Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

7797 résultats 

xylènes n.m.p.

toluène en médecine du travail

[E2]

Édit. 2018

quiétapine n.f.

Antipsychotique de  2ème génération

Syn. Xéroquel LP®

antipsychotique

[G5, H3]

Édit. 2019

xénopathie n.m.

Attribution à des causes externes de phénomènes pathologiques ressentis par certains patients délirants.

P.Guiraud, psychiatre français (1882-1974)

Étym. gr. xenos :étranger; pathos : souffrance

Syn. syndrome d’influence

[H3]

Édit. 2019

syndrome d’influence l.m.

Syn. xénopathie

xénopathie

[H3]

Édit. 2019

chi square

chi carré

chi carré

[E1]

Édit. 2020

abaissement du bras antérieur (en obstétrique) l.m.

descent of the anterior arm

Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras antérieur en cas de relèvement des bras.
Dans le cas le plus fréquent, où les deux bras sont relevés en avant de la face, le bras antérieur est dégagé en premier. La main de l’opérateur remonte dans l’utérus derrière la symphyse pubienne jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle du fœtus, l’index fait pivoter l’humérus vers le bas en « mouchant » la face puis le sternum fœtal.

Syn. manœuvre de Pajot, double rotation axiale de Lövset

abaissement des bras

[O3]

Édit. 2020

abbatement n.m.

exhaustion

Etat de réduction importante des forces physiques et morales.

[H1, H3]

Édit. 2020

ABCD (syndrome) sigle angl. pour Albinism, Back lock, Cell migration Disorder of the neurocytes of the gut, and deafness

Albinisme oculocutané avec mèches noires, troubles intestinaux et surdité congénitale de perception.
Syndrome évoquant une neurocristopathie avec absence de mélanocytes dans les zones non pigmentées. Les mélanocytes sont normaux en nombre et structure dans les zones à pigmentation normale. Il existe également une agénésie de l'innervation intestinale autonome. L’affection est autosomique récessive, pouvant être causée par des mutation dans le gène codant le récepteur de l'endothéline B.

Anja Gross, pédiatre allemande (1995)

Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, troubles intestinaux et surdité congénitale de perception.

albinisme oculocutané, neurocristopathie, mélanocyte, endothéline, surdité de perception

[A4, J1, L1, P1, P2, Q2]

Édit. 2018

abcès caséeux l.m.

caseous abscess

Abcès froid tuberculeux dont le contenu est blanchâtre et pâteux.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner, caseum : fromage

[A3, D1]

Édit. 2020

abcès cérébelleux l.m.

cerebellar abscess

Abcès à bactéries pyogènes, de localisation cérébelleuse.
Plus rares que les abcès cérébraux (moins de 10%), ils surviennent à proximité d'un foyer de suppuration otomastoïdienne, parfois par l'intermédiaire d'un envahissement des sinus veineux transverse et latéral. Ils ont été décrits également dans les cardiopathies congénitales, qui sont responsables d'embolies septiques.
La symptomatologie comporte une hypertension intracrânienne, des signes cérébelleux, une atteinte des nerfs crâniens et des signes de compression du tronc cérébral.
L'imagerie (IRM notamment) permet de distinguer un abcès intra-cérébelleux (le plus souvent lobaire) d'un abcès extradural ou de l'angle pontocérébelleux.
Le diagnostic différentiel ne se fait parfois que lors de l'intervention, avec les tuberculomes, les localisations parasitaires, mycosiques, et surtout les tumeurs.
Le traitement est antibiotique au stade pré-suppuratif et neurochirurgical au stade collecté. La mortalité reste lourde.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

[D1, H1]

Édit. 2020

abcès de fixation l.m.

fixation abcess

Thérapeutique historique des états infectieux par l’injection sous-cutanée d’essence de térébenthine.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

térébenthine

[D1, G5]

Édit. 2020

abcès épidural l.m.

epidural abscess

Suppuration extradurale plus fréquente à l'étage rachidien, exceptionnelle à l'étage crânien.
A l'étage rachidien, il est soit contigu à une spondylodiscite ou à une spondylite, à une arthrite infectieuse zygapophysaire,  soit formé par extension d'un abcès cervical, thoracique ou lombaire; il peut s'agir encore d'une localisation métastatique infectieuse.
Le traitement est chirurgical, associé à une antibiothérapie par voie générale, parentérale, adaptée au germe en cause isolé par hémoculture ou biopsie.
A l'étage crânien, les abcès épiduraux ou extraduraux sont généralement associés à d'autres lésions suppurées locorégionales : abcès cérébral, empyème sous-dural, ostéite crânienne, ou encore otite et sinusite bactériennes.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

Syn. abcès  extradural

spondylodiscite, spondylite, articulations zygapophysaires

[D1, H2]

Édit. 2020

abcès gangréneux l.m.

gangrenous abscess

Abcès lié à une infection à bactéries anaérobies avec nécrose tissulaire, d'évolution souvent suraigüe et extensive.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

[A3, D1]

Édit. 2020

abcès ossifluent l.m.

Abcès osseux de nature tuberculeuse

tuberculose

[ D1, I2]

Édit. 2020

abcès péri-uréthral l.m.

periurethral abscess

Évolution suppurative collectée d'une péri-urétérite aigüe microbienne.
Cet abcès nécessite un drainage chirurgical.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

Syn. abcès urineux

péri-urétérite

[D1, M2]

Édit. 2020

abcès tubéreux de l'aisselle l.m.

tuberous abscess of the armpit

Syn. hidrosadénite, abcès tubéreux de Velpeau

hidrosadénite

[D1]

Édit. 2020

abcès tubéreux de Velpeau l.m.

A. Velpeau, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1795-1867)

Syn. abcès tubéreux de l’aisselle, hidrosadénite

hidrosadénite

[D1]

Édit. 2020

abcès tubéreux du mamelon l.m.

tuberous abscess of the nipple

Abcès localisé du mamelon au niveau d'une des glandes aréolaires.
Cette suppuration sous-cutanée localisée peut céder au traitement antibiotique, mais demande parfois une incision chirurgicale.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

[D1, O5]

Édit. 2020

abcès urineux l.m.

urinous abscess

abcès péri-uréthral

[D1,M2]

Édit. 2017

abciximab l. m.

Anticorps monoclonal, de la famille des immunoglobulines G, ayant des propriétés d’antiagrégant plaquettaire par blocage des récepteurs GPIIb/IIIa à la surface de la membrane plaquettaire.
L'abciximab inhibe l'agrégation plaquettaire en empêchant la liaison du fibrinogène, du facteur Willebrand et des autres molécules adhésives aux récepteurs GPIIb/IIIa des plaquettes actives. Il est utilisé dans la prévention des complications de l’angioplastie coronaire percutanée. La fonction plaquettaire revient à la normale entre 24 et 48 heures après la fin de la perfusion.

[F3,F4,G5,K3]

Édit. 2017

Abrams (réflexe d') l.m.

Abrams’ reflex

Diminution de volume du cœur déterminée par l’irritation de la peau, la percussion des muscles ou de la région précordiale, l’excitation des muqueuses.
Concept historique sans réalité physiologique.

A. Abrams, médecin américain (1863-1924)

[H1,K2]

Édit. 2016

absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 l.f.

apolipoprotein A-I, absence of, due to deletion of ApoA1, ApoC3, ApoA4 gene complex

Absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 ; avec artériosclérose, infarctus, et opacification cornéenne.
Diminution importante des HDL, apolipoprotéines A-I non détectables et apolipoprotéines A-II normales. Une seule famille décrite. L'opacification cornéenne est due à des dépôts diffus de lipides dans les cellules épithéliales. Différente de la maladie de Tangier, autosomique récessive, où les homozygotes ont une absence d'apolipoprotéine A-I et des apolipoprotéines A-II normales et où les hétérozygotes ont des apolipoprotéines A-I et A-II diminuées. D'autres déficiences en apolipoprotéine A-1 donnent la même symptomatologie clinique. L’affection est autosomique dominante (MIM 107680.0012).

E.J. Schaefer, biochimiste américain (1982)

opacification cornéenne due au déficit en apolipoprotéine A-I, Tangier (maladie de)

[Q2]

Édit. 2016

absence de corps calleux, polydactylie postaxiale et duplication du gros orteil l.f.

hallux duplication, postaxial polydactyly and absence of corpus callosum

Schinzel-Schmid (syndrome de)

[Q2]

Édit. 2016

absorbeur de dioxyde de carbone (gaz carbonique) l.m.

carbon dioxide absorber, canister

Récipient destiné à contenir un produit absorbant le dioxyde de carbone et, plus généralement, tout dispositif capable de l'absorber.
Dans les systèmes respiratoires clos avec ré-inhalation, utilisés en anesthésie, physiologie ou plongée, on emploie généralement la chaux sodée comme absorbant. Dans d'autres domaines (sous-marin, vaisseau spatial) on utilise l'oxyde de lithium (plus léger) ou des amines (mono-éthylène-amine, trométhamine) qui sont régénérables.
Pour traverser l'absorbeur, les gaz à épurer suivent préférentiellement des trajets de moindre résistance, ce qui est le cas de ceux situés contre la paroi interne du récipient, c'est pourquoi le virage du colorant témoin se fait d'abord progressivement le long de la paroi alors que le cœur de l'absorbeur n'a pas encore viré. Les absorbeurs cylindriques à base circulaire ont une surface de contact minimale par rapport à ceux d'une autre forme, ils sont donc préférables à ceux qui ont un grand diamètre parce que le rapport surface de contact avec la paroi/ volume de l'absorbeur est inversement proportionnel au diamètre. Le tassement des grains de chaux sodée intervient, il faut donc placer l'absorbeur sur un axe vertical qui est plus favorable parce que les grains sont également tassés, tandis que la position horizontale est défavorable, car elle diminue le tassement des couches haut placées ce qui favorise des cheminements moins efficaces pour l'épuration.
Dans les grandes installations d'épuration de locaux (par ex. sous-marins) des concentrateurs de CO2 (analogues aux extracteurs d'O2) permettent d'augmenter le rendement de l'absorption ou de rejeter le CO2 à l'extérieur.

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. bac à chaux, canister (mot anglais à éviter)

chaux sodée, extracteur d'oxygène, gaz carbonique, trométhamine

[B1, G1]

Édit. 2016

absorptiométrie n.f.

absorptiometry, single photon absorptiometry (SPA), dual energy X-ray absorptiometry (DEXA)

Méthode d'évaluation de la densité minérale osseuse par mesure de l'absorption d'un rayonnement électromagnétique.
Les mesures absorptiométriques reposent sur la quantification de l'atténuation que subit un faisceau de photons lors de la traversée du milieu absorbant. On distingue plusieurs méthodes : la première en date, l'absorptiométrie monophotonique (Single Photon Absorptiometry ou SPA) utilisait l'iode 125 pour les os superficiels, radius ou calcanéum ; elle a été progressivement supplantée par l'absorptiométrie biphotonique qui emploie une source fournissant deux émissions d'énergies différentes, l'une pour l'os et l'autre pour les parties molles : soit un isotope radioactif (Dual Photon Absorptiometry ou DPA), soit les rayons X (Dual Energy Xray Absorptiometry, DEXA ou DXA).
Cette dernière est la plus employée car ses résultats sont reproductibles ; elle sert principalement à l'étude de l'ostéoporose des vertèbres et du col fémoral; elle ne nécessite qu'une faible quantité de rayonnement et son coût est peu élevé.
On peut pratiquer également une absorptiométrie par tomodensitométrie quantitative (TDMQ) au cours d'une scanographie. L'utilisation d'une source radioactive a été abandonnée au profit de celle de rayons X.

Étym. lat. absorbere : absorber

ostéodensitométrie

[B1,B3,I1]

Édit. 2020

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