homéoséquence n.f.
homeobox
Courte séquence d'ADN caractéristique de nombreux gènes homéotiques bien conservée chez l'ensemble des Eucaryotes, d'une extrémité à l'autre de l'échelle phylogénique.
Ce type d'homéoséquence s'observe particulièrement chez l'animal, de la drosophile à l'homme.
Syn. séquence homéotique
[Q1]
horizon XXIII l.m.
Streeter’s stage XXIII
Étape de la période embryonnaire qui s’étend du 46ème au 48ème jour.
L’embryon mesure de 28 à 30mm VC. La tête est plus redressée et le cou plus développé. Les membres sont plus longs et mieux différenciés. La séquence Horizons se termine à ce point et les âges réels ne peuvent plus être indiqués en jour à partir de la fécondation. On entre dans la période fœtale.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. gr. horizein borner
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4, O6]
Édit. 2018
hydroxy-méthyl-glutaryl-coenzyme A réductase (HMG-CoA réductase) n.f
hydroxy-methyl-glutaryl-coenzyme A reductase
Enzyme clé de la synthèse du cholestérol présente dans le cytoplasme des cellules (intestin et foie, essentiellement) qui catalyse la transformation de l’HMG-CoA en mévalonate.
L’HMG-CoA réductase est la cible des statines utilisées dans le traitement de l’hypercholestérolémie. Les statines réduisent la synthèse du cholestérol en inhibant l'activité de l’ HMG-CoA réductase. En effet, ces molécules présentent dans leur structure chimique une séquence dont la conformation spatiale reproduit celle de l'HMG-CoA. Elles inhibent ainsi de façon compétitive l'HMG-CoA-réductase en empêchant la production de cholestérol endogène.
→ statines
hypophyse n.f.
hypophysis (TA)
pituitary gland
Glande endocrine située à la base du cerveau, dans la selle turcique, comprenant une partie postérieure, la neurohypophyse ( ou post-hypophyse ou neurohypophyse), appendue par la tige pituitaire à l’hypothalamus, et une partie antérieure, l’adénohypophyse (ou antéhypophyse).
La neurohypophyse, lobe postérieur, est une structure nerveuse reliée par la tige pituitaire à l’infundibulum du plancher du 3e ventricule dont il est une des dépendances. De structure névroglique, il reçoit par la tige pituitaire (nerf pédonculaire et hypophyse de Roussy) le faisceau hypothalamo-hypophysaire émanant des noyaux dorsal, ventral, préoptique et supraoptique de l’hypothalamus. Ses sécrétions sont la vasopressine ou hormone antidiurétique (ADH) et l’ocytocine. La nature lipidique des granules présécrétoires de la neurohypophyse explique l’hypersignal normal en IRM sur la séquence pondérée en T1.
Syn. glande pituitaire
[A1,04]
immunoglobuline A (IgA) l.f.
immunoglobulin A (IgA)
Molécule d’anticorps formée de sous-unités constituées de deux chaînes lourdes alpha (α-1 ou α-2) identiques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Chaque chaîne lourde comprend un domaine variable VH et trois domaines constants CA. Les régions constantes des chaînes lourdes existent sous deux formes définissant les isoallotypes α-2m(1) et α-2m(2). La chaîne α-2 présente dans la région charnière une délétion d’une séquence dans le site de clivage de nombreux enzymes bactériens ; les IgA2 sont donc résistantes à ces protéases.
Les IgA sériques sont pour la plupart monomériques de sous-classes IgA1, produites par les plasmocytes de la moelle osseuse. Les IgA sécrétoires sont sous forme dimérique ou poly
Étym. lat. immunis : exempt de
immunologie inverse l.f.
reverse immunology
Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.
→ complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome
infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.
oedema infiltration of the bone
Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.
→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose
insert n.m.
insert
Séquence d'ADN étranger introduite dans une molécule d'ADN donnée.
Étym. lat. insertio : introduction dans quelque chose
Syn. insérat
insertion n.f.
insertion
En biologie, addition d'une séquence d'ADN étranger dans une molécule d'ADN donnée.
intron n.m.
intron
Fragment d'un acide ribonucléique prémessager, situé entre deux exons, qui n'est pas conservé dans l'ARNm et qui est éliminé par excision-épissage au cours de la maturation du messager.
Dans les cellules des eucaryotes, un transcrit primaire est généralement constitué d'une succession de séquences codantes, les exons, alternant avec des séquences non codantes, les introns. Les séquences d'intron commencent par GU et se terminent par AG. Les séquences de l'ADN correspondant aux introns du transcrit primaire sont aussi appelées introns dans la séquence du gène.
→ gène, ribonucléique (acide), exon, excision-épissage, splicéosome, ribozyme
[Q1]
iron regulatory element l. angl.
Séquence de l'ARNm impliquée dans l'adaptation au statut en fer de nombreuses protéines participant au métabolisme martial telles que la ferritine, la transferrine ou encore son récepteur.
Sur cette région de l'ARNm se fixe de façon spécifique une protéine (IRE-binding protein) analogue à l'aconitase. La structure spatiale de cette protéine, et par conséquent son affinité pour l'ARNm, diffèrent selon qu'elle est ou non liée à un atome de fer.
Sigle : IRE
isochromosome n.m.
isochromosome
Chromosome métacentromérique présentant deux bras identiques dont la séquence est inversée par rapport au centromère, tandis que l'autre bras fait défaut.
Il résulte généralement de l'ouverture du centromère.
itéron n.m.
iteron
Chez certains plasmides, séquence d'ADN répétitif de petite taille proche de l'origine de réplication ou incluse en elle.
Par ex., chez le plasmide F.
→ répétition directe, répétition inversée
jeu de rôle l.m.
role, role playing
Technique de thérapie comportementale qui consiste à mettre le patient dans une situation créée artificiellement et à lui demander de se comporter comme s'il affrontait la situation réelle.
À la différence du psychodrame classique, il s'agit presque exclusivement d'observer et de modifier des comportements en situation, sans recherche directe d'une abréaction émotionnelle du sujet.
Par exemple, lors d'un entrainement en affirmation de soi, celui-ci joue en séance une situation sociale face à un protagoniste. Le thérapeute lui donne alors des commentaires sur ses comportements verbaux et non verbaux, s'attachant à renforcer ceux jugés satisfaisants et à suggérer des modifications pour les autres. La scène est ensuite rejouée sur ces bases et la séquence scène jouée-commentaires constructifs peut être reprise plusieurs fois. Les situations jouées en jeu de rôle trouvent naturellement leur prolongement dans des exercices in vivo, que le patient accomplira après cela en réalité.
Le jeu de rôle peut aussi être utilisé comme outil d'évaluation diagnostique, pour mieux apprécier les comportements du sujet dans diverses situations. Il a été introduit par certains dans l'enseignement de la psychologie médicale.
kilobase n.f.
kilobase
Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique simple brin et correspondant à une séquence de 1000 bases.
Symb. kb
kilopaire-de-bases n.f.
kilobase pair
Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique double brin et correspondant à une séquence de 1000 paires de bases.
Du fait de l'homogénéité et de la régularité de la structure de ces polymères, leur taille est corrélée à leur masse par la relation : 1 kpb = 0,6666 mégadalton.
Symb. kpb
KIR sigle angl. pour K cell Inhibition Receptors
Molécules membranaires possédant une séquence ITIM inhibitrice de l'activation des cellules cytotoxiques.
On a identifié deux familles de récepteurs KIR : les uns appartiennent à la superfamille des immunoglobulines, reconnaissant des molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité, les autres hétérodimériques, sont des lectines (CD94).
lactadhérine n.f.
lactadherin
Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.
Lewis n.m.
Lewis, Lea et Leb
Groupe sanguin correspondant à une séquence oligosaccharidique retrouvée dans les molécules d'adhésion des leucocytes.
Syn. groupe sanguin Lewis
LH-RH sigle angl. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.
Décapeptide hypothalamique dont la sécrétion intermittente induit la libération des hormones hypophysaires FSH et LH.
Sa défaillance est à l'origine d'aménorrhée avec anovulation, que l'on peut corriger par administration à la pompe de LH-RH exogène. Inversement, la modification de la séquence des acides aminés permet l'obtention de substance agoniste de la LH-RH utilisée pour bloquer la sécrétion endogène de LH, désensibiliser l'hypophyse, interrompre la sécrétion de gonadotrophines et donc la stéroïdogénèse ovarienne.
Syn. gonadolibérine, lutéolibérine, FSH, LH
matrice nucléique l.f.
template
Molécule d'acide nucléique qui sert de modèle à la synthèse d'un autre acide nucléique antiparallèle et dont les bases sont exactement complémentaires.
Au cours de la transcription, la matrice est le brin antisens du gène ; au cours de la réplication, chacun des deux brins de l'ADN sert de matrice pour la synthèse d'un brin complémentaire. La matrice permet la transmission de la séquence des nucléotides, c'est-à-dire l'information génétique à la nouvelle molécule d'acide nucléique synthétisée.
Étym. lat. matrix, dérivé de mater : mère ; nucleus : noyau
MAVRIC (séquence IRM) sigle angl. pour Multi-Acquisition Variable Resonance Image Combination
Séquence IRM de réduction des artéfacts métalliques.
→ artéfact métallique (en IRM)
[2018]
mélanotropine n.f.
melanostimulating hormone
Hormone stimulant la contraction des mélanocytes.
On connaît plusieurs hormones peptidiques formées dans l'hypophyse (antéhypophyse et hypophyse intermédiaire) ayant une activité mélanostimulante : elles sont appelées alpha-MSH, bêta-MSH et gamma-MSH. Leur biosynthèse s'effectue à partir de la pro-opiomélanocortine, dont la séquence découpée par protéolyse libère ces 3 peptides : gamma-MSH de 13 acides aminés, bêta-MSH de 17 acides aminés et gamma-MSH de 11 acides aminés. Outre leur action sur les mélanocytes, elles peuvent faire baisser la température corporelle en agissant sur le centre thermique du plancher du 4ème ventricule.
Étym. gr. melas, melanos : noir ; nosos : maladie ; tropos : action sur, direction
Syn. mélanostimuline (bien que le nom de stimulines soit généralement réservé à des peptides agissant pour stimuler la production d'autres hormones), hormone mélanostimulante ou mélanotrope
Sigle : MSH pour Melanocyte Stimulating Hormone, MélanoStimuline Hypophysaire
mérozygote n.m.
merozygote
Chez certaines bactéries, cellule partiellement diploïde, résultant du transfert d'une fraction seulement du chromosome d'une cellule bactérienne dite donatrice, lors d'une conjugaison, d'une transduction ou d'une transformation.
La fraction transférée est dite exogénote et la séquence correspondante du chromosome de la cellule receveuse est dite endogénote ; si les deux séquences sont homologues, la bactérie est homogénote, sinon elle est hétérogénote.
Étym. gr. meros : partie ; zugotos : attelé, fixé
Syn. diploïde partiel, mérodiploïde
méthémoglobine n.f.
methemoglobin
Produit d'oxydation de l'hémoglobine dans lequel le fer, à l'état ferrique, a perdu le pouvoir de fixer l'oxygène.
La proportion de méthémoglobine dans le sang normal est inférieure à 1%. Elle augmente au cours de certaines intoxications (dérivés nitrés ou chloronitrés des carbures benzéniques, aniline, nitrates) et dans certaines maladies congénitales portant sur la molécule d'hémoglobine ou sur les systèmes enzymatiques qui assurent la réduction de la méthémoglobine qui se forme normalement en permanence dans les hématies.
Elle peut se former dans les tissus. Quelques jours après la formation d’un hématome elle apparaît en IRM de la périphérie vers le centre. La méthémoglobine apparaît en intracellulaire en hyposignal très net sur la séquence à pondération T2 et en discret hypersignal en T1. Vers la fin de la première semaine, à la phase subaigüe, apparaît une couronne d'hypersignal périphérique bien visible en T1, liée à la méthémoglobine intracellulaire. La couronne d'hypersignal progresse vers son centre pour occuper toute la lésion en deux à trois semaines. La même image est retrouvée en T2 et de façon un peu retardée. À partir d'une semaine, apparaît d'autre part une couronne périphérique en hyposignal T1 et surtout en T2, parfaitement contrastée entre les hyposignaux de l'œdème périphérique en dehors et de la méthémoglobine extracellulaire en dedans.
Étym. gr. méta- : indique le changement ; haïma : sang : globus : boule
Abrév. MetHb