amputation du col utérin l.f.
amputation of the uterine cervix
Exérèse chirurgicale du col utérin.
Elle est indiquée pour la cure d'un prolapsus avec allongement hypertrophique du col utérin, l'évaluation d'extension et surtout le traitement d'une dysplasie sévère ou d’un cancer in situ du col. Pratiquée par voie vaginale au bistouri à lame, au bistouri électrique ou au laser, elle peut être conoïde, infra-vaginale, limitée à la partie intra-vaginale du col, ou supra-vaginale, emportant tout le col jusqu’à l’isthme.
[N2,O3]
Édit. 2017
analogue de la LH-RH l.m.
LH-RH (Luteinizing Hormone-Releasing Hormone) analog
Décapeptide de synthèse reproduisant les effets sur les sécrétions hypophysaires de la LH-RH, hormone naturellement sécrétée par l'hypothalamus : sa sécrétion intermittente pulsatile déclenche la réponse hypophysaire ; sa sécrétion continue bloque les fonctions gonadiques,
Ses indications thérapeutiques sont variées : l’induction de l'ovulation en procréation médicalement assistée, endométriose, fibromes utérins, puberté précoce, cancers du sein hormonodépendants chez la femme non ménopausée et cancer de la prostate chez l'homme. La plupart des molécules sont utilisées sous leur forme retard, par ex. la triptoréline, la buséréline.
Syn. agoniste de la LH-RH
[C1, C3, G5, O4]
Édit. 2020
analyse de sous-groupes l.m.
Dans un essai randomisé, les analyses de sous-groupes consistent à faire, par ex. dans un essai comparant deux protocoles de chimiothérapie contre un cancer, une analyse chez les patients de moins et de plus de 60 ans, une autre analyse chez les patients qui n’ont pas de métastases ganglionnaires, une autre chez ceux qui ont ces métastases, etc.
Plus on multiplie ces analyses de sous-groupes, plus on augmente le risque de première espèce c’est-à-dire de trouver dans un sous-groupe une différence due au hasard.
Étym. gr. analusis : décomposition
→ essai randomisé, risque de première espèce
[E1]
Édit. 2017
analyse unifactorielle l.m.
univariate analysis
Analyse qui étudie les liens qui existent entre deux variables.
L’importance de ces liens est évaluée à l’aide de tests statistiques. Il ne faut pas confondre ces liens avec une causalité. Un exemple est celui des doigts jaunes du fumeur et le cancer du poumon : il y a lien entre les deux, mais pas causalité.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E1]
Édit. 2020
anastomose œsophagogastrique l.f.
gastro oesophageal anastomosis
Anastomose entre la partie supérieure de l'œsophage et l'estomac remonté dans le thorax, soit en totalité, soit après avoir été tubulé.
Cette intervention est réalisée après ablation plus ou moins étendue de l'œsophage pour cancer ou sténose grave, ou pour court-circuiter une tumeur œsophagienne maligne.
Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche
[K3,L2]
Édit. 2017
angiocholite n.f.
cholangitis
Infection aigue de la voie biliaire principale (appelée aussi cholédoque), due le plus souvent à un obstacle lithiasique, calcul enclavé au niveau du cholédoque.
Elle se manifeste typiquement par la succession, à court terme, en 48 heures de trois signes : douleur de type biliaire, fièvre avec frissons et ictère. La triade peut être incomplète. Il est rare que la lithiase soit découverte à l’imagerie, réalisée pour une symptomatologie atypique ou une cholestase anictérique.
L’angiocholite s’associe le plus souvent à une lithiase de la vésicule biliaire. Elle peut aussi survenir chez un patient antérieurement cholécystectomisé ; il s’agit alors d’un calcul oublié ou récidivant de la voie biliaire principale. Elle est plus rarement secondaire à des parasites migrants, ascaris ou douve. Les obstacles non lithiasiques, en particulier d’origine tumorale, tels un cancer de la tête du pancréas, ou une tumeur de l’ampoule de Vater ou un cholangiocarcinome sont rarement à l’origine d’une angiocholite. De même une sténose de la voie biliaire principale ou une compression par des adénopathies ou une pancréatite chronique sont rarement la cause d’une angiocholite. La maladie de Caroli et la fibrose hépatique congénitale peuvent se manifester par des épisodes de cholangite bactérienne récidivante. Biologiquement, il existe un syndrome biologique inflammatoire et une cholestase ictérique ou anictérique. Une élévation des transaminases parfois importante est fréquente à la phase aigüe de constitution de l’obstruction biliaire. Les hémocultures souvent positives mettent en évidence des germes d’origine digestive. L’imagerie par échographie ou scanner peut visualiser la lithiase de la voie biliaire principale et/ou sa dilatation et une lithiase vésiculaire. Mais les deux examens les plus sensibles pour le diagnostic de lithiase de la voie biliaire principale sont la cholangio-IRM, examen non invasif et l’échoendoscopie bilio-pancréatique, qui peut être réalisé immédiatement et dans le même temps que la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) . Le traitement repose sur l’antibiothérapie mais surtout sur la levée de l’obstacle. Le traitement de première intention est la CPRE, associée le plus souvent à une sphinctérotomie, suivie par l’extraction du ou des calculs de la voie biliaire principale réalisée dans un centre expert. Secondairement, une cholécystectomie est envisagée.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kholê : bile
→ Caroli (maladie de), fibrose hépatique congénitale
[D1, L1]
Édit. 2020
angiosarcome cutané l.m.
cutaneous angiosarcoma
Tumeur vasculaire maligne se manifestant le plus souvent sous la forme de l'angio- endothéliome malin de la tête du sujet âgé ou de l'angiosarcome (ou lymphangiosarcome) sur lymphœdème après mastectomie pour cancer du sein.
Des angiosarcomes isolés à évolution fatale survenant sur les membres inférieurs ou le sein sont exceptionnels, tout comme l'angio-endothéliomatose proliférante systématisée de Pfleger et Tappeiner et l'hémangiopéricytome malin. Contrairement à ce qui s'observe chez l'adulte, les tumeurs de l'enfant dont l'aspect histologique correspond à celui de l'angiosarcome, par ex. l'angio-endothéliosarcome infantile, ont un pronostic favorable. Pour cette raison, certains auteurs suggèrent de leur réserver la dénomination d'angiome cellulaire de l'enfant, ce qui pourrait toutefois prêter à confusion avec les angiomes dits cellulaires ou immatures.
→ angio-endothéliome malin, syndrome de Stewart-Treves
[F5,J1,K4]
Édit. 2017
anovulation n.f.
anovulation
Absence d'ovulation, c'est-à-dire de libération du gamète femelle.
Elle est physiologique en périodes post-pubertaire et préménopausique. Les cycles sont alors exclusivement œstrogéniques. Sa prolongation expose donc au risque de cancer hormonodépendant, en particulier de l'endomètre et du sein. Elle est mise en évidence par une courbe ménothermique sans décalage. La cause peut être ovarienne, des ovaires polykystiques notamment, hypophysaire en cas d’hyperprolactinémie, hypothalamique par altération de la sécrétion de la LH-RH ou par une sécrétion anormale d’endorphines comme chez les sportives de haut niveau, voire corticale après un choc affectif. Elle se traite par les inducteurs de l’ovulation.
[O3]
Édit. 2017
anti-androgène n.m.
anti-androgen
Substance inhibant l'action des androgènes.
Selon leur formule chimique on distingue les anti-androgènes stéroïdiens et les anti-androgènes non stéroïdiens, dont les effets secondaires sont différents
Médicament progestatif de synthèse antagoniste de l'action des androgènes par inhibition compétitrice des récepteurs cytosoliques, par ex. l’acétate de cyprotérone utilisé pour traiter l’hirsutisme chez la femme
Les médicaments anti-androgènes sont, en urologie, utilisés principalement dans le traitement du cancer de la prostate.
→ cancer de la prostate, hirsutisme
anti-aromatases l.f.p.
aromatase inhibitors
Les anti-aromatases sont des produits entrant en compétition avec l'aromatase, enzyme qui permet à l'organisme de continuer à produire des œstrogènes par transformation des androgènes chez la femme ménopausée.
Leur action anti-œstrogène est utilisée dans le traitement des cancers du sein hormonosensibles c'est-à-dire porteurs à la surface des cellules cancéreuses, de récepteurs hormonaux. Les anti-aromatases sont utilisées uniquement chez les femmes ménopausées. Ils peuvent être administrés pendant plusieurs années en traitement adjuvant du cancer du sein non métastatique soit seuls soit suivis d’un traitement par tamoxifène. Dans les formes métastatiques elles sont utilisées soit de première intention soit après échec d’autres hormonothérapies.
La plus ancienne anti-aromatase est l’aminoglutéthimide nécessitant la prise d’un traitement substitutif corticoïde, abandonnée, au profit des nouvelles anti-aromatases ne nécessitant pas une corticothérapie. Deux catégories de ces dernières sont actuellement utilisés dans la traitement des cancers du sein les inhibiteurs stéroïdiens irréversibles, tels que l'exémestane ou le formestane qui forment un lien désactivant permanent avec l'aromatase ; les inhibiteurs non-stéroïdiens, tels que l'anastrozole, le létrozole, qui inhibent la Synthèse d'œstrogènes via une compétition réversible avec les autres substrats qu'utilise l'aromatase pour produire les œstrogènes.
Une résistance à l’une des familles de produits (stéroïdiens ou non stéroïdiens) n’implique pas une résistance à l’autre.
Ces médicaments ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, en particulier bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires et une diminution de la densité minérale osseuse, facteur de risque d'une ostéoporose. Chez les femmes atteintes ou à risque d'ostéoporose avant le début du traitement, une ostéodensitométrie osseuse est effectuée et réalisée à intervalles réguliers dans tous les cas si le traitement est prolongé.
Syn. inhibiteurs de l’aromatase
→ aromatase, cancer du sein, hormonothérapie, hormonothérapie du cancer du sein, récepteur hormonal
[F2, G5, O5]
Édit. 2018
antigène spécifique de prostate l.m.
prostatic specific antigen (PSA)
Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.
→ PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate
antimitotique n.m.
antimitotic
Substance chimique ou agent physique capable d'empêcher ou de ralentir la reproduction cellulaire, par ex. en bloquant la mitose.
De nombreux composés pharmacologiques peuvent exercer un effet inhibiteur de la multiplication cellulaire, comme par ex. les antifoliques. Les antimitotiques sont utilisés dans la chimiothérapie du cancer.
Syn. mitoclasique, mitostatique, stathmocinétique
anti-TNF alpha l.m.
Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.
→ biomédicament, TNF
anti-oncogène n.m.
antioncogene, antioncogenous
Gène ou substance apte à empêcher le développement d'un cancer.
Par ex. le gène RB serait anti-oncogène pour le rétinoblastome familial : lorsqu'il est délété sur les deux chromosomes homologues qui le portent, la tumeur aurait plus de possibilités d'apparaitre.
apoptose n.f.
apoptosis
Processus de mort cellulaire« naturelle », sans réaction inflammatoire, caractérisée par une fragmentation de l’ADN et une condensation de la chromatine.
La cellule participe activement à sa propre destruction. C’est un mode de régulation du nombre de cellules d'un tissu normal, un moyen d'élimination de certaines cellules indésirables, notamment au cours du développement.
Au début de l'apoptose, la cellule se détache des cellules voisines puis se désintègre de façon ordonnée sous l'influence de l’activation par l’Apoptotic Protease-Activating Factor (Apaf) de la chaîne des caspases 8 qui clivent les protéines : le noyau se condense puis se fragmente, les chromosomes et le génome se brisent en morceaux réguliers, le cytoplasme se partage en «bulles» recouvertes d'une membrane. Ces corps apoptosiques sont rapidement ingérés par les cellules voisines ou par des polynucléaires, sans qu’apparaisse de réaction inflammatoire. Cette mort cellulaire isolée interrompt le cycle d’une cellule et ne laisse aucun débris cellulaire. Au cours de la nécrose, au contraire, les membranes cellulaires se rompent, relâchant des enzymes intralysosomiques lytiques qui lèsent les cellules voisines et entraînent une réaction inflammatoire.
Plusieurs gènes sont impliqués dans le déclenchement de l'apoptose : le gène CASP 1, dont l'expression permet la synthèse d'une cystéine-protéase, et le gène Bcl-2, qui s'oppose à cette expression. Ces gènes sont neutralisés par un gène répresseur, tant qu'il est activé par des signaux extérieurs. Lorsque ces derniers ne se manifestent plus, les gènes suicidaires libérés amorcent la destruction de la cellule : une cellule isolée ne peut survivre.
Dans certains cas, cette mort cellulaire est « programmée ». L'apoptose est naturellement observée au cours de l'embryogénèse (formation des organes creux par apoptose des cellules centrales des ébauches du tube digestif, des vaisseaux, etc.). Un dérèglement de ce processus peut intervenir dans diverses formes de la pathologie.
L’apoptose s'observe dans des cas de lésions virales ou toxiques (corps de Councilman hépatocytaires) ou par action des lymphocytes T cytotoxiques (rejet de greffe).
L'apoptose entraîne, au niveau de l'épiderme, un « égouttage » dans le derme superficiel de kératinocytes basaux transformés en corps ronds éosinophiles, aussi appelés corps hyalins, ou colloïdes, ou cytoïdes, ou corps de Civatte. Elle s'observe dans de nombreuses dermatoses, dont le lichen plan et le lupus érythémateux.
L'apoptose des cardiomyocytes s'observe au cours de la souffrance myocardique de toute origine.
Un certain nombre d'affections cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et différentes neuropathies périphériques semblent liées à une induction inappropriée du suicide dans les cellules nerveuses. Le même phénomène a été observé dans la sclérose en plaques et l'ataxie-télangiectasie.
Lors d’une infection le nombre des lymphocytes augmentent brutalement, mais quand elle est jugulée, l’excès de lymphocytes est réduit par une apoptose massive qui n’épargne qu’un petit nombre de lymphocytes conservateurs de la mémoire immunologique. Inversement le blocage de l’apoptose joue un rôle dans le cancer en rendant «immortelle» la cellule cancéreuse.
Les connaissances déjà acquises dans ce domaine encouragent notamment la recherche d'inhibiteurs capables de modifier le dérèglement des programmes d'apoptose dans les affections tumorales, dégénératives, inflammatoires et vasculaires
J. F. R. Kerr, anatomopathologiste australien, A. H. Wyllie et A. R. Currie, anatomopathologistes britanniques (1972)
Étym. gr. apo : notion d'éloignement ; ptosis : chute
→ Apaf, caspase, CASP 1 gene, Bcl-2 gene, cystéine protéinase, corps de Councilman, corps hyalins, lymphocyte T, Civatte (corps de), nécrose, nécroptose, ferroptose, pyroptose
Aschoff (centre prolifératif d') l.m.
Aschoff’s proliferative centre
Nodule du sein, rétractile et suggérant un cancer mais formé d’une sclérose entourant un foyer de prolifération épithéliale ou d’adénose bénigne.
K. A. L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942)
→ fibroadénome à centre sclérohyalin du sein
Auchincloss (opération d') l.f.
Auchincloss’ operation
Technique chirurgicale de mastectomie pour cancer élargissant l'opération de Patey à l'aponévrose du petit pectoral et aux nœuds lymphatiques interpectoraux de Rotter.
H. Auchincloss, chirurgien américain (1981)
[F2,J2,N2,O5]
autotaxine n.f.
autotaxin
Protéine transmembranaire de la famille des phospho-diestérases/nucléotide-pyrophosphatases (PDNPases), dont une forme soluble stimule la motilité des cellules tumorales.
On en trouve une forme soluble dans le sérum sanguin, qui constitue un marqueur de cancer du foie. Elle comporte deux domaines somatomédine B (comme la vitronectine) et un site RGD (Arg-Gly-Asp) d’attachement aux intégrines.
bêta-propiolactone n.f.
betapropiolactone
Composé organique de la famille des lactones.
La bêta-propiolactone a des propriétés anti-bactériennes, anti-fongiques et anti-virales. Elle a été utilisée comme désinfectant pour la stérilisation du plasma sanguin, de l’eau, du lait, des tissus, ou des instruments chirurgicaux. C’est toutefois un irritant puissant pour les yeux, la peau et le tractus respiratoire. Elle a été, de plus, classée comme agent potentiellment cancérigène par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC)
→ lactones
Édit. 2017
bilharziose urinaire l.f.
urinary schistosomiasis
Parasitose provoquée par Schistosoma haematobium, observée en Afrique Continentale, sur la Côte ouest de Madagascar, à la Réunion et au Moyen-Orient.
En revanche, la bilharziose urinaire est absente de l’Amérique du Sud et des Antilles, où n’existe pas le mollusque particulier (Bulinus), hôte intermédiaire spécifique du parasite. Les parasites adultes sont présents dans les veines périvésicales. Les principales manifestations cliniques comprennent des troubles fonctionnels urinaires et une hématurie d’importance variable. Cette parasitose peut entraîner diverses complications, notamment rénales ou vésicales (cancer).
Syn. schistosomose urogénitale
→ bilharziose, schistosome, Schistosoma haematobium
Édit. 2017
blocage androgénique l.m.
androgenic blockade, androgenic deprivation
Méthode thérapeutique visant à annuler chez l'homme l'ensemble de la sécrétion androgénique : celle du testicule par un analogue de la LH-RH ou la pulpectomie testiculaire, celle de la surrénale par le complément d'un anti-androgène.
Il est utilisé essentiellement pour le traitement du cancer de prostate avec métastases.
Édit. 2017
Bowen (maladie de) l.f.
Bowen’s disease, dyskeratosis congenita
Affection chronique et fréquente du sujet âgé, pouvant se développer sur la peau et les muqueuses dont Bowen a reconnu la nature précancéreuse.
Pour certains, l'exposition solaire et la prise d'arsenic seraient des facteurs favorisants. Récemment, le virus HPV a été mis en évidence dans certaines lésions, en particulier HPV16. L'aspect clinique se caractérise sur la peau par une ou plusieurs plaques à contour arciforme recouvertes de squames et de croûtes.
La structure histologique est celle d'un carcinome intra-épithélial : l'étude au microscope révèle un épaississement de l'épiderme dont l'architecture est bouleversée avec différence de taille des cellules et des noyaux qui sont petits ou gros, irréguliers, difformes, hyperchromatiques, souvent monstrueux, et de nombreuses mitoses souvent atypiques, le terme « poïkilocarynose » (Darier) désignant l'ensemble de ces altérations nucléaires. La kératinisation précoce de kératinocytes isolés (dyskératose) est fréquente et conduit à la formation de corps ronds et de grains.
Sur les muqueuses génitales et éventuellement buccales, l'affection est une des causes de l'érythroplasie de Queyrat. Les lésions de la maladie de Bowen persistent indéfiniment. Après plusieurs années, elles peuvent toutefois donner lieu à un cancer pénétrant en profondeur et capable de métastaser : le carcinome de Bowen. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale ou l'application locale de l'antimitotique 5-fluoro-uracile.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; L Queyrat, dermatologiste français (1911) ; J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1914)
Syn. carcinome intra-épidermique, carcinome in situ, dyskératose lenticulaire en disque (Darier, 1914, obsolète)
→ dyskératose congénitale de Zinsser-Engman-Cole, dyskératose congénitale de Scoggins, dyskératose héréditaire bénigne intra-épithéliale, Bowen (carcinome de), fluoro-uracile, HPV, carcinome intra-épithélial de la vulve, poïkilocarynose, dyskératose
[J1]
Édit. 2017
breath-test l.angl. m
BRCA sigle. angl. pour BReast CAncer
On reconnaît plusieurs gènes appartenant à cette classe ; deux cependant jouent un rôle important en cancérologie : BCRA1 et BCRA2. Ces gènes donnent naissance par l'intermédiaire d'un
J. M. Hall (1990), Y. Miki, P. A. Futreal, et R. Wooster (1994), scientifiques américains
→ Cancer du sein, oncogénétique
Édit. 2017
bronchopathie n.f.
bronchopathy
Nom générique désignant toutes les affections des bronches.
Les principales bronchopathies sont la bronchite aigüe, les bronchopathies chroniques obstructives, le cancer primitif des bronches. Le tabagisme et la pollution de l’air sont des facteurs favorisant des bronchopathies.
→ bronchite aigüe, bronchopathie chronique obstructive
Édit. 2017
Buschke-Löwenstein (condylome géant de) l.m.
Buschke- Löwenstein’s tumor, giant condylomata acuminatum, condyloma acuminata
Forme envahissante, infiltrante, très exophytique de condylomes acuminés multiples des régions génitale ou anale, évoquant cliniquement un carcinome spinocellulaire mais histologiquement bénigne bien que d’aspect parfois pseudocarcinomateux et ne donnant jamais de métastases.
D'abord décrite au niveau du pénis, la localisation anale est rare. Des localisations vulvaires ont été rapportées mais cette affection reste rare chez la femme.
Le virus responsable est un papillomavirus (HPV 6 et 11). La forme de passage vers une dysplasie de haut grade et un cancer invasif est possible mais même en l'absence de transformation carcinomateuse, l'évolution clinique est maligne. L'envahissement locorégional implique des exérèses larges souvent insuffisantes pour enrayer la progression de la tumeur.
A. Buschke dermatologue allemand, L. Löwenstein, dermatologue américain d’origine allemande (1925) ; P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1894) ; H. Grisson et E. Delbanco, chirurgien et dermatologiste allemands (1915
Syn. condylome acuminé géant
→ condylome géant de Buschke-Löwenstein, condylomatose géante, tumeur de Buschke-Löwenstein, condylomatose floride pseudocarcinomateuse, précancérose condylomatoïde de Unna-Grisson-Delbanco, papillomatose géante mucocutanée pseudo-épithéliomateuse
Édit. 2017