Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hypoaction d'un muscle oculomoteur l.f.

underaction of oculomotor muscle

Action insuffisante d'un muscle oculomoteur, dont l'excursion paraît normale lors des ductions, qui est appréciée par comparaison avec l'action de son synergique opposé lors des versions.
En pratique, pour mettre en évidence cette hypoaction, la procédure est identique à celle utilisée pour mettre en évidence une hyperaction. Pour les muscles verticaux, souvent les hypoactions s'imposent d'elles-mêmes en plaçant les axes visuels dans le champ d'action principale des muscles concernés, le nez servant d'écran.

hypotonie vésicale l.f.

bladder hypotonia

Relâchement de degré variable des fibres lisses du muscle vésical se traduisant cliniquement par une rétention chronique incomplète et en urodynamique par une faible pression intravésicale de base même pour un volume de remplissage important.
Compte tenu de la faible amplitude de la pression vésicale de base (5 à 10 cm d'eau) d'une vessie normale, le caractère pathologique d'une hypotonie vésicale est souvent difficile à affirmer. Les causes habituelles de la détérioration du tonus vésical sont les vessies neurologiques, les obstacles chroniques sous-vésicaux et le diabète.

→ atonie vésicale, hypertonie vésicale

incisure interaryténoïdienne l.f.

incisura interaryténoidea (TA)

interarytenoid notch

Fente médiane verticale prolongeant en arrière et en bas l’orifice supérieur pharyngien du larynx entre les deux cartilages corniculés et l’extrémité supérieure des deux cartilages aryténoïdes.
Revêtue par la muqueuse qui tapisse latéralement les ligaments crico-aryténoïdiens postérieurs, elle descend jusqu’au muscle aryténoïdien transverse et surplombe la glotte cartilagineuse.

Syn. anc. échancrure interaryténoïdienne, fente interaryténoïdienne, rimule

incisure ischiatique (grande - ) l.f.

incisura ischiadica major (TA)

greater sciatic notch

Incisure large et profonde du bord postérieur de l’os coxal, située entre l’épine iliaque postérieure et inférieure et l’épine ischiatique.
Elle est transformée en un vaste orifice ostéo-fibreux par le ligament sacro-tubéral et le ligament sacro-épineux. Cet orifice livre passage au muscle piriforme et aux deux pédicules vasculo-nerveux de la région fessière.

Syn. anc. échancrure sciatique (grande-)

incisure ischiatique (petite-) l.f.

incisura ischiadica minor (TA)

lesser sciatic notch

Incisure du bord postérieur de l’os coxal entre l’épine ischiatique et la tubérosité ischiatique.
Elle est transformée en un orifice ostéo-fibreux par le ligament sacro-tubéral et le ligament sacro-épineux. Elle livre passage au muscle obturateur interne  et au paquet vasculo-nerveux pudendal.

Syn. anc. échancrure sciatique (petite -)

incisure mastoïdienne l.f.

incisura mastoidea (TA)

mastoid notch

Profond sillon antéro-postérieur qui limite en haut la face médiale du processus mastoïdien.
Il donne insertion au ventre postérieur du muscle digastrique. Il est séparé du sillon de l’artère occipitale situé en dedans de lui par l’éminence juxtamastoïdienne.

Syn. anc. rainure du digastrique

inclinaison (test d') l.m.

Test utilisé dans la recherche de l’origine d'une syncope.
Ce test tente de reproduire les perturbations observées au cours des syncopes vaso-vagales.
La mise en position debout entraîne une redistribution de 500 à 1 000 ml de sang de la partie supérieure du corps vers les membres inférieurs. Cette diminution du retour veineux entraîne une diminution du diamètre du ventricule gauche, ce qui provoque la sécrétion de catécholamines et, par conséquent, une augmentation de la force de contraction du muscle cardiaque, ainsi qu'une accélération de la fréquence cardiaque. L’information transmise au centre vasomoteur peut déclencher, en retour, une hypertonie vagale et une inhibition du système adrénergique manifestée par une bradycardie, une chute de la pression artérielle, voire une lipothymie ou une syncope.

incontinence urinaire par impériosité l.f.

urinary urge incontinence

Fuite d'urine liée à une contraction on maîtrisable du muscle vésical qui se traduit par un besoin urgent et ne peut être arrêtée par la contraction sphinctérienne volontaire.
Le mécanisme de la fuite peut correspondre à une contraction vésicale anormale (hyperactivité) ou une relaxation uréthrale (instabilité) ou des perturbations de l'inhibition cérébrale.

→ impériosité, incontinence urinaire réflexe, urination

infarctus musculaire l.m.

muscular infarct

Infarctus siégeant dans un muscle.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

→ infarctus

injection intramurale l.f.

intramural injection

Injection d’ocytociques dans la paroi du corps utérin.
Elle favorise la rétraction utérine après l’accouchement. Elle se pratique par voie transabdominale sur la ligne médiane entre l’ombilic et la symphyse pubienne, ou directement dans le muscle utérin au cours d’une césarienne lorsque la rétraction utérine est absente ou insuffisante.

inositol n.m.

inositol

Hexahydroxycyclohexane, ce polyalcool cyclique peut avoir 9 stéréoisomères, dont 4 existent dans la nature : méso-inositol, D-inositol, L-inositol et inositol racémique.
La forme la plus répandue dans l'organisme humain est le méso-inositol ou myo-inositol, dont la formule peut être représentée par un hexagone de forme chaise dont les sommets 1, 3, 4, 5, 6 portent un hydroxyle en disposition équatoriale et le C2 un hydroxyle axial.
Il existe à l'état libre dans les tissus animaux et végétaux. Il a été découvert dans le muscle, qui en contient 750 mg par kg ; le liquide séminal en est particulièrement riche. Il existe surtout sous forme de composés phosphorylés : inositol-1,4,5-tri-phosphate, inositol-hexaphosphate ou phytate, inositol-phosphatides. L'inositol peut être biosynthétisé à partir du glucose, mais dans de nombreuses espèces animales ou microbiennes, cette biosynthèse est impossible ou insuffisante et l'inositol est une vitamine ou un facteur de croissance ; sa carence entraîne une stéatose hépatique et une alopécie chez la Souris et le Rat. Il est considéré comme un facteur lipotrope. Il existe dans les céréales sous forme d’ester (phosphate d’inosityle ou phytate).

Étym. gr. is, inos : muscle ; itol : suffixe des polyalcools dérivés des oses

interleukine 1 n.f.

interleukin-1

Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.

Sigle  : IL-1

→ phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.

interposition musculaire (méthode d') l.f.

muscular interposition

Méthode chirurgicale de traitement des fistules vésicovaginales d’origine radique.
La fistule est obturée par le muscle droit interne sectionné au genou et introduit dans le petit bassin par le trou obturateur.

→ fistule vésicovaginale

intersection tendineuse l.f.

intersectio tendinea (TA)

tendinous intersection

Zone tendineuse qui subdivise plus ou moins complètement le corps charnu d’un muscle dans sa continuité.
Une telle formation se rencontre au niveau des muscles qui reçoivent plusieurs nerfs. Elle délimite des territoires d’innervation.

intrinsèque adj.

intrinsic

1) Situé à l’intérieur de l’organe.
P. ex. : muscle intrinsèque de la main ou du pied.
2) Provenant de l'intérieur du tissu ou de l'organe.
P. ex. : facteur intrinsèque antianémique.

Étym. lat. intrinsecus : au dedans

Ant. extrinsèque

Irving (méthode d') l.f.

Irving’s method

Procédé de stérilisation féminine.
Après ligature et résection tubaires, l’extrémité distale de la trompe est enfouie dans le mésosalpinx et l’extrémité proximale dans le muscle utérin, près de la corne.

F. C. Irving, gynécologue obstétricien américain (1924)

isométrie n.f.

isometrie

Maintien malgré des transformations ponctuelles des dimensions d’un objet ou de la distance entre plusieurs objets.
On parle par exemple de contraction isométrique d’un muscle quand celui-ci se contracte ses points d’insertion demeurant fixes et sa longueur inchangée ; les contractions musculaires isométriques sont très utilisées en médecine physique.

Étym.  gr. isos : égal, metrein : mesurer.

isthme pilaire l.m.

pilar isthmus

Portion cylindrique médiane du follicule pileux située entre l'insertion du muscle pilo-arrecteur sur un renflement épithélial, ou bulge, et l'abouchement du canal sébacé.

joue n.f.

bucca
cheek
Région située sur la partie latérale de la face.
Elle est limitée en haut par le bord inférieur de l’orbite, en bas par le bord inférieur de la mandibule, en arrière par le bord antérieur du muscle masséter et en avant par le sillon naso-génien, la commissure des lèvres et une ligne verticale abaissée de cette commissure jusqu’au bord inférieur de la mandibule. Cette ligne la sépare de la région mentonnière.

Syn. région génienne

Klippel-Feil (syndrome de) l.m.

Klippel-Feil’s syndrome

Malformation familiale, vraisemblablement héréditaire, de la colonne vertébrale cervicale, due à l’absence congénitale d’une ou plusieurs vertèbres cervicales ou à leur atrophie avec tassement, et donnant au malade l’aspect d’« homme sans cou ».
Elle est caractérisée également par un spina-bifida allant de la base du crâne aux premières vertèbres thoaciques. Les mouvements de la tête, qui est enfoncée dans les épaules, sont très limités. Des troubles névritiques et respiratoires peuvent se produire du fait de la compression exercée. Le tassement et la réduction des vertèbres peuvent s’étendre à toute la colonne (télescopage de Bar). On observe occasionnellement d’autres malformations : anomalies costales, fissure du palais, aplasie du muscle sternocléidomastoïdien, ankylose des phalanges, syndactylie, anomalies dentaires, agénésie du méat auditif externe, surdité, débilité mentale, etc.

M. Klippel, neurologue et psychiatre français et A. Feil, neurologue français (1912)

Syn. syndrome de la réduction numérique cervicale, agénésie vertébrale cervicale, hommes sans cou

kyste cervical du nouveau-né l.m.

neonatal cervical cyst

Kyste congénital d'origine branchiale quand il est latéral le long du muscle sternocléidomastoïdien, ou d'origine thyroïdienne s'il est médian et antérieur sur le trajet du tractus thyréoglosse.

kyste dermoïde de l'ovaire l.m.

ovarian dermoid cyst

Tumeur d'origine germinale correspondant à un tératome kystique mature.
Il représente entre 10 et 20% des tumeurs ovariennes organiques. Il se compose de liquide d'allure sébacée incluant fréquemment des fragments d'origine ectodermique (derme, tissu nerveux), endodermique (tissu gastro-intestinal, bronchique, thyroïdien, salivaire) ou mésodermique (os, cartilage, muscle). L'aspect macroscopique est celui d'une tumeur de 5 à 15 cm, à consistance mixte, arrondie ou ovoïde, bosselée, alternant des zones rénitentes et des zones dures. Sa surface est lisse, brillante et de couleur blanchâtre. La bilatéralité est fréquente (16%). Il existe un risque faible (1,1%) de transformation maligne d'un des tissus constitutifs, souvent sous forme d'épithélioma épidermoïde. De révélation souvent clinique par des douleurs pelviennes, une masse palpable, des métrorragies, une torsion, une rupture, il peut également être découvert fortuitement par un examen systématique ou une laparotomie.
On retrouve toutes les complications d'un kyste ovarien, auxquelles il faut ajouter la péritonite chronique granulomateuse par rupture, l'anémie hémolytique et l'activité endocrine éventuelle d'un des tissus tumoraux. Le traitement consiste en une exérèse chirurgicale préservant le tissu ovarien quand le kyste est bénin, avec exploration minutieuse de l'ovaire opposé, complétée au besoin d'une incision de celui-ci.

Syn. tératome kystique bénin, dysembryome bénin

kyste poplité l.m.

Baker’s cyst, popliteal cyst

Distension liquidienne d’une des bourses séreuses de la région poplitée ou épanchement de liquide synovial articulaire à travers un orifice capsulaire postérieur.
Le kyste se développe habituellement dans la bourse séreuse du muscle demi-membraneux ou du m. jumeau médial. Chez l’enfant il a tendance à régresser spontanément. Chez l’adulte il s’agit souvent d’un faux kyste (sans membrane propre) d’origine synoviale lié à une lésion intra-articulaire souvent de type dégénératif.

W. Baker, chirurgien britannique (1885)

lame moyenne du fascia thoraco-lombal l.f.

lamina media fasciae thoracolumbalis (TA)

middle layer of thoracolumbar fascia

Couche cellulo-fibreuse interposée entre la forte lame postérieure du fascia thoraco-lombal et la lame antérieure représentée par le fascia du muscle carré des lombes.

lame postérieure du fascia thoraco-lombal l.f.

lamina posterior fasciae thoracolombalis ; lamina superficialis thoracolombalis (TA)

posterior layer of thoracolombar fascia

Eléments tendineux superficiels du fascia thoraco-lombal qui sont recouverts en haut par le muscle trapèze.

→ fascia thoraco-lombal

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