programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.
Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.
→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation
[E1]
Édit. 2018
promontofixation n.f.
promontory fixation
Technique chirurgicale de traitement des prolapsus génitaux chez les femmes jeunes.
L’utérus, le col de l’utérus après hystérectomie subtotale ou le dôme vaginal après hystérectomie totale, sont remontés vers le haut du pelvis et fixés sur le ligament prévertébral au niveau du promontoire. Très souvent la fixation s’opère par le moyen de bandelettes en matériau synthétique, prolène ou mersilène, dont l’extrémité antérieure est glissée et suturée entre vessie et vagin, qui contournent l’utérus s’il est conservé et sont suturées au promontoire.
prostatectomie sous dépression l.f.
Terme impropre d'adénomectomie chirurgicale à ciel ouvert appliqué à la technique de Denis.
protéine tau (τ) l.f. sigle angl.pour Tubulin-Associated Protein
τ protein
Protéine intracellulaire participant à l’assemblage et à la stabilisation des microtubules.
Elle existe sous six isoformes, de répartition variable selon les tissus et sous forme phosphorylée (« phospho- tau »).
Le dosage de la protéine tau ou de sa forme phosphorylée sur l’acide aminé tyrosine n° 181 (« p181- τ ») est effectué dans le liquide cérébrospinal (LCS) par technique immuno-enzymatique. Il est utilisé comme marqueur de dégénérescence neuronale, car la concentration de protéine tau et de protéine tau phosphorylée augmente dans le LCS en cas de maladie d’Alzheimer et d’autres affections neurodégénératives.
Étym. lettre grecque
→ Maladie d'Alzheimer, tauopathies, protéine tau
psychanalyse (historique sommaire de la) l.m.
psychoanalysis (historic summary of)
Historiquement, méthode de traitement des symptômes névrotiques inventée par S. Freud, qu'avaient déçus les résultats obtenus par l'hypnose et la méthode cathartique de J. Breuer.
Elle repose sur la règle de l’association libre, permettant d'amener à la conscience du malade le matériel refoulé, et sur l'établissement d'une relation transférentielle.
À partir de 1902, les disciples de Freud se groupèrent puis se séparèrent, pour des raisons doctrinales, en diverses écoles et sociétés.
Après la deuxième guerre mondiale, le mouvement psychanalytique a connu un destin divers selon les pays. Il disparaît pratiquement en Allemagne et en Europe de l'Est. En Grande-Bretagne, il subit l'influence de S. Ferenczi et de M. Klein. Aux États-Unis, la cure analytique a tendance à devenir une technique d'adaptation parmi d'autres. En France et dans les pays de langue latine, la rupture produite par l’enseignement de J. Lacan a marqué l’histoire et la pratique de la psychanalyse.
S. Freud, neurologue et psychiatre autrichien, pionnier de la psychanalyse, (1856-1939) ; J. Breuer, neurophysiologiste autrichien, « père » de la psychanalyse (1842-1925) ; S. Ferenczi, psychanalyste hongrois (1873-1933) ; Mélanie Klein, psychanalyste britannique de l'enfant (1882-1960) ; J. Lacan, psychiatre psychanalyste français (1901-1981)
psychochirurgie n.f.
psychosurgery
Intervention neurochirurgicale ayant pour but de traiter des troubles mentaux.
La leucotomie ou lobotomie (destruction des zones préfrontales) a été inventée en 1936, par E.Moniz pour traiter des troubles psychotiques. Ceci lui valut le prix Nobel de médecine en 1946, en raison de la valeur thérapeutique de la leucotomie dans certaines psychoses.
D’autres techniques (leucotomie transorbitaire) et d’autres cibles cérébrales (cingulotomie, thalamotomie) ont ensuite été choi es ayant résisté aux thérapeutiques plus habituelles. La psychochirurgie s’est notamment avérée efficace dans des cas de troubles obsessionnels et de mélancolie chronique. Cette chirurgie a été peu à peu abandonnée du fait du caractère irréversible des lésions au fil des progrès des thérapeutiques médicamenteuses.
La découverte d’un effet psycho comportemental ( action euphorisante ) de la stimulation par voie neuro chirurgicale utilisée pour traiter des malades parkinsoniens a conduit à tester la même technique de stimulation cérébrale profonde (le plus souvent noyau subthalamique) pour traiter des formes graves de trouble obsessionnel compulsif. La mise en œuvre d’un tel traitement ne concerne évidemment que des formes extrêmes de maladie mentale et nécessite un avis collégial regroupant psychiatres, neurochirurgiens, neurophysiologistes voire éthiciens.
A. Egas Moniz, Freire, neurologue portugais, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1935)
→ Parkinson (maladie de, trouble obsessionnel compulsif
[G5, H3]
Édit. 2019
psychotropes et électroencéphalogramme l.m.p.
psychotropes and electroencephalogram
Technique qui peut être utilisée pour la surveillance de la tolérance des psychotropes.
Des altérations du tracé EEG ont été décrites avec des psychotropes "synchronisants" (psycholeptiques : sédation du comportement) ou "désynchronisants" (psychoanaleptiques : excitation pychomotrice, hypervigilance, et psychodysleptiques : illusions, hallucinations).
Les neuroleptiques ralentissent la fréquence du rythme de base de 1 à 2 cycles/s., sans modifier l'amplitude. Les tranquillisants (anxiolytiques) surchargent les tracés en rythmes rapides, plus amples et plus diffus que ceux des barbituriques. Les antidépresseurs tricycliques donnent des tracés pointus, sensibles à la stimulation lumineuse intermittente, de type irritatif.
pyélonéphrolithotomie n.f.
pyelonephrolithotomy
Intervention chirurgicale combinant une ou plusieurs incisions du bassinet, des calices et du parenchyme rénal, afin d'extraire une lithiase complexe ou multiple.
Longtemps utilisée comme technique usuelle d'ablation de la lithiase coralliforme, elle pouvait demander un abord intrasinusal associé à de multiples néphrotomies guidées par des clichés de contact.
→ néphrotomie, voie intrasinusale
Quinton et Scribner (shunt de) l.m.
Quinton Scribner’s shunt
Canule en téflon silastic qui relie en permanence par voie extracutanée l'artère radiale à une veine superficielle de l'avant-bras.
Ce dispositif a permis le recours à l'hémodialyse itérative pour traiter les patients arrivés au stade d'insuffisance rénale chronique terminale. Durant les séances de dialyse, les deux branches du shunt sont connectées au dialyseur. Ce dispositif a été remplacé par la technique de la fistule artérioveineuse.
W. Quinton, technicien médical américain (1960), B. H. Scribner, médecin interniste américain (1960)
→ hémodialyse chronique de suppléance, fistule artério-veineuse pour hémodialyse
rachianesthésie (complications neurologiques de la) l.f.p.
neurologic complications of rachianesthesia
Complications rares d’une technique courante et sûre d’anesthésie locorégionale métamérique, après injection d’un anesthésique local dans l’espace sous-arachnoïdien au niveau de L2-L3 ou L3-L4.
On peut observer surtout des atteintes pluriradiculaires lombosacrées à type de syndrome de la queue de cheval. Des paralysies transitoires des nerfs crâniens ont été décrites.
Parmi les diverses étiologies discutées (traumatisme direct par ponction, infection, position pendant l’intervention, etc.), celle d’une neurotoxicité de l’anesthésique est retenue le plus souvent. Chez l’animal, une lésion inflammatoire avec démyélinisation et dégénérescence axonale au contact du liquide a été observée. La toxicité croît avec sa concentration et sa durée d’exposition.
Un canal lombaire étroit constitue un facteur prédisposant.
radiculographie n.f.
radiculography
Examen radiologique du cul-de-sac dural et des racines spinales après injection intrathécale d'un produit de contraste iodé hydrosoluble non neurotoxique.
Cette technique permet d'obtenir une image très fine des dernières racines spinales et sur les incidences obliques. L’IRM en a limité les indications.
Étym. gr. radix : racine ; graphein : écrire
radiofréquence (courants de) n.f.
radiofrequency
Les courants de radiofréquence, de forme sinusoidale, sont des ondes électromagnétiques dont la fréquence varie entre 300kHz et 3 MHz, délivrées de manière intermittente ou continue.
En cardiologie interventionnelle, pour les ablations on délivre par l’intermédiaire d’un cathéter introduit par voie percutanée un courant de radiofréquence. Celui-ci induit au niveau des tissus situés autour de l’électrode un échauffement spatialement localisé à l’endocarde et sous endocarde auriculaire. Les effets biologiques des courants de radiofréquence dépendent de l’amplitude de l’échauffement du tissu cardiaque. Pour une température comprise entre 50 et 99°c on obtient une nécrose de coagulation de quelques millimètres. Cette technique est utilisée dans le traitement ablatif endocavitaire des diverses formes de tachycardie auriculaire, fibrillation, flutter, tachycardies nodales et l’interruption des voies de conduction des préexcitations ventriculaires.
radiographie n.f.
radiography, X-ray photography
1) En médecine, technique de radiologie visant à obtenir l'image d'un organe ou d'une partie du corps humain, sur une pellicule photosensible.
2) Par extension, le cliché radiographique obtenu.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. graphein : écrire
radiographie par fente l.f.
orthopantomography
Procédé de radiographie utilisant un faisceau de rayons X délimité par une fente et qui balaye l'organe à explorer.
Cette technique, combinée à la tomographie de volumes courbes, constitue l'orthopantomographie.
radiomensuration n.f.
radio mensuration
Technique radiologique consistant à mesurer les dimensions d'éléments squelettiques ou viscéraux, et les distances d'un élément pathologique ou d'un corps étranger par rapport à des repères préétablis (repères anatomiques ou index métalliques cutanés).
Elle utilise soit les méthodes de radiologie conventionnelle, soit la scanographie.
→ céphalométrie, pelvimétrie, téléradiographie.
radioscopie n.f.
fluoroscopy
Examen dynamique de l'image radiologique fournie par un écran fluorescent.
La technique a connu, dès la découverte des rayons X en 1895, une large utilisation pour l'examen du cœur, des poumons, du tube digestif, la recherche des corps étrangers, la réduction des fractures, puis le dépistage de masse de la tuberculose pulmonaire. Elle a largement contribué au développement du radiodiagnostic. La faible luminance (10-3 à 10-4 cd/m2) imposait une adaptation à l'obscurité de 10 à 20 min et n'offrait que les médiocres performances de la vision scotopique (vision nocturne) : mauvaise perception des contrastes, faible acuité visuelle. Par ailleurs la dose délivrée au sujet était relativement élevée et quelques radioscopies de longue durée furent la cause d'accidents du radiodiagnostic. La radioscopie directe a été progressivement supprimée à partir de 1967, lorsque la diffusion de l'amplificateur de luminance, couplé au circuit vidéo, a permis de la remplacer par la radioscopie télévisée, l'observation de l'écran en lumière à peine atténuée apportant facilité et confort au patient comme au personnel médical. La luminance de l'écran de télévision (10 cd/m2) offre les performances visuelles de la vision photopique (vision diurne) et d'autre part le débit de dose a pu être divisé par 20.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. skopein : examiner
radiothérapie cinétique l.f.
motive radiotherapy
Technique dans laquelle les positions relatives du faisceau et du patient sont modifiées de façon continue au cours de la séance.
Les modalités courantes sont la cyclothérapie et l'arcthérapie. Une autre modalité consiste à donner au malade un mouvement de translation pour réaliser avec un faisceau fixe des irradiations cutanées ou corporelles très étendues (radiothérapie orthocinétique).
→ arcthérapie, cyclothérapie, radiothérapie orthocinétique
radiothérapie (complications nerveuses de la) l.f.p.
radiotherapy induced neurological lesions
Manifestations neurologiques aigües ou chroniques, précoces ou retardées, survenant après irradiation thérapeutique.
La tolérance du système nerveux aux radiations dépend de la dose totale reçue, de la dose et du nombre de chaque fraction, de la durée de la radiothérapie, du volume des zones irradiées et des facteurs propres au malade : âge, état vasculaire et général.
Sont décrites :
- des plexopathies, principalement brachiales et lombosacrées, après une latence de quelques mois à plusieurs dizaines d'années ;
- des atteintes des nerfs périphériques, surtout des nerfs crâniens (optique, auditif, dernières paires), parfois de troncs des membres comme le nerf crural ;
- des myélopathies, avec pour forme la plus habituelle la myélopathie post-radiothérapique chronique tardive progressive, sinon à type de myélopathie motrice pure, myélopathie aigüe (très rare), myélopathie aigüe transitoire, myélopathie chronique stabilisée ;
- des complications cérébrales avec œdème radique en période d'irradiation, encéphalopathie précoce réversible, leucoencéphalopathie nécrosante précoce, radionécrose cérébrale tardive, artériopathie cérébrale, atrophie post-radique. Ont été également signalés une insuffisance hypothalamo-hypophysaire chez l'enfant, des calcifications post-radiques, des tumeurs gliales ou méningiomes, voire des fibrosarcomes.
Le plus souvent palliatif, le traitement est peu efficace. Reste la prévention, nécessairement limitée du fait des objectifs visés, si souvent vitaux. Elle repose sur la meilleure technique radiothérapique possible en fonction de chaque cas
→ artériopathie radique, radique (plexopathie)
radiothérapie conformationnelle l.f.
conformal therapy
Technique couplant l'imagerie numérisée à l'appareil de radiothérapie afin de programmer et de surveiller, avec une grande précision, l'irradiation d'un volume cible.
Le repérage du volume cible, puis sa simulation s'effectuent grâce à un scanographe couplé, voire à une IRM, qui fournit une image virtuelle en 3D, calcule les doses, leur répartition spatiale, programme "l'irradiation conformationnelle" et permet sa surveillance en temps réel en cours de traitement. Un collimateur multilames qui épouse au plus près les contours, même complexes, du volume cible autorise des doses tumorales plus élevées tout en épargnant les tissus sains alentour.
Syn. radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
→ radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
radiothérapie stéréotaxique l.f.
radiosurgery
Technique radiothérapique utilisant des faisceaux de rayons X ou gamma de très petite section, non coplanaires, convergeant vers le volume-cible (petite lésion vasculaire ou tumorale intracrânienne).
Elle est réalisée avec un grand nombre de faisceaux fixes ou décrivant des arcs. Elle requiert un système extérieur de repérage très élaboré pour assurer un positionnement précis des faisceaux.
Syn. radiochirurgie
Rashkind (atrioseptostomie de) l.f.
Rashkind atrioseptopexy
Technique de cardiologie interventionnelle destinée à créer une communication interauriculaire aussi large que possible, pour augmenter le mélange sanguin.
Elle s’adresse à de très jeunes enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale cyanogène menaçant leur vie, et qui ne peuvent, ou ne peuvent pas encore bénéficier d’une correction complète.
L’opération consiste à introduire par voie veineuse et à pousser dans l’oreillette gauche à travers le foramen ovale une sonde munie d’un ballonnet dont le gonflement puis l’extraction brusque provoque une déchirure large du septum interauriculaire ; l’augmentation ainsi obtenue du mélange sanguin à l’étage auriculaire et l’amélioration consécutive de l’oxygénation de l’enfant, lui permettent d’attendre la correction chirurgicale complète, si elle est possible.
W. J. Rashkind, pédiatre cardiologue américain (1971)
→ cardiologie interventionnelle, communication interauriculaire, cardiopathie cyanogène
[K2, K3, O1]
Édit. 2018
Rastelli (opération de) l.f.
Rastelli operation
Opération imaginée pour le traitement de certaines malformations congénitales du cœur comportant une atrésie ou une absence du tronc de l’artère pulmonaire : elle reconstitue une voie artérielle pulmonaire en implantant dans le ventricule droit, un tube valvulé dont l’extrémité distale est raccordée à ce qui reste de l’artère pulmonaire ou de ses branches.
La technique de Rastelli s’adresse à des formes extrêmes de tétralogie de Fallot, à certaines formes de truncus artériosus, aux transpositions des gros vaisseaux avec sténose pulmonaire.
G. C. Rastelli, chirurgien thoracique pédiatrique américain (1969)
→ atrésie , tétralogie de Fallot
[K2, K3, O1, O2]
Édit. 2018
réaction n.f.
reaction
1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie : réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.
A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)
→ évènement vital vécu et personnalité
reclassement professionnel l.m.
Ensemble des mesures destinées à favoriser la reprise d’une activité rémunératrice d’une personne, qui, à la suite d’un accident, d’une maladie ou d’une interruption de l’activité habituelle pour raisons économiques (licenciement, chômage, etc.), doit se réadapter à son ancien métier ou en apprendre un nouveau.
Le reclassement professionnel peut bénéficier de certaines aides : apprentissage gratuit, placement chez un employeur, etc. Le reclassement professionnel après maladie ou accident bénéficie souvent au préalable d’une réadaptation fonctionnelle. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ce reclassement se fait dans l’entreprise où la personne travaillait antérieurement avec des aménagements de poste proposés par le médecin du travail et parfois avec l’aide financière et technique d’organismes nationaux d’aide au reclassement.
reconstruction n.f.
reconstruction
En imagerie numérique, scanographie, IRM, échographie…reconstitution de l'image à partir des données brutes stockées dans la mémoire de la machine.
La première opération consiste à reconstruire la matrice c'est-à-dire à mettre en place dans la case correspondante, élément par élément, rangée par rangée, colonne par colonne, les valeurs numériques obtenues. Cette opération peut être effectuée par plusieurs méthodes (rétroprojection filtrée, technique 2 DFT). Pour interpréter l'image, il faut dans un deuxième temps la visualiser en faisant correspondre aux valeurs numériques des densités une échelle de gris ou de couleurs.
→ méthode par rétroprojection filtrée, technique 2 DFT
[B2,B3]
Édit. 2018