Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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phosphoéthanolaminurie n.f.

phosphoethanolaminurie

→ hypophosphatasie infantile

pied bot varus équin l.m.

equinus varus club-foot, talipes equino varus

Déformation du pied en attitude d'équin de l'arrière-pied, de varus et d'adduction de l'avant-pied et de supination du bloc calcanéopédieux sous le talus.
Le pied bot varus équin peut être congénital ou acquis.
Le pied bot varus équin congénital se voit dès la naissance. Uni ou bilatéral, sa gravité est variable et dépend du degré des déformations, de la réductibilité et de la raideur. Les déformations osseuses, et les rétractions ligamentaires peuvent exister dès la naissance ou s'installent rapidement, ce qui nécessite un traitement orthopédique très précoce et très actif.
Le diagnostic prénatal peut être fait par échographie. Cette découverte incite à rechercher une spina bifida, un syndrome polymalformatif, une anomalie chromosomique, particulièrement la trisomie 18 ou 21.
Lorsque cette déformation est constatée à la naissance, elle est souvent due à une malposition fœtale in utero.
Le pied bot varus équin acquis est ordinairement lié à un déséquilibre musculaire par hypertonie ou rétraction des adducteurs, des supinateurs et du triceps sural, et paraparésie ou paralysie de leurs antagonistes. Des troubles trophiques y sont parfois associés.

[A3, I1, I2, I3, Q2]

Édit. 2020

pied convexe valgus congénital l.m.

congenital vertical talus, rocker bottom flat foot, congenital convex pes planus

Malformation congénitale du pied comportant une bascule complète de l'astragale en équin et une flexion dorsale de l'avant-pied à partir du tarse antérieur avec valgus. La plante apparaît convexe.
L'extrémité de l'os talus en équin saille au niveau de la partie interne de la plante, l'os naviculaire est subluxé au dessus du col de l'os talus. La malformation peut être isolée ou faire partie d'un syndrome plus complexe en particulier trisomie 13-15 ou 13-18.

Syn. pied en piolet

pied plat l.m.

flat foot, pes planus, pes plano-valgus

Déformation du pied par diminution ou suppression de la concavité normale de la voûte longitudinale interne.
La déformation a été classée en trois degrés selon la disposition du bord interne du pied sur une empreinte au sol : 1er degré : persistance d'une légère concavité de la voute, 2e degré : bord interne du pied rectiligne, 3e degré : bord interne convexe en dedans. Le pied plat peut être souple ou enraidi. Un pied plat rigide fait soupçonner une synostose des os du tarse. Le pied plat valgus s'accompagne d'une bascule du calcanéum en pronation valgus. Le pied plat peut être congénital ou acquis, en l'absence de cause apparente il est dit "essentiel". Chez le jeune enfant, l'effacement de la voute plantaire est physiologique jusqu'à l'âge de 3 à 4 ans.

pied rond l.m.

congenital convex pes planus, congenital vertical talus

Déformation du pied dont la plante apparaît convexe.

→ pied convexe valgus congénital

pili annulati l.m.p.

→ cheveux annelés

pili canulati l.m.p.

pili canulati
Cheveux présentant une anomalie structurelle caractérisée par l'existence à leur surface d'une ou de plusieurs crêtes et gouttières longitudinales plus ou moins régulières, bien mises en évidence par un examen des tiges pilaires en microscopie électronique à balayage.
Des gouttières régulières, avec aspect triangulaire en section transversale, caractérisent les pili trianguli et canaliculi observés dans le syndrome des cheveux incoiffables.

Syn. cheveu avec gouttière longitudinale

piqûre de cône l.f.

conus sting

Envenimation résultant de la piqûre par un cône, mollusque univalve de la famille des Conidæ.
Les vivent principalement dans les eaux peu profondes des côtes tropicales des océans Indo-Pacifique et Atlantique. Ils sont très recherchés pour leurs belles couleurs et les dessins variés de leur coquille en forme de cône. Ils sont carnivores et possèdent une dent venimeuse creuse reliée à l'orifice du conduit de la glande venimeuse pharyngée et qu'ils plantent dans la chair de leurs proies pour lui injecter un venin comprenant des toxines dont plusieurs sont paralysantes. Très douloureuses, les piqûres de cônes, surtout des espèces de grande taille généralement piscivores, peuvent être mortelles pour l'homme, surtout pour l'enfant.
Il existe un peu plus de 600 espèces de Conidæ, qu'on classe en piscivores, malacophages et vermivores, selon la nature de leur proies. Les piscivores sont les plus dangereux car leur venin, surtout celui du Conus geographus, est actif sur les vertébrés. Mais d'autres espèces peuvent aussi être dangereuses, voire mortelles, comme Conus textile (malacophage), C. marmoreus, C. litteratus, C. magus, C. striatus, C. omaria, C. aulicus.
Les venins des cônes comprennent un mélange de conotoxines (une centaine pour chaque espèce) qui ont des actions et des sites spécifiques différents.
En général les piqûres des Conidæ produisent une vive douleur et des réactions inflammatoires locales. Dans les formes graves, comme celles consécutives à la piqure du Conus geographus, il se produit d'abord une paralysie spastique par tétanisation des muscles, puis, quarante minutes à cinq heures après la piqûre, une paralysie flasque, avec diplopie et troubles de l'élocution, comparable à une curarisation : elles peuvent entraîner la mort par asphyxie (paralysie du diaphragme) d'où l'importance de la mise en œuvre d'une ventilation assistée. Il n'existe aucun antidote spécifique ; glucocorticoïdes et anti-histaminiques sont sans effet.

→ conotoxine, envenimation

[D2]

Édit. 2015

piqûre d'insecte (granulome par) l.f.

→ granulome par piqûre d'insecte

placenta annulaire l.m.

annular placenta

Placenta praevia inséré sur le segment inférieur de manière circulaire autour de l'orifice interne du col, le laissant libre.
Classiquement peu compatible avec un accouchement par voie basse, la forme complète est exceptionnelle mais des formes partielles sont souvent détectées en échographie sous forme de languettes placentaires contournant plus ou moins complètement l'orifice cervical.

Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)

planum occipital l.m.

planum occipitale (TA)

occipital plane

Partie de l’os occipital dérivée de la plaque basilaire ou planum basale du chondrocrâne  d’où dérivera la partie basilaire de l’os occipital formée le plus souvent par un seul centre d’ossification basioccipital, rarement deux, l’un postérieur, basioccipital, l’autre antérieur, basiotique.
Cette entité chez l’adulte peut correspondre à la face endocrânienne de la partie basilaire de l’os occipital.

planum sphenoidale l.m.

→ jugum sphenoidale

plasmode n.m.

plasmodium

Cellule géante dont le noyau se divise plusciieurs fois sans scission du cytoplasme.
C’est donc une cellule plurinucléée.

Syn. plasmode plurinucléé

→ cellule géante, cellule plasmodiale, cellule syncitiale

pleurothotonos n.m.

pleurothotonus

Au cours de l’évolution du tétanos, position courbée latéralement en arc de cercle en raison de la contraction de tous les muscles d’un côté.

Étym. gr. pleurothen : latéralement, tonos : tension

→ tétanos

plexus cardiaque antérieur [nerveux] l.m.

anterior cardiac plexus

Portion du plexus cardiaque située sur la face antéroexterne de l’arc aortique.
Ce plexus antérieur est constitué par les rameaux cardiaques supérieurs des nerfs vagues et par le nerf cardiaque supérieur du sympathique gauche en partie ou en totalité. Des rameaux l'unissent au plexus cardiaque postérieur, sous l’arc aortique ; au sein de ces rameaux se trouvent le ganglion de Wrisberg.

Syn. plexus cardiaque superficiel

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

plexus cardiaque artériel [nerveux] l.m.

arterial cardiac plexus

Portion du plexus cardiaque formée par les rameaux cardiaques supérieurs des 2 nerfs vagues et les nerfs cardiaques issus des 2 ganglions sympathiques cervicaux supérieurs.
Ces éléments nerveux descendent sur les faces antérieure et postérieure du pédicule artériel du cœur fournissant de forts contingents au plexus coronaire. Ce plexus présente le ganglion de Wrisberg et les anastomoses sousaortiques des plexus superficiels et profonds de la description classique. Cette description du plexus cardiaque artériel est celle de J. Delmas et de Hovelacque.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

plexus cardiaque postérieur [nerveux] l.m.

deep cardiac plexus

Plexus constitué par les rameaux cardiaques moyens et inférieurs issus des nerfs vagues et par tous les nerfs cardiaques sympathiques, à l'exception du nerf cardiaque supérieur gauche.
Il est placé sur la face antérieure de la trachée, à la face postérieure de la crosse aortique. Il est uni au plexus cardiaque antérieur par des anastomoses sousaortiques où se trouve le ganglion de Wrisberg.

Syn. plexus cardiaque profond

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

plexus veineux basilaire l.m.

plexus venosus basilaris (TA)

Plexus veineux situé dans la dure-mère  qui recouvre le clivus de l’occipital et la face postérieure du dos de la selle de l’os sphénoïde

Il unit d’un côté à l’autre les extrémités postérieures des sinus caverneux et les origines des sinus pétreux.

Syn. anc.  sinus basilaire, sinus occipital transverse, sinus occipital antérieur, sinus sphénoïdal transverse

plexus veineux de la carotide interne l.m.

plexus venosus caroticus internus (TA)

internal carotid venous plexus

Plexus veineux qui entoure l’artère carotide interne dans le canal carotidien.
Il met en communication le sinus caverneux et la veine jugulaire interne.

E. Rektorzik, anatomiste autrichien ( 1857)

Syn. anc.  sinus carotidien de Rektorzik, sinus veineux de Rektorzik

pli ary-épiglottique l.m.

plica aryepiglottica  (TA)

ary-epiglottic fold

Chacun des replis de la muqueuse du larynx qui bordent latéralement l’aditus laryngé.
Comme la membrane quadrangulaire qu’il contient, il s’étend du bord latéral du cartilage épiglottique au bord antérieur du cartilage aryténoïde.

Syn.   repli aryténo-épiglottique, membrane de Tourtual (inusité en français)

→ aditus laryngé, membrane quadrangulaire

[A1,P1]

Édit. 2017

plongeurs (maladie des) l.f.

Maladie rare d’étiologie inconnue touchant surtout les femmes vers la quarantaine qui associe une

La radiographie de l'œsophage après opacification, montre la présence de multiples encoches fixes sur le contour de l'œsophage cervical.
Une évolution vers un

H. Plummer (1912), P. Vinson (1919), médecins américains et D. R. Paterson, A. Brown-Kelly médecins britanniques (1919)

Syn. syndrome de Kelly-Paterson

→ caissons (maladie des)

pneumomédiastin n.m.

pneumo-mediastinum

Épanchement gazeux dans le médiastin.
Sa survenue spontanée doit faire évoquer un asthme ou l'inhalation d'un corps étranger.
Après un traumatisme, on doit évoquer une rupture trachéale ou bronchique. Au cours d'une ventilation mécanique, l'épanchement gazeux est la conséquence d'un barotraumatisme avec passage d'air sous pression à travers la muqueuse bronchique.
Un emphysème cervical, un emphysème pariétal, identifiés à la palpation par des crépitations, un pneumothorax lui sont souvent associés. En auscultant le sternum on peut percevoir des craquements inspiratoires. La radiographie du thorax de face montre un liseré clair bordant les deux côtés des ombres médiastinale et cardiaque par de fines clartés linéaires limitées en dehors par la plèvre qui apparaît comme une fine ligne opaque. La tomodensitométrie objective encore mieux le pneumomédiastin.
Le pneumomédiastin est fréquent chez le nouveau-né. Son existence se décèle par l'aspect de «thymus volant» (très visible sur les clichés de face et de profil : le thymus surplombe l'ombre cardiaque comme un chapeau de gendarme). Cet aspect provient de la rupture d'alvéoles distendues au sein d'un poumon inhomogène qui laissent fuser de l'air dans le parenchyme (emphysème interstitiel). De là, l'air va vers le hile et le médiastin. Chez le nouveau-né l'emphysème médiastinal est presque toujours annonciateur d'un pneumothorax, favorisé par des expirations forcées, des cris et des à-coups de toux. Dans le passé, le pneumomédiastin artificiel a parfois été utilisé comme moyen de contraste en radiodiagnostic. La création instrumentale d’un emphysème médiastinal est encore réalisée à des fins diagnostiques par endoscopie. Les nouvelles méthodes d’imagerie ont supprimé ou restreint ces deux indications.

Étym. gr. pneuma : souffle, air ; lat. mediastinum : qui se tient au milieu, médiastin

→ asthme, barotraumatisme, corps étranger, pneumomédiastin spontané, pneumomédiastin traumatique, pneumothorax

pneumomédiastin spontané l.m.

spontaneous pneumomediastinum

Épanchement gazeux du médiastin apparemment sans cause.
Cette dissection gazeuse du médiastin est secondaire le plussouvent à une rupture alvéolaire dans l'interstitium
pulmonaire provoquée par une hyperpression intrathoracique.
Affection du sujet jeune plutôt longiligne, la grande crainte est de méconnaître une perforation oesophagienne. On évoquerait celle-ci devant la fièvre, une douleur à la déglutition, l'existence de vomissements avant la survenue des symptômes, une réaction liquidienne pleurale. L'un de ces éléments, même isolé, impose une tomodensitométrie avec ingestion d'un produit soluble opacifiant l'œsophage. Le traitement du pneumomédiastin spontané est de rassurer le malade et son entourage.

Syn. emphysème médiastinal spontané

pneumomédiastin traumatique l.m.

traumatic pneumomediastinum

Épanchement d'air dans le tissu celluleux médiastinal, apparu à la suite d'un traumatisme thoracique.
Le pneumomédiastin peut être compressif s'accompagnant d'une détresse respiratoire avec polypnée, agitation, anxiété, sueurs et une cyanose variable. Dans un traumatisme thoracique, on évoque une rupture trachéobronchique. Ce pneumomédiastin s'associe souvent à un épanchement gazeux pleural compressif uni ou bilatéral dont le drainage montre le caractère massif de la fuite.
Parfois dans les suites d'une exploration endoscopique
trachéobronchique ou oesophagienne, sa découverte signe une perforation qui, pour l'œsophage, impose toujours une intervention d'extrême urgence après avoir localisé le niveau de la lésion traumatique.

Syn. emphysème médiastinal traumatique

pneumosinus dilatans l.m.

Hyperpneumatisation d’un sinus, le plus souvent frontal,

unilatérale, évolutive, ce qui la distingue du simple gigantisme sinusien.
Elle se manifeste par l’accentuation d’une bosse frontale unilatérale.

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