Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

hypnogramme n.m.

hypnogram

Enregistrement au cours du sommeil des principales fonctions naturelles afin de mesurer les durées de sommeil lent et paradoxal et de détecter les accidents tels que les apnées, les troubles du rythme cardiaque, les mouvements oculaires.
Les patients sont étudiés dans des laboratoires équipés des moyens nécessaires d'enregistrement et de traitement des données (électrocardiogramme, électroencéphalogramme, pneumogramme, actogramme oculaire, etc).
J.M. Charcot l'expliquait par l'intervention de mécanismes neurophysiologiques et l'employait à des fins expérimentales. H. Bernheim en faisait une technique utilisable en thérapeutique.

J. Braid, chirurgien écossais (1843) ; J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1882) ; H. Bernheim, neurologue français (1891)

→ état hypnoïde

[N1,H1]

hypnose actuelle l.f.

current hypnosis

Technique représentée essentiellement par l'école éricksonienne et la sophrologie.
M. Erickson considère l'hypnose comme un état au cours duquel le sujet a la possibilité de se restructurer. Le rôle du thérapeute est d'apprendre au patient à utiliser ses possibilités à un niveau inconscient, en l'occurrence en hypnose, afin de favoriser la créativité.
Le terme de sophrologie désigne l'étude de la conscience, considérée comme la force qui permet "l'intégration de tous les éléments psychologiques et physiques de la personne humaine, c'est-à-dire de la force qui l'anime" (A. Caycedo, vers 1960). La sophrolologie repose sur une théorie des états et niveaux de conscience (pathologique, ordinaire, sophrologique) et intègre le schéma corporel comme une réalité vécue. Ses techniques font appel à une "persuasion raisonnée" aboutissant à un premier degré de "sophronisation de base", état de relaxation profond où le sujet est réceptif à des sensations cénesthésiques et aux suggestions des thérapeutes. Existent des approches spécifiques telles que la sophro-acceptation, utilisée dans l'abord des phobies et des relations dynamiques, visant, à partir du corps, à élargir le champ de conscience.

M. H. Erickson, psychiatre américain (1979) ; A. Caycedo, neuropsychiatre colombien (1962)

hypothermie de surface l.f.

cutaneous hypothermia

Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.

hystérectomie fundique l.f.

fundal hysterectomy

Technique d’hystérectomie partielle qui consiste à réséquer le fond utérin entre les deux cornes utérines, ce qui permet de conserver une fonction ovarienne non altérée.

hystérectomie par décollation antérieure l.f.

hysterectomy through anterior dissection

Ablation chirurgicale de l’utérus par voie abdominale, subtotale (procédé de Kelly) ou totale (procédé de Richelot), avec abord antérieur en premier, après décollement vésico-utérin et ouverture de la face antérieure du vagin.
La résection des annexes se fait de bas en haut et de dehors en dedans. Cette technique permet de réaliser l’hystérectomie lorsque les deux annexes sont bloquées.

L-G. Richelot, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine (1886)

hystérectomie totale intrafasciale l.f.

total intrafascial hysterectomy, Aldridge’s hysterectomy

Ablation chirurgicale complète de l’utérus menée par voie abdominale, mais avec la particularité que l’exérèse du col s’effectue à l’intérieur de la gaine fibromusculaire que constituent en avant le fascia précervical et en arrière le fascia rétrocervical.
Elle semble présenter deux avantages par rapport à la technique extrafasciale : suppression du risque de blessure de la vessie et de l’uretère, conservation des attaches fibromusculaires de l’utérus, ce qui permet une fixation solide du moignon vaginal et une diminution du risque de chute secondaire.

A. H. Aldridge, R. S. Meredith, gynécologues américains (1950)

→ Aldridge et Meredith (procédé d')

[O3]

Édit. 2017

hystérosalpingographie n.f.

hysterosalpingography

Radiographie de l'utérus et des trompes dont la cavité est opacifiée par l'injection d'un produit de contraste iodé.
Un cliché sans préparation précède l'examen à la recherche d'éventuelles calcifications ou de toute autre anomalie. La technique consiste à injecter la cavité utérine par une canule à préhension pneumatique adaptée à la morphologie du col.
L'examen fournit des renseignements directs sur la cavité utérine et celle des trompes (taille, position, malformation éventuelle), sur l'état de la muqueuse et de la sous-muqueuse ; des renseignements indirects sur les formations expansives du myomètre, des annexes ou du voisinage. Chez une femme stérile, l'étude de la perméabilité tubaire est un temps essentiel de l'examen. Le passage du produit de contraste dans la cavité pelvienne et sa diffusion péritonéale peut donner une image du contour extérieur des ovaires. Les indications de cet examen sont aujourd'hui réduites par la pratique de l'échographie et des autres techniques d'imagerie moderne.

Étym. gr. hustera : utérus ; salpigx : trompe ; graphein : écrire

Syn. hystérographie

Sigle HSG

→ pelvigraphie

hystéro-vestibulostomie n.f.

hysterovestibulostomy

Technique opératoire consistant en l'abaissement à la vulve de l'utérus, en cas d'aplasie vaginale isolée.

T. R. Kazancigil, gynécologue turc (1956)

Syn. opération de Kazancigil

ICSI  sigle angl. f. pour IntraCytoplasmic Sperm Injection

Technique d’assistance médicale à la procréation utilisée en cas de stérilité due à une anomalie du sperme, quantitative (oligospermie) ou qualitative (tératospermie) : un spermatozoïde choisi au hasard est injecté sous microscope dans le cytoplasme d’un ovocyte.
Elle est indiquée quand la fécondation in vitro classique, à cause des anomalies du sperme, ne permet d’obtenir aucun embryon. Le taux de grossesse est de l’ordre de 20 % à 30 % par cycle traité. Quand l’azoospermie est due à une obstruction ou à une agénésie des canaux déférents, les spermatozoïdes, voire des spermatides, sont recueillis par biopsie testiculaire puis micro-injectés dans l’ovocyte.

→ fécondation in vitro

iléoscopie rétrograde l.f.

retrograde ileoscopy

Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.

iléostomie terminale l.f.

terminal ileostomy

Iléostomie généralement définitive, en cas d'exérèse totale ou subtotale du tube digestif d'aval : côlon, rectum et anus.
Il peut s'agir d'une iléostomie de Brooke qui consiste à confectionner une iléostomie avec trompe muqueuse de un ou deux centimètres facilitant l'appareillage. Il peut s'agir aussi d'une iléostomie de Kock, cette technique consistant à effectuer juste en amont de la stomie un réservoir intestinal ; la vidange du réservoir s'effectue par sondage à travers l'iléostomie.

B. N. Brooke, chirurgien britannique (1952) ; N. G. Koch, chirurgien suédois (1969)

image fluo l.f.

fluorescent image

Pour une lentille cornéenne rigide, image obtenue du ménisque de larmes après instillation dans l'œil d'une goutte de fluorescéine excitée par une lumière bleue cobalt.
Pour une lentille cornéenne souple, utilisation d'une fluorescéine à grosses molécules qui ne teinte pas la lentille, mais les critères d'adaptation d'une telle lentille peuvent s'évaluer sans l'aide de cette technique qui tend à être abandonnée.

Étym. lat. imago : image, représentation

imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.

magnetic resonance imaging in neurology

Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).

Étym. lat. imago : image, représentation

→ résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale

imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.

cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)

Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….

C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)

→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar

[H1,H2,B2,B3]

Édit. 2018

imagerie par résonance magnétique oculo-orbitaire dynamique l.f.

dynamic oculo-orbital magnetic resonance imaging

Technique d’imagerie par résonance magnétique consistant en l’acquisition de séquences courtes des orbites lors des fixations du regard, dans les plans neuro-oculaire, neuro-oculaire transhémisphérique oblique, et coronal.
Elle permet la visualisation des mouvements oculaires et l’analyse de leur conséquence sur le contenu orbitaire (contraction musculaire, déplacement du nerf optique, etc.).

Étym. lat. imago : image, représentation

Sigle IRMOD

→ plan neurooculaire, plan neurooculaire transhémisphérique oblique

[P2,B2,B3]

Édit. 2018

immunocapture n.f.

sandwich type assay

Technique de dosage immunologique impliquant dans un premier temps la fixation à l’aide d’un anticorps spécifique, puis dans un deuxième temps la révélation à l’aide d’un autre anticorps marqué.
On utilise le plus souvent un anticorps monoclonal pour l’immunocapture et des anticorps polyclonaux pour la révélation. Si la révélation est faite à l’aide d’un anticorps monoclonal, celui-ci doit reconnaître un épitope différent de celui auquel se lie l’anticorps de capture.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ anticorps monoclonal, anticorps polyclonaux

immmunoélectrophorèse n.f.

immunoelectrophoresis

Technique associant successivement une séparation électrophorétique des antigènes en gel d’agarose, la diffusion d’un antisérum placé dans une gouttière créée parallèlement à l’axe de migration des antigènes, la coloration des axes de précipitation.
L’antisérum peut être polyvalent ou constitué d’anticorps spécifiques.

P. Grabar, membre de l’Académie de médecine, biologiste français et C. A. Wiliams Jr, biologiste américain (1953)

Étym. lat. immunis : exempt de

Sigle : AIE

immuno-empreinte n.m.

western blot

Technique qui utilise des anticorps marqués pour détecter des protéines dans un mélange après les avoir séparées par électrophorèse et transférées par adsorption sur une feuille de nitrocellulose.

Étym. lat. immunis : exempt de

Syn. western blot, immunoblot

immunofluorescence n.f.

immunofluorescence

Technique de laboratoire employée pour déterminer la présence et la localisation d’un antigène dans une préparation microscopique (coupe de tissu, frottis cellulaire, étalement microbien…) ou d’un anticorps dans un sérum pathologique, l’immunofluorescence utilise des anticorps marqués avec un composé fluorescent (isothiocyanate de fluorescéine, sulfate de rhodamine, etc.), la préparation une fois traitée étant examinée au microscope en lumière ultra-violette.
L’immunofluorescence est dite directe quand le sérum marqué est ajouté directement à la préparation microscopique. Elle est dite indirecte (en sandwich) quand on ajoute successivement à la préparation une dilution de sérum (soit sérum à analyser, soit immunsérum spécifique pour l’antigène à mettre en évidence dans la préparation) puis une solution d’anticorps marqués spécifiques pour les immunoglobulines du sérum ajouté dans le premier temps de la réaction.
L’immunofluorescence est très utilisée en pratique courante pour la recherche de dépôts dans les tissus pathologiques de molécules telles qu’immunoglobulines, composants du complément,etc ; pour la mise en évidence dans les sérums de patients d’autoanticorps tels que les anticorps antinucléaires (AAN) ou les anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires (ANCA) et en microbiologie (détection d’anticorps anti-tréponémiques par FTA p. ex.).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunofluorescence cutanée directe l.f.

direct cutaneous immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence effectuée à partir d'un fragment cutané frais ou transporté dans un milieu spécial (liquide de transport de B. Michel) sur lequel l'action d'un anticorps spécifique marqué par la fluorescéine révèle la présence d'un antigène particulier.
Les principaux anticorps utilisés en routine sont les anticorps anti-IgA, anti-IgG, anti-IgM et anti-C3.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoscore . l.m.

immunoscore

Score qui permet de prédire la capacité du système immunitaire d'un individu donné à combattre les cellules tumorales.
Outre son intérêt pronostique à la fois indépendant et supérieur à celui de la classification TNM, il peut contribuer à prévoir les chances de réponse aux immunothérapies et à guider les décisions thérapeutiques dans lesquelles l’immunologie a acquis une place importante en cancérologie
L’immunoscore est basé sur la détermination de la densité intratumorale de deux populations lymphocytaires : (CD3+ /CD45RO+) ou (CD3+ /CD8+) ou (CD8+ /CD45RO+) dans la tumeur et son front d’invasion, c’est-à-dire à la fois à l’intérieur et à sa périphérie. Ceci est réalisé par une technique d’immunohistochimie sur coupe tissulaire couplée à un système d’analyse d’image. Le score va de 0, caractérisé par une faible densité des deux types de cellules dans les deux régions, à 4 pour des lésions présentant une forte densité des deux populations dans les deux régions tumorales. Dans les cancers colo-rectaux de stade précoce (TNM stades I-II), l’immunoscore subdivise les patients en sous-groupes présentant des différences importantes de survie sans récidive et de survie globale. De la même manière, l’immunoscore a permis de subdiviser les patients présentant un cancer de stade avancé en des groupes de pronostic distinct et avec des différences majeures de survie.

→ TNM (classification)

implant cornéen l.m.

Technique de chirurgie réfractive où l'on utilise une lentille synthétique fabriquée à partir d'hydrogels ou de polysulfones pour réaliser une kératophakie ou une épikératoplastie.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

→ kératophakie, épikératoplastie

implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.

phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens

Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

Sigle  : ICA

implant précristallinien l.m.

posterior chamber pre-lenticular

Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre postérieure sur un œil phaque.
L'implant est rigide ou souple. Le recul est à ce jour insuffisant pour juger des complications tardives : déformations iriennes, décompensation endothéliale, formation de cataracte.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

incidence de la Salpêtrière l.f.

la Salpetriere view

Technique de radiographie du col fémoral de profil qui peut s'effectuer sur une table chirurgicale ou orthopédique, sans déplacer le membre inférieur traumatisé.
Variante de l'incidence d'Arcelin, elle permet d'obtenir un vrai profil du col aussi utile en diagnostic d'urgence qu'au cours de certaines interventions.

F. Arcelin, médecin radiologue français (1876-1942)

Étym. La Salpêtrière : hôpital de l’Assitance publique–hôpitaux de Paris

Syn. profil chirurgical, technique de la Salpêtrière

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