Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ganglion axillaire 1.m.

axillary lymph node

Nœud (ganglion) du creux axillaire drainant la lymphe de la glande mammaire.
L’ensemble des ganglions se dispose dans le creux axillaire en :
- une chaîne mammaire externe qui entoure en avant et en arrière l'artère mammaire externe : elle est située entre les deuxième et cinquième espaces intercostaux, contre les digitations du muscle grand dentelé ;
- une chaîne scapulaire inférieure, qui suit la branche thoracique de l'artère et les veines scapulaires inférieures et croise le nerf du grand dorsal ;
- un groupe de la veine axillaire, sur ses faces interne et postérieure : il constitue, au-dessus de la veine acromiothoracique, le groupe sousclaviculaire.

ganglion submandibulaire l.m.

ganglion submandibulare (TA)

submandibular ganglion

Ganglion rattaché au système parasympathique céphalique, appendu au nerf lingual, contre la face latérale du muscle hyoglosse.
Il reçoit quelques fibres du plexus sympathique de l’artère linguale mais surtout des fibres parasympathiques venues du noyau salivaire supérieur par les nerfs intermédiaire et facial, la corde du tympan et le nerf lingual. Les fibres postganglionnaires se distribuent à la glande submandibulaire et à son conduit excréteur.

J. Meckel, anatomiste allemand (1714-1774)

Syn. anc. ganglion sous-maxillaire de Meckel

Gerdy (tubercule de) l.f.

Ancienne dénomination du tubercule infra-condylaire sous le plateau tibial latéral du tibia où est inséré le muscle tenseur du fascia lata.

P. N.Gerdy, anatomiste et chirurgien français (1797-1856)

glande parotide l.f.

glandula parotidea (TA)

parotid gland

La plus volumineuse des glandes salivaires (poids moyen 25 g.), située dans la loge parotidienne, en arrière de la branche mandibulaire, au-dessous du méat acoustique externe et en avant du processus mastoïde, du processus styloïde de l’os temporal, des muscles du rideau stylien et du muscle digastrique.
La glande parotide est divisée en deux parties, une partie superficielle et une partie profonde, par un plan fibro-celluleux occupé par le nerf facial et ses branches terminales, la veine jugulaire externe et la veine rétro-mandibulaire. L’artère carotide externe s’enfonce dans la partie profonde de la glande. Le conduit parotidien émerge du bord antérieur de la glande, traverse les régions massétérine et génienne, et s’ouvre dans la bouche par un orifice oblique situé en regard du collet de la première ou de la deuxième molaire supérieure. Très souvent il existe, le long du conduit parotidien, un prolongement de la glande (prolongement massétérin), parfois isolé de la masse principale et formant une parotide accessoire.

glandes aréolaires l.f.p.

glandulae areolares (TA)

areolar glands

Glandes composites situées sous l’aréole du sein ayant une double structure et un aspect différent en dehors ou au cours de la grossesse et de la lactation.
Elles sont formées de glandes sébacées volumineuses et, sous le muscle aréolaire, d’acini mammaires. En dehors de la grossesse et de l’allaitement elles forment en superficie de petits nodules, au nombre de 10 à 20, parsemant l’aréole et habituellement décrits comme tubercules de Morgagni.
Au cours de la grossesse, vers la huitième semaine d’aménorrhée, certaines d’entre elles deviennent apparentes autour du mamelon, ce sont les tubercules de Montgomery, par développement des acini lactifères, stimulés à partir de l’hypophyse par la sécrétion de prolactine et d’ocytocyne. La production sébacée persiste, stimulée par la MSH (melanocyte stimulating hormone). Pendant l’allaitement elles émettent un peu de liquide visqueux, lactescent contenant du lactose et d’odeur particulière liée aux triglycérides, aux acides gras hétérocycliques et aux terpènes oxygénés, véritables phéronomes reconnus par l’enfant et dont l’effet est d’orienter celui-ci vers le mamelon (Schaal, Doucet). De plus, l’augmentation de la sécrétion sébacée a un effet protecteur de l’épiderme de la région aréolaire et du mamelon. Après l’allaitement, elles subissent une involution et deviennent quiescentes.

W. F. Montgomery, gynécologue irlandais (1837); G. Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1719), B. Schaal, (1980, 2000, 2003) et S. Doucet, biologistes français (thèse 2007)

Syn. anc. glandes mammaires accessoires, glandes de Montgomery, follicules de Montgomery,

→ Morgagni (tubercules de) Montgomery (tubercules de)

glandes thyroïdes accessoires l.f.p.

glandulae thyroideae accessoriae (TA)

accessory thyroid glands

Petites masses glandulaires de même structure que la glande thyroïde et que l’on peut observer en un point quelconque des territoires dérivés des arcs branchiaux.
D’après leur situation on les classe en glandes thyroïdes accessoires médianes ou paramédianes et glandes thyroïdes accessoires latérales. Les glandes thyroïdes accessoires médianes dérivent du tractus thyréo-glosse et se groupe en glandes thyroïdes accessoires sus-hyoïdiennes, pré-hyoïdiennes ou sous-hyoïdiennes. Les glandes thyroïdes accessoires latérales sont plus rares et siègent sous l’os hyoïde, entre la face profonde du muscle sterno-cléido-mastoïdien, l’axe viscéral du cou et le paquet vasculo-nerveux jugulo-carotidien. Elles sont le plus souvent péri- ou rétrotrachéo-œsophagiennes. Il peut encore exister des glandes thyroïdes accessoires entre l’isthme de la glande thyroïde et le sommet de la crosse aortique, équivalentes de la glande aortique de Wölfler chez le chien.
Les glandes thyroïdes accessoires peuvent donner naissance à des goitres aberrants.

A. Wölfler, chirurgien autrichien (1850-1917)

→ glande de Wölfler

GLUT sigle angl. pour glucose Transporter.

Système protéinique permettant le transport du glucose à travers une membrane cellulaire.
On reconnaît l'existence de plusieurs GLUT (1, 2, 3, 4) selon le tissu concerné : le GLUT1 est un transporteur constitutif de toutes les cellules, le GLUT4 est le transporteur insulinosensible du muscle et du tissu adipeux.

glycogène n.m.

glycogen

Polyholoside constitué par la condensation de molécules de glucose liées par des liaisons osidiques 1-4 et 1-6.
Il représente une forme de réserve de glucose dans les tissus animaux, plus spécialement dans le foie et les muscles, mais on en trouve aussi dans les champignons et les levures. Sa biogénèse (glycogénogénèse) et sa dégradation (glycogénolyse) peuvent donner lieu à des anomalies pathologiques aboutissant p. ex. à l'accumulation de glycogène de structure normale ou anormale. Différents déficits enzymatiques héréditaires portant sur les voies de dégradation ou de biosynthèse du glycogène se traduisent en effet par une accumulation de polyoside dans les tissus, principalement foie et muscle ; ces maladies connues sous le nom de glycogénoses (types I à VII), entraînent d'une part hépatomégalie et hypoglycémie, d'autre part fatigabilité et crampes musculaires.

Étym. désigné par Claude Bernard comme générateur de « la glycose » pour le sang, on aurait dû changer glycogène en glucogène lorsqu’a été adopté « le glucose » pour désigner « la glycose ».

→  glycogénose

glycogénose n.f.

glycogenosis

Affection caractérisée par une surcharge en glycogène soit de muscles squelettiques soit de plusieurs viscères, liée au déficit congénital d’un des enzymes intervenant dans le métabolisme du glycogène.
À part dans sa variété la plus fréquente de déficit en phosphorylase-kinase qui se transmet sur le mode récessif lié au sexe, elle se transmet sur le mode autosomique récessif.  Les manifestations cliniques et le mode évolutif varient selon l’atteinte enzymatique et son degré.
Selon le déficit enzymatique responsable, avec Cori, on distingue plusieurs types : le type I ou glycogénose hépatorénale, le type II (maladie de Pompe), le type III ou glycogénose hépatomusculaire, le type IV (maladie d'Andersen), le type V (maladie de McArdle), le type VI (maladie de Hers). Le diagnostic enzymatique des glycogénoses nécessite des examens spécialisés qui, suivant les types, se font à partir du foie (type I), du muscle (types II, III, V), du sang (types III, IV, VI, IX) ou des fibroblastes. Des études en biologie moléculaire permettent maintenant de reconnaître les mutations géniques responsables, facilitant dans les formes graves un diagnostic anténatal.
Certaines glycogénoses ont été appelées polycories glycogéniques ; d‘autres sont des myopathies.

Dorothy Andersen, pédiatre américaine (1938) ; G. B. Forbes, pédiatre américain (1953) ; H-G. Hers biochimiste belge (1959) ; B. McArdle, neuropédiatre britannique (1951) ; J. Pompe, médecin néerlandais (1933) ; S. Tarui, médecin interniste japonais (1965)

→ Andersen (maladie d', type IV), Forbes (maladie de, type III), Hers (maladie de) ,McArdle (maladie de, type V), Pompe (maladie de, type II), Tarui (maladie de, type VII)

glycogénose hépatomusculaire bégnine l.f.

hepatomuscular glycogenosis

Affection congénitale liée au déficit en amylo-1-6-glucosidase, glycogénose de type III voisine du type I mais de symptomatologie plus modérée.
De nombreux sous-types de cette maladie sont dus à une variation considérable des tissus affectés par le déficit (les globules blancs, le muscle, le foie, etc …). L'hypotonie musculaire est fréquente, la tolérance au jeûne est meilleure et tend à se normaliser après l'âge de 4-5 ans. Il n'y a pas d'acidose.

G. B. Forbes, pédiatre américain (1953)

→ glycogénose, glycogénose de type III

[I4, Q3, R1]

Édit. 2018

glycolyse n.f.

glycolysis

Destruction du glucose dans un organisme vivant sous l'effet d'enzymes.
Physiologiquement, elle est destinée à la formation d'ATP. Le processus peut se produire en anaérobiose, chez les micro-organismes où il constitue une fermentation telle que la fermentation alcoolique de la levure ou, sans intervention de l'oxygène, lors de l'hypoxie dans des tissus animaux où il aboutit à l'acide lactique : il est alors appelé glycolyse anaérobie. La glycolyse aérobie, qui est beaucoup plus générale dans les tissus animaux où les mitochondries sont capables d'utiliser l'oxygène pour la respiration cellulaire, permet de cataboliser le glucose jusqu'à la formation de 6 CO2 et 6 H2O.
A partir de l'acide pyruvique, plusieurs voies sont possibles : dans le muscle, comme dans les bacilles lactiques, réduction en acide lactique ; dans la levure en fermentation alcoolique, décarboxylation en acétaldéhyde et réduction en éthanol ; dans les tissus en respiration, décarboxylation oxydative en acétylcoenzyme A et cycle tricarboxylique. Le bilan énergétique de la glycolyse justifie son rôle essentiel dans la vie cellulaire. La dégradation d'une molécule de glucose en anaérobiose transforme 2 ADP + 2 phosphate en 2 ATP. En aérobiose 38 ADP + 38 phosphate en 38 ATP. L'étape qui permet de moduler la vitesse de la voie (étape clé) est la phosphorylation du fructose-6-phosphate par la phosphofructokinase. Mais le déclenchement de la glycolyse et son importance quantitative dépendent de la disponibilité en phosphate et en ADP, et secondairement de l'approvisionnement en oxygène.

Étym. de glucose et gr. lusis : destruction, dissolution

→  ATP, ADP

[La partie cytoplasmique de la glycolyse,dite voie d'Embden,Meyerhof,part du glucose,6,phosphate et comporte les étapes suivantes : glucose → glucose,6,phosphate  →fructose,6,phosphate  →fructose,1,6,diphosphate  →  2 trioses,phosphates  →  2 acide pho]

Golgi (organe de) l.m.

Golgi's apparatus, body

Formation proprioceptive située dans le tendon musculaire, d'où partent les fibres sensitives Ib.
Celles-ci gagnent la racine postérieure puis la corne postérieure de la moelle et vont s'articuler dans la corne antérieure avec les cellules motrices, d'où nait le motoneurone alpha destiné au muscle.
L'organe de Golgi joue un rôle dans le fonctionnement du réflexe proprioceptif d'étirement, le réflexe tendineux, dit encore réflexe myotatique.

C. Golgi, anatomiste italien, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1906 (1886)

gouttière épitrochléo-olécranienne (syndrome de la) l.m.

medial humerus epicondyle syndrome

Atteinte du nerf cubital au niveau du coude entraînant une hypoesthésie de la partie interne du dos de la main, une diminution de la force du muscle cubital antérieur et des fléchisseurs communs profonds des deux derniers doigts.
Cette affection se rencontre au cours des arthropathies du coude, en particulier de l'arthrose. Le diagnostic différentiel doit être porté avec une atteinte du nerf cubital au niveau du canal de Guyon, au poignet : dans ce cas, il n'y a pas de diminution de la force des fléchisseurs communs des doigts ni de celle du cubital antérieur.
Il s’agit d’une maladie professionnelle fréquente reconnue officiellement (tableau 57 du régime général), occasionnée par  des travaux comportant habituellement des mouvements répétitifs et/ ou des postures maintenues en flexion forçée, ce qui lamine parfois à partir d’une flexion de 90° le nerf ulnaire sur les reliefs osseux (épitrochlée) ou sur l’arcade musculaire du cubital antérieur.

Gracis (test transparent de) l.m.

Gracis’ transparent test

Test utilisant une plaque en matière plastique (dont il existe deux modèles : l'un avec des dessins, l'autre avec des chiffres, de taille décroissante de haut en bas) permettant de connaître la distance à laquelle le sujet tient spontanément la plaque, de déceler ou d'affirmer un trouble de la poursuite, de confirmer l'alternance ou un spasme, d'analyser le torticolis en cas de paralysie du muscle grand oblique ou de nystagmus.

G. P. Gracis, ophtalmologiste italien (1990)

grand oblique de la tête (muscle) l.m.

musculus obliquus capitis inferior (TA)

Muscle pair de la nuque tendu de l’apophyse épineuse de l’axis au bord postérieur de l’apophyse transverse de la première vertèbre cervicale.
Innervé par le nerf suboccipital, il est rotateur de la tête.

Syn. muscle oblique inférieur de la tête

grand zygomatique (muscle) l.m.

musculus zygomaticus major (TA)

Muscle de la face tendu du zygoma à l’angle de la bouche.
Innervé par les rameaux buccaux du nerf facial, il élève la lèvre supérieure.

Granjon et Parent (opération de) l.f.

Granjon and Parent's operation

Méthode chirurgicale de traitement de l'incontinence urinaire d'effort par cervicocystopexie indirecte en utilisant le muscle pyramidal de l'abdomen isolé et retourné dans l'espace de Retzius.

A. Granjon et B. Parent, gynécologue et chirurgien français (1965)

guanylate-cyclase n.f.

Enzyme catalysant la formation de Guanosine MonoPhosphate cyclique (GMPc) à partir de Guanosine TriPhosphate (GTP)

La guanylate cyclase existe dans les cellules sous deux formes : une forme membranaire et une forme cytoplasmique. La forme membranaire est une glycoprotéine de 130 kDa, avec un seul domaine transmembranaire. La forme cytoplasmique est formée de l’association de quatre sous-unités (deux sous-unités alpha, de 82 kDa, et deux sous-unités bêta de 70 kDa). Elle est activée par l’oxyde nitrique (NO). Le GMPc formé joue le rôle de second messager intracellulaire, impliqué notamment dans le relâchement du muscle lisse, entrainant une vasodilatation.

→ GMP cyclique

hallux flexus l.m. .

hallus flexus
Déformation du premier orteil avec flexion de la métatarsophalangienne.
L’hallux flexus est une déformation fonctionnelle souvent liée à une parésie ou une paralysie du muscle peroneus longus, qui entraîne un défaut d’abaissement du premier métatarsien compensé par la flexion du premier orteil lors de la marche. La fixation de la déformation par rétraction entraîne une exostose à la face dorsale de l’articulation métatarsophalangienne, recouverte de bursite.

L. Longuet, chirurgien orthopédiste français (1904)

Syn. hallus flexus, hallux malleus

[I2]

Édit. 2015

hamulus ptérygoïdien l.m.

hamulus pterygoideus (TA)

ptérygoid hamulus

Prolongement postérieur du bord inférieur de la lame médiale du processus ptérygoïde en forme de crochet.
Il sert de poulie de réflexion au tendon du muscle tenseur du voile du palais.

Syn. anc. crochet ptérygoïdien

[A1]

Édit. 2015

Hardinge (voie d'abord de) l.f.

Hardinge’s approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).

K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)

[I2]

Édit. 2015

hernie musculaire l.f.

muscular hernia, herniated muscle

Saillie anormale du muscle à travers une fente ou un orifice de son enveloppe fibreuse aponévrotique, d'étiologie habituellement traumatique.

Étym. lat. hernia : hernie

[I4]

hiatus œsophagien du diaphragme l.m.

hiatus oesophageus diaphragmatis (TA)

oesophageal hiatus of diaphragm

Orifice entièrement musculaire par lequel œsophage traverse le diaphragme.
Il est limité par les fibres musculaires des piliers de ce muscle. Il répond au corps de la dixième vertèbre thoracique. Il est traverse en outre par les deux nerfs vagues.

Étym. lat. hiatus : ouverture

Syn. anc. orifice œsophagien du diaphragme

[A1]

Édit. 2015

hormones mâles l.f.p.

androgen

Hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels mâles primaires et secondaires.
Chimiquement dérivés de l'androstane, les androgènes sont principalement sécrétés sous forme de testostérone et d’andostènedione par les cellules de Leydig du testicule, soumis au contrôle stimulant de la LH hypophysaire. En réponse à la même stimuline, de faibles quantités d’hormones mâles sont également produites par la thèque interne de l’ovaire. Enfin sous le contrôle de l’ACTH antéhypophysaire, la zone réticulée des corticosurrénales sécrète la déhydroépiandrostérone surtout sous forme de sulfate, précurseur d’androgènes et aussi d’œstrogènes.
Les hormones mâles sous l’influence de l’aromatase, constituent des précurseurs d’œstrogènes. Ils sont métabolisés par le foie et éliminés dans les urines sous forme de 17 -cétostéroïdes.
La principale hormone mâle est la testostérone. Grâce à la 5alpha-réductase, la testostérone s’active en dihydrotestostérone qui exprime une action puissamment virilisante au niveau de ses récepteurs spécifiques. Les hormones mâles possèdent aussi un effet anabolisant évident sur l’os, et le muscle (où la testostérone est directement active). Elles modifient la répartition des graisses qui affectent une topographie androïde. Elles contribuent au risque athéromateux. Les hormones mâles favorisent la croissance osseuse, mais aussi à fortes doses la maturation des cartilages de croissance, d’où le risque de petite taille définitive en cas de puberté précoce, ou d’administration intempestive chez l’enfant et l’adolescent. Dans le sexe féminin, les hormones mâles favorise l’hirsutisme et le virilisme pilaire, et à fortes doses la virilisation.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. hormone androgène

→ androstane, aromatase, 5-alpha-réductase

[O4]

Hutchinson (facies de) l.m.

Hutchinson’s facies

Immobilité des globes oculaires et chute des paupières compensée par une contraction du muscle frontal secondaires à une ophtalmoplégie nucléaire.

J. Hutchinson, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique (1891-1892)

→ paralysie oculomotrice

[H1,P2]

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