Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide cytidylique l.m.

cytidylic acid

Ribonucléotide de la cytosine.

Syn. cytidine-monophosphorique

Abrév. CMP

cytidine

[C1]

Édit. 2017

acide delphinique l.m.

delphinic acid

acide valérique

[C1]

Édit. 2017

acide delta-aminolévulinique (δ-ALA) l.m.

aminolevulinic acid

L'acide delta-aminolévulinique est le produit de décarboxylation de l'acide alpha-amino-bêta-cétoadipique.
Carrefour métabolique du cycle de Shemin, il participe à la biosynthèse des porphyrines.
Le δ-ALA est produit à partir du succinyl-CoA et de la glycine, puis utilisé pour la Synthèse du porphobilinogène précurseur des porphyrines, mais il peut être dégradé à nouveau en succinyl-CoA, refermant le cycle dit de Shemin.
Le déficit en ALA déshydratase, lors d’intoxications par les métaux lourds, entraîne une augmentation de l'ALA dans les urines .L’ALA est un bon indicateur de saturnisme.

Abrév. Abrèv..AAL

[C1,C3,G4]

Édit. 2017

acide delta 1-pyrroline-2-carboxylique l.m.

delta-1-pyrroline-2-carboxylic acid

Dérivé métabolique intermédiaire entre l'acide glutamique et la proline.
Il se forme par cyclisation du gamma-semialdéhyde glutamique ou par oxydation de la proline.

[C1]

Édit. 2017

acide delta 1-pyrroline-5-carboxylique l.m.

delta -1-pyrroline-5-carboxylic acid

Dérivé métabolique intermédiaire entre la proline et l'ornithine.
Il se forme par cyclisation de l'acide alpha-céto-delta-aminovalérique, qui est le produit de désamination oxydative de l'ornithine, ou par déshydrogénation de la proline.

[C1]

Édit. 2017

acide désoxyadénylique l.m.

deoxyadenylic acid

Désoxyribonucléotide purique dont la base est l'adénine.
C'est l'un des nucléotides constituant les ADN.

Abrév. dAMP

[C1,Q1]

Édit. 2017

acide désoxycholique l.m.

desoxycholic acid

Acide dihydroxy-3alpha, 12 alpha-cholanique.
Acide biliaire, qui est, chez l'Homme, le plus abondant après l'acide cholique.
Il se trouve surtout sous forme glycoconjuguée et en proportion plus faible tauroconjuguée.

[C1,C2,L1]

Édit. 2017

acide désoxycytidylique l.m.

deoxycytidylic acid

Désoxyribonucléotide pyrimidique dont la base est la cytosine.
C'est l'un des nucléotides constituant les ADN.

Abrév. dCMP

[C1,Q1]

Édit. 2017

acide désoxyguanylique l.m.

deoxyguanylic acid

Désoxyribonucléotide purique dont la base est la guanine.
C'est l'un des nucléotides constituant les ADN.

Abrév. dGMP

[C1,Q1]

Édit. 2017

acide désoxyribonucléique (ADN) l.m.

deoxyribonucleic acid

Acide nucléique présent dans les noyaux et les mitochondries de toutes les cellules vivantes et renfermant l'ensemble des informations génétiques de l'individu, nécessaires au développement et au fonctionnement d'un organisme.
Il est composé de deux chaînes de nucléotides dans lesquels le sucre est le désoxyribose et les bases l’adénine, la cytosine, la guanine et la thymine dont la séquence détermine le code génétique. Les deux chaînes s’enroulent l’une autour de l’autre pour former une double hélice ; elles s’attachent l’une à l’autre par des liaisons hydrogène entre deux bases complémentaires (adénine-thymine ou cytosine-guanine).
La molécule d'ADN est caractérisée par l’ordre de ses bases azotées. Il s'agit d'un langage codé en "séquence de bases". On dit ainsi que l'ADN est le support de l'information génétique, car il est comme un livre, un plan architectural du vivant, qui oriente, qui dicte la construction des principaux constituants et bâtisseurs cellulaires que sont les ARN qu'ils soient directement fonctionnels (ARN ribosomiques dont certains ont une activité enzymatique, ARN de transferts, miRNA et autres) ou qu'ils codent la Synthèse de protéines (chaînes polypeptidiques).
L’ADN joue un rôle clé dans les caractéristiques héréditaires de la plupart des organismes vivants en apportant l’information génétique nécessaire à la synthèse des protéines dans les cellules. La division cellulaire s’accompagne d’une réplication de l’ADN en deux brins identiques à la molécule d’origine.

F. Miescher, médecin suisse, première identification (1869) ; F. Crick, médecin britannique et J. Watson, médecin américain, tous les deux prix Nobel de médecine en 1962 (1953)

[C1, C3, Q1]

Édit. 2020

acide désoxythymidylique l.m.

deoxythymidylic acid

Désoxyribonucléotide pyrimidique dont la base est la thymine.
C'est l'un des nucléotides constituant les ADN. Il est souvent appelé à tort acide thymidylique.

Abrév. dTMP

[C1,Q1]

Édit. 2017

acide diéthylène-triamine-pentaacétique l.m.

gadolinium

[C1]

Édit. 2017

acide diphosphorique l.m.

Syn. acide pyrophosphorique

acide pyrophosphorique

[C1]

Édit. 2017

acide dihydrolipoïque l.m.

dihydrolipoic acid

Forme hydrogénée, dithiol, de l'acide lipoïque qui se forme lors de l'oxydoréduction de l'acétaldéhyde ou de l'aldéhyde semisuccinique dans le métabolisme intermédiaire.
Ces aldéhydes coupent la liaison disulfure du lipoate en formant un acyl-dihydrolipoate, et le radical acyle est ensuite transféré sur le thiol d'une molécule de coenzyme A, libérant le dihydrolipoate. Celui-ci est retransformé en lipoate par une dihydrolipoate-déshydrogénase.

[C1]

Édit. 2017

acide dihydroxycholanique l.m.

dihydroxycholanic acid

Chacun des acides biliaires dihydroxylés dérivés de l'acide cholanique.
De nombreux isomères ont été isolés de la bile de l'Homme et des animaux. Les deux hydroxyles sont en 3 alpha, 7 alpha dans l'acide chénodésoxycholique, en 3 alpha, 12 alpha dans l'acide désoxycholique, 3 alpha, 6 alpha dans l'acide hyodésoxycholique, 3 alpha, 7 bêta dans l'acide ursodésoxycholique, 3 alpha, 11 alpha, 3 alpha, 11 bêta, 3 bêta, 11 bêta, 3 alpha, 12 alpha, 7 alpha, 12 alpha, 11 alpha, 12 alpha, 11 bêta, 12 bêta, 3 alpha, 6 bêta, 3 bêta, 6 bêta dans d'autres acides biliaires de différentes espèces animales.

[C1,L1]

Édit. 2015

acide dihydroxypropionique l.m.

Syn. acide glycérique

acide glycérique

[C1]

Édit. 2017

acide dioxysuccinique l.m.

dioxysuccinic acid

Syn. acide tartrique

acide tartrique

[C1]

Édit. 2017

acide diphospho-1,3-glycérique l.m.

diphospho-1,3-glyceric acid

Composé faisant partie du métabolisme intermédiaire des glucides, présent dans le cytoplasme des cellules, où il apparaît comme le premier produit de l'oxydoréduction phosphorylante de la glycolyse cytoplasmique.
La liaison anhydride entre l'acide phosphorique et l'acide phosphoglycérique se forme par la déshydrogénation de l'aldéhyde du triose-phosphate lié à un thiol de l'enzyme, qui engendre une fonction acyl-thiol riche en énergie, qu'une molécule d'acide phosphorique transforme en acyl-phosphate ; l'acide diphosphoglycérique transfère ensuite le radical phosphorique sur un ADP pour synthétiser un ATP.

[C1,C3]

Édit. 2017

acide diphospho-2,3-glycérique l.m.

diphospho-2,3-glyceric acid

Composé faisant partie du métabolisme intermédiaire des glucides, présent dans le cytoplasme des cellules et qui a été isolé des hématies dans lesquelles il est exceptionnellement abondant (35 mEq/L), en quantité stœchiométrique par rapport à l'hémoglobine, dont il régule l'activité oxyphorique.
Il est synthétisé sous l'action d'une 2,3-diphosphoglycérate-mutase à partir de 1,3-diphosphoglycérate. Il joue un rôle de coenzyme de la phosphoglycéromutase. Il s'intègre dans la cavité centrale de l'hémoglobine tétramérique entre les deux chaines b, où il exerce un effet inhibiteur sur l'affinité du pigment pour l'oxygène et il renforce son caractère allostérique.

Sigle DPG

[C1,C3,F1]

Édit. 2018

acide docosahexaènoïque l.m.

docosahexaenoic acid

Acide gras à 22 atomes de carbone comportant six doubles liaisons trouvé dans les organismes animaux et dans certains aliments.
Il fait partie de la famille des acides gras polyéthyléniques essentiels dérivés de l'acide linolénique (n-3), les doubles liaisons étant situées au niveau des carbones 4, 7, 10, 13, 16, 19. Il a été appelé acide cervonique à cause de sa présence dans le cerveau.

Étym. gr. dokosa-, vingt-deux, hexa-, six, -ène double liaison

Syn. acide cervonique

[C1, C2]

Édit. 2019

acide docosanoïque l.m.

Syn. acide béhénique

acide béhénique

[C1]

Édit. 2017

acide docosapentaènoïque l.m.

docosapentaenoic acid

Acide gras à 22 atomes de carbone comportant cinq doubles liaisons trouvé dans les organismes animaux et dans certains aliments.
Il fait partie des acides gras polyéthyléniques essentiels dérivés soit de la famille de l'acide linolénique (n-3), soit de celle de l'acide linoléique (n-6). Le premier, appelé acide clupanodonique, présent dans les huiles de poissons est utile à la formation du système nerveux central.

Étym. gr. dokosa-, vingt-deux, penta-, cinq, ène double liaison

[A2,C1,C3,H5]

Édit. 2017

acide dodécanoïque l.m.

Syn. acide laurique

acide laurique

[C1]

Édit. 2017

acide dopacétique l.m.

dopacetic acid

Acide dihydroxyphénylacétique, produit métabolique d'oxydation de la dopamine, dans lequel la désamination oxydative de la fonction amine a conduit à un reste acétique.

[C1]

Édit. 2017

acide eicosatétraènoïque l.m.

eicosatetraenoic acid

Chacun des acides gras polyéthyléniques à 20 atomes de carbone et 4 doubles liaisons.
Le plus abondant dans l'organisme humain est l'acide arachidonique de la série linoléique (n-6). On connait aussi celui de la série linolénique (n-3) qui fait partie des acides gras essentiels au développement du système nerveux.

Étym. gr. eikosa : vingt ; tetra : quatre ; ène : double liaison

[A2,C1,C3,H5,O6]

Édit. 2017

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