Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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protéasome n.m.

proteasome

Complexe d’enzymes dont la finalité est de recycler les protéines inutiles contenues dans le cytoplasme des cellules.
Le protéasome exerce une activité d’épuration des déchets protéiques cellulaires. En cas de blocage du protéasome, les protéines anormales s’accumulent et la cellule meurt.
A. Hershko, A. Ciechanover, I. Rose découvrirent un petit polypeptide, alors appelé APF-1 pour  ATP-dependent proteolytic factor 1 dont la conjugaison à d’autres protéines déclenchait leur dégradation. Très rapidement, il fut établi que APF-1 était identique à une molécule déjà décrite et appelée ubiquitine.
La fonction principale de l’ubiquitine est de marquer les protéines inutiles en vue de leur destruction par protéolyse. Plusieurs molécules d'ubiquitine s'attachent à la protéine condamnée et le tout se déplace ensuite vers un protéasome dans lequel la protéolyse se déroule. Ceci a pour conséquence la reconnaissance puis la destruction de la protéine marquée par le complexe protéolytique du protéasome
Le système ubiquitine-protéasome est responsable de la dégradation de la majorité des protéines intracellulaires. Il participe ainsi à la régulation du niveau d'expression de protéines impliquées dans le cycle cellulaire et la mort cellulaire programmée ou apoptose. Une dérégulation du protéasome est ainsi susceptible de participer à l'oncogénèse. L'inhibition du protéasome induit in vitro la mort de cellules tumorales. Le protéasome est nécessaire à la survie de toute cellule mais les cellules tumorales apparaissent beaucoup plus sensibles que les cellules saines à son inhibition et une dérégulation du protéasome procure un avantage compétitif aux cellules tumorales. L'activité accrue du protéasome dans les cellules tumorales semble en particulier participer à la résistance à l'apoptose qui est une caractéristique commune à la plupart des tumeurs. Des études expérimentales ont confirmé que le bortezomib (inhiteur de protéasome) en altérant la stabilité ou l'activité de ces protéines impliquées dans le cycle cellulaire, induit l'apoptose des cellules myélomateuses malignes, et semble épargner les cellules normales.

A. Hershko, biochimiste israélien, A. Ciechanover, biochimiste israélien, I. A. Rose, biochimiste américain, tous trois prix Nobel de chimie en 2004 (1979)

Étym. Ces enzymes sont des protéases, d’où le terme de protéasome, situé à l’intérieur de la cellule

ubiquitine, bortezomib, myélome multiple

protéome n.m.

proteoma

Ensemble des protéines d’un organisme, d’un fluide biologique, d’un organe, d’une cellule ou même d’un compartiment cellulaire  exprimées par un génome à un moment précis en réponse à un environnement donné.
Le protéome est une entité dynamique et complexe. Au sein de chaque cellule, le contenu de protéines se modifie en permanence en fonction des conditions intra ou extra cellulaires. De plus, par le biais de réarrangements qui modifient ses fonctions biologiques, un même gène peut donner naissance à plusieurs protéines. Le protéome contient donc un nombre beaucoup plus important de protéines que le génome ne contient de gènes.
L’étude d’un protéome très complexe qui contient des milliers de protéines, comme celui du sang, du liquide séminal ou encore du liquide céphalo-rachidien, reste une aventure périlleuse qui nécessite l’expertise et la contribution de plusieurs laboratoires pendant plusieurs années. C’est l’objet du
L’étude des protéines a connu un essor spectaculaire au cours des années 90, avec l’avènement d’appareils - les spectromètres de masse - compatibles avec l’analyse de ces grosses molécules (ce qui valut le prix Nobel de chimie en 2002 à John Fenn, chimiste américain, et Koichi Tanaka, ingénieur chimiste japonais). Jusque-là, les scientifiques utilisaient une méthode chimique qui nécessitait de purifier des quantités importantes de chaque protéine avant de pouvoir en déterminer la séquence en acides aminés. Aujourd’hui, les spectromètres de masse permettent d’analyser des échantillons biologiques complexes, pouvant contenir des milliers de protéines, dont certaines présentes en faible quantité.

Étym. gr. prôtéios : de première qualité ; sanscrit ome : complétude, plénitude

protéomique, pharmacoprotéomique, omiques (sciences)

radiosensibilité n.f.

radiosensitivity

Sensibilité d'un système vivant, cellule, tissu ou organisme à l'action des radiations ionisantes.
Elle peut être exprimée par la dose produisant un effet déterminé, quantifiable (p. ex. taux de survie) ou non (p. ex. épidermite).
Elle dépend du type de cellule et varie peu entre individus normaux; elle peut être très augmentée dans certaines affections génétiques (p. ex. ataxie télangiectasique).

Bergognié et Tribondeau (loi de), ataxie télangiectasie

[B2]

Édit. 2018

rapport nucléocytoplasmique l.m.

nucleoplasmic index, nuclear cytoplasmic ratio

Rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
Ce rapport tend à augmenter dans les cancers, par hypertrophie nucléaire. Le rapport normal est d'environ 1/4 ou 1/6 ; il s'approche de 1/1 dans la cellule cancéreuse.

récepteurs des lymphocytes T  l. m. p.

T lymphocytes receptors

Ce sont des structures de membrane permettant aux lymphocytes T de reconnaître spécifiquement les antigènes.
Leur combinaison avec l’antigène transmet un signal d’activation à la cellule par l’intermédiaire de complexes moléculaires CD3 auxquels ils sont associés. Ils sont tous identiques pour un même lymphocyte. Ils sont constitués de deux chaînes polypeptidiques dont il existe quatre sortes : α, β, γ, δ construites sur le même modèle :
-une partie constante prolongée par une séquence hydrophobe (assurant son ancrage dans la membrane) et par un segment intracytoplasmique ;
-une partie variable (tournée vers l’extérieur de la cellule) qui, comme pour les immunoglobulines, est du fait de la variabilité le support de leur spécificité pour l’antigène.
Il existe deux sortes de récepteurs :
-les récepteurs α β, formés d’une chaîne α unie par un pont disulfure à une chaîne β, sont présents sur les lymphocytes  T CD3+, CD4+ et sur les T CD3+ CD8+. Ils reconnaissent l’antigène présenté par les CPA en association avec des molécules HLA de classe II (T auxiliaires) ou de classe I (T cytotoxiques) ;
-les récepteurs γ δ formés d’une chaîne γ associée à une chaîne δ sont présents sur les lymphocytes T CD3+ CD4- CD8- représentant 1 à 10 % des lymphocytes circulants mais ils sont plus nombreux dans certains tissus. Ils peuvent se lier à des épitopes non associés à des molécules HLA.

CPA, TCR, lymphocyte T

régulon n.m.

regulon

Opéron composé de plusieurs gènes concourant à la régulation de la composition du milieu intracellulaire.
Des régulons sont décrits pour des cellules bactériennes. P. ex. le Pho-régulon d'Escherichia coli est un opéron de 4 gènes impliqués dans la régulation de l'approvisionnement de la cellule en ions phosphate lorsqu'elle est placée dans un environnement pauvre en phosphates : les 4 gènes de ce régulon correspondent respectivement, PhoA à une phosphatase alcaline, PhoS (PstS) à une protéine liant le phosphate, PhoE à une protéine de perméation de la membrane externe (porine E), et ugpB à une protéine liant le glycérol-3-phosphate, autre source de phosphate pour la cellule.

opéron

réplication virale l.f.

viral replication

Phase de synthèse d'un virus faisant suite à sa pénétration dans une cellule et à la perte de son enveloppe protéique ou capside.
Cette synthèse de nouvelles particules virales se produit soit dans le noyau, soit dans le cytoplasme de la cellule hôte, suivant qu'il s'agit d'un génome viral à ADN ou à ARN.

résistance cellulaire aux cytostatiques l.f.

cellular cytostatic resistance, resistance to cytostatics

Inefficacité d'un cytostatique pour une tumeur néoplasique donnée à des doses tolérées par l'Homme.
L'accumulation du cytostatique dans la cellule tumorale peut être perturbée par l'altération de mécanismes de transport spécifiques ou par l'apparition de pompes membranaires qui la chassent hors de la cellule ou modifient sa répartition intracellulaire. Dans le cytoplasme, le cytostatique peut être neutralisé par les systèmes de détoxication ou ne pas être métabolisé en dérivé actif.

antinéoplasique

restriction n.f.

restriction

En biologie moléculaire, mécanisme par lequel une cellule dégrade un ADN étranger grâce à des endonucléases spécifiques (enzymes de restriction) tout en protégeant l'ADN de la cellule hôte.
Ce mode de défense se rencontre chez les Bactéries, qui protègent leur propre ADN en le méthylant grâce à d'autres enzymes qui forment avec les enzymes de restriction les systèmes de restriction-méthylation.

sarcome de l'utérus l.m.

uterine sarcoma

Tumeur conjonctive maligne, plus fréquente au niveau du corps que du col utérin.
Elle apparaît avec prédilection chez la femme d’âge mûr et représente environ 5% des tumeurs malignes de l’utérus. D’origine mésodermique, cellules musculaires lisses, cellules conjonctives interstitielles du myomètre, cellules du stroma endométrial et cellules des parois vasculaires donnent naissance à des tumeurs dont le type cellulaire est méconnaissable dans les formes différenciées. La relation entre la cellule tumorale et la cellule originelle est difficile à préciser dans les formes différenciées. Des classifications basées sur l’aspect des cellules tumorales ont été proposées: sarcomes à cellules fusiformes, à cellules rondes, à cellules géantes et mixtes. On distingue trois grands types : Les carcinosarcomes utérins se développent dans l’endomètre les plus courants, Les léiomyosarcomes utérins se développent à partir de la paroi musculaire de l’utérus. La tumeur la plus rare est le sarcome endométrial stromal est née à partir du tissu conjonctif de l’endomètre. Leur traitement repose sur la chirurgie.
Etym : gr sarx : chair

sarcome, carcinosarcome

second messager l.m.

second messenger

Molécule capable de transmettre à la cellule une information provenant d’un récepteur membranaire stimulé par un messager hormonal ou nerveux, représentant un premier messager.
La transduction d’un signal à travers la membrane d’une cellule met en jeu le plus souvent plusieurs molécules impliquées en cascade.

second signal l.m.

second signal, coactivation signal

En hématologie : signal de costimulation nécessaire pour l’activation des lymphocytes.
Ce cosignal est apporté par l’interaction avec les molécules membranaires de la cellule présentatrice d’antigène (CD40, CD80, CD86) et par les cytokines produites par cette cellule (IL-12, IL-1).

sécrétion tubulaire l.f.

tubular secretion

Processus par lequel des substances présentes dans le plasma sont transportées dans l'urine à travers la paroi tubulaire.
Il s'applique également au passage dans l'urine des substances formées dans la cellule à travers la membrane apicale.
La sécrétion peut être soit passive, soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP.
Certaines substances circulantes exogènes comme l'acide paraaminohippurique ou des médicaments apparaissent dans l'urine par un double processus de filtration glomérulaire et de sécrétion tubulaire, cette dernière étant limitée par un transport maximum (Tm). D'autres comme l'ammoniac ou le 3'-5' AMP cyclique sont synthétisées dans la cellule tubulaire et sécrétées dans l'urine, la part sécrétée s'ajoutant ainsi à celle filtrée.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

ATP, AMP

sensibilité n.f.

sensitivity

1) Processus par lequel une cellule, un individu, une population réagit à une stimulation ou à une agression, p. ex. d'un parasite ou d'une substance étrangère.
2) Par extension, propriété de la cellule ou de l'individu permettant ce processus.
3) En statistique, fréquence de l’existence d’un signe chez les patients atteints d’une affection déterminée, c'est-à-dire probabilité de la présence du signe permettant de reconnaître l’existence d’une maladie lors de la découverte du signe.
4) Valeur diagnostique d’un signe établie sur sa fréquence chez les patients atteints d’une affection déterminée.
C’est la probabilité de la présence d’un signe au cours de l’évolution d’une maladie. La sensibilité est d’autant plus élevée que le signe est souvent présent dans la maladie.

équilibre hôte-parasite, résistance, tolérance, examen de la sensibilité, indice de sensibilité

[E1]

Édit. 2020

somatostatine n.f.

somatostatin

Peptide médiateur, du groupe des inhibines, sécrété par les cellules neuroendocrines du système nerveux central, l’intestin et le pancréas, qui inhibe la sécrétion de l’hormone de croissance et également d’autres hormones comme le glucagon, l’insuline, la gastrine, le pancréozyme ou le VIP (vasoactive intestinal peptide).
Sa demi-vie étant très courte, de l’ordre de 2 ou 3 minutes, plusieurs analogues, de durée d’action plus longue, sont actuellement synthétisés. La somatostatine hypothalamique est un peptide de 28 acides aminés (somatostatine 28). Dans toutes les autres cellules sécrétrices, la stomatostatine n'a que 14 acides aminés (somatostatine 14). Ces peptides sont synthétisés sous forme d'un propeptide, la prosomatostatine, comportant 92 acides aminés, qu'une protéase clive (après une arginine) en libérant d'abord la somatostatine 28, puis à partir de celle-ci la somatostatine 14, du côté C-terminal. La somatostatine n'est pas à proprement parler une hormone, car elle agit non pas en stimulant un organe, mais au contraire en inhibant un organe cible : d'où le terme de cybernine qui a été proposé pour un tel composé. Elle peut être synthétisée dans de nombreux tissus : dans la muqueuse gastrique, dans les cellules δ du pancréas, dans le cerveau, etc. ; elle peut être sécrétée selon le mode endocrine, mais sa durée de vie dans le sang n'est que de 2 minutes ; elle peut aussi être paracrine, agissant sur une cellule voisine ; elle peut être autocrine, agissant sur des récepteurs de la cellule qui lui donne naissance, comme dans le pancréas ; elle peut encore être une lumone, circulant dans un organe creux comme l'intestin.
Elle est utilisée, sous forme de perfusion veineuse continue, en traitement d’hémorragies digestives actives ou récentes dues à l'hypertension portale, de certaines diarrhées, de fistules intestinales et pancréatiques, du dumping syndrome. Ses dérivés d'action prolongée sont utilisés dans les mêmes indications. Un dérivé de 8 acides aminés, l'octréotide, est employé comme traceur pour identifier les tumeurs endocrines riches en récepteur de la somatostatine.
En ophtalmologie deux analogues sont utilisés dans les rétinopathies diabétiques proliférantes : l’octréotide et le lanréotide.

Sigle SRIH

somatomédine, somatostatinome, hypophysiolyse pharmacologique, cybernine, lumone, VIP

spermatocyte de premier ordre l.m.

spermatocyte I

Cellule sexuelle masculine diploïde issue de la cellule germinale souche, la spermatogonie, dont la division s’accompagne d’une réduction de moitié du nombre des chromosomes, pour former un spermatozoïde de deuxième ordre, puis les spermatogonies aptes à la fécondation.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

synapse n.f.

synapsis, synaptic junction

Site de connexion et de transmission entre deux neurones ou d’un neurone à une cellule musculaire.
Quel que soit son caractère anatomique, la synapse comporte :
1) un élément présynaptique, habituellement partie terminale d'un axone, renflé en bouton, constitué notamment de la membrane présynaptique, densification de la membrane plasmique, et qui exerce l'action ;
2) un élément postsynaptique, récepteur de l'action, fait en particulier de la membrane postsynaptique, épaississement de la membrane plasmique, et qui peut être un axone (synapse axonoaxonique), une cellule musculaire (plaque motrice), un corps cellulaire (synapse axonosomatique) ou un dendrite (synapse axonodendritique) ;
3) entre ces deux éléments est situé l'espace ou fente synaptique.
Dans le bouton synaptique sont stockées de nombreuses vésicules contenant un médiateur chimique, le neurotransmetteur ou neuromédiateur. Celles-ci vont migrer vers la région jonctionnelle. Le fonctionnement synaptique comporte la transformation d'un message électrique en un message chimique. Chaque terminaison axonale contient un neurotransmetteur qui lui est propre.

Étym. gr. synapsis : point de jonction

canal ionique, neuromédiateur, médiateur chimique, neurorécepteur

[A1,H1,H5]

teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine l.f.

mean cellular hemoglobin (MCH)

Paramètre érythrocytaire indiquant la quantité moyenne d'hémoglobine contenue dans un globule rouge.
Sa valeur normale est de 30,2±3,8 picogrammes par cellule (1 pg=10-12g). Un chiffre inférieur à 27 pg par cellule témoigne d'une hypochromie.

Syn. teneur globulaire moyenne en hémoglobine (TGMH)

Sigle TCMH

thymidine-kinase n.f.

thymidine kinase

Enzyme catalysant la phosphorylation de la thymidine par l'ATP, dont le gène introduit dans une cellule tumorale peut entraîner la mort de la cellule (gène suicide).

Toker (cellule de) l.f.

Toker’s cell

Cellule présente, en petit nombre et en une faible proportion de cas, dans le mamelon aussi bien dans l'épiderme de revêtement que dans les canaux galactophores.
Elle ne doit pas être confondue avec une cellule de Paget.

C. Toker, anatomopathologiste américain (1970)

Paget (cellule de)

Touton (cellule de) l.f.

Touton giant cell

Cellule histiocytaire géante parfois à cytoplasme clarifié, spumeux, abondant, riche en cholestérol, phospholipides et triglycérides.
Lorsqu’elle est plurinucléée, ses noyaux se groupent en cercle autour d'une zone centrale de cytoplasme éosinophile avec, en périphérie, une couronne cytoplasmique vacuolaire et spumeuse remplie de lipides. Ce type de cellule est observé dans les xanthomes et xanthogranulomes.

K. Touton dermatologiste allemand (1858-1934)

lipophagie, Chambard (cellule de)t

transdétermination clonale l.f.

clonal transdetermination

Modalité de transdétermination au cours de laquelle une seule cellule du tissu transféré se transdétermine.
Le nouveau tissu est formé uniquement par la descendance de cette cellule, il s'agit donc d'un clone cellulaire.

transdétermination, transdétermination polyclonale

transfection n.f.

transfection

1) Transfert d'ADN dans une cellule par un bactériophage, un plasmide ou des techniques balistiques.
2) Transformation bactérienne ou d'un protoplaste par l'ADN d'un phage et, par extension, transformation génétique d'une cellule eucaryote par un ADN viral.

transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.

somatic cell nuclear transfer (SCNT)

Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.

cellules souches pluripotentes induites

tricholeucocyte n.m.

hairy cell

Cellule mononucléée anormale du sang de 10 à 15 micromètres de diamètre, dont le cytoplasme va du bleu pâle au bleu gris et se caractérise par des fines projections chevelues parfois plus épaisses et froncées, dont le noyau rond ou ovale, discrètement indenté a une chromatine déliée et claire.
Le caractère chevelu des cellules est mieux vu en microscopie à contraste de phase. Le tricholeucocyte est une cellule maligne de la lignée B, possédant un réarrangement monoclonal des gènes des immunoglobulines et exprimant des antigènes de différentiation de la lignée tels que CD19, CD20 ou CD22 et aussi une forte expression de CD11c, CD25 et CD103. L'identification des tricholeucocytes permet de porter le diagnostic spécifique de leucémie à tricholeucocytes.

B.A. Bouroncle, hématologue américaine (1958)

leucémie à tricholeucocytes

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