système mononucléé phagocytaire l.m.
mononuclear phagocyte system
→ phagocytes mononucléés (système des)
tabatière anatomique l.f.
snuff box
Espace anatomique de la partie latérale et dorsale du poignet formant une dépression quand le pouce est en extension et abduction.
Il est limité du côté radial par les tendons de l’entensor pollicis brevis et de l’abductor pollicis longus, et du côté ulnaire par le tendon de l’extensor pollicis longus. L’artère radiale passe dans cet espace et le scaphoïde carpien peut être palpé dans sa partie basse.
tache rouge cerise et myoclonies l.f.
cherry-red spot myoclonus syndrome
tachycardie, hypertension, microphtalmie et hyperglycinurie l.f.
tachycardia, hypertension, microphtalmia, and hyperglycinuria
Tachycardie paroxystique, hypertension, syncopes, convulsions avec microphtalmie, cataracte, hyperglycinurie et calculs rénaux.
La microphtalmie serait dominante dans la famille et le reste récessif (une seule publication avec un frère et une sœur). L’affection est autosomique récessive (MIM 272550).
C.W. Adams et W.E. Nance, médecins américains (1967)
test de dégranulation des basophiles humains l.m.
Test de dégranulation des basophiles lors de la réaction d'hypersensibilité immédiate de type I.
On peut appliquer au sang total une coloration qui met en évidence les basophiles. La dégranulation provoquée par le contact avec l'allergène fait disparaitre ces cellules du champ du microscope.
La diminution du nombre des basophiles après contact avec l'allergène est significative si la dégranulation intéresse plus de 30% des cellules par rapport à un témoin. On peut faciliter ce compte en réalisant dans un premier temps un enrichissement en basophiles dont les concentrations peuvent atteindre 10 à 20 fois celles du sang circulant.
W.B. Shelley, dermatologue américain (1961)
Sigle TDBH
phase télogène l.f.
telogen phase
Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en phase de repos puis de chute.
La phase télogène suit la phase catagène et dure en moyenne, au niveau du cuir chevelu, 3 mois. Le cheveu est ensuite expulsé et remplacé par un nouveau cheveu anagène qui commence un nouveau cycle pilaire.
Étym. gr. télos : fin ; genos : origine
Syn. phase de repos (inusité)
tension psychologique de Janet l.f.
psychological tension
Degré d'activation et niveau des tendances supérieures.
La tension psychologique, dont l'abaissement donne naissance aux "atonies psychologiques", diffère de la force psychologique, qui se manifeste dans l'activité par une certaine puissance, et dont la réduction est la source des "asthénies". Un certain équilibre est nécessaire entre force et tension.
Sur la base d'une philosophie de l'évolution, l'auteur établit une hiérarchie des fonctions et de leurs difficultés croissantes, exigeant un niveau de tension de plus en plus élevé, au sommet duquel se situent "la fonction du réel" et l'activité volontaire.
Dans "Les obsessions et la psychasthénie" (1903), il considère que le déficit basal porte sur cette fonction du réel, par abaissement de la tension psychologique. De ce fait, peuvent émerger les idées obsédantes, dont le caractère conscient se distingue du niveau inconscient des idées fixes chez l'hystérique.
À des degrés respectifs variés, la dépression relèverait d'une diminution conjointe de la force et de la tension psychologique.
P. Janet, neurologue et psychologue français (1859-1947)
Syn. tonus psychologique
terminus de réplication l.m.
replication terminus
terreur nocturne l.f.
night terror
Parasomnie surtout infantile, caractérisée par des réveils brutaux de type confuso-anxieux avec imagerie effrayante, survenant en sommeil lent profond, habituellement dans le premier tiers de la nuit, débutant par un cri de terreur et suivie d'un retour au sommeil, le plus souvent après quelques minutes.
Elle se différencie des rêves d'angoisse (cauchemars) par la notion d'un état automatique (épisode somnambulique possible) et confusionnel, l'intensité des décharges végétatives et une amnésie de la crise. L'EEG est toujours normal. Elles doit être différenciée notamment des crises épileptiques nocturnes de l'enfant, de l'épilepsie frontale bénigne et des attaques de panique
Sa prévalence est de 1 à 5% à l'âge scolaire, où elle n'a pas de signification pathologique, sinon parfois réactionnelle, avec généralement une durée de trois ou quatre ans. Plus rare chez l'adulte, diverses agressions peuvent la précipiter, notamment émotionnelles.
Syn. pavor nocturnus
tertiaire (granule) l.m.
tertiary granule
Sous-population encore mal connue de granules des neutrophiles.
testing musculaire l.m.
manual muscle testing
Méthode d'appréciation de la force d'un muscle ou d'un groupe de muscles.
On classe d'une manière internationale la force musculaire en 6 degrés, de 0 à 5 :
0: aucune contraction,
1: la contraction est seulement perceptible au toucher du tendon, sans efficacité,
2: le mouvement est possible mais en supprimant la gravité,
3: le mouvement est possible contre la gravité,
4: le mouvement est possible contre résistance,
5: la force est normale.
Le degré 4 est souvent divisé en 3 sous-groupes: 4, 4+ et 4-.
Syn. bilan musculaire
tétanos céphalique de Rose l.m.
Rose’s tetanus
Tétanos, à porte d’entrée cutanée, crânienne ou faciale, dont les signes cliniques associent les symptômes habituels du tétanos et une paralysie motrice (paralysie faciale périphérique, ophtalmoplégie) du côté de la porte d’entrée.
E. Rose, médecin allemand (1897)
tétanos céphalique de Worms l.m.
Worms' cephalic tetanus
Tétanos avec oculoplégie secondaire à une plaie de la région orbiculaire.
G. Worms, médecin général français (1905)
tétanos ombilical du nouveau-né l.m.
neo-natal umbilical tetanus
Infection néonatale provoquant des contractures paroxystiques mortelles.
Responsable de près d’un million de morts de nouveau-nés dans le monde chaque année, il est la conséquence des onctions traditionnelles à la naissance, par les matrones, du cordon ombilical par de la terre ou de la cendre souillées par le bacille de Nicolaier. La vaccination par l’anatoxine tétanique de la mère pendant la grossesse permet de le prévenir en transmettant au fœtus à travers le placenta les anticorps protecteurs.
tétanos splanchnique l.m.
splanchnic tetanus
Tétanos survenant quelques jours après une inoculation utérine lors d’un avortement septique associant aux complications pelviennes une dysphagie extrême avec trismus paroxystique.
Teutschländer (lipocalcinogranulomatose de) l.f.
O. Teutschländer, anatomopathologiste allemand (1935)
Theile (sinus de) l.m.
Theile’s sinus
F.W. Theile anatomiste allemand (1801-1879)
TINF2 gene sigle angl. pour TERF INteracting nuclear Factor 2
Gène situé sur le locus chromosomique 14q12, donnant instructions pour le maintien du rôle des protéines du complexe de défense qui préserve la structure des télomères situés à la partie terminale des chromosomes.
Ces télomères protègent les chromosomes d’un accolement anormal ou d’une dégradation précoce.
Au moins 15 mutations de ce gène ont été identifiées chez des patients atteints de dyskératose congénitale et dans sa forme sévère le syndrome de Revesz.
2018
Syn. (TRF1)-interacting nuclear factor 2 variant 1, TERF1 (TRF1)-interacting nuclear factor 2, TERF1-interacting nuclear factor 2, TERF1-interacting nuclear factor 2 isoform 1, TERF1-interacting nuclear factor 2 isoform 2, TIN2, TINF2_HUMAN, TRF1-interacting n
→ téloméropathies, dyskératose congénitale, Revesz (syndrome de)
[Q1,J1,L1]
Édit. 2018
TINU acr. angl. m. pour Tubulo-Interstitial-Nephritis and Uveitis syndrome
→ néphrite tubulo-interstitielle et uvéite
tissu de granulation l.m.
granulation tissue
Système de proliférations conjonctives bourgeonnantes apparaissant au cours de la réparation tissulaire d'une inflammation, et, par extension, tout tissu conjonctif jeune, riche en néocapillaires et en cellules, représentant le début d'une organisation conjonctive.
Y participent les fibrocytes devenant des fibrocytes activés ou fibroblastes, les cellules endothéliales des capillaires préexistants engendrant des néocapillaires, les myofibroblastes, les fibroclastes, les macrophages, des polynucléaires.
tonus cardiaque accélérateur/modérateur l.m.
cardiac tonus
Force réglant en permanence l’équilibre du rythme du cœur.
Elle est faite de deux composantes opposées modulées par la double innervation cardiaque vagale et sympathique. La composante modératrice constitue un tonus cardiofrénateur permanent et dominant à commande vagale. La composante accélératrice moins forte, est un tonus cardioaccélérateur sympathique. Les modifications de la fréquence cardiaque résultent d’une modification de l’un ou l’autre de ces deux tonus, par un mécanisme réflexe (barorécepteur et chimiorécepteur), direct ou intercentral.
tonus musculaire l.m.
muscular tonus
État de légère tension dans lequel se trouve le muscle strié au repos, qui lui donne une consistance caractéristique et que l'on peut apprécier par l'épreuve du ballotement.
Il est supprimé par la section du nerf moteur ou des racines postérieures médullaires correspondantes.
Le réflexe myotatique, lié au fonctionnement du fuseau neuromusculaire, et la boucle gamma constituent le support de l'activité permanente des unités motrices, qui sous-tend le tonus musculaire.
Ainsi, l'étirement musculaire, p. ex. du quadriceps lors de la flexion de la jambe sur la cuisse, met en jeu le réflexe myotatique, provoquant une contraction traduite par une résistance.
Ces éléments sont modifiés dans des conditions pathologiques.
→ dystonie, hypertonie, hypotonie
tonus néonatal l.m.
neonatal tone
Etat de tension des muscles des membres et du tronc du nouveau-né témoin de sa vitalité, l’hypotonie étant le signe d’une souffrance neurologique néonatale.
Coté de 0 (très perturbé) à 2 (normal) dans l’appréciation du score APGAR, il est vérifié plusieurs fois dans les minutes qui suivent la naissance. Il doit être complété par un examen neurologique comportant l’étude des réflexes archaïques et du tonus musculaire : tonus actif (la mobilité spontanée) et tonus passif, par étirement lent évaluant l’extensibilité musculaire et étirement rapide à la recherche d’une spasticité.
- Le nouveau-né normal présente une hypertonie relative des muscles fléchisseurs des membres par rapport aux extenseurs. Les segments de membre sont en légère flexion, la main est ouverte, les doigts un peu fléchis, le pouce vers la paume. Les doigts se ferment sur le doigt de l’examinateur (palmar grasp reflex). Les muscles axiaux ont un tonus très faible : la nuque et le rachis sont souples ; le nouveau-né ne peut ni tenir sa tête ni rester assis.
- En cas d’hypotonie, l’enfant paraît inerte, les membres supérieurs sont en extension, main ouverte ; les membres inférieurs sont en demi-flexion et rotation externe. L’extensibilité musculaire est excessive : les mouvements passifs sont de grande amplitude, la flexion du poignet dépasse 90° ; bras en adduction sur le thorax, le coude dépasse le milieu de la clavicule
- En cas d’hypertonie, l’extensibilité musculaire est limitée ; le membre supérieur est en hyper-flexion, la main est crispée. La raideur de la ceinture scapulaire se mesure lors de l’adduction du bras devant le thorax. Aux membres inférieurs les genoux sont en extension, l’abduction des hanches est limitée, le pied est en équin ou varus équin ; la nuque et le tronc sont raides.
Ces anomalies du tonus peuvent être uni ou bilatérales ; cette asymétrie est notée d’après les mouvements spontanés, le tonus musculaire et les signes de spasticité en particulier du triceps sural.
tonus sphinctérien l.m.
sphincteric tonicity
Activité permanente fondamentale des fibres musculaires lisses ou striées d'un sphincter.
→ dyssynergie vésicosphinctérienne, hypertonie sphinctérienne, hypotonie sphinctérienne
tonus utérin l.m.
uterine tone
Tension du myomètre entre les contractions utérines, normalement voisine de 10 mm de mercure.
Il est mesuré par des manométries externe ou interne, la tocométrie. Son augmentation peut témoigner de la présence d’un hématome rétroplacentaire.