entérostatine n.f.
enterostatin
Pentapeptide résultant de l’action de la trypsine sur la procolipase, sécrétée par le pancréas, libérant la colipase.
L'entérostatine est un puissant anorexigène qui sert de signal pour limiter l'ingestion d'aliments lipidiques. Elle diminue la sécrétion d'insuline. L'entérostatine est aussi produite par des cellules endocrines du tractus gastro-intestinal.
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
enzyme pancréatique l.f.
pancreatic enzyme
Enzyme sécrété par les cellules acineuses du pancréas.
Les principaux enzymes pancréatiques sont l'amylase, la lipase et la trypsine.
[C1, L1]
Édit. 2020
éosinophilie n.f.
eosinophilia
1) Affinité d'une cellule ou d’un tissu pour un colorant acide tel que l'éosine.
2) Augmentation à plus de 500/mm3 du nombre des granulocytes éosinophiles circulants.
Les éosinophiles sont caractérisés par la présence de granules spécifiques identifiés en microscopie optique par leur affinité tinctoriale pour les colorants acides comme l'éosine.
Par extension, l'éosinophilie correspond à une augmentation anormale du nombre de granulocytes éosinophiles dans le sang qui s’observe dans différentes affections, allergiques, parasitaires et cancéreuses ainsi que dans les maladies du collagène ou après radiothérapie. L’hyperéosinophilie parasitaire ne s’observe en fait que dans les verminoses tissulaires, de manière permanente (strongyloïdose, trichinose, fasciolase) ou transitoire (ascaridiose à la phase d’invasion où l’hyperéosinophilie est un des éléments du syndrome de Löffler).
Alors que les éosinophiles ont une distribution surtout tissulaire, l'éosinophilie sanguine résulte de l’équilibre entre le passage dans le compartiment sanguin des éosinophiles, lié à la production médullaire, et la migration de ces cellules dans les tissus.
Dans la gastroentérite à éosinophiles, l'hyperéosinophilie est associée à une infiltration des parois de l'ensemble du tube digestif par des polynucléaires éosinophiles.
[A2, F1, N1]
Édit. 2020
éosinopoïèse n.f.
eosinopoiesis
Production de granulocytes éosinophiles dans la moelle osseuse.
In vitro on obtient soit des colonies éosinophiles pures dérivées d'un progéniteur spécifique (Colony Forming Unit Eosinophils), soit des éosinophiles au sein de colonies mixtes contenant des cellules d'autres lignées. Un des facteurs de croissance éosinopoïétique est l'interleukine L-5.
→ polynucléaire éosinophile, interleukine L-5
[A1, F1]
Édit. 2020
éotaxine n.f.
eotaxin
Cytokine de la famille des chimiokines bêta (C-C), de 74 acides aminés, produite par les cellules épithéliales et endothéliales, les macrophages, les éosinophiles et les lymphocytes T activés.
L’éotaxine se lie à un récepteur CCR3 à 7 domaines transmembranaires, exprimé principalement par les éosinophiles. L’éotaxine provoque la migration des éosinophiles et leur activation (libération de protéines toxiques).
[C1]
Édit. 2020
épendymoblaste n.m.
ependymoblast
Cellule donnant naissance aux cellules de l’épendyme.
→ épendyme
[A2, H5]
Édit. 2020
épibolie n.f.
epiboly
Diffusion des cellules polaires de l'embryon qui formeront l'ectoderme et la plaque neurale.
[A4]
Édit. 2020
épigenèse n.f.
epigenesis
Interprétation du développement d'un organisme selon laquelle un embryon se développe par multiplication et différenciation progressive des cellules et des organes mettant en jeu, des mécanismes régulant l’expression des gènes qui constituent l’épigénome.
Cette théorie développée par Harvey, puis par Wolff s'est opposée à la conception d'une préformation de l'organisme dans l'œuf, théorie défendue par Swammerdam et par Haller.
Au cours de la seconde moitié du XXème siècle, après la découverte du code génétique, on a pu croire que la totalité de l’information nécessaire à la formation d’un individu était inscrite dans le génome. Le développement des études moléculaires a conduit à découvrir que l’information génétique n’explique pas tout. Il survient des ajustements successifs entre les capacités définies par le patrimoine génétique et le milieu où ces capacités sont mises en jeu. Les signaux de l'environnement viennent toujours se surimposer aux programmes génétiques, de sorte que des contraintes qui canalisent le développement s'exercent à tout moment.
W. Harvey, médecin et anatomiste américain (1951) ; C. F. Wolff, anatomiste et embryologiste allemand (1759) ; J. Swammerdam, naturaliste hollandais (1672) ; A. von Haller, médecin, anatomiste et naturaliste suisse (1708-1777)
Étym. gr. epi : sur ; genesis : formation
→ épigénétique, épigénome, génome
[Q1, Q3]
Édit. 2020
épilation électrique l.f.
electric epilation
Acte médical qui détruit les cellules germinatives du poil et empêche ainsi définitivement sa repousse.
Elle est réalisée grâce à une fine aiguille qui cathétérise le follicule pilosébacé jusqu'au bulbe et laisse passer un courant électrique de faible intensité. L'épilation sera définitive après répétition des séances de manière à détruire le poil en phase anagène. Les principales complications, cicatrices déprimées et troubles pigmentaires, résultent généralement d'une mauvaise technique.
[J1]
Édit. 2020
épimysium n.m.
epimysium (TA)
epimysium
Enveloppe engainant un muscle composé plurifasciculaire.
Elle est constituée par du tissu conjonctif fibreux, riche en fibres collagènes et élastiques, pauvre en cellules. L’épaisseur de l’épimysium est fonction de la grosseur du muscle.
Étym. gr. epi : sur ; mus : muscle
Syn. anc. périmysium externe
[A1, A2]
Édit. 2020
épinèvre n.m.
epineurium (TA)
epineurium
Tissu conjonctif lâche, parfois riche en cellules adipeuses, qui comble tous les espaces interfasciculaires dans un nerf composé.
Il est parcouru par les vaisseaux sanguins.
Étym. gr. epi : sur ; neuron : nerf
Syn. anc. périnèvre, gaine lamelleuse, nevrilème
[A1, A2, H1]
Édit. 2020
épiréguline n.f.
epiregulin
Protéine mitogène pour les cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, dont la sécrétion est induite par l’angiotensine II, par l’endothéline I et par la thrombine.
→ angiotensine II, endothéline, thrombine
[C1, C2]
Édit. 2020
épissage alternatif l.m
alternative splicing
Mécanisme principal à l’origine de la diversité de nos cellules consistant à produire plusieurs ARN messagers avec des contenus en exons différents à partir d’un seul gène codant.
L’épissage alternatif touche la majorité (90%) des gènes codants incluant plusieurs exons avec, en moyenne, 6 à 8 transcrits différents par gène. En outre, l’épissage admet des variantes; d’où le nom d’épissage alternatif. Cela explique en grande partie le décalage entre le nombre de gènes codants (21000) et celui de protéines (plus de 100000). La première étape de la transcription est la formation d’un ARN prémessager. Une machinerie complexe, le splicéosome, faite de protéines, dont des ribonucléoprotéines, va reconnaître les sites d’épissage 3’ et 5’ sur la séquence des ARN prémessagers, assurer l’excision des introns et la ligature des exons et aboutir à la production de transcrits avec des contenus en exons différents. Lorsqu’un transcrit présente un codon stop prématuré, il est dégradé et ne produit pas de protéine. De nombreuses maladies rares sont dues à des altérations de l’épissage. Par exemple dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) touchant les garçons (1/3300), des mutations impliquant des sites 3’/5’ d’épissage aboutissent à la production d’une protéine tronquée. Les essais thérapeutiques consistent à fixer un oligonucléotide antisens sur un site d’épissage pour l’exclure et restaurer, ainsi, la production d’une protéine fonctionnelle.
→ épissage, Duchenne (dystrophie musculaire progressive de), ARN messager, exon, splicéosome, transcrit
[Q1]
Édit. 2020
épithélioma colloïde du sein l.m.
colloid carcinoma of the breast
Néoplasie mammaire, caractérisée par la présence de cellules tumorales de type mucipare dispersées dans une abondante quantité de mucus.
Ce type d'épithélioma colloïde se retrouve aussi dans l’estomac ou le côlon.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. adénocarcinome colloïde du sein
[A3, F5, O5]
Édit. 2020
épithélium n.m.
epithelium (TA)
epithelium
Tissu de revêtement constitué de cellules juxtaposées, disposées en une couche (épithélium simple) ou plusieurs couches (épithélium stratifié).
C’est le tissu superficiel du tégument externe et du tégument interne des muqueuses. Il peut intervenir dans des échanges et des processus sécrétoires.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, J1]
Édit. 2020
épithélium cornéen l.m.
corneal epithelium
Épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé comportant cinq à sept couches de cellules, situé en avant du stroma cornéen, limité en avant par le film lacrymal, en arrière par la membrane basale de l'épithélium, reposant sur la membrane de Bowman.
Il représente 10 % de l'épaisseur cornéenne.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium cornéen primitif l.m.
primary corneal epithelium
Couche de cellules ectoblastiques en avant de la vésicule cristallinienne présente à la 5ème semaine, formée de deux assises cellulaires, une profonde basale limitée en dedans par la lame basale et une superficielle.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2, O6]
Édit. 2020
épithélium du cristallin l.m.
epithelium lentis (TA)
lens epithelium
Masse épithéliale centrale du cristallin faite de fibres qui sont de très longues cellules.
Cette masse est entourée par la capsule du cristallin (anciennement cristalloïde antérieure et postérieure) sur ses deux faces.
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium germinatif interne l.m.
internal germinal epithelium
Composante corticale de l'ovaire, à partir de laquelle se sont formées les cellules de la lignée germinale, qui subissent une évolution dont le terme final est le follicule de De Graaf.
R. de Graaf, médecin et anatomiste néerlandais (1641-1763)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, C2, O3]
Édit. 2020
Epstein-Barr (virus d') l.m.
Epstein-Barr virus
Virus de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Gammaherpesviridae, découvert dans des lignées de cellules de lymphomes de Burkitt africains.
Le génome de ce virus est un ADN linéaire et bicaténaire. Le virus possède une enveloppe et sa capside est de symétrie icosaédrique (polyèdre à 20 faces). L’EBV est responsable de la mononucléose infectieuse. Il est aussi associé à des tumeurs comme le lymphome de Burkitt ou le carcinome indifférencié du nasopharynx. Chez l’immunodéprimé, l’EBV peut être présent dans diverses pathologies : lymphome de Burkitt, lymphomes malins non hodgkiniens (LNH), maladie de Hodgkin et leucoplasie orale chevelue.
M. A. Epstein, Sir, et Yvonne Barr, pathologiste et virologistes britanniques (1964) ; D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959)
Sigle EBV
→ mononucléose infectieuse, Burkitt (lymphome de), sida
[D1]
Édit. 2018
érastine n.f.
erastin
Molécule de synthèse découverte à l’occasion d’un criblage cherchant à identifier des molécules à activité anti-cancéreuse.
L’érastine induit la ferroptose dans les cellules cancéreuses porteuses d’une mutation de l’oncogène Ras (Ras V12).
[C1,F2,G3]
Édit. 2018
érection n.f.
erection
Augmentation de volume, durcissement et redressement du pénis (ou du clitoris).
Ces modifications morphologiques sont dues à l’effet conjugué de l’irruption de sang artériel dans les espaces sinusoïdes des corps caverneux (ce qui entraîne la dilatation de ceux-ci), de la restriction du drainage veineux et de la contraction des muscles ischiocaverneux. Ce mécanisme est commandé par le système nerveux autonome (parasympathique facilitateur et sympathique inhibiteur) en réponse à différents stimuli mécaniques, chimiques, psychologiques… Le monoxyde d’azote largué par les terminaisons nerveuses des corps érectiles et leurs cellules endothéliales joue un rôle important dans l’érection, de même que plusieurs neuromédiateurs centraux, des influences corticales (aire préoptique médiane), etc… L’érection peut être réflexe en réponse à une stimulation génitale avec un relais nerveux sacré, psychogène d’origine supraspinale, coïtale associant les deux précédentes ou nocturne, encore mal connue.
Le priapisme est une érection involontaire, douloureuse, maintenue plus de quelques heures. C’est une urgence médicale.
Les troubles érectiles (impuissance) peuvent être d’origine vasculaire (athérome des artères pudendales…), secondaires à une atteinte neurologique centrale ou périphérique, à un traumatisme local (chirurgie, radiothérapie..), d’origine endocrinienne (diabète…), iatrogène (psychotropes…), psychologique…
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
→ érectile (tissu), priapisme, impuissance
[C2, H1, H4, K4, M3, O3]
Édit. 2020
érythème actinique l.m.
sunburn
Dommage cutané induit par l'action du rayonnement solaire qui, selon l'intensité de l'exposition, varie du simple érythème rosé à un érythème cyanique œdémateux douloureux avec desquamation et pigmentation durable, voire à la formation de phlyctènes avec altération de l'état général.
Histologiquement l'érythème actinique est caractérisé par l'existence de cellules photodyskératosiques épidermiques. Les rayons ultraviolets, A et B, sont, dans le spectre de la lumière naturelle, les plus érythémogènes dans leur longueur d’onde maximale. Il s’agit d’une réaction phototoxique induite par l'interaction des ultraviolets avec les structures cutanées, de mécanisme discuté, et pouvant varier en fonction du type de rayons ultraviolets impliqués.
Étym. gr. érythêma : rougeur ; aktis : rayon
Syn. coup de soleil, érythème solaire
[J1]
Édit. 2018
érythroblaste n.m.
erythroblast
L'une des cellules nucléées précurseurs des hématies de la moelle hématopoïétique.
La lignée érythroblastique comporte différents stades de maturation successifs reconnus en microscopie optique après coloration : le proérythroblaste, l'érythroblaste polychromatophile et l'érythroblaste acidophile, ce dernier étant le précurseur immédiat du réticulocyte.
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon
[F1,A2]
Édit. 2018
érythrodermie bulleuse avec épidermolyse l.f.
toxic epidermal necrolysis, Lyell's syndrome
Éruption douloureuse débutant à la face, formée de placards infiltrés qui se couvrent rapidement de bulles.
Cette dermatose évolue comme une brûlure grave, parfois mortelle surtout chez l'adulte, laissant la peau à vif lorsqu'elle se décolle. La surface corporelle atteinte est de 10 à 70 % et les lésions peuvent s'étendre aux muqueuses.
Le syndrome apparaît sur un terrain génétique particulier (souvent corrélé à l'antigène HLA A29, B 12 et DR7). Dans 70 % des cas il est consécutif à l'absorption de médicaments, tels que des sulfamides ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens : il semble qu'une déficience des mécanismes de détoxification de ces molécules favorise la nécrose des cellules basales de l'épiderme, cause du syndrome. Des atteintes infectieuses (staphylocoques ou virales) ont été évoquées, surtout chez l'enfant.
Les troubles électrolytiques dus à la perte de plasma et à la surinfection de la surface lésée entraînent une atteinte grave de l'état général.
Le traitement est celui des grands brûlés.
A. Lyell, dermatologue britannique (1956)
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau
Syn. syndrome de Lyell
[J1,N1]
Édit. 2018