dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire l.f.
posterior hereditary corneal dystrophy
Dystrophie cornéenne postérieure avec altération de l'endothélium ou de la membrane de Descemet.
L’affection apparaît dans la première enfance, elle est précédée d'irritation et de photophobie puis apparaissent des plages de cristaux calcaires dans les couches profondes du stroma, des lésions vésiculaires dans l'endothélium et un œdème des couches profondes du stroma. Elle peut être asymptomatique mais dans les formes les plus majeures, l'épithélium et le stroma sont altérés de façon sévère par l'œdème. L’affection est autosomique dominante (MIM 121700).
Il existe parfois des adhérences iridocornéennes, un œdème de cornée et un ectropion uvéal. il s'agit d'une différenciation incomplète des cellules endothéliales cornéennes qui secrètent une membrane collagène envahissant l'angle et l'iris. L’affection est autosomique dominante (MIM 122000). Gène en 20q11.
L. Koeppe, ophtalmologiste allemand (1916) ; A. E. Maumenee, ophtalmologiste américain (1960) ; E. F. Carpel, ophtalmologiste américain (1977) ; H. Schlichting, ophtalmologiste allemand (1941)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne postérieure amorphe (Carpel), dystrophie cornéenne de Schlichting, dystrophie endothéliale congénitale, dystrophie postérieure polymorphe, œdème cornéen congénital héréditaire de Maumenee
→ dystrophie cornéenne endothéliale congénitale
dystrophie endothéliale cornéenne de Fuchs l.f.
Fuchs’ endothelial dystrophy of the cornea
Affection cornéenne avec altération primitive de la membrane de Descemet et de l'endothélium cornéen.
Les premiers signes apparaissent dans la troisième ou quatrième décennie, au niveau de l'aire cornéenne centrale ou paracentrale, puis progressent, plus en largeur qu'en hauteur, mais ne modifient l'acuité visuelle qu'entre 40 et 50 ans. Il existe d'abord de petites gouttelettes ou verrucosités sur la membrane de Descemet, ensuite un épaississement de la membrane, une modification des cellules endothéliales et une diminution de leur nombre, enfin un œdème du stroma. Le glaucome et l'atrophie irienne peuvent accompagner l'affection. La plupart des cas sont sporadiques. L'affection est autosomique dominante (MIM 136800) ou liée au sexe, dominante.
E. Fuchs, ophtalmologiste autrichien (1910)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. cornea guttata
dystrophie flavimaculée de l'adulte l.f.
adult onset reticular flavimaculatus dystrophy
Dystrophie rétinienne flavimaculée du pôle postérieur d'aspect un peu réticulé et d'évolution lente avec altération choriorétinienne atrophique caractéristique en périmaculaire et maculaire.
La maladie évolue sans signe fonctionnel durant plusieurs décennies; elle a été initialement décrite avec les formes pures de fundus flavimaculatus, mais les taches flavimaculées du pôle postérieur qui entourent la macula et semblent non évolutives vont provoquer une atrophie choriorétinienne périmaculaire de la région temporale qui va progressivement encercler la fovéola, et faire disparaître l’épithélium pigmenté, la choriocapillaire et les cellules visuelles en trois ou quatre décennies. L'ERG a des réponses photopiques légèrement altérées et l'EOG est normal. En angiographie pas de silence choroïdien, effet fenêtre au niveau des taches flavimaculées, et atrophie aréolaire en temporal de la macula dans les formes moyennement évoluées. L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive.
K. B. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie à taches jaunâtres du pôle postérieur, Stargardt flavimaculée tardive (maladie de)
Fukuyama (dystrophie musculaire de) l.f.
Fukuyama disease
Dystrophie musculaire congénitale caractérisée par une malformation cérébrale (lissencéphalie pavimenteuse), des dystrophies des muscles squelettiques, un déficit intellectuel sévère, une épilepsie et un déficit moteur.
La prévalence de la maladie est élevée dans la population japonaise (2-4/ 100 000) et très faible ailleurs. Une consanguinité des parents a été décrite.
La maladie débute classiquement dans la petite enfance. Les symptômes sont une succion et un cri faibles, un retard de développement, une hypotonie, des contractures des hanches, des genoux et des articulations interphalangiennes. Les signes plus tardifs sont un visage évoquant une myopathie, une pseudohypertrophie des mollets et des avant-bras, des anomalies ophtalmologiques (déficits visuels et dysplasie rétinienne). L'atteinte cardiaque progressive ainsi que les troubles de la déglutition et de l'alimentation (conduisant à une pneumopathie d'aspiration souvent fatale) s'observent dans les formes graves de la maladie ou chez des patients âgés de plus de dix ans. Les crises convulsives (convulsions généralisées toniques-cloniques, crises partielles complexes et crises partielles avec généralisation secondaire, spasmes infantiles, crises toniques ou myocloniques) apparaissent chez la moitié des individus (âge moyen à l'apparition des crises: 1-3 ans). Tous les patients ont un déficit intellectuel sévère (QI de 30 à 60).
Le gène en cause, FKTN, code pour la fukutine et est localisé en 9q31. La transmission est autosomique récessive.
Le diagnostic est basé sur des signes cliniques, sur des éléments caractéristiques de neuro-imagerie et d'électromyographie, sur des biopsies musculaires et sur la génétique moléculaire.
Les diagnostics différentiels comprennent les dystrophies musculaires de Duchenne et Becker ainsi que d'autres types de dystrophies musculaires comme le syndrome de Walker-Warburg et le syndrome muscle-oeil-cerveau.
Le diagnostic prénatal est possible sur de l'ADN extrait de cellules foetales prélevées par amniocentèse (à 15-18 semaines de gestation) ou par prélèvement de villosités choriales (à 10-12 semaines de gestation).
Le pronostic dépend de la sévérité des complications de la maladie, surtout neurologiques, cardiaques, ou respiratoires.
Y. Fukuyama, neuropédiatre japonais (1960) ; B. Eymard, myologue français (2008)
Réf. Orphanet, B. Eymard (2008)
→ lissencéphalie, FKTN gene, fukutine, dystrophie musculaire progressive pseudo-hypertrophique de Duchenne et de Becker, Walker-Warburg (syndrome de)
[H1, H3, I4, K1, K2, O1, P2]
Édit. 2019
échange gazeux l.m.
gas exchange
Passage de molécules de gaz, plus précisément d'oxygène et de dioxyde de carbone, d'un compartiment à un autre de l'organisme.
Les échanges respiratoires entre les mitochondries cellulaires et l'air ambiant se font par diffusion à l'intérieur des cellules, par la circulation qui transporte dans tout l'organisme les gaz dissous ou fixés dans le sang et par la ventilation qui renouvelle l'air alvéolaire.
L'intensité des échanges dépend de l'intensité du métabolisme cellulaire. Au niveau alvéolaire tous les gaz et vapeurs ont la même constante de temps ventilatoire (égale au quotient de la capacité résiduelle fonctionnelle par la ventilation alvéolaire), ailleurs la solubilité intervient pour la constante de temps de chaque molécule gazeuse.
En régime stable, l'équilibre ne dépend que de l'intensité des échanges d'O2 et de CO2. Dans les poumons les gaz se répartissent dans l'espace disponible laissé par la vapeur d'eau dont la pression partielle reste constante en fonction de la température (63 hPa = 47 mm de Hg à 37°C).
En régime variable, cet équilibre est modifié par l'augmentation des échanges ou par suite d'un changement de composition du mélange inhalé. Tous les compartiments de l'organisme sont affectés par une variation de pression partielle du mélange inhalé qui modifie toutes les pressions partielles en aval. Il peut en résulter des accidents graves (plongée, hypoxie au réveil anesthésique, etc.). Pour chaque espèce de molécule et pour chaque compartiment, les variations se font exponentiellement selon une constante de temps proportionnelle à la capacité du compartiment et inversement proportionnelle au débit des molécules concernées.
→ constante de temps, décompression (accident de plongée par), exponentiel (phénomène), respiration
[C2, C3, K1, G1]
Édit. 2019
échinocandines n.f.p.
echinocandine
Nouvelle classe d'antifongiques systémiques présentant un mode d'action innovant, spécifique et original.
Elle est dénommée la pénicilline des antifongiques.
Ces molécules interfèrent avec la synthèse de la paroi fongique par inhibition non compétitive de la 1, 3 β-D-glucane synthétase, système enzymatique présent chez la plupart des champignons pathogènes, mais absent des cellules de mammifères. Leur spectre d'action est étendu, englobant les Candida spp., les Aspergillus spp. et Pneumocystis carinii mais les Fusarium spp., les Mucorales, Trichosporon spp. et Cryptococcus neoformans sont résistants aux échinocandines.
Trois molécules sont actuellement disponibles ou en cours de développement : la caspofungine, l'anidulafungine et la micafungine. Ces médicaments, uniquement administrables par voie intraveineuse, représentent une réelle avancée dans le traitement des candidoses et aspergilloses invasives.
→ candidose invasive, antifongique, Candida, aspergillose, Pneumocystis carinii, Fusarium, Mucorales, Trichosporon, Cryptococcus neoformans, caspofungine, anidulafungine, micafungine
[C1, D1, G5]
Édit. 2019
écotaxie n.f.
homing
Phénomène par lequel les cellules circulantes migrent vers des territoires tissulaires particuliers.
Ce phénomène est maîtrisé par des interactions moléculaires spécifiques entre structures de la membrane des leucocytes et contre-structures à la surface de l’endothélium. Un faible pourcentage des lymphocytes du sang circulant exprime sur leur membrane les molécules CLA (cutaneous lymphocyte antigens) qui guident leur migration vers les territoires cutanés. L’intégrine exprimée à la surface de certains lymphocytes permet leur migration à travers les veinules à endothélium épais des plaques de Peyer.
Étym. gr. oikos : demeure ; taxis : arrangement
[C2, F1]
Édit. 2019
écotropisme n.m.
ecotropism
Aptitude des cellules à migrer, au sein d'un organisme, vers des territoires particuliers (écotaxie), ou d'une espèce vivante vers un écosystème favorable à sa survie, son développement, sa reproduction.
→ écotaxie, écosystème, homing
[D2]
Édit. 2019
écouvillonnage de l'œsophage l.m.
oesophageal brushing
Technique destinée au diagnostic précoce des lésions de l’œsophage.
Une éponge déglutie pénètre jusque dans l’estomac, et, après son extraction par frottement doux, les cellules de l’épithélium œsophagien sont transférées sur une lame pour un examen cytologique.
Cette technique a été utilisée dans certaines régions de Chine où le cancer de l’œsophage a une incidence particulière, due sans doute à une mycobactérie liée à un procédé de conservation hivernale des légumes.
Étym. ancien fr. escoveillon, du lat. scopa : balai
→ mycobactérie, cancer de l'œsophage
[B3, L1]
Édit. 2019
ectoblaste n.m.
ectoblast
Couche cellulaire du disque embryonnaire tridermique qui, au cours de la troisième semaine du développement, va se constituer par le processus de gastrulation à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique qui ne migrent pas en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen ; elles vont former le revêtement externe de l’embryon du côté de la cavité amniotique.
L’ectoblaste, sous l’influence de la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacent, s’épaissit longitudinalement pour former la plaque neurale, processus initial de la neurulation. In fine, l’ectoblaste constitue le neurectoblaste qui donne naissance au système nerveux central, au système nerveux périphérique et à l’épithélium sensoriel des organes des sens, et à l’ectoderme, ses annexes cutanées et ses dérivés : glandes mammaires, hypophyse, émail dentaire.
Syn. ectoderme
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, cavité amniotique, notochorde, neurectoblaste, entoblaste, mésoblaste
[A4, ]
Édit. 2019
effet cytopathogène l.m.
cytopathic effect
Altération cellulaire liée à l'action des virus qui, par leur réplication, interfèrent avec le métabolisme de la cellule-hôte.
Les principales lésions cellulaires ainsi produites sont la lyse cellulaire, les altérations du cytosquelette, la formation de cellules géantes, de koïlocytes et les corps d'inclusion.
[D1]
Édit. 2019
effet microphonique l
l.m.
Wever Bray’s phenomenon
Phénomène bioélectrique transformant, dans les cellules sensorielles de la cochlée, le message auditif reçu sous forme d’ondes, en un message électrique.
E.G. Wever et C.W. Bray, psychologues américains (1930)
[C2, P1]
Édit. 2019
ehrlichiose équine monocytique l.f.
Potomac horse fever
Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.
→ Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose monocytique humaine l.f.
human monocytic ehrlichiosis
Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.
Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine
→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction
[D1, D2]
Édit. 2019
élastase n.f.
elastase
Enzyme protéolytique catalysant l'hydrolyse de l'élastine, protéine du tissu conjonctif en particulier cutané.
On en connaît plusieurs types : une élastase pancréatique sécrétée sous forme d'une proélastase est activée par la trypsine dans l'intestin ; elle agit assez spécifiquement sur certaines liaisons de l'alanine dans la chaîne peptidique de l'élastine. Présentes dans les leucocytes, des élastases dégradent l'élastine des tissus conjonctifs, les cellules musculaires lisses. L’activité de l’élastase est spécifiquement inhibée par l’alpha 1 antitrypsine.
Étym. gr. elassein : réduire la taille
→ élastine, hydrolyse, tissu conjonctif, anti-élastase, trypsine, alanine
[C1, C3]
Édit. 2019
élastine n.f.
elastin
Protéine fibreuse, constituant des éléments élastiques de l'organisme, notamment des ligaments et des parois artérielles.
Insoluble dans l'eau, résistante à l'action des acides, des alcalis et de nombreuses protéases, elle est sensible à l'élastase pancréatique et à celles d'autres tissus. Riche en glycine et en alanine, elle est caractérisée par des acides aminés particuliers qui servent de ponts entre les chaînes polypeptidiques de tropoélastine : la desmosine et l'isodesmosine. Elle est sécrétée par les fibroblastes, les fibrocytes, les myocytes et les cellules endothéliales vasculaires.
Étym. elassein : réduire de taille
→ protéase, protéase, élastase, tropoélastine, desmosine, isodesmosine
[C1, C2]
Édit. 2019
électrorétinogramme n.m.
electro-oculogram
Tracé graphique obtenu par l’électrorétinographie.
Il s’agit d’un tracé polyphasique caractérisé normalement par la succession de deux ondes. Une onde alpha négative, rapide et de faible amplitude correspondant à l’hyperpolarisation des photorécepteurs, peut se décomposer en onde alpha 1 correspondant aux cônes et en onde alpha 2 correspondant aux bâtonnets. Son temps de culmination varie entre 30 et 40 millisecondes. Une onde bêta positive, beaucoup plus ample et longue, correspondant à la dépolarisation des cellules de Müller, ayant un temps de culmination entre 60 et 80 millisecondes, et qui selon l’état d’adaptation rétinienne ou la longueur d’onde du stimulus peut se différencier en deux ondes successives. L’onde bêta 1, photopique, relativement pointue, indépendante des conditions d’adaptation est particulièrement mise en évidence avec une stimulation rouge. L’onde bêta 2, scotopique, plus arrondie, plus visible en cas d’adaptation à l’obscurité prolongée, est seule mise en évidence par une stimulation bleue.
L’interprétation de l’électrorétinogramme repose sur le temps de latence, le temps de culmination, l’amplitude et la forme de ces ondes. Ainsi des rapports peuvent être déterminés : le rapport bêta 2/bêta 1 donne une idée sur la prédominance du système photopique ou scotopique ; le rapport bêta-alpha/alpha donne une idée sur la polarité générale de l’électrorétinogramme. L’électrorétinogramme est anormal en cas de lésions rétiniennes s’étendant sur plus de trois diamètres papillaires, et lors de lésions systématisées des cônes ou des bâtonnets.
Sigle ERG
→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
[B3, P2]
Édit. 2019
Elispot n.m.
Elispot
Test adapté de l'ELISA permettant la numération de cellules sécrétrices d'anticorps ou d'antigènes par culture brève (2 h) sur une surface recouverte de l’anticorps ou de l’antigène considéré.
[B3, C1, F3]
Édit. 2019
empéripoïèse n.f.
emperipoïese
Présence d'une cellule à l'intérieur d'une autre cellule sans qu'aucune d'entre elles ne soit endommagée.
Des cellules de la moelle osseuse telles qu'érythroblastes, granulocytes ou lymphocytes peuvent ainsi se glisser à l'intérieur des mégacaryocytes et circuler entre les membranes de démarcation.
Étym. gr. en : dedans ; peripoiesis : action de tourner autour)
[A2]
Édit. 2019
encéphalite limbique l.f.
limbic encephalitis
Atteinte paranéoplasique de l'hippocampe et des noyaux amygdaliens, liée le plus souvent à un cancer bronchique anaplasique à petites cellules.
Se succèdent un syndrome anxiodépressif puis une amnésie massive (antérograde avec atteinte de la mémoire à court terme et rétrograde), sans autre trouble cognitif. Une épilepsie s'y associe. L'électroencéphalogramme est tôt altéré et le liquide cérébrospinal (LCS) souvent inflammatoire. Des anticorps anti-Hu sont fréquemment mis en évidence dans le sang et le LCS.
Révélant le plus souvent le cancer, cette symptomatologie est létale d'un seul tenant, d'autant que les rémissions par un traitement antitumoral restent exceptionnelles.
J. A. N. Corsellis, neuropathologiste britannique (1968)
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ syndrome paranéoplasique, cancer anaplasique
[H1, F2]
Édit. 2019
encéphalopathie bilirubinique l.f.
bilirubinic encephalopathy
Ensemble de manifestations dues à la destruction de certaines cellules nerveuses situées surtout dans les noyaux gris centraux du cerveau et du cervelet par de la bilirubine non conjuguée provenant de la circulation sanguine.
Elle entraîne une atteinte neurologique irréversible avec hypertonie, paralysies, surdité, et secondairement arriération mentale, voire la mort.
La bilirubine non conjuguée synthétisée par l'organisme est normalement transportée dans le sang sous forme liée à l'albumine ; si elle est synthétisée en excès ou si l'albumine est en concentration diminuée, chez le prématuré p. ex., ou dans certaines situations interférant avec la liaison albumine-bilirubine (hypoxie, administration de certains médicaments), la fraction de bilirubine non conjuguée qui dépasse les capacités de liaison à l'albumine franchit la barrière hémoméningée.
Le risque d'encéphalopathie bilirubinique est majeur en période néonatale lors des situations d'hémolyse, p. ex. par incompatibilité de groupe sanguin, par grande prématurité ; il est plus exceptionnel depuis que sont proposées des exsanguinotransfusions, une perfusion d'albumine, de la photothérapie pour traiter les ictères néonatals. La survenue d'une encéphalopathie bilirubinique représente cependant un risque permanent au cours de l'évolution de la maladie de Crigler-Najjar, en particulier de type I.
J. F. Crigler, pédiatre américain et V. A. Najjar, pédiatre et microbiologiste américain d’origine libanaise (1952)
Syn. ictère nucléaire
→ incompatibilité sanguine fœtomaternelle, ictère hémolytique du nouveau-né, Crigler-Najjar (maladie de)
[H1, C1, F1, O1]
Édit. 2019
encéphalopathie postanoxique l.f.
postanoxia encephalopathy
Syndrome neurologique relevant d'atteintes cérébrales transitoires (déplétion énergétique) ou définitives (mort de cellules) constitué à la suite d'une encéphalopathie anoxique avec généralement coma initial.
L'évolution est d'autant plus défavorable que la durée de l'anoxie initiale a été plus longue. Les formes graves peuvent évoluer assez rapidement vers la mort cérébrale, d'autres évoluent vers un état végétatif sans espoir d'amélioration mais des comas d'assez longue durée peuvent évoluer vers la récupération de la conscience et même vers une guérison avec ou sans séquelle apparente, toutefois une telle guérison peut cacher des séquelles infracliniques portant essentiellement sur la mémoire à court terme et le psychisme. Si la respiration et la circulation sont rétablies rapidement, les intoxications médicamenteuses ont une évolution généralement favorable.
De toute façon une amnésie rétrograde couvrant la période de l'accident hypoxique est fréquente. Les séquelles (hémiplégies, troubles de l'élocution, et de l'idéation, parfois des troubles des sens (olfaction, vue, audition...) correspondent essentiellement à diverses atteintes nerveuses centrales. D'autres lésions peuvent résulter de l'hospitalisation (escarres, infection nosocomiale, séquelles de trachéotomie, ankyloses des articulations des membres, coudes et pieds équins plus particulièrement), hospitalisme et retard du développement intellectuel chez l'enfant, etc.
L'essentiel du traitement consiste en une assistance cardiorespiratoire la plus précoce et la plus efficace que possible. L'oxygénothérapie hyperbare précoce est indiquée surtout dans les intoxications oxycarbonées. Un nursing soigneux et une kinésithérapie précoce sont indispensables.
→ arrêt cardiaque, coma, encéphalopathie anoxique, état végétatif, hypoxie, kinésithérapie, mort cérébrale, nursing
[C2, H1, G2]
Édit. 2019
endogline n.f.
endoglin
Glycoprotéine de 180 kDa homodimérique, dont la biosynthèse s'exprime dans les cellules endothéliales, faisant partie des sous-unités du récepteur du facteur de croissance transformant TGFb (Transforming Growth Factor).
Codée par la région q3 du chromosome 9, elle a été trouvée anormale dans certaines familles de patients atteints d'angiomatose familiale de Rendu-Osler-Weber ou télangiectasie hémorragique héréditaire.
H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de Médecine (1896) ; W.B. Osler, Sir, médecin internsite canadien, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)
→ Rendu-Osler-Weber (maladie de)
[C1, K4]
Édit. 2019
endolymphe n.f.
endolympha (TA)
endolymph
Liquide qui remplit les cavités du labyrinthe membraneux de l’oreille interne.
Il se différencie de la périlymphe qui remplit l’espace compris entre le labyrinthe membraneux et les parois du labyrinthe osseux).
Ce liquide remplit les trois conduits semi-circulaires, l’utricule, le saccule et le conduit cochléaire, toutes cavités qui communiquent entre elles. C’est dans l’endolymphe que sont suspendues les statoconies. Ce sont les mouvements de ce liquide qui font vibrer les cils des cellules sensorielles des divers appareils terminaux du nerf auditif.
A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l'Académie de médecine (1752-1832)
Syn. anc. aquula interna, humeur de Scarpa
[A1, C2, P1]
Édit. 2019
endométriose cutanée l.f.
cutaneous endometriosis
Affection rare due au développement anormal dans la peau d'épithélium de la trompe de Fallope.
Elle se développe à la suite d'une salpingectomie et se manifeste sous la forme de multiples papules brunâtres péri-ombilicales qui comportent une cavité kystique uniloculaire contenant des formations papillaires et qui sont bordées d'un épithélium constitué de cellules cylindriques, dont certaines sont ciliées et d'autres sécrétrices.
Syn. obs. endosalpingiose cutanée
[J1, O3]
Édit. 2020