complexe de jonction l.m.
junctional complex
Système assurant la cohésion des cellules épithéliales et obstruant l’espace intercellulaire.
On décrit ainsi des systèmes élémentaires du bord libre vers la profondeur : zonula occludens, zonula adherens, macula adherens.
[A2]
composant sécrétoire l.m.
secretory component
Polypeptide produit par clivage protéolytique du récepteur d’immunoglobulines polymériques de certaines cellules épithéliales, permettant le transport intracellulaire d’IgA sécrétoires et les protégeant de la digestion dans le tractus digestif.
Syn. pièce sécrétoire
[C1]
concentré plaquettaire l.m.
platelet unit
Ensemble des plaquettes obtenu par leur séparation, soit du sang total obtenu par un don du sang, soit après un prélèvement sélectif grâce à un séparateur de cellules.
Le contenu en plaquettes et le mode d'obtention définissent le concentré plaquettaire standard à partir d'un don traditionnel, ou le concentré unitaire de plaquettes obtenu par aphérèse.
[F1]
conduit sudorifère l.m.
sweat duct
Portion excrétrice de la glande sudorale située verticalement dans le derme entre, en profondeur, le peloton sudoral sécréteur et, en surface, le pore sudoral.
Ce tube glandulaire, à lumière étroite, est composé d'une double rangée de cellules bordées en dedans par une cuticule PAS +. Il devient hélicoïdal lors de sa traversée de l'épiderme et prend alors le nom d'acrosyringium.
Syn. conduit excrétosudoral, canal sudorifère, canal sudoral
[A1]
Édit. 2015
cône n.m.
cone
Neurone situé dans le feuillet interne de la rétine dont l'extrémité photoréceptrice est de forme cônique.
Les cônes avec les bâtonnets constituent l'élément récepteur de la rétine. Les cônes dont il existe trois catégories en fonction de leur photopigment permettent la réception de la couleur. On parle par mesure simplificatrice de cônes rouges (L cones), verts (M cones) et bleus (S cones).
Au nombre de 5 millions par œil, ils sont surtout concentrés dans la région maculaire où ils constituent l'intégralité des cellules photoréceptrices. Leur extrême densité dans la fovéola (2 500 cônes dans un diamètre de 0,3 mm) diminue dans le fond de la dépression fovéale (6 000 cônes dans un diamètre de 0,6 mm). La fovéa entière contient 50 000 cônes pour un diamètre de 1,5 à 2 mm. La densité diminue ensuite vers la périphérie mais demeure à peu près constante jusque vers la limite de la rétine (ora serrata) marquée par une bande constituée seulement de cônes. Du fait de leur concentration fovéale où leurs champs récepteurs sont très ténus, les cônes assurent la vision des détails fins. La diminution progressive de leur concentration dans la périphérie correspond étroitement à la limitation de l'acuité. La fréquence d'échantillonnage qui dépend de la distance entre deux cônes adjacents (constante de Nyquist) permet de définir la résolution spatiale (acuité).
Les cônes sont actifs en même temps que les bâtonnets pour des niveaux de luminance compris entre 10-2 et 10 cd.m-2 (vision mésopique), correspondant à une pièce mal éclairée. Ils sont seuls actifs aux niveaux de luminance plus élevés (vision photopique).
Trois types de cônes assurent la sensibilité chromatique dite trichromatique. Les cônes L ont un pic d'absorption à 565 nanomètres, les cônes M à 535 nm, et les cônes S à 430 nm. Ils sont parfois appelés improprement cônes Rouges, Verts et Bleus respectivement. Les cônes S sont rares, 100 fois moins nombreux que les L et M. Ils ne participent pas à la perception des contrastes lumineux mais seulement à celle des couleurs.
Les anomalies des cônes L, M et S portent respectivement les noms de Protan, Deutan et Tritan. Le suffixe an pour anomalie ou anopie (protanomalie, protanopie) indique qu'il s'agit d'un trichromatisme anormal ou d'un dichromatisme.
→ vision mésopique, vision photopique, sensibilité chromatique, daltonisme
[H5,P2]
conjugaison bactérienne l.f.
bacterial conjugation
Association entre deux cellules bactériennes permettant un transfert naturel d'ADN plasmidique ou chromosomique par l'intermédiaire d'un pont cytoplasmique.
[D1,Q1]
connexine n.f.
connexin
Protéine des membranes cellulaires qui forme des pores entre deux cellules voisines. Six connexines groupées en hexagone adhèrent à six autres connexines de la cellule voisine, ménageant un canal de communication intercellulaire, le connexon.
Toutes les connexions identifiées possèdent quatre domaines intramembrannaires et ont leurs extrémités NH2 et COOH terminales du côté cytoplasmique;
Abrév. Cx
[C1,C3]
Cooley (anémie de, maladie de) l.f.
Cooley's anemia
Forme majeure de ß-thalassémie comportant une anémie hémolytique importante avec microcytose et hypersidérémie.
Les hématies sont petites, minces et déformées, avec un aspect en cellules cibles ; leur résistance aux solutions hypotoniques est augmentée.
Le tableau clinique comporte des troubles morphologiques et osseux (faciès mongoloïde) avec une hépatosplénomégalie parfois importante. L'évolution autrefois mortelle dans l'enfance a été complètement transformée par la transfusion sanguine et la chélation du fer. La sévérité de ces formes justifie les programmes de dépistage systématique des couples à risques où les deux partenaires sont hétérozygotes, le conseil génétique et la pratique du diagnostic prénatal.
T. B. Cooley, pédiatre américain (1925)
→ thalassémies bêta, anémie méditerranéenne
[F1,Q2]
coque cytotrophoblastique externe l.f.
Mince couche de cellules cytotrophoblastiques des villosités placentaires qui, vers la fin de la 3ème semaine, traversent progressivement le syncytiotrophoblaste pour atteindre l’endomètre maternel où elles entrent en contact avec les expansions similaires des villosités choriales voisines.
Cette coque apparaît au pôle embryonnaire puis s’étend pour entourer le trophoblaste. Participant à la structure des villosités crampons elles amarrent la masse chorionique à l’endomètre.
Syn. coque trophoblastique
→ cytotrophoblaste, villosités placentaires, syncytiotrophoblaste, pôle embryonnaire
[A4,O6]
cordon de Valentin Pflüger l.m.
Valentin-Pflüger's tube
Travée de cellules issues de l'épithélium gonadique superficiel qui, vers la septième semaine du développement de l'embryon de sexe féminin, s'oriente vers le centre de la gonade.
La fragmentation de ce cordon donnera naissance aux ovogonies, dont le nombre est voisin de quatre cent mille à la naissance.
E. Pflüger, physiologiste allemand (1829-1910) ; G. Valentin, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1810-1893)
Syn. cordon de Pflüger
→ Valentin-Pflüger (cordon de)
[A1]
Édit. 2019
cordons gonadiques l.m.p.
chordae gonadales
Formations épithéliales se développant à partir de la crête gonadale, qui seront colonisées vers la 5e semaine par les cellules germinales primordiales.
Syn. cordons gonadaux, cordons sexuels primordiaux
[A1,O6]
cornoïde adj.
cornoid
Se dit d’un empilement particulier de cellules de la couche cornée.
[P2]
corps astéroïde l.m.
asteroid body
Inclusion intracytoplasmique qui, comme les corps de Schaumann, est contenue dans des cellules géantes de l'infiltrat de la sarcoïdose sans en être spécifique.
On peut également en trouver dans certains granulomes à corps étranger, dans des cas de maladie de Hansen et dans certaines mycoses profondes.
G. Hansen, anatomopathologiste norvégien, membre de l'Académie de médecine (1873)
[A2]
corps chromatique l.m.
chromatoid body
Dans les cellules de la spermiogénèse de certains organismes, zone cytoplasmique proche du noyau, colorée à cause de la présence de ribonucléoprotéines.
[A2]
corps de Michælis-Gutmann l.m.
Michælis-Gutmann’s body
Inclusion lamellaire minéralisé (fer et calcium) en œil d'oiseau, observée dans le cytoplasme de grands phagocytes mononucléés ou cellules de Hanseman, au cours de la malacoplasie.
L. Michælis et C. Gutmann, biochimistes allemands (1902) ; D.P. von Hansemann, anatomopathologiste allemand (1858-1920)
[A2]
corps genouillé l.m.
corpus geniculatum
geniculate body
Noyaux pairs inférieurs du thalamus appartenant au diencéphale et formant le métathalamus.
Ces deux corps ovalaires sont situés sous le pulvinar, au bord postérolatéral du mésencéhale. L'un, médian (appelé aussi noyau géniculé médian ou corps genouillé interne), est relié au colliculus inférieur (ou tubercule quadrijumeau postérieur) par le bras conjonctival inférieur et postérieur. C'est un centre de relais des voies auditives. L'autre, latéral (appelé aussi noyau géniculé latéral ou corps genouillé externe), est relié au colliculus supérieur (ou tubercule quadrijumeau antérieur) par le bras conjonctival antérieur et supérieur. C'est un centre de relais des voies visuelles. La bandelette optique s'y termine et il entretient l'anastomose entre la terminaison des cellules ganglionnaires de la rétine et les fibres nerveuses qui constitueront les radiations optiques.
Syn. corps géniculé, noyau géniculé
→ occipitopariétale (voie), occipitotemporale (voie), voies auditives, voies optiques
[H5]
Édit. 2015
corps muqueux de Malpighi l.m.
stratum Malpighi, stratum spinosum, squamous cell layer
Partie de l'épiderme comprise entre la couche basale et la couche granuleuse, formée de plusieurs assises stratifiées de cellules polyédriques, dites malpighiennes, disposées en mosaïque, qui tendent à s'aplatir et à devenir horizontales au fur et à mesure de leur progression vers la surface épidermique tandis que leur noyau s'estompe, ce qui correspond à la maturation kératinocytaire.
Le corps muqueux de l'épithélium des muqueuses malpighiennes n'est normalement pas revêtu d'une couche granuleuse ni d'une couche cornée.
M. Malphigi, anatomiste italien (1628-1694)
Syn. couche épineuse ainsi appelée à cause de l'ancienne dénomination "cellule à épines" donnée aux kératinocytes du corps muqueux (obs.), couche filamenteuse (obs.)
[A1,J1]
Édit. 2015
corps tingible l.m.
tingible body
Corps apoptotique (fragments de noyaux entourés de membrane cytoplasmique dérivés de cellules mortes par apoptose) phagocyté par des macrophages.
Les corps tingibles sont particulièrement abondants au niveau des macrophages du thymus et des organes lymphoïdes périphériques.
→ apoptose
corpuscule de Hassall l.m.
Hassall’s corpuscle
Ilot de cellules épithéliales pavimenteuses kératinisées, hyalinisées, parfois kystiques, situées dans la médullaire du thymus.
A. H. Hassall, anatomiste et biochimiste britannique (1817-1894)
→ thymus
[A2]
Édit. 2015
cortex du cristallin l.m.
cortex lentis (TA)
cortex of lens
Couche épithéliale formée d’un seul rang de cellules qui double à sa face profonde la capsule du cristallin.
[A1]
Édit. 2015
corticostérone n.f.
corticosterone
Hormone stéroïde des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone glomérulée, de formule dihydroxy-11β, 21-prégnène-4-dione-3,20.
Elle possède une activité métabolique de minéralocorticostéroïde, dix fois plus importante que celle de la désoxycorticostérone, mais cent fois plus faible que celle de l'aldostérone. La sécrétion quotidienne de corticostérone est comprise entre 2 et 4 mg, alors que celle d'aldostérone est inférieure à 0,1 mg.
[O4,G3]
corticotropine n.f.
corticotropin, adrenocorticotropic hormone
Hormone sécrétée par les cellules α du lobe antérieur de l'hypophyse, qui stimule la sécrétion des gluco-corticostéroïdes surrénaliens, ainsi que des autres corticostéroïdes (androgènes et minéralo-corticoïdes).
C'est un polypeptide de 39 aminoacides, de masse moléculaire d'environ 5 kDa, provenant du clivage de la pro-opiomélanocortine. Dans le lobe intermédiaire de l'hypophyse, elle peut être clivée en deux peptides, l'α -MSH de 13 aminoacides, et un peptide CLIP (corticotropin like intermediate peptide) de 21 aminoacides encore actif sur la cortico-surrénale.
Elle est utilisée dans l'exploration de la fonction cortico-surrénalienne, par dosage de la cortisolémie plasmatique, et en cas d'œdème cérébral chez des patients dont la fonction surrénalienne est normale.
Les accidents allergiques provoqués par la corticotropine naturelle ne sont plus à craindre avec le tétracosactide de synthèse constitué par les 24 derniers acides aminés de l'hormone naturelle.
Le dosage de l’ACTH est effectué par méthode radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence. Sa sécrétion est pulsatile et sa concentration varie au cours de la journée, maximale le matin puis diminuant au cours de la journée. L’interprétation des dosages statiques est donc délicate et elle est plutôt dosée au cours de tests dynamiques.
Étym. cortico, de la corticosurrénale ; gr. tropos : direction, vers
Sigle ACTH
[H1,O4]
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015
cortisol n.m.
cortisol
Hormone stéroïde principale des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone fasciculée, de formule trihydroxy-11 β, 17 α, 21-prégnène-4-dione-11, 20.
Elle a des propriétés anti-inflammatoires, stimulant la transcription de gènes de macrocortines ou lipomodulines inhibitrices des phospholipases A2 impliquées dans la synthèse des eicosanoïdes, protégeant les membranes et les lysosomes et permettant l'action d'autres hormones. Elle induit la biosynthèse dans le foie d'enzymes de la gluconéogenèse, activant la dégradation des protéines et la synthèse du glucose. Elle est donc la principale hormone glucocorticostéroïde. Sa sécrétion quotidienne est de 30 à 80 mM chez l'adulte normal.
Le cortisol peut être dosé dans le sérum, la salive ou l’urine par technique radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence.
La concentration du cortisol plasmatique varie suivant l’heure du prélèvement. Elle est maximale le matin à 8h et minimale à minuit. Le cortisol salivaire est un bon reflet du cortisol plasmatique et son dosage peut donc être utilisé pour éviter les prélèvements sanguins répétitifs en cas d’étude du cycle du cortisol. Le dosage du cortisol libre urinaire (CLU) permet de s’affranchir des variations nycthémérales et constitue un bon marqueur de la sécrétion quotidienne de cortisol
Syn. hydrocortisone
[O4]
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015