Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1421 résultats 

CXCR4 sigle. angl. pour chemokine receptor type 4

Récepteur membranaire de la molécule SDF-1 qui joue un rôle dans la réponse immunitaire.

[F3]

CYLD sigle de cylinDromatosis

Cyld (protéine)

Protéine suppresseur de tumeur, qui participe à la chaîne de signalisation du TNF et qui agit comme une désubiquitinase de NEMO et de TRAF2.

H. A. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899) ; F. Ronchese, dermatologue américain d’origine italienne (1892-1976)

[Q1,C1]

dermatitis nodularis necrotica (ou necroticans) l.f. (obs.)

dermatitis nodularis necrotica
Variété de vasculite nécrosante récidivante dont l'aspect clinique, un peu particulier par son polymorphisme et son caractère récidivant, l'avait fait individualiser, ce qui n'est plus admis actuellement.

J. Werther, dermatologiste allemand (1910) ; W. W Duemling, dermatologiste américain (1930 et 1936)

drusen n.f.p.

drusen

Dépôt de substance hyaline sur l’épithélium pigmenté de la rétine.

Étym. terme de géologie d’origine allemande, pluriel de druse : cavité minérale tapissée de cristaux

drusen de la membrane de Bruch, drusen radiaires maculaires, drusen de la tête du nerf optique

[P2]

Édit. 2019

drusen de la membrane de Bruch l.m.p.

drusen of Bruch’s membrane

Taches visibles sous l'épithélium pigmentaire rétinien, jaunâtres, plus ou moins larges, apparaissant, disparaissant, se modifiant et évoluant vers l'extension.
Les drusen sont le plus souvent considérés comme dégénératifs. Ils sont situés entre la membrane de Bruch et l'épithélium pigmentaire et constitués de matériel éosinophile. L'acuité visuelle ne s’altère qu'assez tardivement et progressivement par coalescence des drusen, ou brusquement par décollement séreux du neuro-épithélium ou néovaisseaux. L’affection est autosomique dominante (MIM 126700). Il existe probablement plusieurs gènes et l’un d’eux a été localisé en 2p16-21

F. Donders, ophtalmologiste néerlandais (1855) ; J. Hutchinson, Sir, anatomopathologiste et chirurgien britannique (1875) ; W. Tay, ophtalmologiste britannique (1881) ; E. H. Holthouse, RD Batten, ophtalmologistes britanniques (1897) ; R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1899)

Étym. terme de géologie d’origine allemande, pluriel de druse : cavité minérale tapissée de cristaux

Syn. dégénérescence hyaline du pôle postérieur, dégénérescence colloïde, choroïdite en goutte, choroïdite de Hutchinson-Tay, choroïdite superficielle de Holthouse-Batten, choroïdite en rayon de miel de Doyne, drusen dominants ou familiaux

DWM sigle angl. pour Dandy-Walker Malformation

W. E. Dandy, neurochirurgien américain (1914) ; A. E. Walker, neurochirurgien américain (1944)

Dandy-Walker (syndrome de)

dysphagia lusoria l.f.

dysphagia lusoria

 Variété de dysphagie liée à la compression de l’œsophage par une anomalie congénitale de trajet de la crosse aortique ou de l’une de ses grosses branches artérielles (arcs aortiques).

B. Kommerell, médecin radiologue allemand (1936)

Étym. gr. dus : difficulté ; phagein : manger

arteria lusoria, Kommerell (diverticule de)

[L1,Q2,K2]

Édit. 2018

EBNA sigle angl. pour Epstein-Barr Nuclear Antigens

Protéines nucléaires du virus Epstein Baar, exprimées pendant la phase de latence de l’infection.
On dénombre six protéines nucléaires EBNA : 1, 2, 3A, 3B, LP et 3C.

Epstein-Barr virus

[D1]

Édit. 2019

Ebola (virus) l.m.

Ebola (virus)

Virus à ARN, de la famille des Filoviridae et du genre Filovirus.
Transmis à l'Homme par contact avec des Singes infectés de la République démocratique du Congo (Zaïre) et du Soudan et par contamination interhumaine, il est responsable, en Afrique centrale, de fièvres hémorragiques au pronostic sévère.
La contamination est surtout interhumaine, par contact avec le sang, les urines, les selles, les sécrétions hémorragiques d’un malade. Le diagnostic biologique repose sur l’identification du virus en cultures cellulaires et sur la sérologie.

Étym. Ebola : cours d'eau de la République démocratique du Congo (Zaïre)

fièvre d'Ebola

[D1]

Édit. 2019

EBV sigle m. pour Epstein-Barr Virus

Epstein-Barr Virus

[D1]

Édit. 2019

ECGF sigle angl. pour Endothelial Cell Growth Factor.

Facteur de croissance des cellules endothéliales.
Protéine de masse moléculaire comprise entre 17 et 25 kDa, qui a été purifiée à partir de plaquettes sanguines et d'hypothalamus et qui stimule la multiplication des cellules endothéliales.

[C2, C3, K5]

Édit. 2019

Echinococcus granulosus

Echinococcus granulosus

Ténia échinocoque de très petite taille, mesurant de 4 à 7 millimètres, parasite à l’état adulte de l’intestin des chiens et de divers canidés et, à l’état larvaire, d'herbivores, notamment du mouton qui est l’hôte intermédiaire habituel.
L’Homme peut se contaminer accidentellement par ingestion d’aliments ou d’eau de boisson souillés par les œufs (embryophores) du ténia qui sont éliminés avec les déjections de chiens parasités. La larve ou hydatide est une vésicule souvent volumineuse remplie de liquide, préférentiellement située dans le foie puis, par ordre de fréquence décroissante, dans les poumons, la rate, etc. Outre le liquide hydatique riche en albumine (qui peut être à l’origine d’un choc anaphylactique en cas de rupture dans le péritoine), l’hydatide contient des vésicules filles et des protoscolex dont la libération peut entraîner une échinococcose secondaire avec développement de nouvelles hydatides. On identifiait initialement quatre sous-espèces d'Echinococcus granulosus : E.granulosus granulosus, E. g. equinus, E. g. borealis et E. g. canadensis. Elles se différenciaient par quelques caractères morphologiques et enzymatiques mais, surtout, par des hôtes intermédiaires différents. On distingue actuellement plusieurs souches d’E. granulosus, en fonction de l’hôte intermédiaire : souches équine, bovine, ovine, ou porcine, souches du dromadaire, du chameau, du buffle et de la chèvre et, enfin, souches de divers animaux sauvages (cervidés, marsupiaux, ongulés, lagomorphes).

hydatidose, kyste hydatique, hydatide, choc anaphylactique, protoscolex.

[D1, D2]

Édit. 2019

Echinococcus multilocularis

Echinococcus multilocularis

Ténia équinocoque mesurant quelques mm, parasite à l’état adulte de l’intestin du renard et qui a pour hôtes intermédiaires habituels différents rongeurs sauvages.
La contamination humaine entraîne l’échinococcose alvéolaire avec le développement, généralement dans le foie, plus rarement dans les poumons ou dans d’autres organes, d’une vésicule parasitaire mal limitée et qui, par augmentation progressive de volume, tend à envahir tout l’organe dans lequel elle est située.

échinococcose alvéolaire

[D1, D2, D4, J1, P1]

Édit. 2019

Echinococcus oligarthrus

Echinococcus oligarthrus

Ténia échinocoque très répandu en Amérique du Sud, dont les hôtes intermédiaires habituels sont différents animaux sauvages (opossum, agouti, paca, etc.) et l’hôte définitif un félidé (jaguar, puma).
L’infestation accidentelle de l’Homme entraîne une échinococcose polykystique.

échinococcose polykystique

[D1,D2]

Édit. 2018

Echinococcus vogeli

Echinococcus vogeli

Ténia échinocoque existant dans les zones tropicales de l'Amérique du Sud, dont les hôtes intermédiaires habituels sont différents animaux sauvages (opossum, agouti, paca etc.) et l’hôte définitif est un canidé.
L’infestation accidentelle de l’Homme entraîne une échinococcose polykystique.

échinococcose polykystique

[D1, D2]

Édit. 2019

Echovirus n.m.p.

Echovirus

Virus à ARN, de la famille du Picornaviridae et du genre Enterovirus.
Alors qu'ils n'ont pas de pouvoir pathogène expérimental chez l'animal, ils provoquent chez l'Homme des états pathologiques variés : atteinte de l'arbre respiratoire supérieur, diarrhée, exanthèmes maculopapuleux, et aussi méningites lymphocytaires aigües à liquide clair.
L'isolement du virus dans le liquide cérébrospinal et surtout l'élévation des anticorps spécifiques à deux examens successifs confirment l'étiologie, qui peut déjà s'orienter par la présence éventuelle d'autres manifestations cliniques.
En règle, l'évolution est favorable après quelques jours.

Enterovirus, Picornaviridae 

[D1]

Édit. 2019

ECM1 gene
sigle angl pour extracellular matrix protein 1

Gène situé sur le locus chromosomique 1q21, codant pour une protéine qui peut se lier à de nombreuses protéines impliquées dans la croissance et la différenciation cellulaire, incluant les kératinocytes cutanés.
Cette protéine peut aussi réguler la formation des vaisseaux sanguins (angiogenèse).
Différentes mutations de ce gène entraînent la lipoprotéinose palpébrale.

Syn.  secretory component p85, URBWD

lipoprotéinose palpébrale, kératinocyte, angiogenèse

[Q1]

Édit. 2019

ECP sigle angl. pour Eosinophil Cationic Protein

Protéine cationique des polynucléaires éosinophiles qui pourrait jouer un rôle dans les phénomènes pathologiques de l'hypersensibilité immédiate.

polynucléaire éosinophile, hypersensibilité immédiate

[ F1, F3]

Édit. 2019

ecthyma n.m.

ecthyma

Variété d'impétigo creusant et ulcérant le derme, recouvert d'une croûte noirâtre, d'évolution torpide, siégeant le plus souvent sur les membres inférieurs, observé sur des sujets débilités ou manquant d’hygiène.
L'ecthyma laisse une cicatrice. Les ulcères tropicaux sont souvent des ecthymas chroniques avec synergie microbienne.

P. Rayer, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1826)

Étym. gr. ekthuein : bouton d'échauffement, de ekthuô : faire éruption

Syn. impétigo echtyma

impétigo

[D1, J1]

Édit. 2019

ecthyma contagiosum l.m.

contagiosum ecthyma

Syn. orf

orf

[D1, J1]

Édit. 2019

ecthyma gangréneux l.m.

ecthyma gangrenosum

Ulcération nécrotique extensive, succédant à une bulle hémorragique, observée dans les infections à bacille pyocyanique, avec ou  sans, septicémie.

E. L. Ehlers, dermatologiste danois, membre de l'Académie de médecine (1863-1937)

Étym. gr. ekthuma : bouton d'échauffement ; gaggraina : gangrène

Syn. ecthyma gangraenosum ou gangrenosum, ecthyma gangraenosum de Ehlers

ecthyma, Pseudomonas aeruginosa

[D1, J1]

Édit. 2019

eczématide achromiante l.f.

Eczématide d'abord finement squameuse puis hypopigmentée, particulièrement fréquente sur les joues des enfants.
Le caractère hypopigmenté est nettement visible chez les sujets à peau brune ou noire.

Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner

Syn. pityriasis alba, dartre achromiante

eczématide

[J1]

Édit. 2019

ED 50 sigle angl. pour median effective dose

Concentration anesthésique efficace minimale à 50 %

concentration anesthésique efficace minimale à 50 %, CEM 50

[G1]

Édit. 2019

EDCF sigle. angl. pour Endothelial cell Derived Contracting Factor

Facteur peptidique sécrété par les endothéliums vasculaires sous l'effet de l'.
Il exerce un effet vasoconstricteur sur les muscles lisses.

Syn. endothéline

angiotensine (I, II, III, IV)

[C2, K4]

Édit. 2019

EDGF sigle angl. pour Eye Derived Growth Factor

facteur de croissance dérivé de l'œil

[C2, P2]

Édit. 2019

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