Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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échange gazeux l.m.

gas exchange

Passage de molécules de gaz, plus précisément d'oxygène et de dioxyde de carbone, d'un compartiment à un autre de l'organisme.
Les échanges respiratoires entre les mitochondries cellulaires et l'air ambiant se font par diffusion à l'intérieur des cellules, par la circulation qui transporte dans tout l'organisme les gaz dissous ou fixés dans le sang et par la ventilation qui renouvelle l'air alvéolaire.
L'intensité des échanges dépend de l'intensité du métabolisme cellulaire. Au niveau alvéolaire tous les gaz et vapeurs ont la même constante de temps ventilatoire (égale au quotient de la capacité résiduelle fonctionnelle par la ventilation alvéolaire), ailleurs la solubilité intervient pour la constante de temps de chaque molécule gazeuse.
En régime stable, l'équilibre ne dépend que de l'intensité des échanges d'O2 et de CO2. Dans les poumons les gaz se répartissent dans l'espace disponible laissé par la vapeur d'eau dont la pression partielle reste constante en fonction de la température (63 hPa = 47 mm de Hg à 37°C).
En régime variable, cet équilibre est modifié par l'augmentation des échanges ou par suite d'un changement de composition du mélange inhalé. Tous les compartiments de l'organisme sont affectés par une variation de pression partielle du mélange inhalé qui modifie toutes les pressions partielles en aval. Il peut en résulter des accidents graves (plongée, hypoxie au réveil anesthésique, etc.). Pour chaque espèce de molécule et pour chaque compartiment, les variations se font exponentiellement selon une constante de temps proportionnelle à la capacité du compartiment et inversement proportionnelle au débit des molécules concernées.

→ constante de temps, décompression (accident de plongée par), exponentiel (phénomène), respiration

[C2, C3, K1, G1]

Édit. 2019

échinocandines n.f.p.

echinocandine

Nouvelle classe d'antifongiques systémiques présentant un mode d'action innovant, spécifique et original.
Elle est dénommée la pénicilline des antifongiques.
Ces molécules interfèrent avec la synthèse de la paroi fongique par inhibition non compétitive de la 1, 3 β-D-glucane synthétase, système enzymatique présent chez la plupart des champignons pathogènes, mais absent des cellules de mammifères. Leur spectre d'action est étendu, englobant les Candida spp., les Aspergillus spp. et Pneumocystis carinii mais les Fusarium spp., les Mucorales, Trichosporon spp. et Cryptococcus neoformans sont résistants aux échinocandines.
Trois molécules sont actuellement disponibles ou en cours de développement : la caspofungine, l'anidulafungine et la micafungine. Ces médicaments, uniquement administrables par voie intraveineuse, représentent une réelle avancée dans le traitement des candidoses et aspergilloses invasives.

→ candidose invasive, antifongique, Candida, aspergillose, Pneumocystis carinii, Fusarium, Mucorales, Trichosporon, Cryptococcus neoformans, caspofungine, anidulafungine, micafungine

[C1, D1, G5]

Édit. 2019

écotaxie n.f.

homing

Phénomène par lequel les cellules circulantes migrent vers des territoires tissulaires particuliers.
Ce phénomène est maîtrisé par des interactions moléculaires spécifiques entre structures de la membrane des leucocytes et contre-structures à la surface de l’endothélium. Un faible pourcentage des lymphocytes du sang circulant exprime sur leur membrane les molécules CLA (cutaneous lymphocyte antigens) qui guident leur migration vers les territoires cutanés. L’intégrine exprimée à la surface de certains lymphocytes permet leur migration à travers les veinules à endothélium épais des plaques de Peyer.

Étym. gr. oikos : demeure ; taxis : arrangement

→ intégrine

[C2, F1]

Édit. 2019

écotropisme n.m.

ecotropism

Aptitude des cellules à migrer, au sein d'un organisme, vers des territoires particuliers (écotaxie), ou d'une espèce vivante vers un écosystème favorable à sa survie, son développement, sa reproduction.

→ écotaxie, écosystème, homing

[D2]

Édit. 2019

écouvillonnage de l'œsophage l.m.

oesophageal brushing

Technique destinée au diagnostic précoce des lésions de l’œsophage.
Une éponge déglutie pénètre jusque dans l’estomac, et, après son extraction par frottement doux, les cellules de l’épithélium œsophagien sont transférées sur une lame pour un examen cytologique.
Cette technique a été utilisée dans certaines régions de Chine où le cancer de l’œsophage a une incidence particulière, due sans doute à une mycobactérie liée à un procédé de conservation hivernale des légumes.

Étym. ancien fr. escoveillon, du lat. scopa : balai

→ mycobactérie, cancer de l'œsophage

[B3, L1]

Édit. 2019

ectoblaste n.m.

ectoblast

Couche cellulaire du disque embryonnaire tridermique qui, au cours de la troisième semaine du développement, va se constituer par le processus de gastrulation à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique qui ne migrent pas en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen ; elles vont former le revêtement externe de l’embryon du côté de la cavité amniotique.
L’ectoblaste, sous l’influence de la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacent, s’épaissit longitudinalement pour former la plaque neurale, processus initial de la neurulation. In fine, l’ectoblaste constitue le neurectoblaste qui donne naissance au système nerveux central, au système nerveux périphérique et à l’épithélium sensoriel des organes des sens, et à l’ectoderme, ses annexes cutanées et ses dérivés : glandes mammaires, hypophyse, émail dentaire.

Syn. ectoderme

→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, cavité amniotique, notochorde, neurectoblaste, entoblaste, mésoblaste

[A4, ]

Édit. 2019

effet cytopathogène l.m.

cytopathic effect

Altération cellulaire liée à l'action des virus qui, par leur réplication, interfèrent avec le métabolisme de la cellule-hôte.
Les principales lésions cellulaires ainsi produites sont la lyse cellulaire, les altérations du cytosquelette, la formation de cellules géantes, de koïlocytes et les corps d'inclusion.

→ koïlocyte

[D1]

Édit. 2019

effet microphonique l

l.m.

Wever Bray’s phenomenon

Phénomène bioélectrique transformant, dans les cellules sensorielles de la cochlée, le message auditif reçu sous forme d’ondes, en un message électrique.

E.G. Wever et C.W. Bray,  psychologues américains (1930)

[C2, P1]

Édit. 2019

ehrlichiose équine monocytique l.f.

Potomac horse fever

Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.

→ Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines

[D1, D2, D5]

Édit. 2019

ehrlichiose monocytique humaine l.f.

human monocytic ehrlichiosis

Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia  chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées,  vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.

Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine

→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction

[D1, D2]

Édit. 2019

élastase n.f.

elastase

Enzyme protéolytique catalysant l'hydrolyse de l'élastine, protéine du tissu conjonctif en particulier cutané.
On en connaît plusieurs types : une élastase pancréatique sécrétée sous forme d'une proélastase est activée par la trypsine dans l'intestin ; elle agit assez spécifiquement sur certaines liaisons de l'alanine dans la chaîne peptidique de l'élastine. Présentes dans les leucocytes, des élastases dégradent l'élastine des tissus conjonctifs, les cellules musculaires lisses. L’activité de l’élastase est spécifiquement inhibée par l’alpha 1 antitrypsine.

Étym. gr. elassein : réduire la taille

→ élastine, hydrolyse, tissu conjonctif, anti-élastase, trypsine, alanine

[C1, C3]

Édit. 2019

élastine n.f.

elastin

Protéine fibreuse, constituant des éléments élastiques de l'organisme, notamment des ligaments et des parois artérielles.
Insoluble dans l'eau, résistante à l'action des acides, des alcalis et de nombreuses protéases, elle est sensible à l'élastase pancréatique et à celles d'autres tissus. Riche en glycine et en alanine, elle est caractérisée par des acides aminés particuliers qui servent de ponts entre les chaînes polypeptidiques de tropoélastine : la desmosine et l'isodesmosine. Elle est sécrétée par les fibroblastes, les fibrocytes, les myocytes et les cellules endothéliales vasculaires.

Étym. elassein : réduire de taille

→ protéase, protéase, élastase, tropoélastine, desmosine, isodesmosine

[C1, C2]

Édit. 2019

électrorétinogramme n.m.

electro-oculogram

Tracé graphique obtenu par l’électrorétinographie.
Il s’agit d’un tracé polyphasique caractérisé normalement par la succession de deux ondes. Une onde alpha négative, rapide et de faible amplitude correspondant à l’hyperpolarisation des photorécepteurs, peut se décomposer en onde alpha 1 correspondant aux cônes et en onde alpha 2 correspondant aux bâtonnets. Son temps de culmination varie entre 30 et 40 millisecondes. Une onde bêta positive, beaucoup plus ample et longue, correspondant à la dépolarisation des cellules de Müller, ayant un temps de culmination entre 60 et 80 millisecondes, et qui selon l’état d’adaptation rétinienne ou la longueur d’onde du stimulus peut se différencier en deux ondes successives. L’onde bêta 1, photopique, relativement pointue, indépendante des conditions d’adaptation est particulièrement mise en évidence avec une stimulation rouge. L’onde bêta 2, scotopique, plus arrondie, plus visible en cas d’adaptation à l’obscurité prolongée, est seule mise en évidence par une stimulation bleue.
L’interprétation de l’électrorétinogramme repose sur le temps de latence, le temps de culmination, l’amplitude et la forme de ces ondes. Ainsi des rapports peuvent être déterminés : le rapport bêta 2/bêta 1 donne une idée sur la prédominance du système photopique ou scotopique ; le rapport bêta-alpha/alpha donne une idée sur la polarité générale de l’électrorétinogramme. L’électrorétinogramme est anormal en cas de lésions rétiniennes s’étendant sur plus de trois diamètres papillaires, et lors de lésions systématisées des cônes ou des bâtonnets.

Sigle ERG

→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

Elispot n.m.

Elispot

Test adapté de l'ELISA permettant la numération de cellules sécrétrices d'anticorps ou d'antigènes par culture brève (2 h) sur une surface recouverte de l’anticorps ou de l’antigène considéré.

→ ELISA (technique)

[B3, C1, F3]

Édit. 2019

empéripoïèse n.f.

emperipoïese

Présence d'une cellule à l'intérieur d'une autre cellule sans qu'aucune d'entre elles ne soit endommagée.
Des cellules de la moelle osseuse telles qu'érythroblastes, granulocytes ou lymphocytes peuvent ainsi se glisser à l'intérieur des mégacaryocytes et circuler entre les membranes de démarcation.

Étym. gr. en : dedans ; peripoiesis : action de tourner autour)

[A2]

Édit. 2019

encéphalite limbique l.f.

limbic encephalitis

Atteinte paranéoplasique de l'hippocampe et des noyaux amygdaliens, liée le plus souvent à un cancer bronchique anaplasique à petites cellules.
Se succèdent un syndrome anxiodépressif puis une amnésie massive (antérograde avec atteinte de la mémoire à court terme et rétrograde), sans autre trouble cognitif. Une épilepsie s'y associe. L'électroencéphalogramme est tôt altéré et le liquide cérébrospinal (LCS) souvent inflammatoire. Des anticorps anti-Hu sont fréquemment mis en évidence dans le sang et le LCS.
Révélant le plus souvent le cancer, cette symptomatologie est létale d'un seul tenant, d'autant que les rémissions par un traitement antitumoral restent exceptionnelles.

J. A. N. Corsellis, neuropathologiste britannique (1968)

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

→ syndrome paranéoplasique, cancer anaplasique

[H1, F2]

Édit. 2019

encéphalopathie bilirubinique l.f.

bilirubinic encephalopathy

Ensemble de manifestations dues à la destruction de certaines cellules nerveuses situées surtout dans les noyaux gris centraux du cerveau et du cervelet par de la bilirubine non conjuguée provenant de la circulation sanguine.
Elle entraîne une atteinte neurologique irréversible avec hypertonie, paralysies, surdité, et secondairement arriération mentale, voire la mort.
La bilirubine non conjuguée synthétisée par l'organisme est normalement transportée dans le sang sous forme liée à l'albumine ; si elle est synthétisée en excès ou si l'albumine est en concentration diminuée, chez le prématuré p. ex., ou dans certaines situations interférant avec la liaison albumine-bilirubine (hypoxie, administration de certains médicaments), la fraction de bilirubine non conjuguée qui dépasse les capacités de liaison à l'albumine franchit la barrière hémoméningée.
Le risque d'encéphalopathie bilirubinique est majeur en période néonatale lors des situations d'hémolyse, p. ex. par incompatibilité de groupe sanguin, par grande prématurité ; il est plus exceptionnel depuis que sont proposées des exsanguinotransfusions, une perfusion d'albumine, de la photothérapie pour traiter les ictères néonatals. La survenue d'une encéphalopathie bilirubinique représente cependant un risque permanent au cours de l'évolution de la maladie de Crigler-Najjar, en particulier de type I.

J. F. Crigler, pédiatre américain et V. A. Najjar, pédiatre et microbiologiste américain d’origine libanaise (1952)

Syn. ictère nucléaire

→ incompatibilité sanguine fœtomaternelle, ictère hémolytique du nouveau-né, Crigler-Najjar (maladie de)

[H1, C1, F1, O1]

Édit. 2019

encéphalopathie postanoxique l.f.

postanoxia encephalopathy

Syndrome neurologique relevant d'atteintes cérébrales transitoires (déplétion énergétique) ou définitives (mort de cellules) constitué à la suite d'une encéphalopathie anoxique avec généralement coma initial.
L'évolution est d'autant plus défavorable que la durée de l'anoxie initiale a été plus longue. Les formes graves peuvent évoluer assez rapidement vers la mort cérébrale, d'autres évoluent vers un état végétatif sans espoir d'amélioration mais des comas d'assez longue durée peuvent évoluer vers la récupération de la conscience et même vers une guérison avec ou sans séquelle apparente, toutefois une telle guérison peut cacher des séquelles infracliniques portant essentiellement sur la mémoire à court terme et le psychisme. Si la respiration et la circulation sont rétablies rapidement, les intoxications médicamenteuses ont une évolution généralement favorable.
De toute façon une amnésie rétrograde couvrant la période de l'accident hypoxique est fréquente. Les séquelles (hémiplégies, troubles de l'élocution, et de l'idéation, parfois des troubles des sens (olfaction, vue, audition...) correspondent essentiellement à diverses atteintes nerveuses centrales. D'autres lésions peuvent résulter de l'hospitalisation (escarres, infection nosocomiale, séquelles de trachéotomie, ankyloses des articulations des membres, coudes et pieds équins plus particulièrement), hospitalisme et retard du développement intellectuel chez l'enfant, etc.
L'essentiel du traitement consiste en une assistance cardiorespiratoire la plus précoce et la plus efficace que possible. L'oxygénothérapie hyperbare précoce est indiquée surtout dans les intoxications oxycarbonées. Un nursing soigneux et une kinésithérapie précoce sont indispensables.

→ arrêt cardiaque, coma, encéphalopathie anoxique, état végétatif, hypoxie, kinésithérapie, mort cérébrale, nursing

[C2, H1, G2]

Édit. 2019

endogline n.f.

endoglin

Glycoprotéine de 180 kDa homodimérique, dont la biosynthèse s'exprime dans les cellules endothéliales, faisant partie des sous-unités du récepteur du facteur de croissance transformant TGFb (Transforming Growth Factor).
Codée par la région q3 du chromosome 9, elle a été trouvée anormale dans certaines familles de patients atteints d'angiomatose familiale de Rendu-Osler-Weber ou télangiectasie hémorragique héréditaire.

H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de Médecine (1896) ; W.B. Osler, Sir, médecin internsite canadien, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)

→ Rendu-Osler-Weber (maladie de)

[C1, K4]

Édit. 2019

endolymphe n.f.

endolympha (TA)

endolymph

Liquide qui remplit les cavités du labyrinthe membraneux de l’oreille interne.
Il se différencie de la périlymphe qui remplit l’espace compris entre le labyrinthe membraneux et les parois du labyrinthe osseux).
Ce liquide remplit les trois conduits semi-circulaires, l’utricule, le saccule et le conduit cochléaire, toutes cavités qui communiquent entre elles. C’est dans l’endolymphe que sont suspendues les statoconies. Ce sont les mouvements de ce liquide qui font vibrer les cils des cellules sensorielles des divers appareils terminaux du nerf auditif.

A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l'Académie de médecine (1752-1832)

Syn. anc. aquula interna, humeur de Scarpa

→ statoconie

[A1, C2, P1]

Édit. 2019

endostatine n.f.

endostatin

Polypeptide de 82 kDa capable de s'opposer au développement des vaisseaux et de faire régresser une prolifération tumorale.
L'endostatine fait partie de la famille des matrikines, peptides issus de la protéolyse de protéines de la matrice extracellulaire, capables de réguler les activités des cellules environnantes. Elle est issue de la protéolyse du collagène XVIII, collagène quantitativement mineur présent dans les membranes basales. L'activité anti-angiogénique de l'endostatine fait envisager son utilisation en thérapeutique.

→ matrikine, membrane basale, angiogenèse, collagène

[C1, K2, F2, G5]

Édit. 2020

endothélémie n.f.

endothelemia

Présence dans le sang de cellules endothéliales circulantes, détectées à l'aide d'anticorps les reconnaissant de façon spécifique.

[A2, F1]

Édit. 2020

endothélium n.m.

endothelium

Epithélium pavimenteux simple constituant la bordure interne des vaisseaux sanguins qui permet le passage des fluides vers l’extérieur ou l’intérieur des vaisseaux et, entre les cellules, la diapédèse des lymphocytes et des monocytes.
L’endothélium représente environ 1 % du poids du corps et couvre une surface de 5 000 m2 chez un adulte. La majorité des maladies cardiovasculaires implique un dérèglement structurel et/ou fonctionnel de l’endothélium. Celui-ci règle l’équilibre vasoconstriction-vasodilatation par le biais de nombreux médiateurs dont certains sont sécrétés dans la lumière tels la prostacycline et d’autres qui agissent dans la paroi du vaisseau comme le facteur relaxant d'origine endothéliale (EDRF, endothelium derived relaxing factor) qui est le monoxyde d’azote NO. Il correspond à un véritable organe impliqué dans la vasomotion (système rythmique de variation de diamètre des artérioles), l’hémostase (biosynthèse du facteur von Willebrand, sécrétion de facteurs modulant la fibrinolyse du caillot : activateur du plaminogène, urokinase, inhibiteur de l’activateur du plaminogène), le remodelage de la paroi vasculaire et les échanges nutritifs avec les tissus environnants. Il intervient dans de nombreuses situations pathologiques : l’athéromatose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’ischémie de reperfusion et la reprise d’une sténose.

→ vasomotion, diapédèse, prostacycline, facteur relaxant d'origine endothéliale, hémostase

[A1, A2, F1, K4]

Édit. 2020

endotoxine n.f.

endotoxin

Toxine contenue dans la paroi de bactéries à Gram négatif et libérée lors de la lyse de ces bactéries.
De nature lipopolysaccharidique, les endotoxines sont présentes au niveau de la membrane externe de la plupart des bactéries à Gram négatif et des cyanobactéries. Lors de la lyse de la bactérie, l’endotoxine est libérée.
Les différentes endotoxines présentent des modes d’action très similaires. La structure du complexe lipopolysaccharidique (LPS) comporte notamment le lipide A, une diphosphoglucosamine liée à des acides gras, qui est l’élément responsable de l'activité toxique. Le lipide A est pyrogène ; cet effet est lié à la libération d’interleukine-1 et de TNF. En effet, le lipopolysaccharide (LPS) est reconnu par le récepteur membranaire CD14 présent à la surface des monocytes ; la liaison CD14-LPS entraîne l'activation de ces cellules et la sécrétion du facteur de nécrose tumorale (TNF) et de l'interleukine 1. Cet effet est amplifié par une molécule de transport plasmatique LBP (liposaccharid binding protein) et inhibé par la protéine BPIP (bacterial permeability increasing protein). Une fois libérées dans le sang, les endotoxines peuvent entraîner une cascade de réactions biochimiques à l’origine d’une réponse inflammatoire systémique exagérée, d’un choc septique, d’une coagulation intravasculaire, d’une fibrinolyse ou d’une défaillance multiorganique. L’absence d’endotoxine doit être vérifiée lors des contrôles effectués au cours de la préparation de médicaments injectables qui doivent être apyrogènes.
Les endotoxines sont faiblement immunogènes et sont thermostables.

Étym. gr. endon : en dedans ; gr. toxikos : poison

→ lipopolysaccharide (LPS), choc bactériémique, choc septique, TNF, interleukine-1

[C1, D1]

Édit. 2020

 Escherichia coli entéro-invasif
l.m.

enteroinvasive

En colonisant les cellules de la paroi intestinale, Escherichia coli peut devenir entéro-invasif.

→ Escherichia coli

[D1, L1]

Édit. 2020

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