busériline n.f.
buserilin
Décapeptide analogue de la LH-RH, supprimant la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires et donc la sécrétion des stéroïdes gonadiques.
Elle est utilisée pour le traitement de l'endométriose, et pour freiner la sécrétion ovarienne avant une induction d'ovulation, dans les hyperstimulations ovariennes contrôlées préparant à la fécondation in vitro notamment. Par son action anti-androgénique, elle est le traitement du cancer de la prostate disséminé.
→ LH-RH
Édit. 2017
CA 125 sigle angl. pour Cancer Antigen 125
Glycoprotéine de haut poids moléculaire présente dans l'endomètre normal, dosable dans le sérum ou le plasma par techniques immuno-enzymatique ou par électro-chimio-luminescence.
Marqueur des cancers de l’ovaire, surtout pour les stades avancés, il manque de spécificité, son taux étant élevé aussi dans l’endométriose, les kystes fonctionnels de l’ovaire, les inflammations du péritoine ou de la plèvre. Il manque aussi de sensibilité pour le dépistage et n’est vraiment utile que pour suivre l’évolution d’un cancer de l’ovaire déjà traité et pour dépister une récidive.
La limite supérieure de sa concentration chez le sujet normal est fixée à 35 U/ml.
[C1,O3]
calcifications mammaires l.f.p.
breast calcification
Dépôt de calcium au sein du tissu mammaire bien visible à la mammographie.
Sa valeur diagnostique dépend de son aspect : les macro-calcifications sont bénignes. Les micro-calcifications n’évoquent un foyer de cancer mammaire que si elles sont groupées, de forme irrégulière ou agencées en rayon de roue. Elles doivent alors faire l’objet d’une biopsie chirurgicale.
→ micro-calcifications mammaires
[O3]
cancer n.m.
cancer
Prolifération anarchique de certaines cellules à la suite d’un dérèglement des mécanismes de contrôle de leur croissance ce qui entraîne leur multiplication et leur éventuelle migration à distance formant alors une ou des métastases d’où la locution « tumeur maligne » souvent employée.
Selon la localisation initiale et la nature des cellules en question, chaque type de cancer a un caractère spécifique. Souvent désigné par son synonyme " carcinome", qui peut alors être utilisé comme suffixe comme par exemple dans " choriocarcinome".
Dans les cancers on distingue les épithéliomes qui touchent les cellules de revêtements et les sarcomes qui concernent les tissus conjonctifs.
Les hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes) peuvent être considérées comme des cancers.
Étym. En vieille médecine, on comparait le cancer du sein à un crabe, évoluant en digitations dans les différentes directions, d’où le terme grec "karkinos", puis le latin "cancer", le français "chancre" puis cancer. Le suffixe « ome ou « oma » désigne une form
Syn. carcinome, néoplasme
→ sarcome
[F2]
Édit. 2020
cancer anaplasique l.m.
anaplastic carcinoma
Forme de cancer épithélial caractérisée histologiquement par une indifférenciation plus ou moins complète des éléments cellulaires en prolifération.
Syn. cancer indifférencié
[F2]
cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)
small cell lung carcinoma
Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase).
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique
Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase, synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines
[A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer canalaire du sein l.m.
ductal carcinoma of the breast
Cancer intraépithélial ou invasif des canaux galactophores extra-lobulaires du sein, le plus fréquent des cancers du sein.
Syn. carcinome canalaire du sein
[F2,O5]
cancer colloïde l.m.
colloid, mucinous carcinoma
Forme de cancer glandulaire, ou adénocarcinome, se présentant macroscopiquement sous un aspect gélatineux et répondant histologiquement à la présence de vastes plages de mucus parsemées et(ou) bordées de cellules mucipares dites en bague à chaton, isolées ou groupées en bordure épithéliale.
Ses deux localisations les plus fréquentes sont le sein et le côlon.
Syn. cancer colloïde muqueux
→ adénocarcinome, cellule en bague à chaton
[F2,O5,L1]
cancer de la langue l.m.
tongue cancer
Cancer le plus souvent épidermoïde, touchant plus fréquemment la partie mobile de la langue que sa base. Sa survenue est liée essentiellement à l’alcoolo-tabagisme
L’incidence annuelle en France en est de l’ordre de 15 000 cas et les décès qui lui sont imputables d’environ 5 000 par an.
Syn. carcinome de la langue
→ cancers de la tête et du cou
[F2,P3]
cancer de la prostate l.m.
prostate cancer
Terme général désignant l'ensemble des tumeurs malignes de la glande prostatique dont l'adénocarcinome, développé aux dépens des acinus, est de loin la plus fréquente, à côté de rares cas de carcinomes neuroendocrines (purs ou associés à des lésions d'adénocarcinome) et de très rares sarcomes prostatiques (principalement rhabdomyosarcome chez l’enfant, leïomyosarcome chez l’adulte).
L’adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l’homme, après celui du poumon. En France son incidence annuelle a considérablement augmenté ces dernières années, augmentation due en grande partie à la pratique du dépistage par le dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen, Antigène spécifique prostatique) avec 71 000 nouveaux cas annuels, (projection InVS 2011). En revanche, la mortalité qui lui est due a tendance à diminuer responsables de 8700 décès (projection InVS 2011=. Variable selon les pays, l’incidence la plus élevée se trouve chez les noirs des États-Unis. Aucun facteur étiologique ou environnemental n’a été formellement mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l’évolution.
L’intérêt du dépistage organisé (diminution de la mortalité), basé sur le dosage du PSA n’a pas été prouvé. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, ne peut reposer que sur l’histologie. Il est parfois fait sur les copeaux d’une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. Le pronostic dépend en partie du grade histologique de Gleason établi sur des critères architecturaux et de l’importance de l’extension. Celle-ci peut être locale, franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétro-péritoine, régionale (extension aux chaînes lymphatiques ilio-obturatrices), ou métastatique (squelette principalement, poumon, névraxe). Elle est codifiée par la classification TNM. Le taux de PSA est un témoin de l’importance de la masse tumorale. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et l’hormonothérapie anti-androgénique. Cette hormonothérapie repose sur divers moyens : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, anti-androgènes. Le traitement des cancers localisés est curatif et repose soit sur la chirurgie (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, associée éventuellement à une radiothérapie externe, soit sur la radiothérapie (brachythérapie ou radiothérapie externe); selon les données du bilan initial une hormonothérapie adjuvante peut être entreprise. Le traitement des formes évoluées localement et/ou métastatiques devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et l’hormonothérapie, En cas d’échappement à celle-ci, une chimiothérapie peut être proposée. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique.
D. F. Gleason, anatomopathologiste américain (1966)
Syn. carcinome de la prostate
→ adénocarcinome, rhabdomyosarcome, leïomyosarcome, antigène spécifique de la prostate, PSA, Gleason (score de), TNM (classification), hormonothérapie, agoniste de la LHRH, antiandrogène, pulpectomie testiculaire, brachythérapie
[F2,M2]
cancer de la vulve l.m.
vulvar cancer
Cancer épidermoïde représentant de à 4% des cancers génitaux de la femme, ulcération ou bourgeon développé sur une grande lèvre, plus rarement la petite lèvre ou le clitoris, survenant après la ménopause.
Son incidence annuelle de 605 cas en 1990 est, en 2018 de 838 cas (source INCa), ceci étant dû vraisemblablement au vieillissement de la population. Atteignant plutôt les femmes âgées (l’âge médian au diagnostic est 77 ans), sa fréquence est de 1/15 000 après 85 ans. Il succède parfois à une dystrophie vulvaire, une leucoplasie, un kraurosis ou un lichen scléro-vulvaire, ou à une maladie de Bowen ou extramammaire de Paget. Carcinome pavimenteux spinocellulaire différencié dans 90% des cas, il est très lymphophile envahissant les nœuds lymphatiques inguino-cruraux puis iliaques. S’il est invasif, il se traite par la vulvectomie, partielle, unilatérale, totale ou élargie à un curage ganglionnaire inguinal avec éventuellement une radiothérapie ou une chimiothérapie complémentaire, en fonction de son étendue. Seulement intraépithélial ou in situ, il bénéficie d’un traitement limité à une vulvectomie partielle ou unilatérale
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Syn. carcinome de la vulve
→ épidermoïde, dystrophie vulvaire, leucoplasie, kraurosis, lichen, Bowen (maladie de), Paget (maladie extramammaire de)
[F2, O3]
Édit. 2020
cancer de l'ethmoïde l.m.
ethmoid cancer
Le cancer de l’ethmoïde est essentiellement un adénocarcinome, (80% des cas) touchant principalement les travailleurs du bois surtout exotique (menuisiers et ébénistes).
Tumeur rare représentant 0,2 à 0,8% des cancers, 2,5 à 3% des cancers de la tête et du cou. Il concerne 10 % des cas de cancers des sinus de la face. Les hommes de plus de 50 ans sont les plus touchés Il est dû à la suspension dans l'air de tanins contenus dans le bois, qui s'accumulent sur la muqueuse des fosses nasales. Les signes en sont une obstruction nasale et des écoulements par le nez, répétés peu abondants, clairs ou hémorragiques, Le traitement dépend de l’extension précisée par la classification T.N.M., chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. Il est considéré comme une maladie professionnelle
→ adénocarcinome, cancer de la tête et du cou, TNM (classification)
[E2, F2, P1]
Édit. 2020
cancer de l'hypopharynx l.m.
hypopharyngeal carcinoma
Cancer essentiellement épidermoïde, développée au niveau de l’hypopharynx, intéressant le plus souvent les sinus piriformes, souvent lié à une intoxication alcoolo-tabagique.
Les signes révélateurs en sont la gêne pharyngée, l’odynophagie, l’otalgie, la dysphagie, une adénopathie parfois révélatrice. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, la laryngoscopie indirecte, l’endoscopie, la tomodensitométrie, l’IRM et les biopsies. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, ces thérapeutiques étant le plus souvent associées.
Syn. carcinome de l’hypopharynx
→ cancers de la tête et du cou, odynophagie
[F2,P1]
cancer des glandes salivaires l.m.
Les types histologiques les plus fréquents sont les cancers muco-épidermoïdes à cellules acineuses, les adénocarcinomes, les cylindromes ou cancers kystiques et des tumeurs malignes mixtes qui siègent le plus souvent sur la parotide (80% des cas), l’attei
Le tabac, soit chiqué soit fumé est un facteur de risque, de même qu’une irradiation pour un autre cancer de la tête et du cou et certaines expositions professionnelles (kérosène, nickel, silice..). Le traitement chirurgical donne d’excellents résultats si la tumeur n’est pas trop évoluée. La radiothérapie complémentaire est indiquée dans les formes relativement évoluées ou en cas d’exérèse incomplète ou si la tumeur adhère au nerf facial, en cas d’atteinte ganglionnaire. Les formes trop évoluées localement et/ou métastatiques relèvent soit de la radiothérapie exclusive avec ou sans chimiothérapie ; leur évolution, en dépit de la thérapeutique est très sévère.
[F2,P3]
cancer différencié l.m.
differenciated, well differenciated carcinoma.
Forme de cancer ayant des caractères histologiques très proches de ceux d’un tissu normal de l’hôte qu’il rappelle.
P. ex. carcinome épidermoïde.
[F2]
cancer du pénis l.m.
penis cancer
Tumeur maligne d'origine épithéliale se développant sur les enveloppes du pénis.
C'est un carcinome (épithélioma) épidermoïde dont les sièges le plus fréquents sont le gland et la face interne du prépuce.
Il est relativement peu répandu, représentant 0,4% des cancers de l'Homme aux États-Unis, mais son incidence fluctue beaucoup en fonction des localisations géographiques. Les rôles respectifs que jouent le phimosis, l'inflammation chronique, le smegma, les traumatismes et les virus dans l'induction, la promotion et l'expression du cancer de la verge sont encore débattus. Une infiltration inflammatoire accompagne rapidement la lésion et l'extension se fait habituellement par voie lymphatique vers les ganglions inguinaux superficiels et rétrocruraux. Les métastases sont tardives vers les poumons, le foie et l'os. Le diagnostic est toujours biopsique. Le traitement aura recours selon les stades à la chimiothérapie locale, au laser, à la radiothérapie interstitielle, à la chirurgie (amputation partielle ou étendue de la verge), au curage lymphatique, à la radiothérapie et la chimiothérapie. Le pronostic, médiocre, est fonction de l'extension ganglionnaire.
[F2,M2]
cancer du sein in situ l.m.
carcinoma in situ of the breast
Tumeur épithéliale non infiltrante du sein, précurseur potentiel d'un carcinome infiltrant et dont il existe deux types : le carcinome canalaire in situ et le carcinome lobulaire in situ.
- Le carcinome canalaire in situ (ou carcinome intra-canalaire) : prolifération de cellules épithéliales malignes développée à l'intérieur des canaux galactophores, sans effraction visible en microscopie optique de la membrane basale et donc a priori sans risque d'atteinte ganglionnaire ou métastatique. Représentant 15 à 30% des nouveaux cas de cancer du sein, il est principalement évoqué devant un foyer de micro-calcifications découvert par la mammographie. Le diagnostic est établi par les macro-biopsies après repérage stéréotaxique. En fonction de l‘architecture, du grade nucléaire et de la présence ou non d'une nécrose centrale, on distingue les types "cribriforme", "micropapillaire" , "solide" et "comédocarcinome", forme la plus agressive définie par une nécrose associée à un haut grade nucléaire . Le traitement (tumorectomie et radiothérapie ou mastectomie) se fonde sur l'index pronostique de Van Nuys, basé sur le grade histologique (établi en fonction du grade nucléaire et de l'existence d'une nécrose) la taille de la tumeur et l'étendue des marges saines d'exérèse .Il tiendra compte du caractère souvent multicentrique et de la présence fréquente de foyers micro-invasifs spécialement dans les tumeurs de grande taille (supérieures à 25 mm).
- Le carcinome lobulaire in situ est une prolifération épithéliale maligne développée dans les lobules, sans effraction de la membrane basale et donc sans invasion du stroma. Il n'existe en règle, ni nécrose, ni calcification, et en l'absence habituelle de traduction clinique ou radiologique, le diagnostic est une découverte histologique lors d'une intervention pour une lésion préjugée bénigne. Souvent multifocal et bilatéral, il est difficile à différencier des lésions d'hyperplasie lobulaire atypique (avec lesquelles on les réunit sous le nom de "néoplasies lobulaires "). Il confère un risque accru de développement d'un carcinome infiltrant lobulaire ou canalaire.
→ cancer du sein, van Nuys (index pronostique de), maladie de Paget du mamelon
[F2,O5]
cancer embryonnaire l.m.
embryonal carcinoma, germ cell tumor
Cancer appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures péri-vasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine. En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région supra-sellaire.La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.
→ tératome malin du médiastin, cancer embryonnaire de l'ovaire, cancer embryonnaire du testicule, tumeur vitelline maligne, α-fœtoprotéine.
[F2]
cancer épidermoïde l.m.
squamous cell carcinoma, epidermoid carcinoma
Cancer développé aux dépens d'un épithélium malpighien qui correspond à la quasi-totalité des cancers de la sphère ORL (lèvres, langue, bouche, gorge, larynx, tiers supérieur de l'œsophage), des cancers de l’exocol de l'utérus, la majorité des cancers de la vessie et des bronches, les cancers de la marge anale et les cancers de la peau (spinocellulaires) à l’exception des mélanomes.
Si, dans nombre de cas, de tels cancers relèvent de la chirurgie, ils sont, dans leur ensemble, sensibles à la radiothérapie et à certaines chimiothérapies.
Syn. cancer malpighien, cancer pavimenteux, carcinome épidermoïde, carcinome pavimenteux stratifié, carcinome squameux, carcinome spinocellulaire
→ cancer bronchique, cancer de l'anus, cancer de la langue, cancer de la vessie, cancer de la vulve, cancer du col de l'utérus, cancer du vagin, cancers de la tête et du cou, cancer épidermoïde cutané
[F2]
cancer indifférencié l.m.
undifferenciated carcinoma
Forme de cancer n’ayant aucun caractère histologique permettant de rattacher le tissu tumoral à un tissu normal de l’hôte.
Syn. cancer anaplasique
[F2]
cancer inflammatoire du sein l.m.
inflammatory breast cancer
Forme agressive, rare (2,5% des cas) de cancer infiltrant du sein, caractérisée par une extension loco-régionale rapide et une dissémination métastatique précoce.
Traduite par un érythème plus ou moins étendu et une augmentation de taille du sein du fait d'un œdème pouvant donner un aspect en "peau d' orange" des téguments, la tumeur est le plus souvent non palpable, pouvant conduire à un diagnostic erroné d'abcès du sein, spécialement chez une femme en période d' allaitement. Un aspect histologique assez caractéristique d'emboles tumoraux des lymphatiques du derme superficiel est généralement retrouvé, associé à une tumeur le plus souvent de type canalaire infiltrant et de haut grade histopronostique. La forme la plus grave, la mastite carcinomateuse, réalise une prise en masse du sein, souvent en période d’allaitement, de très sombre évolution. Le pronostic très grave, a été amélioré par la stratégie actuelle de chimiothérapie première précédant le traitement loco-régional (chirurgie et/ou radiothérapie) la mastectomie et l'adjonction de thérapeutiques ciblées, en cas d'expression par la tumeur de récepteurs de l'oncogène HER-2, ici présents avec une grande fréquence.
Syn. cancer aigu du sein, mastite carcinomateuse
[F2, O5]
Édit. 2020
cancer in situ l.m.
carcinoma in situ
Prolifération épithéliale maligne, limitée au plan du tissu qui lui a donné naissance.
Ce stade pré-invasif du cancer a tous les caractères cytologiques de malignité, mais sans franchissement de la membrane basale épithéliale. Il ne s'accompagne pas de métastase. Les expressions cliniques de cette lésion intraépithéliale sont nombreuses, tant cutanées que muqueuses (génitales, anales et buccales) ou glandulaires (mammaire lobulaire ou canalaire). Si les localisations génitales et anales semblent liées aux infections à papillomavirus, il n'en est pas de même pour les lésions buccales dont l'étiopathogénie est surtout associée à une intoxication alcoolo-tabagique.
Le terme carcinome in situ est souvent utilisé pour désigner les altérations observées dans la phase intra-épidermique de la maladie de Bowen. L'épithélioma ou carcinome intra-épidermique est également considéré par certains comme un exemple de carcinome in situ.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912)
Syn. cancer intra-épithélial, carcinome in situ
→ cancer in situ de l'endomètre, cancer in situ du col utérin, papillomavirus, carcinome intraépidermique, Bowen (maladie de)
[F2]
cancer invasif l.m.
invasive carcinoma, infiltrative neoplasm
Tumeur maligne épithéliale ayant franchi la membrane basale et infiltrant le tissu conjonctif adjacent aux dépens duquel va se développer le stroma tumoral.
Le carcinome invasif s’oppose au carcinome intraépithélial ou carcinome in situ. La croissance invasive, infiltrative, d'un cancer est la première étape vers la formation de métastases.
Syn. cancer infiltrant, carcinome invasif
[F2]
cancer liminaire du col utérin de Pozzi l.m.
Pozzi’s prefatory cancer of the uterine cervix
Cancer siégeant à la limite entre le col utérin et le cul-de-sac postérieur du vagin.
S. J. Pozzi, gynécologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1890)
[F2,O3]
cancer lobulaire invasif du sein l.m.
invasive lobular carcinoma of the breast
Adénocarcinome de la partie proximale des canaux galactophores sur les acinus à l’intérieur des lobules, infiltrant le stroma sous-jacent.
Il représente 4 à 10% des cancers du sein. Il traduirait l’évolution sur le mode invasif d’un cancer lobulaire in situ.
Syn. carcinome lobulaire invasif du sein
[F2,O5]