Musset (technique de réparation des fistules de) l.f.
Musset's procedure for fistula repair
Technique chirurgicale de cure des fistules rectovaginales, en deux temps, utilisée principalement pour le rectum pathologique atteint de maladie de Crohn ou de rectocolite hémoragique et pour les fistules d'origine infectieuse.
Le premier temps consiste en une périnéotomie médiane sectionnant d'un coup de ciseau la totalité des tissus sous-jacents à la fistule, sphincters anal compris. Ce débridement expose les tissus granuleux et les foyers purulents. On laisse alors la plaie se cicatriser d'elle-même par adossement des muqueuses rectale et vaginale stérilisant ainsi les foyers infectieux et diminuant la sclérose inflammatoire. Le second temps ne doit pas être entrepris avant deux mois, pendant lesquels la cicatrice a le temps de s'assouplir et de devenir moins vasculaire ; il consiste en une cure de déchirure compliquée ancienne selon Musset.
R. Musset, gynécologue français (1963)
Musset (technique de réparation périnéale de) l.f.
Musset's procedure for perineal repair
Technique chirurgicale permettant la cure des séquelles compliquées du périnée, de type bride cicatricielle, aggravées ou non de fistule recto-vaginale.
Le principe de cette intervention est d'éviter une dissection trop étendue et de ne pas laisser de tissu cicatriciel dans la suture. L'abord périnéal est précédé de la pose de quatre fils repères qui permettent de présenter de façon stable l'incision pratiquée transversalement au rebord inférieur de la bride. Un décollement rectovaginal économique permet un avivement des berges de la brèche anale. La reconstruction du canal anal en un plan total est complétée ultérieurement par celle du sphincter. Il faut auparavant exciser la bride sur son versant cutané et vaginal, permettant ainsi la saisie, grâce à la « manœuvre de Musset », du sphincter anal non disséqué des plans superficiels puis sa suture. La fermeture périnéale, après excision des tissus cicatriciels, se fait plan par plan. La fourchette vulvaire étant reconstituée, on peut fermer la peau. Cette intervention techniquement bien codifiée a un excellent taux de succès.
R. Musset, gynécologue français (1912-2011)
Musset et Lamy (opération de) l.f.
Musset and Lamy procedure
Technique chirurgicale de cure de prolapsus chez la femme.
Intervention en trois temps, pratiquée par voie basse exclusive, avec conservation de l'utérus. Le temps antérieur comporte successivement : la fixation de la vessie, la dissection suture du fascia de Halban et la colporaphie antérieure. Le temps moyen se décompose en une section des ligaments cardinaux et utérosacrés avec transposition en avant du col, amputation du col, recouvrement du col restant par l'artifice de Sturmdorf. Le temps postérieur est une colpopérinéoraphie. Cette intervention réparatrice permet dans la mesure du possible de préserver toutes les fonctions de la région et des organes concernés.
J. Ravina, R. Musset et C. Lamy, gynécologues français (1957)
Mustard (opération de W.T.) l.f.
Mustard’s procedure
Technique opératoire de transfert du muscle psoas iliaque (iliopsoas) sur le grand trochanter pour le traitement des paralysies du muscle moyen fessier (m. gluteus medius).
W. T. Mustard, chirurgien cardiaque canadien (1952)
Musto (coloration de) l.f.
Musto coloration
Technique de coloration à imprégnation argentique, dérivée de la méthode de Gomori-Grocott et utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
Linda Musto, anatomopathologiste américaine (1982)
myélographie gazeuse l.f.
gas myelography
Examen radiologique de la moelle épinière à l'aide d'un produit de contraste gazeux.
L'examen était pratiqué, le malade en décubitus latéral tête en bas, sur un tomographe incliné d'une trentaine de degrés. On remplaçait le liquide cérébrospinal par de l'air et on effectuait des coupes tomographiques du canal vertébral. L'air permettait d'obtenir un bon moulage de la moelle, tout en ayant l'avantage d'être résorbable. L'apparition de contrastes iodés hydrosolubles tolérés par voie intrathécale, a rendu caduque cette technique, qui avait l'inconvénient d'être très pénible pour le malade.
Étym. gr. muelos : moelle ; graphein : écrire
myélopathie des cervicarthroses et sténoses du canal rachidien l.f.
myelopathy of cervical spine arthrosis and stenosis
Affection médullaire cervical relativement rare au regard de la fréquence d'une étroitesse anormale du canal rachidien par arthrose après la cinquantaine, surtout chez l'homme.
Il ne s'agit pas de compression directe, mais du retentissement des microtraumatismes subis par la moelle lors des mouvements du cou, avec leurs incidences circulatoires.
Le patient, dont les antécédents de névralgie cervico-brachiale sont fréquents, se plaint de fatigabilité à la marche, perte de l'aisance des mains et/ou paresthésies des membres, lentement aggravées les unes ou les autres. Un syndrome pyramidal très spastique, bilatéral mais volontiers asymétrique, est associé à une atteinte radiculaire possible aux membres supérieurs, discrète ou atypique, traduisant une zone plutôt qu'un niveau strict. Les déficits sensitifs objectifs sont habituellement peu marqués. Un signe de Lhermitte (sensation de décharge électrique à la flexion de la nuque) est fréquent. Un syndrome "mains malhabiles-astéréognosie" peut traduire une atteinte cervicale haute. Un syndrome de Brown-Séquard s'esquisse parfois.
Dans cette symptomatologie protéiforme, des formes atypiques, voire trompeuses sont fréquentes : amyotrophiques ; évoluant par poussées pseudomultiloculaires ; ataxo-spasmodiques, à type de sclérose combinée, etc.
Parmi les investigations complémentaires : le LCR est normal ou paranormal ; les clichés de première intention montrent une arthrose cervicale, souvent un canal rachidien étroit et parfois une malformation de la charnière, un bloc cervical ou un rétrolisthésis ; l'IRM permet une appréciation fine des divers éléments en cause.
L'évolution est habituellement lente, par paliers, au fil des années, et de plus en plus invalidante.
Après le fréquent échec de la mise au repos complet, de tractions légères et du port d'une minerve, la chirurgie peut devenir indispensable dans la mesure où l'état du patient le permet, avec pour objectif de rétablir un espace suffisant autour de la moelle, quelle que soit la technique utilisée (discectomie, arthrodèse intercorporale, laminectomie d'arcs postérieurs, etc.).
C-É. Brown-Séquard, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1851) ; J. Lhermitte, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1924)
Nahmanovici (technique de) l.f.
Nahmanovici’s technique
Technique chirurgicale de ligature tubaire qui consiste à extérioriser la trompe sous contrôle cœlioscopique puis à pratiquer une résection partielle.
C. Nahmanovici, gynécologue français (1978)
nécrose rétinienne aigüe l.f.
acute retinal necrosis
Syndrome de nécrose rétinienne aigüe d’évolution sévère, qui se traduit par une hyalite majeure avec réaction inflammatoire du segment antérieur et des foyers jaunâtres de nécrose rétinienne, en moyenne périphérie du fond d’œil.
Le diagnostic, avant tout clinique, est conforté par le calcul du coefficient de Goldman et Witmer (positif quand il est supérieur à 4) ou par la mise en évidence du génome (technique de PCR).
Le traitement repose sur les thérapeutiques antivirales et les corticoïdes.
Sigle : ARN syndrome
néphrectomie sous-capsulaire l.f.
subcapsular nephrectomy
Modalité technique particulière de néphrectomie, peu usitée, consistant à passer dans le plan qui sépare la convexité du parenchyme et la capsule rénale.
Elle était autrefois préconisée en cas de périnéphrite inflammatoire importante et de difficultés opératoires rendant l'abord du pédicule impossible ou dangereux. Ce plan de clivage est surtout utilisé de nos jours dans les trans-plantectomies.
néphropathies du transplant l.f.p.
transplant nephritis
Ensemble de la pathologie rénale observée après homo-transplantation.
Les troubles succèdent le plus souvent aux lésions rénales de cause immunologique induites par une réaction de rejet hyperaigüe, aigüe ou chronique, mais également aux diverses atteintes parenchymateuses consécutives à l'ischémie requise par la technique de la transplantation, aux anomalies éventuelles de la voie excrétrice, à la néphrotoxicité de certains médicaments, notamment immunosuppresseurs et antibiotiques, enfin à la récidive de l'affection rénale primitive ou à une glomérulonéphrite de novo relevant de causes multiples.
→ nécrose corticale du transplant, rejet du transplant
neuropathie allantoïdienne l.f.
Neuropathie héréditaire dont la transmission autosomique dominante est liée à une délétion sur le chromosome17.
Cette dénomination (de même que celle de tomaculaire) a été proposée pour souligner l’existence de lésions segmentaires d’une myélinisation exagérée (hypermyélinisation) avec enroulements myéliniques, qui ont un aspect en saucisse, sur la technique des fibres dissociées (" teasing "). Néanmoins, cette lésion caractéristique mais non spécifique n’est pas constamment retrouvée sur les biopsies nerveuses.
Chez un sujet jeune, plutôt de sexe masculin, on observe des épisodes de paralysie tronculaire indolores, régressifs et récidivants, avec hypersensibilité à la pression. Des paralysies et amyotrophies de l’épaule sont possibles.
Des lésions de myélinisation accrue (hypermyélinisation) identiques mais plus rares et
non prédominantes ont été également décrites dans d’autres contextes génétiques ou acquis: maladie de Charcot-Marie (type I), neuropathie au cours d’une dysglobulinémie monoclonale, etc.
Étym. gr. allantos, ou lat.tomaculum : saucisse ; eidos : forme
Syn. neuropathie sensible à la pression , neuropathie tomaculaire
[H1,Q2]
neuroclasie n.f.
nerve crushing
Écrasement opératoire d’un tronc nerveux moteur pour supprimer provisoirement son action.
Cette technique est difficile à contrôler ; elle est indiquée chez l’infirme moteur cérébral au niveau des nerfs des muscles jumeaux en particulier, pour atténuer un pied équin.
neuromodulation sacrée l.f.
sacral neuromodulation
Technique de restauration d'un réflexe mictionnel normal chez les patients souffrant de troubles mictionnels chroniques réfractaires aux autres thérapeutiques par stimulation électrique continue d'une racine sacrée (S3).
Elle consiste en la mise en place chirurgicale d'une électrode au contact de la racine, reliée à un stimulateur implanté dans le tissu sous-cutané.
Syn. neurostimulation des racines sacrées
neuropathie allantoïdienne l.f.
allantoid neuropathy
Neuropathie héréditaire dont la transmission autosomique dominante est liée à une délétion sur le chromosome17.
Cette dénomination (de même que celle de tomaculaire) a été proposée pour souligner l’existence de lésions segmentaires d’une myélinisation exagérée (hypermyélinisation) avec enroulements myéliniques, qui ont un aspect en saucisse, sur la technique des fibres dissociées (" teasing "). Néanmoins, cette lésion caractéristique mais non spécifique n’est pas constamment retrouvée sur les biopsies nerveuses.
Chez un sujet jeune, plutôt de sexe masculin, on observe des épisodes de paralysie tronculaire indolores, régressifs et récidivants, avec hypersensibilité à la pression. Des paralysies et amyotrophies de l’épaule sont possibles.
Des lésions de myélinisation accrue (hypermyélinisation) identiques mais plus rares et
non prédominantes ont été également décrites dans d’autres contextes génétiques ou acquis: maladie de Charcot-Marie (type I), neuropathie au cours d’une dysglobulinémie monoclonale, etc.
Étym. gr. allantos, ou lat.tomaculum : saucisse ; eidos : forme
Syn. neuropathie sensible à la pression , neuropathie tomaculaire
[H1,Q2]
n'goundou n.m.
Mac's operation
Technique de vaginoplastie dont l'originalité est la mise en place dans le néovagin d'un greffon de membrane amniotique maintenu par le mandrin destiné à entretenir la perméabilité du décollement intervésicorectal.
Syn. Mac (opération de)
Nissen (opération de) l.f.
Nissen’s operation
Technique de cure du reflux gastro-œsophagien.
Elle combine un repositionnement du cardia en intra-abdominal, une fermeture partielle rétro- œsophagienne du hiatus œsophagien et un manchonnage rétro- œsophagien total (360°) de l’œsophage abdominal par la grosse tubérosité gastrique libérée de ses attaches épliploïques gastro-spléniques. Un calibrage œsophagien évite la sténose œsophagienne. Cette intervention est réalisable par voie cœlioscopique.
R. Nissen, chirurgien suisse (1956)
nodule n.m.
nodule
Terme général désignant une image circonscrite, le plus souvent arrondie, qui se distingue de son environnement par divers caractères.
Sa détection dépend de sa taille, de la netteté de ses contours, de son contraste et de la technique utilisée.
nodule pulmonaire l.m.
pulmonary nodule
Masse arrondie ou ovalaire, de taille variable entre 1 à 30 mm de diamètre, située dans le parenchyme pulmonaire, mise en évidence par les examens radiologiques.
Sa densité est, en radiologie conventionnelle, équivalente à celle de l’eau ou des parties molles et, en scanographie, de 30 à 70 unités Hounsfield. La détection de ces opacités dépend de leurs caractères (taille, densité, contour, contraste) mais surtout de la technique utilisée. La scanographie met en évidence des nodules de 1mm que la radiologie conventionnelle ne détecte pas. Les nodules interstitiels ont des limites nettes alors que les nodules alvéolaires ont des limites plus floues.
Les micronodules de 1à 3 mm (miliaires) sont souvent associés à des images en mailles réalisant des aspects réticulo-nodulaires. Au-delà de 3 cm de diamètre, on parle d’opacité ou de masse rondes. Certains nodules peuvent être hétérogènes en raison d’une nécrose ou de calcifications.
Les nodules alvéolaires s’observent au cours des carcinomes bronchio-alvéolaires, des lymphomes, de la tuberculose et des mycobactérioses atypiques, de la bronchopneumonie à pyogènes, etc. Isolé, un nodule pulmonaire peut-être un hémangiome, un hamarthome, un carcinome débutant
Les nodules interstitiels multiples et bilatéraux se voient dans la sarcoïdose, les pneumoconioses, le sarcome de Kaposi.
nomenclature des actes professionnels l.f.
Nomenclature de la sécurité sociale qui permet de chiffrer la valeur d’un acte médical en se référant à une cotation.
Grâce à cette nomenclature le praticien peut codifier les actes qu’il effectue afin de déterminer le montant de ses honoraires et celui de leur remboursement par la sécurité sociale. La nomenclature prévoit deux éléments de codification : la lettre clé et le coefficient. Il existe 20 lettres clés représentant 20 types d’actes différents. A chacune d’elles correspond une valeur pécuniaire. Complément de la lettre clé, le coefficient indique l’importance de l’acte réalisé, compte tenu de sa difficulté technique et de son coût : le coefficient est mentionné à la suite de la lettre clé.
Syn. : cotation des actes médicaux
noradrénaline n.f.
noradrenaline, norépinephrine
Catécholamine naturelle, neurotransmetteur du système nerveux sympathique périphérique (neurones post-ganglionnaires) et de certaines synapses du tronc cérébral.
Biosynthétisée par les cellules noradrénergiques, par hydroxylation de la chaîne latérale de la dopamine, sa structure est celle de l’adrénaline non méthylée. Elle en est un précurseur au sein de la glande médullosurrénale où sa synthèse se fait à partir de phénylalanine.
C’est un vasoconstricteur puissant. L'action physiologique est prépondérante sur les récepteurs alpha 1, elle est plus modérée sur les bêta. Elle s'arrête par recaptage dans les terminaisons nerveuses, par diffusion locale et par transformation métabolique sous l'effet de deux enzymes, catéchol-O-méthyl-transférase et monoamine-oxydase.
Ses récepteurs se situent surtout dans le système limbique et dans les terminaisons post-ganglionnaires : noyaux gris, mésencéphale, hypothalamus, bulbe olfactif notamment. En dehors de sa contribution au contrôle des mouvements et de la posture, elle semble jouer un rôle important dans les processus de vigilance et de sommeil. Un déficit en noradrénaline a été relevé au cours du syndrome de Korsakoff alcoolique.
Dans la réanimation des états de choc avec vasoplégie (choc septique) la noradrénaline est utilisée sous forme de bitartrate (Lévophed®).
La noradrénaline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Ce dosage est utilisé dans le bilan de certaines hypertensions artérielles complexes.
Syn. norépinéphrine, artérénol
normalisation n.f.
standardization
Règles techniques précisant la terminologie, les règles d'emploi, les qualités ou les procédures de contrôle d'une technique, d'un produit industriel ou d'une méthode de fabrication et la réglementation qui en découlent.
La normalisation des poids et mesures a été entreprise par Charlemagne (742-814) puis par Louis le Pieux (778-840), sans succès durable. A son couronnement (1189) Richard Cœur de Lion, imposa en Angleterre un système de poids et mesures qui s'y est maintenu jusqu'en 1963. La Révolution Française institua le système métrique (1790), rendu obligatoire en France à partir du 1er janvier 1840 et adopté par l'Allemagne à la fin du XIXe siècle. Puis cette normalisation diffusa dans toute l'Europe et progressivement dans le Monde entier (les Etats-Unis ne l'ont pas encore adoptée officiellement). Le développement de l'industrie a amené l'institution de la standardization en Angleterre (1904) et, après la Grande Guerre, celle de l'ISO (International Organisation of Standards). L'Association Française de Normalisation (AFNOR) a été officiellement chargée de coordonner, d'assurer la normalisation et de représenter la France auprès des organismes étrangers similaires (1944).
L'AFNOR est intervenue dans l'édification des normes médicales et elle a participé à l'homologation du matériel médical faite par le Ministère de la Santé français.
L'Union européenne a généralisé et fixé les règles de la normalisation (normes CEN) qui ont abouti au marquage CE, obligatoire maintenant dans tous les pays de l'Union européenne. Le matériel médical doit être homologué et de sévères sanctions pénales sont prévues en cas d'utilisation de dispositifs dangereux («Le fait, pour le fabricant, les utilisateurs d'un dispositif et les tiers ayant eu connaissance d'un incident, ou d'un risque d'incident, mettant en cause un dispositif médical ayant entrainé ou susceptible d'entrainer la mort ou la dégradation grave de l'état de santé d'un patient, d'un utilisateur ou d'un tiers, de s'abstenir de signaler sans délai à l'autorité administrative est puni d'un emprisonnement de 4 ans et d'une amende de 80.000 euros ou de l'une de ces deux peines seulement»).
→ dispositifs médicaux, sécurité et performance des dispositifs médicaux (exigences essentielles), incident critique, marquage CE, matériovigilance
norme n.f.
standard
Exigence à respecter dans le cadre d'une réglementation (En France, les normes sont publiées par Décret).
La conformité à la norme donne l'autorisation d'exercer une activité ou, pour un objet, de convenir à une utilisation définie. Les normes sont en général orientées sur la sécurité et l'interchangeabilité, elles sont définies dans des textes réglementaires (décrets, arrêtés) qui s'imposent aux professionnels. Le non-respect d'une norme entraine une sanction administrative (Par ex. suspension d'activité) voire pénale (le non-respect d'une norme en cas d'accident mortel assimile celui-ci à un homicide par imprudence).
Dans l'évaluation des pratiques professionnelles, la norme peut être la valeur la plus fréquemment rencontrée dans un domaine donné (ex. valeur normale d'un dosage biologique) ou la pratique souhaitable par rapport à un événement de santé. Une norme résulte d'une décision autoritaire, souvent justifiée par l'observation, elle se distingue d'une simple référence d'une structure ou d'une technique considérée comme exemplaire compte tenu, par ex. des données acquises (et non actuelles) de la science médicale.
Étym. lat. norma : équerre, règle, loi
northern (technique de) l.f.
northern blotting
Technique de séparation des ARN analogue à celle mise au point et proposée par E. Southern pour séparer électrophorétiquement des fragments d'ADN et les identifier après transfert (blot) sur une membrane de nylon (nitrocellulose), en les hybridant avec des sondes nucléiques spécifiques marquées au 32P, repérables par autoradiographie.
Dans cette application aux ARN les sondes utilisées sont souvent des ADN complémentaires (cDNA). La méthode permet l'identification d'ARN messagers dans une préparation cellulaire ou tissulaire ; elle peut aussi donner une estimation semi-quantitative d'un ARNm.
Étym. northern, mot imaginé par analogie, et plaisanterie, à partir de southern
nymphoplastie n.f.
nymphoplasty
Technique chirurgicale de réduction de l’hypertrophie des petites lèvres.