Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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institut national de la transfusion sanguine (INTS) l.m.

national institute of the blood transfusion

Structure indépendante des établissements de transfusion sanguine, constituée dans le prolongement de la loi du 4 janvier 1993, créant l’agence française du sang, il a pour objectif l’amélioration de la sécurité transfusionnelle.
Ses activités sont dévolues à l'analyse, à la maîtrise et à la prévention des risques transfusionnels ainsi qu'à l'évolution de la transfusion sanguine et de la médecine transfusionnelle en France et dans le contexte européen.
INTS a été créé sous la forme juridique d’un groupement d’intérêt public constitué par
- l’établissement français du sang (remplaçant l’agence française du sang),
- l’Etat représenté par le ministère de la Santé,
- la caisse nationale d’assurance maladie.
Il se situe comme un interlocuteur, un partenaire et un référent dans le domaine de la transfusion sanguine, non seulement auprès de chacun de ses membres constitutifs, mais aussi : des autres acteurs publics de la sécurité sanitaire, des acteurs de la transfusion sanguine en matière de mise à disposition des produits sanguins labiles (PSL) et des médicaments dérivés du sang, des structures en charge d’enseignement, de formation et d’évaluation, des acteurs en matière d’utilisation des PSL, des sociétés savantes engagées en transfusion sanguine et hémovigilance.

→ établissement français du sang, établissements de transfusion sanguine

instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.

instrumental learning disorders in childhood and adolescence

D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscalculie ; troubles du raisonnement ; bégaiement ; achoppement ; mutisme électif ; hyperkinésie, instabilité psychomotrice ; hyperkinésie associée à des mouvements stéréotypés ; retard psychomoteur ; autres troubles psychomoteurs ; tics isolés ; maladie de Gilles de la Tourette ; intrication de troubles psychomoteurs et du langage, etc.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)

insuffisance d'adhérence leucocytaire (syndrome d') l.f.

leucocyte adhesion deficiency

Maladies héréditaires ayant en commun une insuffisance d'adhérence des leucocytes à d'autres cellules telles que les cellules endothéliales, et à des composants du milieu extracellulaire.
Le type I de la maladie est dû à une absence partielle ou complète en β2-intégrine. Le type II est dû à une absence de facteur Lewis X, structure polysaccharidique membranaire se liant aux sélectines.

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

insuffisance hépatique aigüe l.f.

acute hepatic failure

Déchéance profonde de la plupart, sinon de l'ensemble des fonctions du foie.
On appelle acutisation une poussée se développant sur une insuffisance hépatique chronique.
Une insuffisance hépatique sans encéphalopathie est dite grave quand le temps de Quick est inférieur à 50%. Elle est dite très grave quand s'y ajoutent des troubles de la conscience, fulminante, quand il s'est écoulé moins de 15 jours depuis le début de la maladie et moins fulminante lorsque le délai est compris entre 15 et 90 jours.

Étym. lat. in privatif ; sufficientia : ce qui suffit (pour assurer une tâche assignée) ; gr. hepatikos : qui concerne le foie

insuffisance surrénale l.f.

adrenocortical (adrenal) insufficiency

Diminution ou arrêt de la sécrétion des hormones corticosurrénales.
Presque toujours due à une lésion primitive du cortex surrénalien, elle concerne à la fois la production d’aldostérone, des glucocorticoïdes et des androgènes, le déficit isolé d’une des hormones étant rare. Le plus souvent il s’agit de manifestations chroniques dont le type est la maladie d’Addison. Il peut aussi s’agir d’ accidents aigus tels une nécrose hémorragique au cours d’une septicémie. Le déficit isolé d’une des hormones surrénales est rare.

T. Addison, médecin britannique (1855) ; R. Waterhouse, médecin britannique (1911) ; C. Friderichsen, pédiatre danois (1918)

Syn.  : hypocorticisme, inusité

→ maladie d’Addison, Waterhouse-Friderichsen (syndrome de), insuffisance surrénale aigüe, insuffisance corticosurrénalienne aigüe, insuffisance corticosurrénalienne lente,encéphalopathies endocriniennes non diabétiques, Schilder (maladie de), insuffisance surrénale et troubles psychiques

insuffisance surrénale aigüe l.f. 

acute adrenocortical insufficiency

Syndrome provoqué soit par la décompensation d’une maladie d’Addison, soit par majoration d’un déficit en A.C.T.H.
Il est favorisé par un stress relevant d’une infection, d’un traumatisme ou d’une intervention chirurgicale, ou par un arrêt du traitement. En l’absence d’un traitement d’urgence, il est rapidement mortel. Les arguments diagnostiques sont un effondrement de l’état général, une déshydratation, une asthénie extrême, des troubles psychiques, digestifs, le tout pouvant aboutir au coma. Les signes biologiques sont une cortisolémie basse, une hémoconcentration, une hyponatrémie avec natriurèse élevée, une hyperkaliémie, une hypoglycémie. Le traitement associe la reconstitution du capital volémique et une compensation hormonale et électrolytique.

→ insuffisance surrénale

insuffisance surrénale et troubles psychiques l.

adrenal insufficiency and psychical disorders

1) Dans les formes lentes (maladie d'Addison), manifestations psychiques fréquentes, principalement dépressives, avec apathie, lenteur apparente de l'idéation, initiatives réduites, et aussi anxiété, irritabilité, insomnies éventuelles.
Les phases de niveau psychotique sont rares.
Souvent fluctuants et variables, ces troubles répondent au traitement corticoïde substitutif. Une personnalité prédisposante a été discutée.
2) Dans les insuffisances surrénales aigües et les poussées addisoniennes évolutives, possibilité d'aggravation de l'asthénie habituelle avec prostration, voire torpeur, fréquemment dans un vécu confuso-onirique qui peut être émaillé d'épisodes d'agitation intense.
Le pronostic est réservé, surtout sans traitement substitutif. Un délire aigu parfois convulsif peut être observé.
Des "formes mentales pures" (M. Laignel-Lavastine), ou plutôt à type d'encéphalopathie addisonienne, sont relevées.

T. Addison, médecin britannique (1855) ; M. Laignel-Lavastine, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1908)

→ insuffisance surrénale

insuffisance tricuspidienne l.f.

valvular tricuspid regurgitation

Cardiopathie caractérisée par l'existence, pendant la systole ventriculaire, d'un reflux de sang du ventricule droit vers l'oreillette droite en raison de l’incontinence de la valve tricuspide.
L'insuffisance tricuspidienne est le plus souvent fonctionnelle résultant de la dilatation de l'anneau tricuspidien, secondaire à une dilatation ventriculaire droite, conséquence elle-même d'une hypertension artérielle pulmonaire quelle qu'en soit l'origine.
Elle peut être causée par une lésion de la valve tricuspide congénitale (p. ex. la maladie d’Ebstein) ou acquise (lésion rhumatismale ou greffe septique qui peut réaliser des destructions tricuspidiennes étendues chez des toxicomanes). Plus rarement elle fait suite à un rhumatisme articulaire aigu, à une endocardite bactérienne.
L'insuffisance tricuspidienne entraîne un souffle systolique doux et modéré. Son augmentation d'intensité, voire son apparition en cours d'inspiration profonde (signe de Rivero-Carvalho), constitue l'un des signes les plus évocateurs avec le pouls veineux systolique (qui consiste en des ondes systoliques propagées de bas en haut vers les veines jugulaires) et l'expansion systolique du foie.
La symptomatologie fonctionnelle comporte une dyspnée d'effort, des hépatalgies et, dans certains cas sévères, des signes de décompensation cardiaque droite. L'échocardiogramme (y compris les examens après injections de contraste et par effet Doppler) fournit les informations les plus précieuses.
Toutes les insuffisances tricuspidiennes organiques, sauf lorsqu'elles sont minimes, méritent d'être corrigées. L'insuffisance tricuspidienne fonctionnelle ne justifie une correction que si elle reste sévère après traitement médical.

W. Ebstein, médecin interniste allemand (1880-1881) ; J. M. Rivero Carvalho, médecin cardiologue mexicain (1946)

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

Sigle : IT

→ hypertension artérielle pulmonaire, Ebstein (maladie d'), rhumatisme articulaire aigu endocardite infectieuse Rivero-Carvalho (signe de),

intoxication oxycarbonée l.f.

carboxyhemoglobic poisoning

Intoxication due à l’inhalation d’un air contenant du monoxyde de carbone (improprement appelé oxyde de carbone).
1) Le monoxyde de carbone provient d’une mauvaise combustion de certains appareils de chauffage ou de production d’eau chaude, alimentés par des combustibles fossiles.Toute source de combustion incomplète y compris liée à des moteurs thermiques (véhicules à moteur en particulier) est une source d’ontoxication qui peut prendre des formes trompeuses reconnues en maladie professionnelle (tableau 64 du régime général de sécurité sociale) associant céphalées, asthénie, vertiges et nausées confirmées par la présence dans le sang d’un taux d’oxyde de carbone supérieur à 1,5 millilitre pour 100 millilitres de sang.
2) Le monoxyde de carbone dans l’air inhalé se fixe sur l’hémoglobine qui devient impropre au transport de l’oxygène vers les tissus. Il en résulte une anoxie généralisée qui peut entrainer le coma, des séquelles graves et la mort. Elle représente encore la première cause de mortalité par toxique.
Le traitement de l’intoxication oxycarbonée doit être entrepris d’urgence. L’apport d’air riche en oxygène permet de décomposer la carboxyhémoglobine formée et restaurer le stock d’hémoglobine propre à la respiration.

→ monoxyde de carbone, habitat, pollution atmosphérique intérieure aux locaux

invalide n.m.

disabled person

1) Personne atteinte d’invalidité.
2) Personne titulaire d’une pension d’invalidité.
Les régimes d’assurance maladie classent les invalides en trois catégories :
- catégories I : l’invalide est capable d’exercer une activité rémunérée ;
- catégorie II : l’invalide est dans l’incapacité absolue d’exercer une activité professionnelle quelle qu’elle soit ;
- catégorie III : l’invalide incapable d’exercer une activité professionnelle est dans l’obligation de recourir à l’aide d’une tierce personne pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie.
Le montant de la pension d’invalidité est fonction de la catégorie.

→ invalidité, assurance maladie

invalidité n.f.

disability

1) Au sens général, inaptitude d’une personne à effectuer normalement un ou plusieurs actes de la vie quotidienne, à gagner normalement sa vie, et à exercer son métier dans les conditions habituelles.
2) Notion administrative qui désigne l’état d’une personne atteinte d’une incapacité de travail partielle ou totale de caractère durable.
Elle est utilisée pour déterminer les droits à l’obtention de rentes ou de pensions et aussi pour définir des catégories de personnes hébergées.
Pour les régimes d’assurance maladie, l’invalidité est acquise quand l’assuré n’est pas en mesure de se procurer dans une profession quelconque un salaire supérieur au tiers de la rémunération normale perçue dans la catégorie professionnelle à laquelle il appartient. La pension est attribuée à titre temporaire, elle est révisable et peut être suspendue.
Après 60 ans, les prestations d’invalidité sont transformées en prestations vieillesse.

→ assurance maladie

invalidité (pension d') l.f.

disability, disablement pension

Pension attribuée, dans le cadre de l'assurance maladie, à un assuré social âgé de moins de 60 ans subissant une perte de salaire due à son invalidité et dont l’incapacité de travail et de gain est au moins de 66%.
Le sujet est classé en catégorie I, lorsqu’il peut effectuer un petit travail et la pension d'invalidité est de 30 % de son salaire moyen ; en  catégorie II s’il est inapte à toute activité professionnelle et  la pension  est de 50 % ; en catégorie III s’il ne peut subvenir seul aux besoins essentiels de l’existence (se nourrir seul, aller aux toilettes, s’habiller ou se déshabiller, quitter sa maison en cas d’incendie, se lever et se coucher etc…) et alors  la pension de 50 % est majorée pour payer  la tierce personne.
Cette aide sociale peut constituer un élément favorable dans la prise en charge des patients psychiatriques chroniques.
Les règles d’attribution de ces pensions sont différentes de celles qui concernent les pensions militaires.

→ assurance maladie, imputabilité, pension militaire d'invalidité

invalidité (pension militaires d') l.f.

Pension attribuée pour des séquelles de maladies ou de blessures contractées par les militaires dans des circonstances en relation directe avec le service.
Le militaire doit établir la preuve que sa blessure ou sa maladie a été causée par le fait ou à l’occasion du service et qu’il existe une relation médicale entre le fait constaté et l’infirmité évoquée.
Les infirmités doivent atteindre les taux de 10 % pour les blessures et pour les maladies en temps de guerre, 30 % pour les maladies en temps de paix. L'aggravation, prouvée par le fait ou à l'occasion du service, de maladies antérieures ou concomitantes au service ouvre aussi droit à pension militaire d'invalidité. Le taux d’invalidité est déterminé en application du guide barème des invalidités, par des médecins experts nommés par l ‘administration.
A partir du taux global de 85% peuvent s'ajouter à la pension principale des allocations aux grands invalides, aux grands mutilés, une aide pour la tierce personne qui augmentent le montant de la pension. Des majorations pour enfants à charge sont également servies jusqu'à leur majorité. Enfin toute concession de pension ouvre droit au bénéfice des soins médicaux gratuits pour les affections pensionnées ainsi qu'à l'appareillage.
Les conjoints et partenaires liés par un pacte civil de solidarité survivants, orphelins et ascendants ont droit à pension si le militaire est décédé par le fait du service ou des suites d'une affection contractée en service, ou s'il était titulaire de son vivant d'une pension d'un taux égal à au moins 60% (pour les militaires) et 85% (pour les victimes civiles).
Bénéficient également de ce régime les victimes civiles de guerre (exemple : déportés, internés). Les victimes d'actes de terrorisme sont assimilées à des victimes civiles de guerre.

iode radioactif l.m.

radio iodine

En médecine, 131I l'un des isotopes radioactifs de l'iode stable (élément 53 de la classification de Mendeleieff) émetteurs β et γ, ayant une importance particulière, à la fois diagnostique (γ) et thérapeutique (β), en pathologie thyroïdienne.
L'iode (stable) constituant essentiel des hormones thyroïdiennes, s'accumule préférentiellement dans les cellules qui constituent les vésicules de la glande. La concentration de l'iode y est plus de mille fois supérieure à celle des autres tissus. En découlent d'importantes applications diagnostiques, telles que le test de fixation, la scintigraphie ou l'étude de la vitesse de production d'hormones marquées. L'iode radioactif (essentiellement l'isotope 131) est utilisé en thérapeutique pour le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers différenciés de la thyroïde.
Divers isotopes de l'iode peuvent être incorporés à des molécules d'utilisations variées : isotopes à vie courte de l'iode 123I (photons de 180 KeV ; période physique 15 h), pour obtenir des radiopharmaceutiques à usage diagnostique; émetteurs bêta à vie plus longue dont l'iode 131 (période 8 jours) pour marquer ces molécules en vue d'une radiothérapie métabolique (maladie de Basedow, métastases de cancer thyroïdien) ; l'iode 125 (émetteur de photons de faible énergie, de période 60 jours) employé surtout pour l'obtention en biologie de molécules marquées utilisées en radio-analyse et en expérimentation animale.
L'iode 131 est, en outre, l'un des principaux radiotoxiques émis à l'occasion d'accidents nucléaires.

irradiations médiastinales thérapeutiques (conséquences tardives des) l.f.p.

late mediastinal irradiation injuries

Complications apparaissant environ 20 ans après l’irradiation, dominées par les sténoses coronariennes, les atteintes aortiques, une myocardite, une péricardite, les sarcomes du sternum, la fibrose du médiastin étant la moins grave des lésions.
Ces lésions s’observent surtout chez les malades atteints d’un lymphome hodgkinien guéri et aussi au décours des lymphomes non hodgkiniens de l’enfance et de l’adolescence. C’est le lourd prix de l’importance des guérisons de la maladie de Hodgkin des sujets jeunes.

→ fibrose médiastinale postradique

Ishizuka (score d') l.m.

Ishikuza’s score

Méthode chiffrée d’appréciation de la gravité de la maladie trophoblastique.
Elle fait intervenir l’évolution des éventuelles grossesses antérieures (môle, avortement ou accouchement), le siège de la tumeur primitive, le temps de latence, l’existence de métastases, leur aspect et leur nombre, le taux des prolans, l’aspect de la courbe de température et l’interprétation de l’artériographie pelvienne.

T. Ishizuka, gynécologue obstétricien japonais (1983)

isolation affective en pathologie somatique l.f

affective isolation in somatic pathology

Mécanisme de défense caractérisé par l'absence de participation affective manifeste du patient à sa pathologie : il parle en détail de sa maladie comme de celle d'un tiers.
À ce mode de défense peuvent s'en associer d'autres : régression, dénégation ou même déni, formation réactionnelle agressive ou de soumission, voire sublimation. L'abandon de l'isolation affective par le patient peut s'accompagner d'une décompensation psychique parfois majeure du nouvel équilibre déjà précaire ainsi constitué.

isolement (mesures d') l.f.p.

isolation measures

Mise à l’écart de sujets présentant une maladie infectieuse transmissible ou porteurs d’un agent infectieux susceptible de disséminer lors de gestes de soins ou encore souffrant d’une infection à bactérie multirésistante aux antibiotiques.
Elles sont destinées, en milieu hospitalier, à éviter la transmission d'un microorganisme d’un patient à un autre patient ou au personnel soignant.

isoniazide n.m.

isoniazid

Dérivé de l’acide isonicotinique, antituberculeux majeur, bactéricide sur les bacilles tuberculeux intra- et extracellulaires.
Appelé aussi INH (isonicotinique hydrazide), l’isoniazide, acétylé dans le  foie, a une bonne diffusion tissulaire. Il est éliminé par voie rénale sous forme active. Ses principaux effets indésirables sont des neuropathies périphériques et une cytolyse hépatique. Il est également la cause de lupus induits. L’INH est prescrit en monothérapie dans le cas d’une chimioprophylaxie antituberculeuse et toujours en association dans le traitement de la tuberculose-maladie. Certaines spécialités commercialisées associent l’INH et la rifampicine ou l’INH, la rifampicine et le pyrazinamide.

IT15 gene l.angl. Interesting Transcript 15

Gène appelé également huntingtin (HTT) ou Huntington disease (HD), localisé sur le chromosome 4p16.3, codant pour une protéine appelée huntingtine, glutamine aminoacide se répétant de nombreuses fois, au niveau des microsatellites avec augmentation du nombre de répétitions du triplet CAG.
La maladie d’Huntington est causée par une mutation autosomique dominante de l’un ou de deux copies du gène huntingtin.

→ Huntington (chorée de), microsatellite

Itaqui (virus)

Itaqui (virus)

Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours.

Sigle : ITQV

Ixodes ricinus

Ixodes ricinus

Tique de la famille des Ixodidae répandue dans toute l'Europe.
Le cycle d'Ixodes ricinus est un cycle triphasique (trois hôtes différents) : les larves se nourrissent sur petits mammifères (rongeurs, insectivores), les nymphes sur mammifères ou sur oiseaux, les adultes femelles sur grands mammifères (Cervidés) ; les mâles adultes ne prennent pas de repas sanguin. L'Homme est un hôte accidentel, piqué le plus souvent par des nymphes.
I. ricinus est une espèce fréquente en milieu forestier (arbres à feuilles caduques) ; elle est sensible à la dessiccation et présente une diapause hivernale et deux pics d'activité au printemps et en automne.
Cette tique est notamment vectrice des virus d'encéphalite à tiques, des Borrelia de la maladie de Lyme et de Babesia.  

→ Ixodidae, Lyme (maladie de), encéphalite européenne à tiques, Babesia divergens, anaplasmose granulocytaire humaine,arbovirose, Rickettsia helvetica, Anaplasma phagocytophilum, Ixodes ricinus, babésiose

[D1, D4]

Édit. 2019

Ixodidae

Ixodidae

Famille de tiques répandue dans le monde entier, comprenant quelque 700 espèces.
Cette famille d'Acariens rassemble 14 genres dont les principaux sont les
Amblyomma, les Ixodes, les Haemaphysalis, les Hyalomma, les Rhipicephalus. Leur cycle comporte trois stases successives : larve, nymphe, adulte, chacune effectuant un repas de sang sur un hôte vertébré. Selon les espèces, ces repas peuvent être pris sur un même hôte, ou sur deux, ou sur trois hôtes,qui peuvent appartenir à la même espèce ou à des espèces différentes.
De nombreuses espèces d'Ixodides sont vectrices de d'arbovirus (agents des encéphalites à tiques, des fièvres hémorragiques), de rickettsies (environ 25 espèces rickettsiennes dont les agents des fièvres boutonneuses et pourprées), des Borrelia responsables de la maladie de Lyme, de
Babesia (dont B. divergens, principal agent de babésiose humaine), d'Anaplasma, d'Ehrlichia, de Bartonella, parfois de l'agent de la tularémie. Elles ont, de ce fait, une grande importance en médecine humaine et davantage encore en pathologie vétérinaire.
Ces acariens sont aussi appelés "tiques dures".

→  Ixodes ricinus, Lyme (maladie de), encéphalite européenne à tiques, Babesia divergens, anaplasmose granulocytaire humaine, Rickettsia helvetica, ehrlichiose

[D1, D4, D5]

Édit. 2019

Jackson-Weiss (syndrome de) l.m.

Dysostose craniofaciale voisine de la maladie de Crouzon

Elle en diffère par l’existence d’anomalies des pieds : premier orteil large et dévié, fusion tarsométatarsienne.
Elle est liée à une mutation du gène FGFR2 du bras long du chromosome 10 comme dans la maladie de Crouzon.

C. E. Jackson et L. Weiss, médecins américains (1976)

→ dysostose craniofaciale, Crouzon (maladie de)

Jahnke (syndrome de) l.m.

Jahnke's syndrome

Maladie de Sturge-Weber-Krabbe sans glaucome.
Affection à hérédité indéterminée.

W. Jahnke, ophtalmologiste allemand (1931)

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