artériographie du tronc cœliaque l.f.
coeliac trunk arteriography
Examen radiographique, du tronc cœliaque et de ses branches, après injection de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen, réalisé par la méthode de Seldinger, était fait en montant un cathéter à simple courbure à l'origine du tronc cœliaque. Il a été supplanté par des explorations sélectives des artères hépatique, splénique ou gastroduodénale.
Syn. angiographie du tronc cœliaque, artériographie cœliaque
artériographie hépatique l.f.
hepatic arteriography
Examen radiographique de l'artère hépatique et de ses branches après injection de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen est fait par la méthode de Seldinger, généralement par ponction de l'artère fémorale au pli de l'aine. La voie axillaire peut également être utilisée.
L'artère hépatique, branche du tronc cœliaque, est habituellement unique (artère hépatique moyenne). Le cathétérisme de l'artère hépatique moyenne peut être plus ou moins poussé, l'extrémité distale de la sonde étant amenée, après passage par le tronc cœliaque, dans l'artère hépatique propre, dans sa branche droite ou gauche ou dans une branche segmentaire.
L'artère hépatique peut être double, un tronc accessoire (artère hépatique droite) naissant de l'artère mésentérique supérieure. Il arrive aussi qu'un rameau artériel grêle (artère hépatique gauche) naisse de l'artère coronaire stomachique. Une artériographie complète nécessite le cathétérisme sélectif de ces différents pédicules lorsqu'ils coexistent.
La prise de clichés recourt à une sériographie rapide.
artériographie mésentérique inférieure l.f.
inferior mesenteric arteriography
Étude radiographique de l'artère mésentérique inférieure et de ses branches, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Elle est réalisée selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, parfois par voie axillaire.
Syn. angiographie mésentérique inférieure.
artériographie mésentérique supérieure l.f.
superior mesenteric arteriography
Étude radiographique de l'artère mésentérique supérieure et de ses branches, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Elle est réalisée par la méthode de Seldinger, par voie fémorale ou axillaire gauche. Cette dernière a l'avantage de permettre un meilleur cathétérisme de l'artère mésentérique supérieure et de faciliter les examens hypersélectifs. La prise des clichés doit être prolongée pendant une vingtaine de secondes pour permettre une bonne étude du retour veineux. La veine mésentérique supérieure (grande veine mésentérique) se continue par la veine porte, dont l'opacification sur les clichés tardifs (portographie de retour ou indirecte) donne lieu à une hépatographie intense, intéressante pour le diagnostic des anomalies du foie.
Syn. angiographie mésentérique supérieure.
artériographie rénale l.f.
renal arteriography
Étude radiographique des vaisseaux rénaux après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen s'effectue par la méthode de Seldinger, avec cathétérisme sélectif des artères rénales droite et/ou gauche. La sériographie doit être prolongée pendant une vingtaine de secondes pour obtenir une bonne étude du temps parenchymateux (néphrographie) et du retour veineux.
Syn. angiographie rénale, angionéphrographie
artériographie splénique l.f.
splenic arteriography
Examen radiographique de l'artère splénique et de ses branches après injection de produit contraste iodé hydrosoluble.
L'examen s'effectue par le méthode de Seldinger, généralement par ponction de l'artère fémorale au pli de l'aine. Suivant les cas, la voie axillaire peut également être utilisée. L'artère splénique est cathétérisée sélectivement à partir du tronc cœliaque dont elle est une branche de terminaison. La qualité du retour veineux qui suit une artériographie splénique peut être mise à profit pour obtenir une hépatographie.
→ hépatographie, portoscanographie
artériographie vertébrale l.f.
vertebral arteriography
Exploration radiologique d'une artère vertébrale et de son territoire après injection d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, réalisée par montée sélective d'un cathéter dans l'artère vertébrale par voie fémorale (méthode de Seldinger).
L'artériographie vertébrale était, à l'origine, effectuée par ponction directe de l'artère vertébrale au cou, technique très délicate actuellement abandonnée en raison des risques. Les clichés en série étaient traités par soustraction. Sur les installations modernes, un système de numérisation de l'image permet la soustraction électronique (angiographie numérisée).
arthrodèse vertébrale postérieure l.f.
posterior spine fusion
Fixation de deux ou plusieurs vertèbres par intervention sur les arcs postérieurs avivés, greffés et éventuellement fixés par du matériel métallique, destinée à assurer la correction de déformations et à maintenir la rigidité de la zone greffée durant le temps de consolidation.
De très nombreuses techniques ont été décrites selon le mode d’avivement, le type de greffon osseux, le matériel d’ostéosynthèse employé, la méthode d’immobilisation postopératoire. La greffe d’Albee par greffon osseux encastré dans les apophyses épineuses dédoublées parait très insuffisante. La technique de Hibbs comporte l’avivement des interarticulaires postérieures avec ou sans encastrement de copeaux osseux. Les techniques les plus utilisées associent un avivement très large de toute la face postérieure de l’arc postérieur depuis les apophyses épineuses jusqu’aux apophyses transverses à l’apport de greffons corticospongieux et spongieux et une fixation métallique. D’autres techniques sont plus spécifiques à la fixation lombosacrée et cervico-occipitale.
R. A. Hibbs, chirurgien américain (1911)
Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion
→ Albee (greffe d'), Harrington (instrumentation de), Hibbs (opération de)
Aschheim et Zondek (réaction d') l.f. (obs)
Aschheim-Zondek’s pregnancy test
Méthode de diagnostic biologique de la grossesse.
L'injection d'urine de femme gravide à la souris femelle impubère entraine en 96 heures la formation de grands follicules ovariens, de follicules hémorragiques et de corps jaunes atrétiques. Analogue à la réaction de Friedman et Brouha sur la lapine, elle est actuellement remplacée par les tests immunologiques de grossesse.
S. Aschheim, gynécologue allemand et B. Zondek, gynécologue israélien d’origine allemande (1928)
aspiration endo-utérine l.f.
intra uterine aspiration
Méthode d'évacuation utérine utilisée en cas d'avortement spontané, de grossesse môlaire ou d'interruption volontaire de grossesse.
Elle se pratique avec une canule montée sur un système à dépression introduite à travers l'orifice cervical préalablement dilaté.
association des idées l.f.
association of ideas
Tendance des mots et des idées à se réunir dans la conscience sans l'intervention de la volonté, en fonction de rapports repérables passifs (contigüité, ressemblance, contraste) ou inconscients dynamiques.
Ce sont ces rapports que la psychanalyse étudie par la méthode des associations libres, car ils ont une relation directe avec les conflits inconscients.
Les associations sont ralenties et malaisées chez le dépressif, rapides et superficielles chez le maniaque, hermétiques dans les schizophrénies, incohérentes dans les démences.
→ lapsus
association libre l.f.
free association
Méthode inventée par S. Freud en 1892, qui consiste à donner au patient la consigne de dire toute pensée qui se présente pendant la séance, sans se soucier des usages, conventions ou convenances qui "censurent" habituellement le discours.
De même, aucun souci de cohérence, d'intérêt ou de pertinence ne doit infléchir la production du matériel verbal.
La règle du "tout dire", dans son association à celle du "non agir", constitue la règle fondamentale de la cure analytique.
associationnisme n.m.
Doctrine qui considérait l'activité mentale comme réductible à l'association automatique des idées et des représentations
Il s'agissait initialement d'une conception physiologico-associationniste de l'esprit, reposant sur une base nerveuse moléculaire vibratoire considérée comme de nature électrique. Les trois conditions d'Aristote étaient tenues pour les "lois primaires de l'association", au motif qu'elles déterminaient la force des liaisons entre les idées.
Ce courant conceptuel, d'où découlait partiellement la méthode des associations libres, méconnaissait par contre les racines affectives et thymiques de la vie psychique.
David Hartley, philosophe britannique (1704-1757); D. Hume, philosophe écossais (1711-1776); J. Stuart Mill, philosophe britannique (1806-1873)
asthme (génétique de l') l.f.
asthma genetics
Étude des facteurs de risque relevés dans les antécédents familiaux considérés comme les plus prédisposants à l'asthme ou à l'atopie.
Ni les études de liaison permettant pour chaque locus ou région génique d'établir un lien non fortuit avec l'affection, ni la génétique moléculaire par l'utilisation des marqueurs, n'ont permis d'individualiser avec certitude les gènes de susceptibilité de l'asthme et des allergies respiratoires.
Deux études sont poursuivies en parallèle. Celle des gènes-candidats cherche une relation entre le phénotype particulier et des marqueurs localisés dans des régions de gènes connues comme impliquées dans la maladie ; cette technique a localisé 5 locus de susceptibilité. La méthode de criblage du génome scrute l'ensemble du génome humain sans idée préconçue sur une région particulière ; elle a confirmé une association pour 5 régions déjà connues, et suspecté 9 régions jusqu'alors inconnues. Les connaissances demeurent donc fragmentaires.
Asthme et atopie sont des maladies liées à l'interaction de nombreux gènes entre eux, et à celle de l'environnement : une extrême variabilité phénotypique en résulte.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
atropine (épreuve à l') l.f.
atropine test
Méthode d'étude fonctionnelle de la perméabilité placentaire et de la réactivité cardiaque du fœtus in utero.
L'atropine injectée à la mère traverse le placenta et entraîne une inhibition du tonus vagal du fœtus et une accélération de son rythme cardiaque. Elle corrige aussi les ralentissements du cœur fœtal et masque ainsi la souffrance fœtale aigüe.
Étym. lat. moderne atropa du gr. Atropos (l'inflexible) nom de l'une des trois Parques conduisant à la mort.
audiométrie haute-fréquence l.f.
hight-frequency audiometry, hight-rate audiometry
Méthode permettant de déterminer les seuils audiométriques absolus d’un sujet lors de stimulations tonales de haute fréquence, de 8 à 20kHz.
Étym. lat. audire : entendre
autopsie cadavérique l.f.
cadaveric autopsy, post-mortem examination, forensic autopsy
Examen de toutes les parties d’un cadavre humain ou animal et, par extension, description de l’état de ces différentes parties.
1 – L’autopsie médicale à caractère scientifique a pour but de reconnaître les altérations morbides qui ont abouti à la mort. La confrontation entre la connaissance des symptômes observés pendant la maladie et des traitements qui ont été appliqués, médicaux ou chirurgicaux, avec les lésions macroscopiques ou microscopiques et les anomalies biologiques constatées est à la base de la méthode anatomo-clinique qui a fait faire de grands progrès dans la connaissance des maladies.
Les contraintes apportées par les articles L 1232 – 1 à 1232-4 du code de la santé publique (Loi n° 2004-800 du 6 août 2004) ont malheureusement restreint cette pratique au détriment des progrès scientifique en médecine.
2 – L’autopsie médico-légale, réalisée sur demande judiciaire en cas de mort brutale ou suspecte, a pour indication les recherches des causes et du mécanisme de la mort, l’identification, la datation de la mort et la réalisation des prélèvements organiques et humoraux en vue d’expertises ultérieures.
Le corps humain s’altérant rapidement après la mort, l’autopsie médico-légale et le rapport du médecin légiste sont un mode de préservation de la preuve judiciaire. Cela exige, pour le médecin légiste de réelles connaissances médicales et un apprentissage de la technique de l’autopsie afin d’acquérir une expérience indispensable à la mission de justice.
Syn. nécropsie
autosuggestion n.f.
autosuggestion
Suggestion développée à l'égard de soi-même, consciemment ou non, afin que la conduite suggérée et imaginée à un moment donné se réalise en dehors de toute volonté, de manière quasi automatique.
Elle est à l'origine de certains procédés d'éducation de l'imagination (méthode Coué, notamment).
L'hétérosuggestion n'est alors qu'un moyen de susciter l'autosuggestion.
Bailenger (méthode de) l.f.
Bailenger’s technique
Méthode de concentration diphasique utilisée en parasitologie.
J. Bailenger, parasitologue français (1973)
Édit. 2017
ballistocardiographie n.f.
ballistocardiography
Méthode d’étude de la fonction cardiaque consistant à enregistrer l’impulsion résultant de la contraction cardiaque - ballistocardiogramme.
Elle est tombée en désuétude avec le développement des méthodes modernes d’exploration non sanglantes de la fonction cardiaque.
Édit. 2017
ballon intra-gastrique l. m.
intra-gastric balloon
Méthode thérapeutique des obésités morbides consistant à réduire le volume du bol alimentaire par la mise en place d’un ballon dans l’estomac.
Il existe des ballons à eau et d’autres à air. Le ballon intragastrique a de nombreuses contrindications et de nombreux effets secondaires. Son résultat qui n’est pas supérieur à la prise en charge standard de l’obésité, est inférieur à la prise en charge chirurgicale. Il doit être retiré au bout de six mois. Il est quasiment abandonné dans la prise en charge de l’obésité.
→ obésité, chirurgie bariatrique
Édit. 2017
balnéopuvathérapie n.f.
psoralen bath therapy
Technique de photochimiothérapie utilisée dans le psoriasis, consistant en l'immersion d'une zone cutanée dans un bain contenant un psoralène topique dilué à faible concentration, suivie d'une irradiation par des UVA.
L'intérêt de cette méthode par rapport à la puvathérapie n'est pas unanimement apprécié : bien qu'elle ait une meilleure tolérance, du fait d'une dose cumulative moindre d'UVA, avec comme conséquence la possibilité de traiter certains sujets à risque, notamment hépatique. Elle est moins efficace et l'absence de risque oculaire n'a pas été vérifiée.
→ photochimiothérapie, psoriasis, psoralène, UVA, puvathérapie
Édit. 2017
balnéothérapie n.f.
bath therapy
Méthode thérapeutique utilisant les bains généraux ou locaux.
La balnéothérapie emploie l’eau douce ou l’eau de mer, la boue, les algues, etc. Par extension le mot s’applique aussi aux bains solaires, aux rayons ultraviolets ou infrarouges, etc.
Édit. 2017
Bárány (tambour de) l.m.
Bárány’s drum
Dispositif qui permet de provoquer l’apparition du nystagmus optocinétique (NOC), constitué d’un tambour cylindrique de 30 cm de diamètre, à rotation manuelle, et sur lequel sont dessinées des bandes noires et blanches, de taille égale : 8 cm de large pour provoquer le nystagmus optocinétique ou de taille décroissante, de 25 à 0,7 mm., pour mesurer l’acuité visuelle, chez le tout petit.
L’enfant est installé à 50 cm du tambour.
Si on ne possède pas de tambour, on provoque le NOC en utilisant une bande de tissu à rayures noires et blanches, bande que l’on déplace d’abord dans le sens temporonasal, puis dans le sens nasotemporal.
Cette méthode est parfois encore utilisée.
R. Bárány, otologiste autrichien, prix Nobel de médecine en 1914 (1876-1936)
Édit. 2017
Besredka (méthode de) l.f.
tachyphylaxis
Méthode consistant à injecter une faible quantité d’un sérum, deux heures avant une injection à visée curative, afin de prévenir d’éventuels accidents d’anaphylaxie de cette sérothérapie.
A. Besredka,microbiologiste russe de l'Institut Pasteur (1912)
Édit. 2017