Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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taffazine n.f.

taffazin

Protéine codée par le gène TAZ, intervenant dans le métabolisme du cardiolipide.
La taffazine est abondante dans les muscles cardiaque et squelettiques. Des mutations de cette protéine sont responsables du syndrome de Barth et du myocarde non compacté.

→ TAZ gene, cardiolipide, syndrome de Barth

Tangier (maladie de) l.f.

Tangier disease

Génopathie transmissible selon le mode autosomique récessif, due à une mutation du gène ABC1 de la protéine responsable de la sortie du cholestérol vers les HDL circulantes, caractérisée par un déficit majeur d’-lipoprotéines dans le sang.
Les principaux signes sont: plaques pharyngées jaunes, amygdales volumineuses et orangées, neuropathie périphérique, splénomégalie avec anémie et thrombocytopénie modérées.

D. S. Fredrickson, biochimiste américain (1961)

Étym. Tangier, ile de Virginie

→ analphalipoprotéinémie, lipoprotéines, thésaurismose

Tarui (maladie de) l.f.

Tarui's disease

Myopathie congénitale d'hérédité autosomique dominante consistant en une glycogénose de type VII avec déficit enzymatique en phosphofructokinase, surcharge musculaire glycogénique, crampes musculaires et myoglobinurie.
Il s’y ajoute une fatigabilité anormale avec des crampes musculaires à l'effort et parfois une myoglobulinurie intermittente. S’il n’y a pas généralement pas d'atteinte oculaire, dans certaines déficiences sévères en phosphofructokinase, il peut se manifester par une faiblesse des membres, des convulsions, une cécité corticale, une opacification cornéenne et peut entraîner le décès par détresse respiratoire. Le locus du gène de la myophosphofructokinase (PFKM) est en 1cen-q32. L’affection est autosomique récessive et touche principalement les Japonais et les Ashkénazes (MIM 232800).

S. Tarui, médecin interniste japonais (1965) ; Serenella Servidei, neurologue italienne (1986) ; R. Amit, pédiatre israélien (1992) ; M. Nishikawa, biologiste japonais (1965)

Syn. glycogénose de type VII (G.T. Cori), déficit en myophosphofructokinase, maladie glycogénique du muscle, Nishikawa (maladie de)

tatouage génétique l.m.

Insertion d'un marqueur génétique dans, ou au voisinage d'un gène.

tauopathies héréditaires l.f.p.

hereditary taupathies

Groupe d'affections neurodégénératives liées à des mutations du gène codant la protéine tau, situé sur le bras long du chromosome 17, dans la région q21-q22, et qui concernent l'exon 10 ou l'intron qui le suit, les exons 9, 12 et 13.
Elles réunissent les signes d'une atteinte corticale de localisation surtout fronto-temporale à ceux d'un dysfonctionnement des structures grises sous-corticales et des noyaux du tronc cérébral. À la différence des dégénérescences cortico-basales, les lésions sont en général symétriques. Malgré plus de quinze mutations décrites, donc une grande hétérogénéité clinique, on relève notamment, à des degrés divers, une démence fronto-temporale et un syndrome parkinsonien conjoints.
Une d'entre elles, détectée sur le codon 279, à transmission autosomique dominante, caractérisée par la substitution d'une asparagine par une lysine et débutant à la quarantaine, comporte principalement une atteinte oculaire assez précoce, affectant la verticalité du regard, qui, jointe à un syndrome extrapyramidal et à une démence, peut faire penser à une paralysie nucléaire progressive.
Des inclusions neuronales tau-positives s'associent à la perte neuronale, avec notamment une atteinte spectaculaire du globus pallidum. Une accumulation de fer, inconstante, intervient probablement dans la dégénérescence cellulaire, agent de la perte neuronale, car elle est notée dans les régions particulièrement atteintes.
Certaines populations neuronales distinguées par leur capacité à produire les isoformes de la protéine tau exprimant, ici, l'exon I0, sont probablement davantage vulnérables.
Les résultats, du traitement par la L-Dopa paraissent, au mieux modestes.

→ dégénérescence corticobasale, paralysie supranucléaire progressive, protéine tau, tauopathies

TCOF1 gene sigle angl; pour treacle ribosome biogenesis factor 1

Gène situé sur le locus chromosomique 5q32-q33.1 codant pour la treacle, protéine, active durant la vie embryonnaire, joue un rôle important dans le développement de l’os et d’autres tissus de la face.
Au moins deux cents variétés de mutations sont responsables du syndrome oculo-mandibulofacial et de la dysplasie oculo-vertébrale.

Syn. TCOF_HUMAN, TCS, Treacher Collins-Franceschetti syndrome 1, Treacher Collins syndrome protein, treacle

→ oculo-mandibulofacial (syndrome), oculo-vertébrale (dysplasie)

téléthonine n.f.

telethonin

Protéine sarcomérique de 19 kDa dont le gène est porté par le chromosome 17 et dont une mutation est associée à un type de dystrophje musculaire congénitale des ceintures (LGMD2G).

Étym. téléthon, organisation non gouvernementale qui subventionne les recherches de génétique médicale.

télomère n.m.

telomer

Segment d'ADN situé à l'extrémité d'un chromosome, qui ne porte aucun gène et qui protège le chromosome contre les dégradations qui peuvent se produire à chaque réplication.
Les télomères dans le génome humain sont constitués d'un enchaînement de nombreuses copies (250 à 1500) d'un hexanucléotide TTAGGG.
Les télomères jouent un rôle indispensable en empêchant les fusions chromosomiques au niveau de leurs extrémités, en permettant leur séparation et leur migration aux pôles à l'anaphase, et en facilitant leur positionnement sur la membrane à l'anaphase. Les télomères raccourcissent avec l’âge et sous l’influence du stress oxydatif. Leur raccourcissement est considéré comme un signe de sénescence. Les télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.
Étym. gr. telos : fin, but ; meros : partie

→ immuno-sénescence

téloméropathies n.f.pl.

telomeropathies

Ensemble des affections congénitales liées à un raccourcissement des télomères et dues à une mutation génique.
On différencie plusieurs formes cliniques ainsi réparties :
- variété classique : la dyskératose congénitale,
- variantes sévères : le syndrome de Hoyeraal-Hreidarsson, lié à une mutation du gène DKC1, le syndrome de Revesz lié à la mutation de TINF2
- variantes cryptiques : la fibrose pulmonaire idiopathique, survenant après 40 ans, à caractère familiale liée à la mutation des gènes TERT, TERC ou RTEL1, l’aplasie médullaire, les myélodysplasies, la leucémie myéloïde aigüe, la cirrhose hépatique dite cryptogénétique.
Le traitement par le danazol se montre efficace dans certaines téloméropathies.

Caroline Kannengiesser, généticienne française (2017) ; Danielle M. Townsley, hématologiste américaine (2016)

→ dyskératose congénitale, Hoyeraal-Hreidarsson (syndrome de), DKC1, TINF2, Revesz (syndrome de), fibrose pulmonaire idiopathique, aplasie médullaire, TERT, TERC, RTEL1, danazol

[Q2,F1,H1,J1,K1,G5]

Édit. 2018

Temple-Baraitser (syndrome de) l.m.

Anomalies malformatives multiples avec un retard mental sévère, une hypotonie, des convulsions, une atrophie cérébrale généralisée, une ligne des cheveux frontale basse avec une mèche centrale, un ptosis, un nez saillant, l’absence d’ongles aux pouces et aux gros doigts de pied.
Cette affection est liée à une mutation du gène KCNH1.

I.K. Temple et M. Baraitser, généticiens britanniques (1991)

→ KCNH1 gene

terminateur de transcription l.m.

transcription terminator

Chez les Bactéries, séquence d'ADN en amont de la séquence codante d'un gène et reconnue par l'ARN polymérase comme un signal d'arrêt de la transcription.
Généralement, cette séquence est constituée par une répétition inversée suivie parfois d'un court segment de polyA (polyadénylique).

→ transcription

Thomsen (maladie de) l.f.

Thomsen's disease

Myotonie congénitale non dystrophique, de transmission autosomique dominante, atteignant plus sévèrement les garçons.
Comme au cours des maladies dominantes, sémiologie très variée parmi les membres de la famille lors de l'enquête systématique. Début apparent parfois dans la petite enfance, mais le plus souvent à l'adolescence ou même après. La myotonie spontanée est diffuse, caractérisée par une raideur indolore à l'origine de chutes ; maximale dans les mouvements brusques, elle est liée à l'intention, transformant le patient en véritable statue lorsqu'il veut effectuer un mouvement. S'y associe la myotonie mécanique, déclenchée par la percussion de tout muscle. Une hypertrophie musculaire de type athlétique est fréquente (quadriceps, mollets, nuque, deltoïdes, biceps, avant-bras). L'EMG confirme la myotonie sous forme d'averses myotoniques à haute fréquence, reflet de l'anomalie sarcolemmique.
Les modifications histologiques du muscle sont peu accentuées, en général médiocrement spécifiques. La physiopathologie repose sur une diminution membranaire de la conductance au chlore, secondaire à une anomalie des protéines des canaux chlore. Une mutation a été décrite dans le gène du canal chlore situé sur le chromosome 7 (7q32-qter).
L'évolution est pratiquement nulle. La myotonie a plutôt tendance à décroitre, mais l'hypertrophie musculaire persiste toute la vie. Certains traitements pharmacologiques ont été proposés mais restent souvent de peu d'effets (baclofène, diazépines).

A.J Thomsen, médecin danois (1876)

→ myotonie congénitale

thrombocytopénie-aplasie radiale (syndrome de) l.f.

thrombocytopenia-radial aplasia syndrome

Malformation congénitale autosomique récessive très rare (1/100 000 naissances vivantes), touchant à part égale les garçons et les filles, et caractérisée par une absence bilatérale du radius avec présence des pouces, une thrombocytopénie et d’autres anomalies telles que cardiaques et squelettiques.
Parmi les malformations squelettiques associées retenons des anomalies ulnaires, humérales, voire une phocomélie des membres supérieurs, une luxation de la patella et/ou des hanches, une absence d’articulation tibio-fibulaire, voire une phocomélie des membres inférieurs. La thrombopénie hypomégacaryocytique est constante.
Les anomalies cardiaques sont présentes dans 15-30% des cas : communication interventriculaire ou interauriculaire, persistance du canal artériel, tétralogie de Fallot.
Peut coexister une dysmorphie faciale : micrognathie, front large, oreilles larges, implantées bas en rotation postérieure.
Des malformations rénales ont été signalées.
Un déficit intellectuel survient dans moins de 10% des cas, en règle lié à une hémorragie intracrânienne.
L’affection est autosomique récessive à pénétrance variable, liée à une délétion d’au moins 200Kb en 1q21.1. Le gène en cause, RBM8A (RNA Binding Motif protein 8A) code pour des protéines intervenant dans la fonction des ARN messagers (mARN). Le diagnostic prénatal est possible par échographie et par test génétique.

R. C. Hennekam, pédiatre et généticien néerlandais (2007)

Étym. gr. thrombos : caillot ; cytis : cellule ; penia : pénurie

Syn. TAR syndrom, amégacaryocytose congénitale

Sigle TAR pour thrombocytopénie-aplasie radiale

Réf. R.C. Hennekam – Orphanet, novembre 2007

→ hémimélie radiale, syndrome de Roberts, association malformative VATER, Fanconi (maladie de), embryopathie à la thalidomide.

[A4,F1,O6,Q2,Q3)]

thrombopénie liée à l'X l.f.

X-linked thrombocytopenia

Maladie héréditaire, rare, transmise par le chromosome X, associant une thrombopénie isolée et une diminution du volume plaquettaire liée à une mutation du gène WASP (Wiskott-Aldrich Syndrome Protein) situé en Xp11.
Cette affection s'apparente à la maladie de Wiskott-Aldrich sans en partager tous les signes.

A. Wiskott, pédiatre allemand (1937) ; R.A. Aldrich, pédiatre américain (1954)

thrombopoïétine n.f.

thrombopoietin, megakaryocyte development and growth factor (MDGF), megapoietin, c-Mpl ligand.
Principal facteur de croissance de la lignée mégacaryocytaire dont la découverte a été possible grâce à l'isolement préalable de son récepteur, le c-Mpl.
Le stimulus physiologique de sa synthèse qui a lieu au niveau du foie et du rein est la diminution du chiffre plaquettaire. Il s'agit d'une protéine de 353 acides aminés ; la partie N-terminale de 153 acides aminés présente une homologie de 50% avec l'érythropoïétine et présente l'activité biologique ; la partie C-terminale est nécessaire pour la sécrétion. Le gène de la thrombopoïétine est localisé sur le chromosome 3 en q26-27. La thrombopoïétine favorise toutes les étapes du développement mégacaryocytaire : engagement des cellules souches vers la lignée mégacaryocytaire, prolifération des précurseurs mégacaryocytaires, puis maturation et enfin émission des plaquettes. En raison de son caractère très immunogène, elle n’est pas utilisée en thérapeutique humaine à cause du développement rapide d’anticorps anti-érythropoïétine. Par contre des peptides ou de petites molécules non peptidiques n’ayant pas d’homologie de séquence avec la thrombopoïétine endogène mais capables de mimer l’effet de la thrombopoïétine endogène en se fixant à son récepteur et ont atteint le stade du développement clinique leur permettant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché dans le purpura thrombopénique immunologique (PTI).

Étym. gr. thrombos : caillot ; poiein : faire

→ purpura thrombopénique immunologique

thrombose de la veine porte l. f.

portal vein thrombosis

La thrombose de la veine porte avec ou sans extension aux branches portales droite et gauche est caractérisée par l’existence d’un thrombus d’apparition récente ou ancienne.
La thrombose peut s’étendre aux veines splénique, mésentérique et aux segments intrahépatiques.
La thrombose récente ou aigüe peut être asymptomatique ou se manifester par des douleurs abdominales aspécifiques, de la fièvre. Lorsque le foie est normal, non cirrhotique, la fonction hépatique est préservée, par l’augmentation compensatrice du flux sanguin artériel. Lorsque la thrombose concerne aussi la veine mésentérique, une ischémie intestinale peut survenir.
La thrombose ancienne est découverte devant une hypertension portale et un hypersplénisme.
Le thrombus peut être cruorique, néoplasique ou infecté.
Les causes les plus fréquentes, chez l’adulte, sont le carcinome hépatocellulaire dans le territoire porte concerné, la cirrhose à un stade le plus souvent avancée et chez l’enfant une omphalite néonatale ou une canulation de la veine ombilicale néonatale. Les autres causes  sont un foyer inflammatoire intra-abdominal dans les thromboses récentes ou aigues. Dans tous les cas, il faut rechercher une thrombophilie : syndrome myéloprolifératif, une mutation du facteur V Leiden, un déficit en protéine C ou S, en antithrombine III, un syndrome des antiphospholipides, la présence d’un anticoagulant circulant, une mutation du gène JAK2. Les causes pouvant être associées, le bilan de thrombophilie doit être fait dans tous les cas.
Le diagnostic repose sur l’imagerie qui permet de dater la survenue de la thrombose, de rechercher une cause locale  et de faire le bilan d’extension. L’échographie, examen de première intention, montre dans la veine porte un matériel échogène hyperdense. Le scanner est l’examen de référence qui met en évidence la thrombose veineuse et un signe très évocateur l’hyper-artérialisation à la phase artérielle avec une augmentation du calibre de l’artère hépatique. Lorsque la thrombose est récente, il n’y a pas de cavernome portal. Celui-ci se développe très rapidement, pouvant apparaître une semaine après la thrombose. Le traitement anticoagulant, une urgence thérapeutique, est poursuivi pendant 6 mois en cas de thrombose aigüe ou chronique, prolongé toute la vie en cas d’état prothrombotique ou d’extension à la veine mésentérique supérieure. Il faut y associer le traitement de la cause. Pour l’hypertension portale le traitement est celui des cirrhotiques.

→ cavernome portal

Tiffeneau (coefficient de, rapport de) l.m.

forced vital capacity test, forced vital capacity one second

Épreuve d'expiration forcée pour déterminer le VEMS (volume expiré au maximum en une seconde) et calculer son rapport avec la capacité vitale VEMS/CV.
Ce test proposé par R.Tiffeneau avait déjà été utilisé par A. Strohl dans un but de contrôle de la qualité des spiromètres. Il a été codifié par Cara et Sadoul. Les auteurs américains l'ont largement diffusée à la fin des années 50 sous le sigle FVC1.
Sa diminution reflète une gêne à l'écoulement gazeux et correspond à un trouble ventilatoire obstructif. Son augmentation est le reflet d'un trouble ventilatoire restrictif.

R. Tiffeneau, pneumologue et physiologiste français (1948), A Strohl médecin français, membre de l’Académie de médecine (1919) ; M. Cara et P. Sadoul médecins français, membres de l’Académie de médecine (1952)

Sigle VEMS/CV

→ spirogramme, VEMS

Timothy syndrome l.angl.

Maladie génétique très rare (environ 20 cas décrits) qui affecte surtout le cœur mais aussi l’anatomie des doigts et des orteils et le système nerveux.
La caractéristique essentielle de ce syndrome est une l’allongement de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme (QT long) qui traduit l’allongement de la recharge myocardique entre les contractions. Cette anomalie est une cause de tachyarythmie ventriculaire cause de mort subite. Certains malades ont aussi une réduction de capacité ventriculaire cardiaque qui conduit à la mort au cours de l’enfance.
Le syndrome comporte aussi de multiples anomalies morphologiques : syndactylie des membres supérieurs et inférieurs, aplatissement de l’arête nasale, situation abaissée des globes oculaires, réduction de la mâchoire supérieure, amincissement de la lèvre supérieure, denture mal ordonnées faite de petites dents siège de caries, calvitie à la naissance. A ces défauts anatomiques s’ajoutent des infections fréquentes, des épisodes d’hypoglycémie et une hypothermie.
Beaucoup d’enfants présentent des traits du spectre autistique, un déficit intellectuel, des crises comitiales.
On distingue deux formes cliniques, l’une comprenant tous les traits décrits ci-dessus et l’autre, dit atypique, exceptionnel (2 cas identifiés), qui comporte une plus grande sévérité du syndrome du QT long, un plus grand risque d’arythmie sans anomalie morphologiques digitales.
Les mutations du gène CACNA1C sont responsables de l’affection.

→  syndrome du QT long, tachycardie ventriculaire, syndactyl, autisme, CACNA1C gene

[ H1, I2, K2, O1, P1, P2, P3, Q2]

Édit. 2018

TNFRSF13B gene sigle angl. pourTumor Necrosis Factor Receptor Superfamily member 13B

Gène des récepteurs du TNF, localisé en 17p11.2 qui peut être à l’origine Fd’un déficit en TACI, cause d’une hypogammaglobulinémie d'expression variable.

→ hypogammaglobulinémie d'expression variable

TNFRSF13C gene sigle angl. pour Tumor Necrosis Factor Receptor SuperFamily, member 13C

Gène des récepteurs du TNF, localisé en 22q13.2, qui peut être à l’origine d’un déficit en BAFFER, cause d’une hypogammaglobulinémie d'expression variable.

→ hypogammaglobulinémie d'expression variable

Torg (syndrome de) l.m.

Torg’s syndrome

Association d’une ostéolyse, d’arthropathies douloureuses, de déformation des articulations et d’une néphropathie.
L’affection débute vers trois ans par des douleurs et une ostéolyse carpotarsienne, la cavité médullaire des os longs est élargie avec ostéoporose, les doigts sont déformés, les articulations du coude, du genou et des hanches sont en flexion. Plus tard peut apparaître une néphropathie évoluant vers l’insuffisance rénale. L’affection est autosomique récessive, liée à des mutations du gène MMP2 en 16q12 comme dans le syndrome de Winchester auquel le syndrome de Torg a été assimilé.

J. S. Torg, chirurgien orthopédiste américain (1968-69), Patricia Winchester, radiologue pédiatrique américaine (1969)

Syn. Torg-Winchester (syndrome de), ostéolyse multicentrique idiopathique

→ Winchester (syndrome de)

Townes-Brocks (syndrome de) l.m.

Townes-Brocks’ syndrome

Affection congénitale autosomique dominante, de pénétrance complète et d’expressivité très variable, caractérisée par l'association de plusieurs malformations anales, auditives et du rayon radial.
Au niveau de l’anus, les anomalies varient de la simple antéversion à l’imperforation avec fistule recto-vaginale pouvant conduire à l’encoprésie postopératoire définitive.
Une surdité de type et de gravité variables et s’associe l’existence d’un appendice prétragien, d’une hélix malformée, d’une sténose du méat acoustique externe.
Au niveau du rayon radial peuvent s’observer un pouce triphalangé ou bifide, une hexadactylie.
D’autres anomalies peuvent être rencontrées au niveau des pieds, des reins et du cœur, ces dernières sont  susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital. 
Avec une centaine de cas rapportés, la prévalence est estimée à 1-9/1 000 000. Le gène responsable, SALL1, est localisé sur le chromosome 16 (16q12.1) et code pour un facteur de transcription.

P. E. Townes, généticien, E. Brocks, pédiatre américains (1972)

Syn. syndrome REAR

Sigle angl. TBS

Réf. Orphanet, S. Martin (2004)

→ hémimélie radiale, imperforation anale, fistule rectovaginale, encoprésie

[A4, O6, Q2]

Édit. 2018

transactivation de récepteur n.f

receptor transactivation

Processus par lequel la stimulation d’un ligand par son récepteur conduit à l’activation d’un deuxième récepteur, distinct du premier.
Un tel processus se retrouve dans la stimulation d’un récepteur à tyrosine kinase par un récepteur couplé aux protéines G.
On peut citer comme exemple la transactivation du récepteur du facteur de croissance épidermique (« epidermal growth factor » ; EGF) par l’angiotensine II. Le mécanisme est le suivant : l’angiotensine II stimule l’activité d’une enzyme appelée Adams 17 ou TACE qui détache la partie extracellulaire active (ou ectodomaine) du précurseur transmembranaire du facteur transformant de croissance-alpha (« transforming growth factor α » ; TGF-α). Le TGF-α libéré dans le milieu extracellulaire se lie au récepteur de l’EGF qui est commun aux deux peptides et l’active. Ce mécanisme est un de ceux par lesquels l’angiotensine II favorise la fibrose rénale.
La transactivation de récepteur est à distinguer de la transactivation génétique par lequel un virus code pour une protéine qui va augmenter l’expression d’un gène, comme par exemple d’un proto-oncogène conduisant ainsi à l’apparition d’un cancer. L’expression trans signifie que la molécule activatrice est différente de la molécule initiatrice.

→ ligand, tyrosine kinase, protéine G, métalloprotéinase,proto-oncogène

transaldolase n.f.

Enzyme intervenant dans la voie des pentoses-phosphates en catalysant le transfert réversible de la dihydroxyacétone d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :

Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur l'érythrose-4-phosphate ou le phospho-3-glycéraldéhyde.
Des transaldolases ont été isolées du foie, des globules rouges, des feuilles, des levures ; elles ont un radical aminé de la lysine dans le site actif, qui leur permet de fixer transitoirement la dihydroxyacétone transférée par une liaison cétimine. Les transaldolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentoses-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation de pentoses, et dans la photosynthèse des glucides. Leur déficit dû à
des mutations du gène TALDO se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères. 

→ transaldolase (déficit en), pentoses-phosphates (voie des)

transaldolase  (déficit en)  l.m.

transaldolase deficiency

Maladie rare causée par un déficit de l’enzyme transaldolase, intervenant dans la voie des pentoses-phosphates.
Le déficit en transaldolase, dû à des mutations du gène TALDO qui code cette enzyme,  se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères : anémie, thrombocytopénie, hépatosplénomégalie, fibrose hépatique progressive puis, plus tardivement, néphropathie. Sur le plan biologique, il s’accompagne d’une accumulation de polyols, en particulier d’heptoses, dans les liquides biologiques et d’une heptosurie. 

→ heptose, heptosurie, transaldolase, pentoses-phosphates (voie des)

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