Cowdria ruminantium
Cowdria ruminantium
Bactérie du groupe des Rickettsiales, transmise par tiques et responsable d'une maladie du bétail d'une grande importance économique, principalement en Afrique.
La cowdriose constitue une enzootie très stable en Afrique sub-saharienne et dans les Caraïbes. La bactérie infecte les cellules endothéliales. Les vecteurs majeurs de C. ruminantium sont des tiques du genre Amblyomma, en particulier A. variegatum. Cette bactérie est transmise verticalement chez les tiques. C. ruminantium est parois rattachée au genre Ehrlichia.
CR1 sigle angl. m. pour Complement Receptor 1
Récepteur capable de fixer les facteurs C3b et C4b du complément.
C’est une glycoprotéine localisée dans les membranes cellulaires des globules rouges, dans certaines populations de leucocytes et les cellules dendritiques réticulaires. Elle contrôle l’activation du complément et participe à la clairance des complexes immuns.
[F3]
CR2 sigle angl. m. pour Complement Receptor 2
Récepteur capable de fixer le C3dg/C3d et le virus d’Epstein-Barr.
C’est une glycoprotéine de 145 kDa localisée sur les lymphocytes B et les cellules dendritiques folliculaires. Elle joue un rôle dans la réponse immunitaire.
[F3]
CR3 sigle angl. m. pour Complement Receptor 3
Récepteur capable de fixer le fragment C3bi inactif.
Il est présent sur les monocytes, les macrophages, les granulocytes, les cellules dendritiques folliculaires. Il joue un rôle dans l’opsonisation.
[F3]
craniopharyngiome n.m.
craniopharyngioma
Tumeur bénigne dysembryoplasique qui constitue la plus fréquente des tumeurs supratentorielles observée chez l'enfant, mais aussi chez l'adulte.
Solide ou kystique encapsulée, elle peut adhérer par de nombreuses extensions au chiasma optique, à l'hypophyse, à la loge hypophysaire et au troisième ventricule. Microscopiquement, elle est formée soit de cordons cellulaires stratifiés pseudomalpighiens, avec ou sans globes cornés, creusés de kystes et séparés par des travées conjonctives, siège de réactions macrophagiques ou de dégénérescence mucoïde, soit de cellules plus hautes, régulières, de type adamantin, bordant des kystes riches en cristaux de cholestérol. Ces deux aspects sont fréquemment associés. Les formes kystiques sont souvent volumineuses.
L'origine du craniopharyngiome reste discutée et paraît différente de celle des kystes de la poche de Rathke provenant de vestiges embryonnaires.
Cliniquement, la tumeur peut se manifester par des troubles endocriniens, une atteinte des fonctions supérieures et de la mémoire, ainsi que des troubles visuels. Le traitement est chirurgical, les meilleurs résultats étant obtenus dans les tumeurs de faible volume. Cependant la récidive est fréquente du fait d'une exérèse souvent incomplète, qui peut indiquer une radiothérapie.
→ Rathke (kyste de la poche de)
[F5]
créatine-phosphate n.m.
creatine-phosphate
1) Sel de l'acide créatine-phosphorique.
2) Amide phosphorique de la créatine.
Pratiquement synonyme de phosphagène pour les cellules des vertébrés, le créatine-phosphate constitue une réserve d'acide phosphorique sous une forme riche en énergie.
Syn. acide créatine-phosphorique
→ créatine, phosphocréatine, phosphagène
[C1]
créode n.f.
creode
Lors du processus d'embryogénèse, puis de développement d'un organisme, voie de différenciation suivie par les cellules qui le constituent.
[O6]
crête neurale l.f.
neural crest
Surélévation des bords latéraux de la plaque neurale apparue vers la fin de la 3ème semaine du développement embryonnaire.
Les crêtes neurales bordent la gouttière neurale dont les cellules subissent des inductions complexes et migrent en différents endroits du massif craniofacial mésenchymateux puis se différencient.
→ plaque neurale, gouttière neurale, neurocristopathie
[A4,H5,O6]
Édit. 2015
Creutzfeldt-Jakob (maladie de) (MCJ) l.f.
Creutzfeldt-Jakob disease
Encéphalite spongiforme, dégénérative progressivement, survenant classiquement après la cinquantaine de façon sporadique dans la population (prévalence environ 1 par million d'habitants) ; elle évolue en six mois vers la mort.
Il existe des formes cliniques, dites «nouvelle variante» (abréviation nvMCJ), survenant chez des sujets plus jeunes, évoluant en un an environ et vraisemblablement dues à une infection alimentaire par ingestion de viande bovine contaminée.
Décrite en 1920, la maladie se manifeste cliniquement par des troubles psychiques à type de démence, accompagnée de mouvements anormaux, diplopie, troubles de la marche, rigidité, syndrome pyramidal, puis cécité corticale et mutisme akinétique. Quand la maladie est assez avancée, la ponction lombaire ramène un liquide céphalorachidien contenant de la protéine cérébrale 14-3-3.
Anatomiquement la MCJ est caractérisée par :
- la spongiose de la structure grise du cortex cérébral et cérébelleux, avec vacuolisation des cellules nerveuses et gliales formant des cavités à l'intérieur du cytoplasme ;
- une perte neuronale progressive sans réaction inflammatoire, très difficile à apprécier, pouvant conduire à l'atrophie corticale ;
- la présence de volumineux astrocytes, visibles surtout dans les couches superficielles du cortex cérébral ;
- des dépôts amyloïdes de protéine prion formant des plaques, qui se développent progressivement de façon diffuse, au niveau des synapses et sous forme de bourgeons, le long des neurones du cortex et du cervelet.
Dans la forme nvMCJ, ces plaques amyloïdes sont entourées d'une corolle de vacuoles qui leur donne une forme en fleur caractéristique.
Des maladies analogues sont rapportées à une atteinte avec présence de prions :
- le kuru de Nouvelle Guinée (décrit vers 1900), lié à des rites funéraires cannibales avec ingestion de la cervelle du parent mort, pour l'honorer ;
- des maladies à transmission autosomale dominante, maladie de Gerstmann-Straüssler-Scheinker (1936) ; l'insomnie familiale fatale (1986);
- certaines démences considérées, avant autopsie, comme des maladies d'Alzheimer.
De nombreuses espèces animales peuvent être atteintes d'encéphalopathie spongiforme.
La transmission interhumaine peut être digestive ou à l'occasion de scarifications cutanées comme dans le kuru ; il ne semble pas que l'allaitement soit en cause, mais il est possible qu'elle puisse se faire par le placenta (prouvée chez l'animal). La transmission entre espèces (prouvée expérimentalement) est très vraisemblable chez l'homme par ingestion de viandes bovines contaminées. La transmission iatrogène peut se faire par injections de médicaments (extraits de préparations biologiques à base de tissus nerveux telles les hormones de croissance extractives), par les greffes de tissus ou par contact avec des instruments contaminés lors d'une intervention antérieure sur un malade atteint de MCJ.
J. Gerstmann, neuropsychiatre américain, E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I. Scheinker, neuropathologiste russe (1936) ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ prion, Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie familiale fatale, Alzheimer (maladie d'), PRNP gene
[D1,E1,H1]
Édit. 2017
criblage différentiel des ARNs l.m.
differential display, Mrna differential display
Technique permettant de mettre en évidence des transcrits différentiellement exprimés entre deux conditions différentes (p.ex. tissu sain versus tissu cancéreux, ou entre cellules dans deux conditions différentes).
Il fait appel à des amorces permettant l’amplification par PCR de séquences partielles d’ADN complémentaire provenant de chaque échantillon. Après séparation électrophorétique, les fragments présents en quantités différentes entre les échantillons comparés correspondent à des ARNs différentiellement exprimés.
→ ADN complémentaire, amorce, ARN messager, transcrit
[Q1]
Édit. 2019
CRISPR-Cas 9 sigle pour Clustered regularly interspaced palindromic repeats (ou séquences regroupées palindromiques et espacées régulièrement) suivi de Cas-9, nom d’une endonucléase
Cas 9 est une endonucléase qui coupe les deux brins de l’ADN et qui est guidée par de petits ARN non codant lui permettant de se fixer sur l’endroit de l’ADN à cliver.
Il s’agit là d’un système de défense des bactéries contre les bactériophages. Lorsqu’un bactériophage infecte une bactérie, celle-ci exprime des ARN de type CRISPR complémentaires de fragments du génome du phage. Cas 9 s’associe à ces ARN qui s’apparient à l’ADN du phage et l’élimine. Ce système de défense des bactéries peut être utilisé pour modifier un gène quelconque dans un organisme vivant. En utilisant la spécificité de l’ARN guide, Cas 9 est programmée pour sectionner l’ADN à des endroits déterminés. On a ainsi un nouvel outil universel de thérapie génique somatique modulable grâce à la séquence de l’ARN. Il a l’avantage de réparer le gène altéré alors que la méthode classique est de le remplacer en introduisant dans la cellule le gène intact. Cet outil peut être également utilisé pour modifier le génome des gamètes. Les modifications apportées seront ainsi transmises à la descendance. Cette méthode est beaucoup plus rapide que la technique utilisée habituellement de transfection de cellules embryonnaires réimplantées dans un blastocyste.
Jennifer A. Doudna, biologiste américaine et Emmanuelle Charpentier, biologiste française (2014)
[Q1]
Édit. 2015
cristallin n.m.
lens (TA)
lens
Structure transparente de l’œil située entre l’iris en avant et le corps vitré en arrière.
Organe lenticulaire biconvexe, élastique et de consistance ferme, de 4 à 4,5mm d’épaisseur et de 10mm de diamètre, c’est l’organe de l’accommodation. Sa puissance est, au repos, de 16 dioptries (45 dioptries pour la cornée) ; il est alors accommodé pour la vision éloignée. Cette puissance est susceptible d’augmenter de 14 dioptries (chez le sujet jeune) dans l’accommodation à la vision rapprochée. Le cristallin est constitué d’une capsule enveloppant une masse épithéliale faite de fibres qui sont de très longues cellules. Les fibres zonulaires s’insèrent sur la capsule de part et d’autre de l’équateur par l’intermédiaire d’une mince couche périphérique, le cortex du cristallin, qui entoure le noyau du cristallin. Le vieillissement du cristallin entraîne une diminution progressive puis une disparition complète de son élasticité à 65 ou 70 ans : c’est la cause de la presbytie. L’opacification du cristallin (fréquente chez les diabétiques) entraîne une cécité plus ou moins complète : c’est la cataracte.
[A1]
Édit. 2015
croissance contrainte l.f.
restraint growth
Accroissement progressivement ralenti d'une population cellulaire, caractéristique de l'évolution d'une culture de cellules et du développement des tissus et organes.
La multiplication cellulaire, initialement rapide, se ralentit progressivement et se stabilise à une valeur juste suffisante pour compenser les pertes et maintenir constant l'effectif cellulaire. Sa représentation mathématique courante est l'équation de Gompertz.
B. Gompertz, mathématicien britannique (1825)
[A2]
croûte n.f.
crust
Formation dure, recouvrant une plaie ou une excoriation cutanée, facilement détachable en bloc d'un coup de curette, résultant de la dessiccation d'un exsudat séreux, hémorragique ou purulent, et qui correspond histologiquement à l'accumulation de sérosité, de fibrine, de cellules inflammatoires et de lamelles de kératine parakératosique.
Sur les muqueuses, du fait de l'humidité permanente, la croûte est remplacée par une fausse membrane.
Étym. lat. crusta : croûte
[J1]
cryoconservation n.f.
cryopreservation
Technique de conservation à très basse température de cellules, tissus, organes ou virus.
Elle utilise habituellement l'azote liquide (- 196°C) et permet une conservation à long terme des ressources génétiques.
[B3]
crypte amygdalienne l.f.
cryptae tonsillares, tonsillar crypts
Diverticule creusé dans l’amygdale, dont le grand nombre donne l’aspect irrégulier de la surface des amygdales palatines.
Leur inflammation fréquente est favorisée par l’accumulation de caséum (amas de lymphocytes, de cellules épithéliales desquamées, de détritus et de micro-organismes).
[P1]
cryptidine n.f.
cryptidine
Peptide antiviral sécrété par les cellules épithéliales des cryptes intestinales.
Ce polypeptide cationique, formé de 70 acides aminés, inhibe la translocation des bactéries et module la synthèse d’hormones intestinales
[C1,C3]
cryptochrome n.m.
cryptochrome
Pigment découvert dans la rétine, mais présent aussi dans la peau, dont la structure comporte une protéine liée à une riboflavine.
Sensible à la lumière bleue, il transmet un signal par le nerf optique à des cellules d’un noyau supra-chiasmatique où il joue un rôle dans le contrôle de l’horloge interne du rythme circadien en réduisant la production de la protéine « période », codée par le gène Per.
Abrév. CRY1 (chez l’homme) et CRY2 (chez la souris).
[P2]
cryptococcose n.f.
cryptococcosis
Mycose cosmopolite due à un champignon levuriforme opportuniste, Cryptococcus neoformans, et survenant souvent chez les sujets immunodéprimés ou présentant une hémopathie sévère.
La cryptococcose est une infection opportuniste. Le champignon a été isolé à partir de l'appareil respiratoire de sujets sains et comme agent transitoire chez des bronchopathes. La maladie se développe avant tout chez des patients présentant un déficit de la fonction immune médiée par les cellules T : patients sous corticothérapie générale, ou atteints de sida, de sarcoïdose ou de lymphome malin. En recrudescence avec l’extension du sida, la cryptococcose provoque diverses manifestations cliniques, notamment pulmonaires (parfois pseudo-tuberculeuses ou pseudo-néoplasiques), cutanées ou cutanéomuqueuses (papules, ulcérations), ou osseuses (abcès ossifluents, froids, pseudo-tuberculeux). La forme la plus habituelle et la plus grave est méningo-encéphalique (cryptococcose neuroméningée), avec un syndrome méningé incomplet (la fièvre et la raideur de la nuque sont inconstantes), ou des atteintes cérébrales. À la ponction lombaire, on recueille un liquide clair, avec 10 à 100 éléments/mL, une protéinorachie élevée, une glycorachie inconstante et, surtout, des levures encapsulées.
Chez les sidéens, la cryptococcose prend souvent la forme d'une septicémie avec hémocultures positives. Le diagnostic fait appel, en urgence, à la mise en évidence des levures encapsulées et de l'antigène capsulaire polysaccharidique dans les liquides. Les médicaments efficaces sont l'amphotéricine B I.V., associée ou non à la flucytosine, le fluconazole, voire l'itraconazole ; le kétoconazole est actif dans les formes cutanées pures.
Première observation par O. Busse, anatomopathologiste allemand (1894) et A. Buschke, dermatologue allemand (1895), confondant Cryptococcus neoformans, avec Blastomyces et ar F. Sanfelice, bactériologiste italien qui l’isola sous son nom (1894) ; J-P. Vuillemin, botaniste français, introduisit cette levure encapsulée dans le genre Cryptococcus. (1901),
Syn. torulose (impropre), maladie de Busse-Buschke, blastomycose européenne (obs.)
[D1]
culdocentèse n.f.
culdocentesis
Ponction transvaginale du cul-de-sac de Douglas, utilisée pour diagnostiquer un hémopéritoine, recueillir des cellules péritonéales ou de l'ascite afin d'identifier un cancer de l'ovaire.
J. Douglas, anatomiste britannique (1675-1742)
[O3,B4]
cultiver v.tr
culture (to)
En biologie, favoriser la croissance d'un type particulier de cellules ou de microorganismes dans des conditions déterminées, habituellement en inoculant un milieu de culture approprié.
Ce verbe est couramment employé d'une manière intransitive.
[C1]
cuticule n.f.
1) En dermatologie :
- couche externe du poil ou du cheveu mesurant de 2 à 3 µm d'épaisseur, faite de 6 à 10 assises de cellules cuticulaires anucléées en forme d'écailles qui sont imbriquées les unes dans les autres à la façon des tuiles d'un toit, leur bord libre regardant vers l'extrémité distale du poil.
La cuticule protège le cheveu et le poil des agressions physiques et chimiques extérieures ;
- zone cornée adhérente à la tablette unguéale et protégeant de façon hermétique la région matricielle.
2) En entomologie : désigne l’exosquelette des insectes et des arachnides.
[J1,D2]
cycle cellulaire l.m.
cell cycle
Ensemble des modifications survenant dans une cellule entre sa naissance et sa division en deux nouvelles cellules filles.
On décrit ainsi les étapes qui précèdent et celles qui constituent une mitose : phase de repos ou interphase, phase G1 de biosynthèse de protéines, phase S de biosynthèse d'ADN par réplication, phase G2 ou préprophase prémitotique, phase M de mitose avec métaphase, anaphase et télophase.
Certains médicaments immunosuppresseurs ou anticancéreux n’agissent que pendant les phases S et G2 du cycle cellulaire.
[A2,C3]
cycle de division cellulaire l.m.
cell division cycle
Succession des étapes par lesquelles passe une cellule à partir du déclenchement d'une division jusqu'à la séparation des deux cellules filles.
Abrév. cdc
[A2,C3]
cyclo-affaiblissement l.m.
cyclodestruction
Diminution de la production d’humeur aqueuse par le corps ciliaire, par destruction des cellules épithéliales ciliaires pour traiter des glaucomes réfractaires à tout autre traitement médical ou chirurgical.
Cet affaiblissement du corps ciliaire peut être obtenu au moyen de photocoagulations laser, de cryothérapie, de coagulations diathermiques ou par des ultrasons.
[P2]