfilaments appelés fibrilles d’ancrage faites de collagène VII reliant lamina densa à des structures denses du derme nommées plaques d’ancrage constituées de collagène IV.
En pathologie de nombreux antigènes contenus dans les différents étages de la jonction dermoépidermique sont impliqués dans le déclenchement de maladies bulleuses telles que pemphigoïdes, épidermolyses, dermatose bulleuse à IgA ; le sérum des malades atteints de pemphigus vulgaire contient des auto-anticorps démontrables par immunofluorescence indirecte dirigés contre certains de ces antigènes, en particulier des anticorps anti-desmogléine-3, protéine appartenant à la superfamille des cadhérines. Dans le lupus érythémateux systémique on observe par immunofluorescence directe des dépôts d’immunoglobulines et de certains composants du complément sur la jonction dermo-épidermique en peau malade mais également en peau saine, la mise en évidence de ces derniers étant à la base du « lupus band test » (LBT) qui a un double intérêt diagnostique et pronostique pour l’étude de la maladie.

Kaposi conjonctival (sarcome de) l.m.

conjunctival Kaposi's sarcoma

Néoformation tumorale maligne ou multiple de la conjonctive, d'aspect rougeâtre, très congestif et parfois hémorragique, actuellement observée surtout dans le cadre d'un sida, et associant une prolifération de cellules fusiformes et de capillaires sanguins.

M.  K. Kaposi, dermatologiste austrohongrois, membre de l’Académie de médecine (1872)

Kaposi (maladie de) l.f.

Kaposi's haemorragic sarcoma

Processus néoplasique multifocal émanant de l'endothélium vasculaire ou lymphatique.
On distingue actuellement quatre formes de la maladie : a) une forme sporadique, de cause inconnue, décrite par Kaposi en 1872, chez des Israélites d'Europe centrale, touchant des sujets âgés, surtout masculins, et localisée principalement aux membres inférieurs : on y observe de l'œdème, ainsi que des tumeurs angiomateuses rouge brun, qui augmentent progressivement en volume et en nombre ; b) une forme endémique africaine (République démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda), qui revêt différents aspects cliniques (nodules infiltrés, tumeurs plus ou moins volumineuses, adénopathies) ; c) une forme survenant chez des sujets immunodéprimés (corticothérapie générale, transplantation rénale, lymphomes) ; d) une forme associée au sida.
L'examen histologique montre une prolifération de cellules fusiformes et de vaisseaux, associée à une extravasation d'érythrocytes. L'évolution est lentement progressive dans la forme sporadique, plus rapide dans la forme endémique. Chez le sujet immunodéprimé, la maladie peut régresser spontanément après l'arrêt du traitement immunosuppresseur. Son apparition au cours du sida est d'un pronostic fâcheux.
Il est aujourd’hui admis que toutes les formes de maladie de Kaposi sont liées à une infection par un virus, l’Herpes Virus Humain de type 8 (HHV8), aussi appelé Herpes Virus associé à la maladie de Kaposi (KSHV).

M. K. Kaposi, dermatologue austro-hongrois, membre de l’Académie de médecine (1872)

Syn. acroangiomatose de Kaposi, acrosarcomatose de Kaposi, sarcome de Kaposi (terme impropre), sarcomatose multiple hémorragique de Kaposi

→ Kaposi (maladie de) du sida

KAR sigle angl. m. pour K cell Activation Receptors

Molécules membranaires dont l'interaction avec leur ligand entraîne l'activation des cellules NK.

→ cytotoxicité, cellules NK

Keith et Flack (nœud de) l.m.

Keith-Flack node

Amas de cellules nerveuses situé dans la paroi de l’oreillette droite, près du sinus des veines caves, à proximité de l’orifice de la veine cave supérieure.
Il a la forme d'un croissant à concavité supérieure d'environ 15 à 20 mm x 5 mm. Il est vascularisé soit par un rameau de l'artère coronaire droite (plus de la moitié des cas) soit par un rameau de la coronaire gauche, soit par les 2 artères coronaires (2 à 5% des cas).
Siège du centre de commande de la stimulation électrique du cœur, il est la partie la plus haute des voies intracardiaques de conduction. Il déclenche la contraction cardiaque en conduisant l’influx vers le nœud d’Aschoff-Tawara puis le faisceau de His.

A. Keith, Sir, anatomiste et M. W. Flack, physiologiste britanniques (1906)

Syn. nœud sinusal, ou sino-atrial, ou sino-auriculaire

kératites n.f.p.

Kératopathies d’origines diverses regroupant les kératites infectieuses, filamenteuses, neurotrophique et la kératite ponctuée superficielle de Thygeson.
Parmi les kératites infectieuses on distingue :
-les kératites superficielles qui se manifestent par un ulcère épithélial associé ou non à une atteinte plus postérieure notamment stromale. Elles peuvent être d'origine bactérienne, virale, notamment herpétique ou zostérienne, mycotique ou dues à une infection parasitaire notamment par acanthamoeba ;
-les kératites interstitielles qui  touchent le stroma profond, sans ulcération épithéliale et s'accompagnent souvent d'une néovascularisation. Elles sont secondaires à une infection bactérienne, notamment syphilitique, virale notamment herpétique, parasitaire, ou conséquences d'une atteinte systémique notamment lors du syndrome de Cogan qui associe kératite interstitielle et atteintes vestibulaire.
Les kératites filamenteuses se caractérisent par la présence à la surface de la cornée de filaments composés de cellules épithéliales dégénérées et de mucus. Elles sont la résultante de multiples affections ophtalmologiques, notamment de sécheresse oculaire, ou d'affections générales.
La kératite neurotrophique est une atteinte dégénérative de l'épithélium cornéen caractérisée par une anesthésie cornéenne et une absence de cicatrisation. C'est anesthésie cornéenne peut être la conséquence d'affections oculaires notamment liées au virus herpétique, d'atteinte nerveuse du trijumeau, d'affections  générales ou avoir une origine toxique.
La kératite ponctuée superficielle de Thygeson est une kératite épithéliale de cause inconnue qui n'est associée ni avec une autre pathologie oculaire ni avec une atteinte générale. Elle est caractérisée par des lésions, arrondies ou ovalaires réparties diffusément dans toute la cornée, purement intraépithéliales.

P. Thygeson, ophtalmologiste américain (1950)

kératocyte n.m.

keratocyte

Cellule cornéenne de type conjonctif ou fibrocyte.
Ces cellules sont plates, étoilées, disposées parallèlement à la surface de la cornée et aux lamelles de collagène.

Syn. stromacyte, fibrocyte cornéen

kératokyste cutané l.m.

cutaneous keratocyst

Variété de kyste cutané pouvant se former à la face et sur le cou de sujets atteints du syndrome des hamartomes basocellulaires, contenant un liquide brun épais et parfois quelques poils lanugineux et qui, contrairement aux kystes épidermiques, est délimité sur le plan histologique par une paroi irrégulière et festonnée composée de plusieurs rangées de cellules malpighiennes se kératinisant en l’absence de couche granuleuse.
Il ressemble donc aux kystes maxillaires qui font parfois partie de ce syndrome et pourrait, pour certains auteurs, être apparenté aux kystes de la sébocystomatose, quoique les glandes sébacées fassent défaut dans sa paroi.

R. J. Barr, dermatologiste américain (1986)

kératolytique adj.

keratolytic

Se dit d'une substance qui dissout la kératine et facilite l'exfoliation du stratum corneum en dissociant les ponts d'union intercellulaire et dont les exemples les plus connus sont l'acide salicylique, l'urée et les acides de fruit.
Ce terme contesté tend à être remplacé par exfoliant ou desmolytique, plus justes du point de vue physiologique car il y a non pas véritable destruction de la kératine, mais élimination des cellules cornées par destruction de leurs ponts d'union ou desmosomes.

Étym. gr. keras : corne ; lysis : destruction

kératopathie superficielle l.f.

superficial keratopathy

Groupe d'affections cornéennes responsables d'une accumulation épithéliale et sous-épithéliale de cellules inflammatoires, illustrée par la kératoconjonctivite épidémique virale.

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