adénose n.f.
adenosis
Lésion proliférative bénigne d'un tissu glandulaire.
Le terme s'applique principalement à deux localisations. Au niveau de la glande mammaire, l'adénose peut se traduire par une masse tumorale faite d'une multiplication de canaux de calibre variable : adénose floride ; parfois dissociés par un stroma abondant : adénose sclérosante. Une multiplication de canaux glandulaires peut aussi s'observer dans le chorion de la muqueuse vaginale chez la jeune fille ou la femme jeune dont la mère a été traitée par diéthylstilbœstrol au début d'une grossesse à risque.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,G3,G5,O3,O5]
Édit. 2017
adénose du col utérin et du vagin l.f.
adenosis of the vagina and uterine cervix
Métaplasie glandulaire de l'épithélium de l'exocol utérin et du vagin reproduisant le revêtement de l'endocol.
Elle se traduit par une muqueuse rouge du fond vaginal. Elle expose au risque d'adénocarcinome à cellules claires. Elle est attribuée à l'exposition in utero au diéthylstilbœstrol.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,G3,G5,O3]
Édit. 2017
adénose du sein l.f.
adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, adénomateuse du lobule mammaire.
Elle est à différencier de l'hyperplasie lobulaire simple des ductules des lobules mammaires.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,O5]
Édit. 2017
adénose fibrosante du sein l.f.
fibro-adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui enserre le lobule mammaire.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
Syn. adénose sclérosante du sein
[F5,O5 ]
Édit. 2017
adénose prostatique l.f.
atypical adenomatous hyperplasia of the prostate (AAH)
Ensemble d'atypies cellulaires, qualifiées d'hyperplasie ou de dysplasie, survenant dans le parenchyme prostatique et considérées soit comme une variété d'hypertrophie bénigne, soit comme des lésions précancéreuses.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F2,F5,M2,M3]
Édit. 2017
adénose sclérosante à forme pseudo-infiltrante du sein l.f.
pseudo-infiltrative sclero-adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui étrangle le lobule mammaire et réalise un aspect pseudo-tumoral clinique et radiologique, démenti par la biopsie chirurgicale.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,O5 ]
Édit. 2017
adénose sclérosante du sein l.f.
sclero-adenosis of the breast
[F5,O5]
Édit. 2017
adénosine n.f.
adenosine
Nucléoside constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose.
L'adénosine est un neuromédiateur et une substance physiologiquement active sur certaines cellules comme les plaquettes, elle intervient dans la douleur. Couplée à des protéines G, elle agit sur des récepteurs spécifiques A1 et A2. L'adénosine joue un rôle protecteur contre les périodes brèves d'ischémie myocardique et permet de réduire nettement l'importance d'un infarctus : le blocage des récepteurs A1 supprime l'effet protecteur et, au contraire, une injection intra-coronaire d'adénosine induit le mécanisme de protection. Le récepteur A1 ralentit le cœur et produit un effet vasoconstricteur, le récepteur A2 induit une vasodilatation coronaire et inhibe les neutrophiles.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase n.f.
adenosine deaminase
Enzyme qui catalyse une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénosine la transformant en inosine.
Le déficit en adénosine-désaminase peut être responsable d'un déficit immunitaire combiné sévère constitutionnel.
Certains adénosine-désaminases participent à la maturation posttranscriptionnelle des ARN.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase (déficit en) l.m.
adenosine-deaminase (deficiency)
Déficit responsable d'une déficience immunitaire combinée sévère constitutionnelle transmise sur le mode autosomique dominant, lié à un effet toxique sur les lymphocytes T et B des désoxyribonucléotides accumulés en amont.
Une augmentation de l'adénosine-désaminase érythrocytaire a été rapportée dans des pathologies de l'érythrocyte, en particulier l'érythroblastopénie congénitale. Des inhibiteurs de l'adénosine-désaminase sont utilisés dans le traitement de certaines hémopathies lymphoïdes malignes.
[C1,C3,F1,Q2]
Édit. 2017
adénosine-diphosphate n.m.
adenosine diphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose, lui-même estérifié par deux phosphates, liés entre eux par une liaison anhydride d'acide.
L’adénosine-diphosphate est l’accepteur d’acide phosphorique riche en énergie provenant des oxydations phosphorylantes productrices d’ATP. Il est formé dans les cellules par l’hydrolyse de l’ATP, et aussi par l’action de la myokinase.
Au cours de l'hémostase primaire, cette molécule est libérée, après lésion vasculaire, par les cellules endothéliales ou les cellules sanguines, dont les globules rouges, et induit une agrégation plaquettaire dose-dépendante en provoquant à la surface des plaquettes une modification du complexe glycoprotéinique IIbIIIa qui expose le récepteur du fibrinogène.
Sigle ADP
[C1,C3,F1,F4]
Édit. 2017
adénosine-kinase n.f.
adenosine kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate n.m.
adenosine monophosphate
Sigle AMP
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).
E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale
→ hormone
[C1, C3, O4]
Édit. 2020
adénosine-triphosphatase n.f.
adenosine triphosphatase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.
Sigle ATPase
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-triphosphate n.m.
adenosine triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1,C2,C3,I4]
Édit. 2017
adénosine-triphosphate l.f.
adénosine-triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Dans la cellule vivante l’ATP est constamment régénéré à partir de l'ADP par un transfert de phosphate à partir du catabolisme. L'hydrolyse ATP + H2O → ADP + phosphate + 8 kcal /mole, est à l'origine de l'énergie la plus couramment utilisée lors du métabolisme. Pour obtenir un fonctionnement optimal des réactions de catabolisme impliquant la formation et l'utilisation d'ATP la cellule vivante maintient un rapport ATP/ADP élevé, de l'ordre de 10. En fait la molécule biologiquement active est le complexe (ATP-Mg2+), d'où le rôle du magnésium dans la contraction et le tonus musculaire.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1, C2, C3, I4]
Édit. 2017
adénosyl-cobalamine n.f.
adenosyl-cobalamine
Coenzyme cobamide formé du noyau corrine avec un atome de cobalt attaché par des liaisons de coordinence, d'une part avec une des chaînes latérales du noyau corrine formée d'aminopropanol, d'un phosphate, d'un alpha-D-ribosyl-diméthylbenzimidazole, et d'autre part avec un radical 5'-désoxyadénosyle, dérivé de l'adénosine.
La fixation transitoire d'un atome d'hydrogène sur le 5'-désoxyadénosyle sert à une réaction de transfert d'hydrogène, par ex. pour la méthylmalonyl-CoA mutase.
Syn. cobamide
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosyl-méthionine n.f.
adenosyl methionine
S-(5'-désoxyadénosine-5'-yl)-méthionine. Forme métaboliquement active de la méthionine, liée par son atome de soufre à l'adénosine par une fonction sulfonium.
Ce composé est un donneur de radical méthyle dans les réactions enzymatiques de méthylation, où il se transforme en adénosylhomocystéine, qui peut ensuite être reméthylée à partir de N-méthyltétrahydrofolate.
[C1,C3 ]
Édit. 2017
adénosyltriphosphatase n.f.
→ H+ / K+ adénosyltriphosphatase (H+ / K+ ATPase, pompe à proton)
[C1,C3]
Édit. 2017
adenoviridae
adenoviridae
Famille de virus à ADN double brin comprenant cinq genres, dont un seul recèle des virus susceptibles d'infecter l'Homme : le genre Mastadenovirus.
L'Homme put être infecté par une cinquantaine de sérotypes de Mastadenovirus, communément appelés adénovirus. Ces infections sont souvent inapparentes cliniquement ou d'apparence banale mais les adénovirus peuvent aussi être à l'origine d'infections respiratoires hautes ou basses et de diarrhées, principalement chez l'enfant, évoluant sur un mode endémique ou épidémique, ainsi que de conjonctivites, de kératites ou de cystites. Chez les personnes immunodéprimées, les infections à adénovirus peuvent s'avérer particulièrement graves. Ces virus sont capables d'établir des infections persistantes des tissus lymphoïdes.
→ adénovirus, adénovirus (kératite à)
[D1]
Édit. 2020
adénovirus n.m.
adenovirus
Virus à ADN, de la famille des Adenoviridae et du genre Mastadenovirus, dont on distingue une cinquantaine de sérotypes pathogènes pour l’Homme.
Les adénovirus ont une affinité pour de nombreux tissus et organes et leur pouvoir pathogène est étendu. De nombreuses infections sont asymptomatiques ou bénignes. Le tableau le plus habituel associe une fièvre modérée, une pharyngite avec gêne à la déglutition, une conjonctivite et des adénopathies cervicales (syndrome adénopharyngoconjonctival) ou basses et diarrhées chez l’enfant. Le traitement est alors purement symptomatique : désencombrement par la kinésithérapie chez le nourrisson et l'enfant en bas âge. Les tableaux de bronchiolite avec dyspnée voire insuffisance respiratoire s'observent chez l'enfant entre 1 et 5 ans, ainsi que des syndromes diarrhéiques. Chez le sujet immunodéprimé, les infections à adénovirus sont souvent sévères : méningo-encéphalites, pneumonies, hépatites, cystites hémorragiques, ou encore une maladie disséminée avec atteinte multi-organe très grave. Le diagnostic biologique associe la détection directe d’antigène dans les sécrétions, l’isolement du virus en culture de cellules, la biologie moléculaire, la sérologie. Un nouvel antiviral, le cidofovir, est proposé pour traiter les formes graves d’infections à adénovirus.
→ Adenoviridae, adénovirus (kératite à)
[D1]
Édit. 2020
adénylate kinase (déficit en) l.m.
adenylate kinase deficiency
Déficit observé de façon exceptionnelle.
Bien toléré chez certains patients, il serait, chez d'autres, responsable d'une anémie hémolytique sévère.
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
adénylate-cyclase n.f.
adenylate cyclase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.
→ AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae
[C1, C3, D1, L1]
Édit. 2020