Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

pelvimétrie par tomodensitométrie l.f.

tomodensitometry pelvimetry

Technique d'étude des diamètres du bassin obstétrical par scanographie de face et de profil.
Les avantages par rapport à la radiopelvimétrie sont une grande fiabilité des mesures, une réduction sensible de l'irradiation, le confort de la femme, la visualisation des parties molles en coupes axiales.

pelvimétrie radiologique l.f.

X-ray pelvimetry

Technique évaluant la forme et les dimensions de la filière pelvienne dans le but d'établir un pronostic obstétrical.
Elle comporte trois clichés de base : une coupe sagittale médiane (paroi antérieure et postérieure, orientation du bassin, inclinaison du détroit supérieur, mesure de diamètre antéropostérieur), un cliché du détroit supérieur (diamètres transverses), un cliché de l'arcade pubienne permettant de mesurer le diamètre bi-sciatique du détroit moyen.

Syn. radiopelvimétrie

percussion n.f.

percussion

1) En pneumologie, mode d'exploration consistant à produire un son en frappant avec les doigts une région du corps, le thorax le plus souvent, avec, en général, un doigt interposé de l'autre main.
2) En kinésithérapie, technique consistant à frapper le thorax avec le bord cubital des mains afin de favoriser l'expectoration.
En effet les vibrations transmises par le choc déplacent et fluidifient les crachats (effet thixotropique) ce qui facilite l'expectoration.
3) En mécanique, au cours d'un choc, quantité de mouvement fournie au corps touché (impulsion).

1) J.  von Auenbrugger, médecin autrichien (1761)

Étym. lat. percussio : action de frapper fort (per : augmentatif : quatio : frapper)

→ impulsion, thixotropie

percussion du thorax l.f.

thoracic percussion

Mode d'exploration clinique en frappant la paroi thoracique avec l'index ou les 4 derniers doigts pour rechercher une modification de la sonorité thoracique.
La percussion peut être :
- médiate, l'index droit recourbé percute l'index ou le médius gauche posé à plat sur la paroi thoracique
- immédiate, les 4 derniers doigts de la main droite recourbés percutent directement la paroi thoracique.
C'était un temps capital, mais très délicat de l'examen du thorax. Les modifications de sonorité n'apparaissent que par comparaison d'un côté à l'autre. Aussi, cette technique devenue d'utilisation rare, doit être abandonnée, (car source d'erreurs graves en urgence), au profit de la seule auscultation.
La percussion avait pour but de distinguer matité et tympanisme.

Pereyra (opération de) l.f.

Pereyra's operation

Technique simplifiée de colposuspension pour incontinence urinaire chez la femme.
Une petite incision sus-pubienne est réalisée jusqu'à l'aponévrose. La canule coudée de Pereira est introduite par l'incision sus-pubienne. Elle est poussée dans l’espace de Retzius à l'aveugle, le trocart étant retiré, et ressort par le vagin à droite du col de la vessie, repéré par le relief du ballonnet d'une sonde de Foley à 3 ou 4 cm du méat. Le trocart est ensuite poussé dans la canule, sort au niveau de la coudure de celle-ci et perfore le vagin à 2 cm d'elle. Un fil d'acier est placé dans l'œillet terminal de la canule et l'autre extrémité dans celui du trocart. L'ensemble est retiré par l'incision sus-pubienne. La même manœuvre est réalisée de l'autre côté. Les fils de droite sont noués à leurs homologues du côté gauche, au-devant de l'aponévrose abdominale. De leur tension dépend l'accentuation de l'angle cervico-urétral. On complète par une cautérisation profonde au bistouri électrique, dont la pointe est introduite au niveau des tissus para-urétraux de part et d'autre de l'urètre.

A. J. Pereyra, chirurgien urologue américain (1959)

perfusion in situ l.f.

in situ perfusion
Technique permettant, lors des prélèvements d'organes en vue de transplantation, le lavage et le refroidissement de ceux-ci en place, sans manipulation préalable.
On obtient ainsi une meilleure qualité de perfusion du fait de l'absence de vasoconstriction induite par la dissection.

→ perfusion ex situ

perfusion intra-osseuse l.f.

intra-osseous perfusion

Perfusion dans la partie spongieuse d'un os (crête iliaque, sternum chez l'adulte, médullaire d'un os long chez l'enfant : aborder perpendiculairement la face interne du tibia à la hauteur de la tubérosité antérieure).
Cette voie très rapide (temps de circulation os-cœur : 10 à 15 s) permet de passer non seulement des solutions électrolytiques mais de grosses molécules et du sang, au besoin à grande vitesse.
Cette voie avait été abandonnée à cause d'atteintes musculaires et d'ostéomyélites par asepsie insuffisante. A la fin des années 80 elle a été remise en honneur à condition de respecter une asepsie scrupuleuse. Elle est très utile en urgence quand on n'arrive pas à obtenir en trois minutes une bonne voie de perfusion. La technique consiste à forer un trou dans l'os jusqu'à la médullaire, si possible avec un trocart assez gros, comme on le fait pour une ponction de moelle. Cette voie de secours doit être remplacée par une voie intraveineuse dès que possible

péricardioplastie n.f.

pericardioplasty

Technique de chirurgie cardiaque utilisant des lambeaux péricardiques pédiculés ou plus souvent libres (autologues ou homologues cliniquement traités) dans des buts divers : oblitération de défauts du septum cardiaque, réalisation de cloisonnement intracardiaque, comblement de pertes de substances, élargissement d’une structure de surface insuffisante, etc.

péricardite constrictive l.f.

constrictent pericarditis

Péricardite chronique avec épaississement fibreux ou calcifié du péricarde, séquelle tardive d'une péricardite aigüe, tuberculeuse le plus souvent.
Elle entraîne une insuffisance cardiaque par gêne au remplissage diastolique du cœur.
Il en résulte une élévation permanente des pressions diastoliques du capillaire pulmonaire jusqu'à l'oreillette droite. Ce tableau d'«adiastolie» permet de confirmer un diagnostic que faisaient suspecter les signes cliniques évoquant une insuffisance ventriculaire droite, un électrocardiogramme microvolté, des calcifications du péricarde visibles sur la radiographie du thorax et, parfois, la connaissance d'antécédents tuberculeux. La péricardectomie chirurgicale, de technique délicate, est justifiée lorsque le bilan hémodynamique confirme le diagnostic : elle a transformé le pronostic de cette affection.

→ péricardectomie

périmétrie n.f.

perimetry

Technique d’exploration du champ visuel utilisant la projection de tests lumineux dans une coupole de convexité variable selon les appareils.

→ champ visuel

périmétrie cinétique l.f.

kinetic perimetry

Technique d’exploration du champ visuel permettant d’apprécier la sensibilité de la totalité du champ visuel et de bien explorer la périphérie (test V/1 ou V/4 déplacé dans le sens centripète sur chaque méridien) et la tache de Mariotte (test II/1).

périmétrie statique l.f.

static perimetry

Technique d’exploration du champ visuel testant le seuil de sensibilité rétinienne point par point dans la zone étudiée, particulièrement la région centrale et moyenne.
Méthode longue plus difficile à mettre en œuvre que la périmétrie cinétique.

permanente n.f.

permanent waving

Technique de coiffure qui aboutit à une mise en forme durable du cheveu.
Son action est fondée sur la rupture des ponts disulfure par un agent réducteur ou frisant et, secondairement, après la mise en forme souhaitée, sur l’intervention d’un agent oxydant appelé fixateur ou neutralisant qui permet de fixer durablement l’ondulation créée. Elle se réalise à chaud ou à froid. Les principaux produits utilisés sont des thioglycolates associés à de l’ammoniaque ou de la mono-éthanolamine. Les principaux effets secondaires des permanentes sont les cassures et la sécheresse des cheveux ainsi que l’allergie cutanée aux produits utilisés, en particulier glycérylmonothioglycolate (dans les permanentes dites acides) et thioglycolate d’ammonium, ce dernier étant surtout irritant.

peroxydase (technique à la ) l.f.

peroxidase technic

Technique très sensible utilisée pour la détection d'antigènes ou d'anticorps sur des coupes tissulaires mises en incubation avec un anticorps de lapin, spécifique de l'antigène à détecter.
Après lavage, on fait incuber la coupe en présence d'anticorps de lapin combinés à la peroxydase du raifort.

Perrin (opération de) l.f.

Perrin's procedure

Technique chirurgicale de traitement de l'incontinence urinaire d'effort associée au prolapsus génital, qui consiste en l'amarrage du col vésical et de la face antérieure de la vessie à la gaine des muscles grands droits par voie abdominale.

E. Perrin, chirurgien français (1944-45)

Pestalozza (opération de) l.f.

Pestalozza’s procedure

Technique chirurgicale de traitement de la rétroversion utérine.
Elle consiste en la fixation sur le fond utérin du péritoine vésical préalablement décollé. Elle a été rendue responsable, pendant la grossesse, de présentations fœtales dystociques.

E. Pestalozza, gynécologue italien, membre de l'Acdémie de médecien (1860-1934)

petite respiration cardiaque l.f.

small cardiac ventilation

Impulsions produites sur l'air des poumons par le cœur qui envoie du sang dans les poumons à chaque battement.
Les mouvements ventilatoires assurent des volumes courants de l'ordre de 400 mL, qui produisent la ventilation proprement dite. S'y ajoutent les battements cardiaques, de plus faible amplitude, qui transmettent aux poumons une impulsion de l'ordre de 70 mL. Cette impulsion brasse l'air bronchique et homogénéise l'air alvéolaire, elle serait suffisante pour assurer la ventilation alvéolaire s'il n'y avait pas d'espace mort, elle a encore une certaine efficacité lorsqu'on insuffle le mélange respiratoire près de la bifurcation trachéale (technique de la jet ventilation).

G. G. Palmieri, médecin radiologue italien (1892-1961)

Étym. italien piccola respirazione cardiaca (Palmieri 1950)

→ jet ventilation

Petit-Leadbetter (technique de) l.f.

Petit-Leadbetter’s technique

Technique d'implantation urétéro-colique associant les avantages d'une suture "bord à bord" de l'anastomose et d'un tunnel sous-muqueux antireflux.

W. F. Leadbetter, chirurgien urologue américain (1951) ; M. Petit, chirurgien urologue français (1984)

→ urétérosigmoïdostomie

phaco-émulsification n.f.

phako-emulsification

Technique d'émulsification du contenu d'un cristallin cataracté, en l'occurence des masses situées à l'intérieur de sa capsule (cortex et noyau).

Étym. gr. phakos : lentille

phaco-émulsification réfractive l.f.

refractive phakoemulsification

Extraction du cristallin transparent par phako-émulsification dans les myopies graves (autour de 20 dioptries) dans un but réfractif, avec mise en place d'un implant cristallinien en polymethyl methacrylate (PMMA).
Technique controversée en raison du risque d'augmentation du pourcentage de décollement de rétine fréquent dans la myopie grave.

phaco-érisis n.f.

phakoerisis

Technique aujourd'hui abandonnée d'extraction extra-capsulaire de la cataracte à l'aide d'une ventouse (érisiphaque).

Syn. opération de Barraquer

phlébectomie ambulatoire l.f.

ambulatory phlebectomy

Technique de traitement ambulatoire des varices qui consiste en une phlébectomie avec un geste chirurgical limité effectué sous anesthésie locale.

phlébocavographie n.f.

phlebocavography

Technique radiologique de visualisation des veines associant une phlébographie des membres inférieurs et une cavographie.

phlébographie azygos l.f.

azygos phlebography or venography

Étude radiographique, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble, de la veine azygos et de ses afférentes.
Elle était réalisée par cathétérisme rétrograde de la veine fémorale. Technique actuellement abandonnée.

Syn. azygographie

phlébographie cervicale l.f.

cervical phlebography

Étude radiographique des veines du rachis cervical après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Un cathéter est monté suivant la méthode de Seldinger par voie veineuse fémorale de chaque côté jusqu'à la veine vertébrale (celle-ci s'abouche dans la veine sous-clavière immédiatement en dedans de la jugulaire interne et draine de chaque côté le plexus veineux vertébral et les veines épidurales cervicales). L'examen est pratiqué sous contrôle électrocardiographique en raison du trajet intracardiaque de la sonde et l'injection effectuée simultanément des deux côtés.
Cette technique a perdu de son intérêt depuis l'apparition de l'angiographie par résonance magnétique.

| page précédente | /74 | page suivante