corticostérone n.f.
corticosterone
Hormone stéroïde des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone glomérulée, de formule dihydroxy-11β, 21-prégnène-4-dione-3,20.
Elle possède une activité métabolique de minéralocorticostéroïde, dix fois plus importante que celle de la désoxycorticostérone, mais cent fois plus faible que celle de l'aldostérone. La sécrétion quotidienne de corticostérone est comprise entre 2 et 4 mg, alors que celle d'aldostérone est inférieure à 0,1 mg.
[O4,G3]
corticotropine n.f.
corticotropin, adrenocorticotropic hormone
Hormone sécrétée par les cellules α du lobe antérieur de l'hypophyse, qui stimule la sécrétion des gluco-corticostéroïdes surrénaliens, ainsi que des autres corticostéroïdes (androgènes et minéralo-corticoïdes).
C'est un polypeptide de 39 aminoacides, de masse moléculaire d'environ 5 kDa, provenant du clivage de la pro-opiomélanocortine. Dans le lobe intermédiaire de l'hypophyse, elle peut être clivée en deux peptides, l'α -MSH de 13 aminoacides, et un peptide CLIP (corticotropin like intermediate peptide) de 21 aminoacides encore actif sur la cortico-surrénale.
Elle est utilisée dans l'exploration de la fonction cortico-surrénalienne, par dosage de la cortisolémie plasmatique, et en cas d'œdème cérébral chez des patients dont la fonction surrénalienne est normale.
Les accidents allergiques provoqués par la corticotropine naturelle ne sont plus à craindre avec le tétracosactide de synthèse constitué par les 24 derniers acides aminés de l'hormone naturelle.
Le dosage de l’ACTH est effectué par méthode radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence. Sa sécrétion est pulsatile et sa concentration varie au cours de la journée, maximale le matin puis diminuant au cours de la journée. L’interprétation des dosages statiques est donc délicate et elle est plutôt dosée au cours de tests dynamiques.
Étym. cortico, de la corticosurrénale ; gr. tropos : direction, vers
Sigle ACTH
[H1,O4]
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015
cortisol n.m.
cortisol
Hormone stéroïde principale des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone fasciculée, de formule trihydroxy-11 β, 17 α, 21-prégnène-4-dione-11, 20.
Elle a des propriétés anti-inflammatoires, stimulant la transcription de gènes de macrocortines ou lipomodulines inhibitrices des phospholipases A2 impliquées dans la synthèse des eicosanoïdes, protégeant les membranes et les lysosomes et permettant l'action d'autres hormones. Elle induit la biosynthèse dans le foie d'enzymes de la gluconéogenèse, activant la dégradation des protéines et la synthèse du glucose. Elle est donc la principale hormone glucocorticostéroïde. Sa sécrétion quotidienne est de 30 à 80 mM chez l'adulte normal.
Le cortisol peut être dosé dans le sérum, la salive ou l’urine par technique radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence.
La concentration du cortisol plasmatique varie suivant l’heure du prélèvement. Elle est maximale le matin à 8h et minimale à minuit. Le cortisol salivaire est un bon reflet du cortisol plasmatique et son dosage peut donc être utilisé pour éviter les prélèvements sanguins répétitifs en cas d’étude du cycle du cortisol. Le dosage du cortisol libre urinaire (CLU) permet de s’affranchir des variations nycthémérales et constitue un bon marqueur de la sécrétion quotidienne de cortisol
Syn. hydrocortisone
[O4]
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015
cotransporteur NaKCl de type 2 l.m.
NaKCl cotransporter(NKCC2)
Protéine de 1095 acides aminés agissant comme cotransporteur électroneutre de sodium, potassium et chlore (1 Na+ + 1 K+ + 2 Cl- ) située à la membrane apicale des cellules épithéliales de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et codée par le gène SLC12A1 situé sur le chromosome 15 (15q21).
Le sodium réabsorbé dans l’anse de Henle (environ 25% de la totalité du sodium réabsorbé dans le néphron) est expulsé au pôle basolatéral vers les liquides interstitiels par la Na+/K+ ATPase ; le potassium est en partie recyclé vers la lumière par les canaux potassiques Rom K (renal outer medullary K channel) ou au pôle basolatéral, vers les liquides interstitiels par les canaux K et Cl et le cotransporteur Cl/K afin de maintenir l’électronégativité intracellulaire. Le cotransporteur NKCC2 est stimulé par phosphorylation induite par l’AMP cyclique qui active la protéine kinase A. Des mutations avec perte de fonction affectent le gène de NKCC2 et sont à l’origine du syndrome de Bartter à transmission autosomique récessive caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie. L’activité de NKCC2 est inhibée par les diurétiques de l’anse de Henle dont le plus connu est le furosémide. Ces diurétiques entrent en compétition avec le chlore sur son site de liaison à NKCC2. En conséquence, l’osmolalité de l’urine augmente alors que celle des liquides interstitiels diminue, ce qui inhibe la réabsorption de l’eau et augmente la diurèse.
cotté adj.
coated
Recouvert.
Cet adjectif est employé spécifiquement dans l'expression « puits cottés » (coated pits), qui désigne des invaginations de la membrane plasmique des cellules, portant les récepteurs qui retiennent des ligands extracellulaires destinés à être internalisés par la cellule, et qui sont recouvertes par un réseau de clathrine.
Syn. mantelé
[A2]
couche basale épidermique l.f.
basal cell layer, stratum basale
Couche la plus profonde de l'épiderme, constituée d'une seule assise de kératinocytes cubocylindriques implantés perpendiculairement à la membrane basale et assurant le renouvellement de l’épiderme.
Elle se caractérise par les cytokératines 5 et 14. Elle contient également de place en place des mélanocytes situés entre les cellules basales.
Syn. assise basale, assise germinative
[A2,J1]
couche compacte l.f.
zona compacta
Assise cellulaire superficielle de la caduque utérine qui résulte de la transformation de l'endomètre après la nidation.
Elle offre un aspect histologique « serré » lié au tassement des cellules déciduales en raison de l'écrasement des glandes utérines collabées.
[A2,O3]
couche spongieuse l.f.
zona spongiosa, spongious layer
Assise cellulaire la plus profonde de la caduque utérine, au contact même des fibres musculaires.
Son aspect est dû au tassement tissulaire, moins marqué que pour la couche compacte qui est plus superficielle. Les formations glandulaires de la couche spongieuse manifestent une activité notable. Après le clivage placentaire, dans le plan qui sépare la couche spongieuse de la couche compacte, la régénérescence de l'endomètre sera assurée précisément grâce à cette vitalité conservée des cellules glandulaires.
[A1,O3]
courbe d'accord l.f.
tuning curve
Courbe traduisant les propriétés de sélectivité fréquentielle du système auditif.
Depuis l’oreille interne jusqu’au cortex temporal, les diverses structures sensorielles auditives (cellules, fibres) sont douées de propriétés de sélectivité fréquentielle. Cette sélectivité fréquentielle s’étudie en recherchant le seuil de réponse d’une structure donnée en fonction de la fréquence du son stimulant. La courbe obtenue est la courbe d’accord. Elle présente habituellement deux parties : la pointe et la queue de la courbe. La fréquence pour laquelle le seuil de réponse est le plus bas est nommée fréquence caractéristique.
[P1]
Cowdria ruminantium
Cowdria ruminantium
Bactérie du groupe des Rickettsiales, transmise par tiques et responsable d'une maladie du bétail d'une grande importance économique, principalement en Afrique.
La cowdriose constitue une enzootie très stable en Afrique sub-saharienne et dans les Caraïbes. La bactérie infecte les cellules endothéliales. Les vecteurs majeurs de C. ruminantium sont des tiques du genre Amblyomma, en particulier A. variegatum. Cette bactérie est transmise verticalement chez les tiques. C. ruminantium est parois rattachée au genre Ehrlichia.
CR1 sigle angl. m. pour Complement Receptor 1
Récepteur capable de fixer les facteurs C3b et C4b du complément.
C’est une glycoprotéine localisée dans les membranes cellulaires des globules rouges, dans certaines populations de leucocytes et les cellules dendritiques réticulaires. Elle contrôle l’activation du complément et participe à la clairance des complexes immuns.
[F3]
CR2 sigle angl. m. pour Complement Receptor 2
Récepteur capable de fixer le C3dg/C3d et le virus d’Epstein-Barr.
C’est une glycoprotéine de 145 kDa localisée sur les lymphocytes B et les cellules dendritiques folliculaires. Elle joue un rôle dans la réponse immunitaire.
[F3]
CR3 sigle angl. m. pour Complement Receptor 3
Récepteur capable de fixer le fragment C3bi inactif.
Il est présent sur les monocytes, les macrophages, les granulocytes, les cellules dendritiques folliculaires. Il joue un rôle dans l’opsonisation.
[F3]
craniopharyngiome n.m.
craniopharyngioma
Tumeur bénigne dysembryoplasique qui constitue la plus fréquente des tumeurs supratentorielles observée chez l'enfant, mais aussi chez l'adulte.
Solide ou kystique encapsulée, elle peut adhérer par de nombreuses extensions au chiasma optique, à l'hypophyse, à la loge hypophysaire et au troisième ventricule. Microscopiquement, elle est formée soit de cordons cellulaires stratifiés pseudomalpighiens, avec ou sans globes cornés, creusés de kystes et séparés par des travées conjonctives, siège de réactions macrophagiques ou de dégénérescence mucoïde, soit de cellules plus hautes, régulières, de type adamantin, bordant des kystes riches en cristaux de cholestérol. Ces deux aspects sont fréquemment associés. Les formes kystiques sont souvent volumineuses.
L'origine du craniopharyngiome reste discutée et paraît différente de celle des kystes de la poche de Rathke provenant de vestiges embryonnaires.
Cliniquement, la tumeur peut se manifester par des troubles endocriniens, une atteinte des fonctions supérieures et de la mémoire, ainsi que des troubles visuels. Le traitement est chirurgical, les meilleurs résultats étant obtenus dans les tumeurs de faible volume. Cependant la récidive est fréquente du fait d'une exérèse souvent incomplète, qui peut indiquer une radiothérapie.
→ Rathke (kyste de la poche de)
[F5]
créatine-phosphate n.m.
creatine-phosphate
1) Sel de l'acide créatine-phosphorique.
2) Amide phosphorique de la créatine.
Pratiquement synonyme de phosphagène pour les cellules des vertébrés, le créatine-phosphate constitue une réserve d'acide phosphorique sous une forme riche en énergie.
Syn. acide créatine-phosphorique
→ créatine, phosphocréatine, phosphagène
[C1]
créode n.f.
creode
Lors du processus d'embryogénèse, puis de développement d'un organisme, voie de différenciation suivie par les cellules qui le constituent.
[O6]
crête neurale l.f.
neural crest
Surélévation des bords latéraux de la plaque neurale apparue vers la fin de la 3ème semaine du développement embryonnaire.
Les crêtes neurales bordent la gouttière neurale dont les cellules subissent des inductions complexes et migrent en différents endroits du massif craniofacial mésenchymateux puis se différencient.
→ plaque neurale, gouttière neurale, neurocristopathie
[A4,H5,O6]
Édit. 2015
Creutzfeldt-Jakob (maladie de) (MCJ) l.f.
Creutzfeldt-Jakob disease
Encéphalite spongiforme, dégénérative progressivement, survenant classiquement après la cinquantaine de façon sporadique dans la population (prévalence environ 1 par million d'habitants) ; elle évolue en six mois vers la mort.
Il existe des formes cliniques, dites «nouvelle variante» (abréviation nvMCJ), survenant chez des sujets plus jeunes, évoluant en un an environ et vraisemblablement dues à une infection alimentaire par ingestion de viande bovine contaminée.
Décrite en 1920, la maladie se manifeste cliniquement par des troubles psychiques à type de démence, accompagnée de mouvements anormaux, diplopie, troubles de la marche, rigidité, syndrome pyramidal, puis cécité corticale et mutisme akinétique. Quand la maladie est assez avancée, la ponction lombaire ramène un liquide céphalorachidien contenant de la protéine cérébrale 14-3-3.
Anatomiquement la MCJ est caractérisée par :
- la spongiose de la structure grise du cortex cérébral et cérébelleux, avec vacuolisation des cellules nerveuses et gliales formant des cavités à l'intérieur du cytoplasme ;
- une perte neuronale progressive sans réaction inflammatoire, très difficile à apprécier, pouvant conduire à l'atrophie corticale ;
- la présence de volumineux astrocytes, visibles surtout dans les couches superficielles du cortex cérébral ;
- des dépôts amyloïdes de protéine prion formant des plaques, qui se développent progressivement de façon diffuse, au niveau des synapses et sous forme de bourgeons, le long des neurones du cortex et du cervelet.
Dans la forme nvMCJ, ces plaques amyloïdes sont entourées d'une corolle de vacuoles qui leur donne une forme en fleur caractéristique.
Des maladies analogues sont rapportées à une atteinte avec présence de prions :
- le kuru de Nouvelle Guinée (décrit vers 1900), lié à des rites funéraires cannibales avec ingestion de la cervelle du parent mort, pour l'honorer ;
- des maladies à transmission autosomale dominante, maladie de Gerstmann-Straüssler-Scheinker (1936) ; l'insomnie familiale fatale (1986);
- certaines démences considérées, avant autopsie, comme des maladies d'Alzheimer.
De nombreuses espèces animales peuvent être atteintes d'encéphalopathie spongiforme.
La transmission interhumaine peut être digestive ou à l'occasion de scarifications cutanées comme dans le kuru ; il ne semble pas que l'allaitement soit en cause, mais il est possible qu'elle puisse se faire par le placenta (prouvée chez l'animal). La transmission entre espèces (prouvée expérimentalement) est très vraisemblable chez l'homme par ingestion de viandes bovines contaminées. La transmission iatrogène peut se faire par injections de médicaments (extraits de préparations biologiques à base de tissus nerveux telles les hormones de croissance extractives), par les greffes de tissus ou par contact avec des instruments contaminés lors d'une intervention antérieure sur un malade atteint de MCJ.
J. Gerstmann, neuropsychiatre américain, E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I. Scheinker, neuropathologiste russe (1936) ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ prion, Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie familiale fatale, Alzheimer (maladie d'), PRNP gene
[D1,E1,H1]
Édit. 2017
criblage différentiel des ARNs l.m.
differential display, Mrna differential display
Technique permettant de mettre en évidence des transcrits différentiellement exprimés entre deux conditions différentes (p.ex. tissu sain versus tissu cancéreux, ou entre cellules dans deux conditions différentes).
Il fait appel à des amorces permettant l’amplification par PCR de séquences partielles d’ADN complémentaire provenant de chaque échantillon. Après séparation électrophorétique, les fragments présents en quantités différentes entre les échantillons comparés correspondent à des ARNs différentiellement exprimés.
→ ADN complémentaire, amorce, ARN messager, transcrit
[Q1]
Édit. 2019
CRISPR-Cas 9 sigle pour Clustered regularly interspaced palindromic repeats (ou séquences regroupées palindromiques et espacées régulièrement) suivi de Cas-9, nom d’une endonucléase
Cas 9 est une endonucléase qui coupe les deux brins de l’ADN et qui est guidée par de petits ARN non codant lui permettant de se fixer sur l’endroit de l’ADN à cliver.
Il s’agit là d’un système de défense des bactéries contre les bactériophages. Lorsqu’un bactériophage infecte une bactérie, celle-ci exprime des ARN de type CRISPR complémentaires de fragments du génome du phage. Cas 9 s’associe à ces ARN qui s’apparient à l’ADN du phage et l’élimine. Ce système de défense des bactéries peut être utilisé pour modifier un gène quelconque dans un organisme vivant. En utilisant la spécificité de l’ARN guide, Cas 9 est programmée pour sectionner l’ADN à des endroits déterminés. On a ainsi un nouvel outil universel de thérapie génique somatique modulable grâce à la séquence de l’ARN. Il a l’avantage de réparer le gène altéré alors que la méthode classique est de le remplacer en introduisant dans la cellule le gène intact. Cet outil peut être également utilisé pour modifier le génome des gamètes. Les modifications apportées seront ainsi transmises à la descendance. Cette méthode est beaucoup plus rapide que la technique utilisée habituellement de transfection de cellules embryonnaires réimplantées dans un blastocyste.
Jennifer A. Doudna, biologiste américaine et Emmanuelle Charpentier, biologiste française (2014)
[Q1]
Édit. 2015
cristallin n.m.
lens (TA)
lens
Structure transparente de l’œil située entre l’iris en avant et le corps vitré en arrière.
Organe lenticulaire biconvexe, élastique et de consistance ferme, de 4 à 4,5mm d’épaisseur et de 10mm de diamètre, c’est l’organe de l’accommodation. Sa puissance est, au repos, de 16 dioptries (45 dioptries pour la cornée) ; il est alors accommodé pour la vision éloignée. Cette puissance est susceptible d’augmenter de 14 dioptries (chez le sujet jeune) dans l’accommodation à la vision rapprochée. Le cristallin est constitué d’une capsule enveloppant une masse épithéliale faite de fibres qui sont de très longues cellules. Les fibres zonulaires s’insèrent sur la capsule de part et d’autre de l’équateur par l’intermédiaire d’une mince couche périphérique, le cortex du cristallin, qui entoure le noyau du cristallin. Le vieillissement du cristallin entraîne une diminution progressive puis une disparition complète de son élasticité à 65 ou 70 ans : c’est la cause de la presbytie. L’opacification du cristallin (fréquente chez les diabétiques) entraîne une cécité plus ou moins complète : c’est la cataracte.
[A1]
Édit. 2015
croissance contrainte l.f.
restraint growth
Accroissement progressivement ralenti d'une population cellulaire, caractéristique de l'évolution d'une culture de cellules et du développement des tissus et organes.
La multiplication cellulaire, initialement rapide, se ralentit progressivement et se stabilise à une valeur juste suffisante pour compenser les pertes et maintenir constant l'effectif cellulaire. Sa représentation mathématique courante est l'équation de Gompertz.
B. Gompertz, mathématicien britannique (1825)
[A2]
croûte n.f.
crust
Formation dure, recouvrant une plaie ou une excoriation cutanée, facilement détachable en bloc d'un coup de curette, résultant de la dessiccation d'un exsudat séreux, hémorragique ou purulent, et qui correspond histologiquement à l'accumulation de sérosité, de fibrine, de cellules inflammatoires et de lamelles de kératine parakératosique.
Sur les muqueuses, du fait de l'humidité permanente, la croûte est remplacée par une fausse membrane.
Étym. lat. crusta : croûte
[J1]