ECM1 gene
sigle angl pour extracellular matrix protein 1
Gène situé sur le locus chromosomique 1q21, codant pour une protéine qui peut se lier à de nombreuses protéines impliquées dans la croissance et la différenciation cellulaire, incluant les kératinocytes cutanés.
Cette protéine peut aussi réguler la formation des vaisseaux sanguins (angiogenèse).
Différentes mutations de ce gène entraînent la lipoprotéinose palpébrale.
Syn. secretory component p85, URBWD
→ lipoprotéinose palpébrale, kératinocyte, angiogenèse
[Q1]
Édit. 2019
Gardner (syndrome de) l.m.
Gardner’s syndrome, FPC (Familial Polyposis of the Colon)
Génopathie rare à transmission autosomique dominante, caractérisée par l’association d’une polypose colique du type de la polypose adénomateuse familiale (PAF) à des polypes duodénaux, des anomalies dentaires, des ostéomes bénins de la face, du crâne et des os longs, ainsi qu’à des tumeurs cutanées à type de kystes épidermoïdes, à des tumeurs desmoïdes et plus rarement des lipomes, léiomyomes, neurofibromes ou carcinomes basocellulaires.
Les polypes intestinaux présentent des risques très élevés de transformation maligne
Des lésions hamartomateuses du fond d’œil (hypertrophie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien) sont présentes dans environ 70% des cas et peuvent précéder l’apparition des polypes et du cancer colo-rectal.
La fréquence est de 1 à 6/10.000 naissances ; dans 70% des cas il existe des antécédents familiaux. L’affection est liée à une mutation du gène APC (Adenomatous Polyposis Coli) situé sur le bras long du chromosome 5 en 5q21-q22, La pénétrance est complète, l’expression variable. Ce gène suppresseur de tumeur code pour la protéine APC produite dans de nombreux tissus. La plupart des mutations connues conduisent à la production d’une protéine tronquée incapable de bloquer la prolifération cellulaire.
La détection des porteurs sains est possible en biologie moléculaire.
E. J. Gardner, médecin généticien américain (1950) ; E. J. Gardner médecin généticien et R. C. Richards chirurgien américains (1953)
Syn. syndrome de Gardner et Richards, syndrome ostéomatose-polypose intestinale, polypose adénomateuse familiale, polypose intestinale héréditaire
→ polypose adénomateuse familiale
[L1,Q2,P3,I1,J1]
Gubler (taches de) l.f.p.
Taches bleu ardoisé situées sur la face interne des joues au niveau de l’orifice du canal de Sténon, liées à l’élimination salivaire du sulfure de plomb, manifestation rare du saturnisme.
Observées surtout en cas de mauvaise hygiène bucco-dentaire, elles ne réflètent ni l’ancienneté ni l’intensité de l’intoxication causale.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.
A. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1821-1879)
Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)
HER2 acr. angl. pour Human Epidermal Growth Factor Receptor-2
Protéine codée génétiquement chez les humains par un proto-oncogène appelé HER2/neu.
Le terme HER2/neu ou ErbB-2, CD340 signifie récepteur pour les facteurs de croissance épidermiques humains. L’amplification ou la surexpression de ce gène joue un rôle majeur dans la pathogénèse et la progression de certaines formes agressives de cancer du sein. De plus il s’est révélé un marqueur biologique important et un enjeu thérapeutique pour cette affection. Sa surexpression est un critère de sensibilité à l’action thérapeutique du tastuzumab : un anticorps monoclonal recombinant qui agit sur les récepteurs HER2/neu (également appelé ErbB2). Le gène codant pour la protéine HER2 a été localisé en 17q21.
C. R. King, biologiste américain (1985)
[O5,C1]
L1CAM gene sigle angl. pour cell adhesion molecule
Localisé en Xq28, ce gène code la production de la protéine L1 présente dans l’ensemble des neurones, qui intervient dans le développement et l’organisation des cellules, la formation de la myéline et celle des synapses.
Les mutations de ce gène entraînent le syndrome L1 en modifiant la structure de la protéine L1 et interrompant sa production
Syn. CAML1, CD171, HSAS1, MASA, HSAS, MIC5, S10, SPG1
→ Bickers et Adams (syndrome de), syndrome L1
LMX1B gene sigle angl. pour LIM homeobox transcription factor 1 beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q33.3, codant pour une protéine qui se lie à des régions spécifiques de l’ADN et régule l’action d’autres gènes.
Appelée facteur de transcription, cette protéine joue un rôle important durant le développement embryonnaire précoce des membres, reins et yeux. Des mutations de ce gène entraînent l’ostéo-onychodysplasie.
Syn. LIM homeo box transcription factor 1, beta, LIM homeobox transcription factor 1, beta, LMX1.2, LMX1B_HUMAN, MGC138325, MGC142051, NPS1
→ ostéo-onychodysplasie, ostéo-onychodysostose
macrocéphalie, lipomes multiples et hémangiomes l.f.
macrocephaly, multiple lipomas and hemangiomata
Hémangiomes caverneux multiples avec macrocéphalie et pseudoœdème papillaire.
Dans cette affection sont associés : un syndrome de Sotos (grande taille et macrocéphalie avec retard de fermeture de fontanelle), un retard psychomoteur, une myopathie et des taches café au lait sur le pénis, des lipomes multiples, des polypes hamartomateux intestinaux. A l’examen oculaire, on peut observer un anneau de Schwalbe proéminent et des nerfs intra-cornéens. L’affection est autosomique dominante (MIM 117550, Gendiag 5175), Certains des patients développent une hypotonie, un retard mental et psychomoteur. Le gène responsable, (PTEN), sur le chromosome 10q (10q23.2), est suppresseur de tumeur, il code pour une protéine tyrosine-phosphatase ; la mutation inactive la fonction de la protéine. Une mutation sur le même gène est responsable de la maladie de Cowden. L’affection est autosomique dominante (MIM 153480).
G. A. Bannayan, anatomopathologiste américain (1971) ; J. Zonana, pédiatre et généticien américain (1976) ; H. D. Riley Jr. et W. R. Smith, pédiatres américains (1960) ; R. H. Ruvalcaba, Selma A. Myhre et D. W. Smith, pédiatres américains(1980)
Étym. gr. makros : grand ; kephalê : tête ;lipos : graisse ; aima : sang ; angeion : vaisseaux
Syn. Bannayan-Zonana (syndrome de), macrocéphalie-pseudoœdème papillaire et multiples hémangiomes, Bannayan-Riley-Ruvalcaba (syndrome de) (BRB), Ruvalcaba-Myhre-Smith (syndrome de), gigantisme cérébral-polypose et taches génitales
→ Sotos (syndrome de), hamartomes multiples (syndrome des), Cowden (maladie de)
macrothrombocytopénie n. m.
macrothrombocytopoenia, inherited giant platelet disorders, IGPDs, MHY9-related disease
Hémopathie congénitale caractérisée par des troubles de la coagulation sanguine liée à une thrombopénie et à une formation anormale des plaquettes, à transmission autosomique dominante par altération du gène MYH9 (MYosin Heavy chain 9) dont le nombre des mutations, l’expressivité variables et l’association à l’atteinte d’autres organes a donné lieu à l’isolement de plusieurs formes cliniques.
Les plaquettes, peu nombreuses de 30000 à 100000, ont un volume comparable à celui des hématies ; la perte de leur fonction provoque une tendance hémorragique. Des troubles associés peuvent dominer le tableau clinique : néphropathie interstitielle, surdité et cataracte congénitale, ces complications pouvant être constatées d’emblée ou lors de l’évolution..
Le gène responsable MYH9, situé en 22q12.13, code pour la protéine MYHIIA ( d’une chaîne lourde de la myosine II A non musculaire) ; elle est exprimée dans certaines cellules sanguines, polynucléaires, monocytes, plaquettes. La protéine, instable, précipite sous forme de particules (corps de Döhle) et le cytosquelette est désorganisé. Les divers variants alléliques vont donner des formes cliniques qui ont été isolées :
- Le syndrome de Sebastian, le moins grave, se traduit par une simple tendance hémorragique : épistaxis, ecchymoses, métrorragies ; les inclusions cytoplasmiques sont petites.
- Le syndrome de May-Hegglin présente de grosses inclusions intraleucocytaires et souvent une cataracte et des atteintes cochléaire et rénale.
- Le syndrome de Fechtner est caractérisé par une néphropathie importante et l’absence de cataracte.
- Le syndrome d’Epstein a une faible tendance hémorragique, une absence d’inclusions cytoplasmiques mais l’attreinte rénale et la surdité peuvent être sévères.
Parmi les autres macrothrombocytopénies, diagnostic différentiel des précédentes, on peut citer : la thrombocytopénie autoimmune chronique, où moins de 10% des plaquettes sont augmentées de volume, non héréditaire, identifiée par la recherche des anticorps spécifiques, le syndrome de Bernard-Soulier, le syndrome de Jacobsen, le syndrome des plaquettes grises.
Sebastian et Fechtner sont les noms des familles atteintes de ces syndromes et décrits respectivement par A. Greinacher et L. C. Peterson
A. Greinacher, immunologiste et hématologue allemand (1990) ; R. May, médecin interniste allemand (1909) ; R. Hegglin, médecin interniste suisse (1945) ; C. J. Epstein, pédiatre américain (1972) ; (1972), LoAn C. Peterson, anatomopathologiste américaine (1985) ; Jean Bernard, membre de l'Académie de médecine et J. P. Soulier, hématologues français (1948) ; Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973) ; K. G. P. Döhle, anatomopathologiste allemand (1892)
Étym. gr. macros : grand ; thrombos : caillot ; cutos : cellule ; poenia : pauvreté ;
Syn. MHY9 (syndrome)
→ Epstein (syndrome), Fechtner (syndrome), May-Hegglin (syndrome) Sebastian (syndrome), Bernard-Soulier syndrome, Jacobsen (syndrome de), plaquettes grises (syndrome des), Döhle (corps de)
McKusick- Kaufman (syndrome de) l.m.
McKusick- Kaufman syndrome, MKKS
Syndrome malformatif congénital comportant une cardiopathie congénitale, un hydro ou hématocolpos, une hexadactylie postaxiale et des anomalies viscérales multiples.
La cardiopathie congénitale peut être une communication interventriculaire ou interauriculaire, un canal artériel, une tétralogie de Fallot ou autre ; il peut s’y associer, une atrésie ou une imperforation anale, une maladie de Hirschprung et des malformations urogénitales ; hydrométrocolpos par atrésie vaginale ou imperforation hyménéale chez la fille, chyptorchidie et hypospadias chez le garçon. Un mamelon surnuméraire est fréquent, parfois retrouvé isolé dans des cas familiaux. L’affection est autosomique récessive ; sa fréquence est de un pour cent chez les Amish. Le gène MKKS est localisé en 20p12. La protéine MKKS a un rôle dans le repliement d’autres protéines (protéine chaperonne), dans le transport des protéines dans la cellule et dans le développement des organes. Une autre mutation du gène intervient dans le syndrome voisin de Bardet-Bield.
V. A. McKusick, médecin interniste et généticien, membre de l'Académie de médecine (1964), R. L. Kaufman, médecin généticien américain (1971), G. Bardet, ophtalmologiste français (1920, A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue austrohongrois (1922)
Syn. syndrome de Kaufman
→ Bardet-Bield (syndrome de), chaperonne, MKKS gene
MC4R gene sigle angl. pour melanocortin 4 receptor
Gène localisé en 18q21.32, codant pour une protéine qui est un récepteur lié à la membrane et qui appartient à la famille des récepteurs de la mélanocortine.
Cette protéine agit, sous la médiation de protéines G, en collaboration avec l’hormone adrénocorticotrope et la mélanotropine (MSH).
La mutation de ce gène est à l’origine de l’obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4
→ protéine G, obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4, récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, hormone adrénocorticotrope
MT-TL1 gene, sigle angl. pour mitochondrially encoded tRNA leucine 1 (UUA/G)
Gène situé sur les paires de base 3,230 to 3,304 de l’ADN mitochondrial codant pour une protéine transfert ARN (tRNA)qui aide à l’assemblage des blocs d’acides aminés en protéines fonctionnelles ; dans ce cas précis il s’agit d’une protéine spécifique tRNAleu(UUR).
Des mutations de ce gène sont à l’origine de l’encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, le syndrome de Leigh, le diabète et surdité d’origine mitochondriale, l’épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, l’ophtalmoplégie progressive externe
→ encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, Leigh (syndrome de), diabète et surdité d'origine mitochondriale, épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, ophtalmoplégie progressive externe
obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4
obesity associated with melanocortin 4 receptor deficiency
Le déficit en récepteur de la mélanocortine 4 (MC4R) est la forme la plus fréquente d'obésité monogénique identifiée à ce jour : obésité sévère avec augmentation de la masse corporelle maigre, de la densité osseuse.
Il existe une augmentation de la croissance linéaire dans la petite enfance, une hyperphagie débutant dans la première année de vie et une hyperinsulinémie sévère. La fonction reproductive est préservée.
La prévalence dans la population générale est probablement de 1 sur 2000. La prévalence des mutations de MC4R a été estimée de 0.5 à 1% chez les adultes obèses (indice de masse corporelle>30), avec une fréquence plus élevée dans les populations présentant une obésité à début infantile sévère, avec une variabilité entre les populations.
La protéine MC4R est un récepteur couplé à la protéine G impliqué dans la voie de signalisation hypothalamique leptine-mélanocortine. L'activation de MC4R joue un rôle clé dans le maintien de l'homéostasie énergétique. Elle est associée à la suppression de la prise alimentaire. La majorité des patients décrits à ce jour sont porteurs de mutations hétérozygotes du gène MC4R (18q21.32). Le déficit en MC4R est transmis de manière codominante, avec une expressivité et une pénétrance variables selon les populations. Des cas rares de personnes porteuses de la mutation à l'état homozygote ont été décrits et présentent un phénotype plus sévère. Cependant, certains patients homozygotes avec une absence complète de la fonction MC4R ont été décrits sans hyperinsulinémie.
Le diagnostic suspecté d'après les signes cliniques est confirmé par la détection d'une mutation du gène MC4R.
Comme pour les autres formes d'obésité, le pronostic dépend des complications présentes : diabète de type 2, maladie cardio-vasculaire, cancer.
Réf. Orphanet, S. Filetti, médecin interniste italien (2007)
→ récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, MC4R gene
Édit. 2017
OPA1 gene sigle angl. pour OP, mitochondrial dynamin like GTPase
Gène localisé en 3q29 codant pour une protéine qui adapte la morphologie des mitochondries à leurs fonctions.
Cette protéine est située dans la membrane des mitochondries de différents types de cellules, en particulier du cerveau, de la rétine, des muscles squelettiques, du foie et du cœur.
Les mutations du gène OPA1 sont responsables de l’atrophie optique de type Kjer (atrophie optique juvénile), de l’ophtalmoplégie progressive externe, de l’atrophie optique compliquée de Behr.
Syn. FLJ12460, KIAA0567, MGM1, mitochondrial dynamin-like GTPase, NPG, NTG, OPA1 HUMAN, optic atrophy 1 (autosomal dominant)
→ atrophie optique de type Kjer, ophtalmoplégie progressive externe, Behr (atrophie optique compliquée)
[P2]
Édit. 2018
palmitate-synthétase n.f.
palmitic-synthetase
Système multienzymatique catalysant la formation d'acide palmitique à partir d'une molécule d'acétyl-coenzyme A, de 7 molécules de malonyl-coenzyme A et de 14 molécules de NADPH.
Le multienzyme est présent dans le cytoplasme de toutes les cellules, particulièrement dans le foie, où il est constitué de 6 chaines protéiniques ayant chacune une fonction enzymatique particulière entourant une septième petite thiol-protéine, l'ACP, qui sert de coenzyme et qui se substitue au coenzyme A pour activer les substrats. Ces différentes protéines sont codées par de longs ARN messagers et selon les espèces, elles forment une seule ou plusieurs chaines polypeptidiques. Leurs activités enzymatiques comportent un enzyme de condensation, la bêta-cétoacyl-synthétase, qui transfère le radical acyle porté par l'enzyme sur le malonyl-ACP, un enzyme d'hydrogénation, la bêta-céto-acyl-ACP-réductase, un enzyme de déshydratation, la D-bêta-hydroxy-acyl-ACP-déshydratase, un enzyme d'hydrogénation, la déhydro-acyl-ACP-réductase, un enzyme de transfert d'acyle, l'acyl-ACP-acyltransférase qui porte le radical acyle sur un thiol de la protéine-enzyme de condensation et libère l'ACP, et un autre enzyme de transfert, la malonyl-CoA-ACP-malonyltransférase qui fournit le malonyl-ACP au premier enzyme du cycle ; chez l'Homme, ces 4 derniers enzymes sont codés par le gène FAS-1, les autres étant codés comme l'ACP par un gène FAS-2. Un dernier enzyme est associé au système permettant l'hydrolyse du palmityl-thiol, libérant le palmitate produit du cycle de cette biosynthèse, cycle appelé hélice de Wakil-Lynen.
Syn. acide gras-synthétase, aliphacyl-synthétase
PKD1 gene sigle angl. pour polycystic kidney disease, adult type I
Gène, situé sur le locus 16p13.3, codant la polycistine 1, une protéine membranaire impliquée dans des interactions cellule-cellule ou matrice-cellule.
La polycystine 1 interagit avec le réseau de filaments intermédiaires intracellulaires et est également considérée comme un composant des desmosomes des cellules épithéliales. La polycystine-1 interagit aussi avec la polycystine-2 (qui est un canal cationique) et toutes deux se localisent dans les cils primaires de l'épithélium rénal. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Des centaines des mutations dans le gène PKD1 ont été identifiées chez la plupart (85%) des personnes atteintes de polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD), qui est le type le plus fréquent. Des délétions, insertions et mutations ponctuelles ont été décrites. La plupart des mutations aboutissent à une version tronquée et non fonctionnelle de la protéine. Cela nuirait à la fonction de signalisation de cette dernière, dans la cellule et dans les cils primaires, conduisant à une prolifération cellulaire anormale et à l’apparition des kystes.
Édit. 2017
Syn. TRPP1 (sigle. angl. pour transient receptor potential channel interacting, polycystic).
→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive
[M1,Q2]
proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 l.f.
proprotein convertase subtilisin/kexin type 9
Neuvième composant de la classe des proprotéines convertases, dont le rôle est de cliver, dans le foie le LDL (Low Density Lipoprotein) (RLDL) et d'induire ainsi leur dégradation.
La PCSK9 est une proprotéine convertase exprimée essentiellement dans le foie, l'intestin et les reins qui s'autoclive dans le réticulum endoplasmique avant d'être sécrétée. Elle agit comme une protéine chaperon en se liant au RLDL et en empêchant ainsi son recyclage à la membrane hépatique. Plus les concentrations plasmatiques de PCSK9 sont élevées, moins l'hépatocyte présente de RLDL à sa surface et plus la cholestérolémie augmente. Ainsi, il est logique d'inhiber PCSK9 pour diminuer la cholestérolémie.
L'enzyme est codée par un gène de même nom situé sur le chromosome 1. Des mutations de ce gène représentent une cause d'hypercholestérolémie familiale autosomique dominante moins fréquente que celles de RLD et de son ligand, Apo-B100. D'autres mutations sont responsables d'une hypocholestérolémie et diminuent le risque vasculaire.
Des médicaments bloquant la PSCK9 ont été proposés pour le traitement deshypercholestérolémies. Ce sont des anticorpsmonoclonaux (allirocumab, evolocumab) qui ciblent la protéine circulante et des oligonucléotides du type microARN qui dégradent l'ARNm de PCSK9, et donc diminuent la synthèse protéique.
Sigle PCSK9
→ apoprotéine, microARN, proprotéine convertase, LDL, réticulum endoplasmique, protéine chaperon, cholestérol
[C1, C3]
Édit. 2019
protéine 1 et 2 liées au rétinoblastome l.f.
retinoblastoma binding protein-1 and protein-2
Deux protéines liées au gène du rétinoblastome, isolées à partir d'une protéine virale, transformant le papillovirus-16 humain, et liées étroitement sur la séquence ADN du gène du rétinoblastome (protéine virale homologue ou similaire).
Deux cDNAs ont été isolés qui codent les protéines de liaison au rétinoblastome RBBP1 et RBBP2 (MIM 180201, MIM 180202).
Deborah Defeo-Jones, biochimiste américaine (1991)
pseudogène n.m.
pseudogene
Gène inactif, ayant une structure homologue à celle d'un autre gène, qui ne peut être traduit en une protéine fonctionnelle, par suite d'une lésion moléculaire comme une substitution, une délétion, une insertion, par ex..
Certains gènes ancestraux peuvent avoir subi des mutations au cours des âges, laissant dans le génome une séquence inactive ; cela se trouve surtout pour les gènes qui, par duplication, sont en nombre excédentaire pour la synthèse d'une protéine donnée. Ce peut être aussi le cas de gènes qui ont été insérés dans le génome par rétrotranscription d'un RNA., puis inactivés. On a identifié un très grand nombre de pseudogènes homologues de gènes intervenant dans le système immunitaire (gènes de chaines lourdes et légères des immunoglobulines, gènes des TCR etc.). Certains gènes VH ou D ont été localisés hors du chromosome 14.
RAB3GAP1gene sigle angl. pour RA GTPase activating protein catalytic subunit 1
Gène situé sur le locus chromosomique 2q21.3 codant pour la sous-unité catalytique de la protéine activant RAB GTPase.
Cette protéine forme un hétérodimère avec la sous-unité non-catalytique pour réguler spécifiquement l’activité des membres de la sous-famille Rab3 des petites protéines G. Elle est impliquée dans la régulation de l'exocytose de certains neurotransmetteurs et hormones.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome Micro
Syn. P130, RAB3GAP, RAB3GAP130, WARBM1
rapsyne n.f.
rapsyne
Protéine du cytosquelette musculaire intervenant dans la membrane post synaptique pour stabiliser les récepteurs de l’acétylcholine (RACh).
L’organisation des RACh synaptiques nécessite la phosphorylation de la rapsyne par l’intermédiaire de la protéine MuSK (muscle specific kinase). Le gène de la rapsyne est situé sur le chromosome 11 en 11p11.2. Il existe de très nombreuses mutations du gène ; elles peuvent provoquer une altération de la transmission neuromusculaire, par exemple dans certaines myasthénies congénitales.
SLC52A3 gene sigle angl. pour solute carrier family 52 member 3
Gène, situé en 20p13, codant un transporteur de la riboflavine (également appelée vitamine B2) localisé au niveau de la membrane cellulaire.
La protéine SLC52A3 est exprimée à des niveaux particulièrement élevés dans les cellules de l'intestin grêle où elle permet l'absorption de la riboflavine pendant la digestion.
Des dizaines de mutations dans ce gène sont connues à ce jour. Elles sont responsables d'une neuronopathie par déficit en riboflavine, connue précédemment sous les noms de syndrome de Brown-Vialetto-Van Laere et maladie de Fazio-Londe. Les mutations impliquées dans cette maladie conduisent à la production des protéines RFVT3 anormales. Les mutations peuvent altérer l’adressage de la protéine à la membrane cellulaire ou son activité intrinsèque en tant que transporteur. Ces altérations nuisent à l'absorption de la riboflavine, conduisant à une réduction de la production de co-enzymes contenant la vitamine. Cela aboutit à une perte d'audition, à une faiblesse musculaire du visage et des membres et à des problèmes respiratoires.
Syn. bA371L19.1, BVVLS, C20orf54, hRFT2, MGC10698, RFT2, RFT2_HUMAN, RFVT3, riboflavin transporter 2, solute carrier family 52 (riboflavin transporter), member 3, solute carrier family 52, riboflavin transporter, member 3
→ vitamine B2, protéine SLC52A3, syndrome de Brown-Vialetto-Van Laere, maladie de Fazio-Londe, protéines RFVT3
[I4, Q2, O1, P1]
Édit. 2019
SETBP1 acr. angl. pour SET Binding Protein 1
Gène qui conduit à former la protéine SET Binding Protein 1 connue pour s’attacher (binding) à une autre protéine appelée SET.
Ce gène est situé sur le locus chromosomique 18q12.3 dont la mutation entraîne le syndrome de Schinzel-Giedion et le retard mental autosomique dominant 29.
Une mutation de ce récepteur a été identifiée dans la leucémie myéloïde chronique atypique ; elle est de mauvais pronostic.
A. Schinzel, généticien autrichien et A. Giedon, pédiatre suisse (1978)
→ Schinzel-Giedon (syndrome de) ,retard mental autosomique dominant 29, leucémie myéloïde chronique atypique
SURF1 gene l.angl. pour surfeit 1
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q34.2, codant pour une protéine de la phosphorylation oxydative, processus qui fournit l’énergie aux cellules.
Cette phosphorylation oxydative nécessite une série de réactions faisant appel à l’action de différents complexes protéiques parmi lesquelles la protéine SRF1 intervient en tant qu’un enzyme actif dans la phosphorylation oxidative appellé cytochrome c oxydase ou COX..
Les mutations de ce gène entraîne l’encéphalite nécrosante subaigüe de Leigh et le déficit en cytochrome c oxydase.
Syn. SURF-1, SURF1 HUMAN, surfeit locus protein 1
→ Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe), déficit en cytochrome-c oxydase
syndrome de l'X-fragile l.m.
FX syndrome
Maladie génétique rare, dominante liée à l'X, qui associe un déficit intellectuel léger à sévère à des troubles du comportement et à des signes physiques caractéristiques.
Sa prévalence estimée est d'environ 1/2500 (prévalence de la mutation complète) à 1/4000 (cas symptomatiques) dans les deux sexes.
Le tableau clinique est variable. Dans l'enfance, les garçons ont un retard des acquisitions motrices et/ou du langage. Chez les garçons et 50 % des filles, les troubles intellectuels s'associent à des troubles du comportement et/ou à des signes dysmorphiques. Otites et sinusites récidivantes et convulsions sont possibles. Le déficit intellectuel va de troubles mineurs de l'apprentissage avec QI normal, à un déficit sévère pouvant toucher la mémoire immédiate et de travail, les fonctions exécutives, les capacités visuo-spatiales et mathématiques. Les troubles du comportement peuvent être discrets (humeur instable) ou sévères, de type autisme (battements de mains, contact oculaire pauvre, évitement du regard, morsures de mains, défense tactile et désinhibition). Troubles de l'humeur, anxiété et agressivité sont possibles. Chez les filles, les troubles intellectuels et du comportement sont en règle discrets, à type de troubles affectifs et de l'apprentissage. Dans les deux sexes les signes physiques sont discrets : visage étroit et allongé, oreilles et front proéminents, hyperlaxité des doigts, pieds plats et macro-orchidie chez le garçon après la puberté.
La plupart des garçons et environ 30 % des filles auront un déficit intellectuel significatif à l'âge adulte.
Le syndrome de l'X fragile est dû à l'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Fragile Mental Retardation), (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile (FXTAS). De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.
G. Turner (1978),Yingratana McLennan, médecin américaine (2011)
Syn. syndrome FRAXA, syndrome FraX, syndrome de Martin-Bell
Sigle FXS
Réf. Orphanet, (2011) R. Hagerman
→ protéine FMRP, FMR1 gene, syndrome FXTAS, syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson
[H1, H4, Q3]
Édit. 2019
testis determining factor l. angl.
Protéine codée par le gène SRY, responsable de la détermination du sexe male chez l’embryon.
Le testis determining factor, appelé aussi protéine Sry est un facteur de transcription qui active la transcription du gène Sox9, ce qui induit le développement du testicule et inhibe celui de l’ovaire.
Syn. Sry protein
Abrév. TDF