Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cellule de Hargraves l.f.

LE cell

Granulocyte, qui est le plus souvent un polynucléaire, englobant une grosse inclusion arrondie et homogène d'aspect "fumeux", ne comportant aucune structure chromatinienne et refoulant le noyau en périphérie.
Sa recherche a représenté le premier test biologique diagnostique du lupus érythémateux disséminé qui figurait toujours en 1982 parmi les critères de l'Association des rhumatologues américains. Elle se faisait, soit sur le sang du malade, soit indirectement à partir de son sérum (test de Haserick). En fait, la spécificité des cellules de Hargraves n'est pas aussi nette qu'on le pensait : en effet, cette recherche peut être positive au cours du lupus discoïde, de la sclérodermie systémique, de la polyarthrite rhumatoïde, de l'hépatite chronique. Cette recherche est aujourd'hui obsolète depuis le développement des techniques d'immunofluorescence indirecte.
 

M. M. Hargraves, médecin américain (1948) ; J. R. Haserick, dermatologiste américain (1949)

Syn. cellule LE (cellule du lupus érythémateux)

→ cellule LE, lupus érythémateux disséminé, Haserick(test de), lupus discoïde, polyathrite rhumatoïde, hépatite chronique

[N3]

Édit. 2018

cellule dendritique tueuse l.f.

killer dendritic cell , interferon-producing killer dendritic cell

Variété de cellule dendritique, qui par l’intermédiaire de l’interféron gamma qu’elle produit en présence de cellules cancéreuses, est pourvue d’une activité cytotoxique.
Elle s’attaque aux tumeurs en bloquant leur irrigation sanguine, puis en développant à leur encontre une activité cytotoxique et une activité présentatrice d’antigènes.

Sigle IKDC

→ cellule dendritique, interféron gamma, présentation de l’antigène

[A2, F3]

Édit. 2019

cellule de Renshaw l.f.

Renshaw's cell

Petit interneurone situé dans la corne antérieure de la moelle, excité sur un mode monosynaptique par les collatérales récurrentes des motoneurones de voisinage, le transmetteur chimique étant l'acétylcholine.
Leur action inhibitrice s'exerce sur ces derniers mais aussi sur les neurones inhibiteurs intercalés entre les fibres Ia, originaires du fuseau neuromusculaire, et les motoneurones des fibres antagonistes, permettant le maintien fixe d'une articulation ou la relaxation.
En fait, leur effet inhibiteur n'est pas univoque puisqu'il peut s'exercer à la fois sur les motoneurones et sur leurs interneurones inhibiteurs (inhibition dite réciproque des muscles antagonistes).
Les cellules de Renshaw font l'objet de régulations segmentaires complexes, notamment de la part des fibres afférentes et supraspinales, en particulier cérébelleuses et réticulaires.

B. Renshaw, neurophysiologiste britannique (1946)

[A2,H1]

cellule endocrine l.f.

endocrine cell

Cellule généralement épithéliale déversant dans les espaces interstitiels son produit de sécrétion hormonal, lequel atteint à distance, par voie sanguine, des cellules qui possèdent les récepteurs spécifiques du messager chimique.

Étym. gr. endon : en dedans ; krinein : séparer, sécréter

[A2,O4]

cellule en placards l.f.

aggregate cell

Constituant d’un amas de cellules sur les frottis cervicovaginaux réalisés en phase lutéale et pendant la grossesse, qui témoigne d’une imprégnation progestéronique.

[A2,O3]

cellule F l.f.

F cell

Sous-population de globules rouges avec hémoglobine fœtale persistant chez l'adulte.
Dites "cellules F", qui proviendraient d'une érythropoïèse accélérée.

[A2,F1]

cellule fumagoïde l.f.

fumagoid cell

Élément caractéristique produit, in vivo, par Cladosporium carrionii et dont la découverte, à partir de squames ou de croûtes, permet le diagnostic direct de chromomycose.
Ce sont des cellules levuriformes, brunes, de 6 à 12µm de diamètre, cloisonnées selon les trois axes et groupées en amas muriformes. Elles peuvent parfois émettre des filaments septés également pigmentés.

→ chromomycose

[A2,D2]

cellule multipotente l.f.

multipoten cell

Cellule capable de se différencier en cellules constitutives de plusieurs types de tissus.

→ cellules souches

[A2, C3]

Édit. 2019

cellule musculaire lisse vasculaire l.f.

vascular smooth muscle cell

Cellule présente dans les artères et les veines, allongée, fusiforme, de petite taille, à noyau central ovalaire indenté.
Elle se présente sous deux phénotypes, soit contractile, au cytoplasme pauvre en ergatoplasme mais riche en myofilaments ancrés sur la membrane plasmique par de nombreux corps denses, soit sécrétant collagènes, élastine, glycosaminoglycanes, de même aspect cellulaire mais avec peu de myofilaments et un ergastoplasme développé. Ce dernier type peut migrer, se multiplier et acquérir des propriétés de phagie vis à vis des lipoprotéines de faible densité, devenant une cellule spumeuse. La cellule musculaire lisse est entourée d'une membrane basale discontinue. Au cours de la genèse des parois vasculaires, le phénotype, d'abord sécrétant, assure la construction de la média par ses sécrétions, puis devient contractile et assure la contractilité de la paroi ; au cours du vieillissement, la média contient progressivement de plus en plus de cellules musculaires lisses de type sécrétant des collagènes et devient scléreuse.

[A2,K4]

cellule nævique de Unna l.f.

nævus cell

Cellule constitutive des nævus, à caractères peu spécifiques et d'aspect varié : ronde ou ovalaire dans les couches supérieures du derme et dans l'épiderme, elle devient polyédrique ou fusiforme dans le derme profond et dans l'hypoderme, avec un noyau généralement pâle, parfois vésiculeux dont le cytoplasme homogène et dense contient du pigment mélanique en quantité variable.
Elle se reconnaît aisément à sa tendance au groupement « en thèques », qui est toujours net dans la partie superficielle de la tumeur. Unna faisait dériver la cellule nævique des cellules épidermiques et pensait qu'elle s'accumulait dans le derme par un phénomène d'égouttement (Abtropfung); d'après la théorie de Masson, à laquelle la plupart des auteurs se sont ralliés, elle se forme aux dépens d'éléments dérivés de la crête neurale. Elle correspond à la forme tumorale du mélanocyte, élément élaborateur du pigment mélanique : c'est donc à tort que le terme mélanocyte est parfois employé comme synonyme.

P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929)

Syn. nævocyte

[A2,J1]

cellule pluripotente l.f.

pluripotent cell

Cellule capable de se différencier en cellules constitutives de tout type de tissus.

→ cellules souches

[A2, C3]

Édit. 2019

cellules de Claudius l.f.p.

Claudius’ cells

Cellules de soutien de forme cubique présentes dans l’épithélium de la pente latérale de l’organe spiral, à proximité de la lame basilaire.

F. Claudius, anatomiste allemand (1822-1859)

→ organe spiral

[A2]

cellule sébacée l.f.

sebaceous cell

Cellule constitutive de la glande sébacée, répartie en lobules.
Les cellules de l’assise externe, ou périphérique ou génératrice, de chaque lobule sont basophiles, pauvres en lipides ; plus en dedans, elles deviennent de plus en plus claires du fait de l’accumulation progressive de leur contenu en lipides qui augmente au fur et à mesure de leur différenciation, pour aboutir à un élément à cytoplasme apparemment réduit à une fine résille contenant un petit noyau central foncé, le tout réalisant un aspect dit « en grelot ». Le cytoplasme désintégré prend part à la constitution du sébum par un mécanisme de sécrétion holocrine.

Syn. sébocyte

[A2,J1]

cellules ethmoïdales antérieures l.f.p.

cellulae ethmoidales anteriores (TA)

anterior ethmoidal cells

Cellules de la partie antérieure du labyrinthe ethmoïdal creusées à la fois dans le labyrinthe de l’ethmoïde et dans l’os frontal, l’unguis ou le maxillaire avec lesquels le labyrinthe s’articule.

[A2,P1]

Édit. 2015

cellules ethmoïdales postérieures l.f.p.

cellulae ethmoidales posteriores (TA)

posterior ethmoidal cells

Cellules de la partie postérieure du labyrinthe ethmoïdal creusées à la fois dans le labyrinthe de l’ethmoïde et dans le sphénoïde, le maxillaire ou le processus orbitaire du palatin.

[A2,P1]

Édit. 2015

cellules formant des plages l.f.p.

plaque forming cells.
Cellules produisant des anticorps mis en évidence in vitro par leur capacité à lyser des érythrocytes en présence de complément (plages d’hémolyse).

Sigle CFP

[A2,F3]

cellule simple l.f.

simple cell

Cellule de l'aire V1 (17 de Brodmann) dont les zones constitutives du champ récepteur sont groupées selon leur mode de réponse ON ou OFF.
Ces cellules ont un champ récepteur orienté.

[A2]

cellule souche du cordon ombilical l.f.

umbilical stem cord cell

Cellule souche issue du cordon ombilical qui permet de créer des lignées cellulaires capables de produire des tissus différents.
 Les premières cellules souches ont été identifiées dans le sang du cordon ombilical. Le faible risque de rejet  permet leur utilisation en thérapeutique.
Forme abrégée : cellule souche du cordon.
♦ Voir aussi : lignée cellulaire. ♦ Équivalent étranger : umbilical stem cord cell (USCC).
Source : Journal officiel du 15 septembre 2013

Syn. forme abrégée : cellule souche du cordon

Sigle USCC

→ cellule souche, lignée cellulaire

[A2, C3]

Édit. 2019

cellule souche hématopoïétique l.f.

hematopoietic stem cell

Cellule identifiée par sa frange de cytoplasme intensément pyroninophile et par son nucléole pyroninophile à l'intérieur d'un noyau leptochromatique, c'est-à-dire ayant d'étroits brins de chromatine.
Ces cellules souches se trouvent dans la moelle osseuse et dans les autres organes hématopoïétiques.

→ cellules souches, pyroninophile

[A2,F1]

cellule souche tumorale l.f.

cancer stem cell (CSC), tumoral stem cell (TSC)

Cellule souche appartenant à une population cellulaire minoritaire de différents cancers humains et murins dont l’injection avec un petit nombre de cellules de même nature provoque une nouvelle tumeur.

Syn. cellule souche cancéreuse

Sigle CST, CSC, TSC

→ cellules souches, bouton embryonnaire, lignée cellulaire

[A2, C3, F2]

Édit. 2019

cellule tueuse l.f.

killer cell, k cell

Cellule immunocompétente capable de se fixer sur un organisme étranger recouvert d'anticorps et de provoquer sa lyse.
La mieux connue est la cellule dite « tueuse naturelle »; ce grand lymphocyte granuleux reconnaîtrait des structures glucoprotéiques de haut poids moléculaire à la surface de cellules infestées par les virus. Dans la lignée myéloïde, des polynucléaires et des monocytes auraient la même fonction.

→ lymphocyte T cytotoxique, cellule NK

[A2,F3]

cellule tueuse naturelle l.f.

natural killer cell, NKcell

Grand lymphocyte issu d'une lignée différente de celle des lymphocytes B et T, qui détruit les cellules anormales, tumorales ou infectées par un virus, ou encore celles que lesquelles se sont fixées des immunoglobulines reconnues par leurs récepteurs.

Syn. cellule NK, lymphocyte NK

Sigle NKC

→ cellule tueuse, récepteur, immunoglobuline

[A2, C1, F3]

Édit. 2019

cellule W l.f.

W cell

Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules W, aussi appelées γ, constituent un groupe hétérogène mal connu dont les champs dendritiques sont très larges. On leur attribue des fonctions variées comme le codage de la luminescence et la détection des mouvements dans une direction.

[A2,P2]

cellule Y l.f.

Y cell

Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules Y, aussi appelées alpha ou parasol dans la rétine, répondent avec une latence très courte à de faibles variations de contraste de luminance ou aux variations rapides de ce contraste (papillotement). Elles ne somment pas de façon linéaire la distribution de la luminance dans leur champ récepteur mais répondent quelle que soit la situation. Elles ne codent donc pas la position précise du stimulus.

[A2,P2]

cellulite à éosinophiles de Wells l.f.

Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis

Dermatose d'étiologie inconnue caractérisée par un tableau clinique ressemblant à une cellulite infectieuse avec des placards érythémato-œdémateux, et par un aspect histologique comportant un œdème et un infiltrat éosinophilique du derme avec une image évocatrice en « flamme »; l'évolution se fait par poussées récidivantes de deux à six semaines et, sous corticothérapie générale, la guérison totale est la règle après une phase d'induration transitoire.
Histologiquement, l'image de « flamme » ou « flammèche » correspond à des dépôts amorphes de collagène entourés de leucocytes et de débris d'éosinophiles, notamment de leur protéine basique majeure (MBP) ainsi que d'histiocytes et de cellules géantes. Quoique très évocatrices du diagnostic de cellulite de Wells, des "flammes" peuvent être retrouvées dans d'autres maladies éosinophiliques.

G. C. Wells, dermatologiste britannique (1971)

Syn. syndrome de Wells

[J1]

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