poly-agressé n.m.
multi-stressed patient
Patient soumis à des agressions multiples, traumatiques, toxiques, infectieuses, psycho
Étym. gr. polus : beaucoup ; agressé (du lat. adgredior : aller vers, attaquer)
Syn. multi-agressé serait préférable
polyallélisme n.m.
multiallelism
polyblessé n.m.
multiple wounds (patient with)
polyfracturé n.m.
multiple fractures (patient with)
Blessé porteur de fractures multiples.
La connaissance des circonstances de l'accident oriente le diagnostic et la réanimation.
Chaque fracture implique une perte de sang (ex. un litre pour une fracture du fémur) qui peut entraîner un collapsus. De même la douleur provoque des réflexes vagaux qui ralentissent le cœur et réduisent donc le débit cardiaque. Par ex. lors d'une chute debout (hypothèse la plus favorable), le choc des pieds sur le sol met en jeu des accélérations réparties de façon dégressives entre le talon et la tête du fait de l'amortissement au niveau des articulations. Le premier os affecté est le calcanéum qui peut être écrasé (accélération > 20 g, c'est-à-dire une chute > 5 m, environ - cela dépend des chaussures et de la dureté du sol), si la hauteur de chute est plus grande, la mortaise tibiopéronière, puis le plateau tibial sont affectés, puis (de bas en haut) l'articulation coxofémorale, le sacrum, les corps vertébraux et enfin seulement le crâne, mais l'encéphale, quatre fois plus fragile que l'os, peut souffrir d'hémorragies avant que toutes les vertèbres soient lésées. Une chute de six étages et plus (environ 20 m) sur un sol dur est généralement mortelle.
La prise en charge d'un mult-fracturé (en fait c'est un polytraumatisé) nécessite un bilan lésionnel précoce établi avec soin : il sera utile à l'orthopédiste, à l'anesthésiste et au réanimateur.
Étym. gr. polus : beaucoup ; fracturé (du lat. frangere : briser, casser)
Syn. multi-fracturé, expression plus correcte
→ accélération, attaque vasovagale, polytraumatisé
polygénique adj.
polygenic
1) Qui se rapporte au polygénisme.
2) Qui est déterminé par plusieurs gènes, par opposition à monogénique ou oligogénique.
Syn. multigénique
→ additivité (effet d'), caractère quantitatif, dominance (effet de), épistasie (effet d'), monogénique
reconstruction multiplanaire l.f.
multiplanar reconstruction (MPR)
En scanographie, reconstruction de coupes dirigées suivant n'importe quel plan de l'espace à partir des données brutes correspondant à une pile de coupes de faible épaisseur.
L'empilement des coupes axiales choisies représente un volume fictif au sein duquel chaque voxel a des coordonnées tridimensionnelles. Ceci permet de reconstruire des coupes selon n'importe quel plan de ce volume, la direction de ce plan étant tracée sur une coupe axiale de référence. En scanographie hélicoïdale, cette direction peut également être définie sur une représentation 3 D de surface. Ces reconstructions sont utiles en radiologie rachidienne, en particulier dans l'étude des hernies discales (reconstructions sagittales), dans l'étude des rochers (reconstructions selon des plans obliques) ou du massif facial en traumatologie.
On peut également obtenir des coupes ayant une orientation irrégulière, en particulier pour une reconstruction curviligne (très peu utilisée).
Syn. reconstruction 2 D
régression multiple l.f.
multiple linear regression
rein multikystique l.m.
multicystic kisney
sarcome hémorragique multifocal l.m.
multifocal hemorragic sarcoma
Etym : gr sarx : chair
→ sarcome, acrosarcomatose de Kaposi
scanner multicoupes l.m.p.
multisize CT scan
Évolution technique du scanner permettant d'acquérir en mode hélicoïdal plusieurs coupes au cours de chacune des rotations du tube.
La vitesse d'acquisition devient assez élevée pour fournir des images de qualité d'un organe mobile comme le cœur.
scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020
sclérose en plaques l.f.
multiple sclerosis
Affection inflammatoire démyélinisante atteignant des sites dispersés de la substance blanche du cerveau, respectant donc le cortex, et de la moelle, qui évolue de façon discontinue dans ses formes communes.
Le nom de cette affection fréquente (40 à 60 pour 100 000 habitants des climats tempérés, trois femmes pour deux hommes) procède des premières descriptions anatomocliniques. Les lésions consistent en plaques disséminées qui correspondent à des foyers de démyélinisation élective des gaines myéliniques des oligodendrocytes, respectant les axones (dissociation myélinoaxonale) et qui, perdant par la suite leur caractère inflammatoire, évolueront vers la gliose astrocytaire (sclérose), puis s'accompagneront d'une atteinte axonale relative.
Débutant surtout entre 20 et 40 ans, sa symptomatologie est très polymorphe : pyramidale, sensitive, cérébelleuse, visuelle (névrite optique rétrobulbaire). Elle s'associe à des atteintes d'autres nerfs crâniens, sphinctériennes et génitales, psychiques (classique "euphoria sclerotica") et neuropsychologiques.
Il n'y a pas de parallélisme entre les symptômes, les signes d'examen et les données de l'IRM, examen essentiel au diagnostic, qui retrouve des foyers disséminés sous-corticaux bien visibles dans les séquences en T2 et en FLAIR (FLuid Attenuated Inversion Recovery). De nombreuses plaques sans expression clinique sont réparties notamment dans les régions périventriculaires des deux hémisphères. Dans le LCR, une biosynthèse intrathécale d'immunoglobulines, voire une réaction cellulaire, témoigne de l'activité de la maladie. La notion d'anomalies des potentiels évoqués (PEV, PEA, PES) est en faveur de la dissémination du processus.
L'évolution se fait par poussées (formes rémittentes), puis selon des formes dites régulièrement progressives. Certaines sont progressives d'emblée.
La pathogénie met en jeu des facteurs de prédisposition génétiques et des facteurs environnementaux (peut-être de nature infectieuse), expliquant la répartition géographique prédominante dans les régions tempérées et les populations "caucasiennes".
Les glucocorticoïdes sont utilisés lors des poussées. Les traitements de fond utilisent les immunosuppresseurs, ainsi que les antiviraux et immunomodulateurs comme les interférons ß-1a et ß-1b.
Sigle SEP
→ sclérose en plaques et troubles psychiques, mitoxantrone, Uthoff (phénomène d'), FLAIR
sclérose en plaques et troubles psychiques l.f.
multiple sclerosis and mental disorders
Troubles constamment présents dès le début de cette affection et pouvant même précéder les signes neurologiques.
Sont observées principalement :
- des manifestations aigües et bruyantes, à forme surtout confusionnelle ou délirante, pouvant évoluer vers la chronicité ;
- des atteintes thymiques à type dépressif, s'étendant d'un désarroi réactionnel (menace permanente d'une poussée, échéance d'un handicap sévère, etc.) à une mélancolie, voire à une pathologie bipolaire ;
- des atteintes plus fines, liées aux réaménagements de l'image du corps ;
- l'habituelle et classique "euphoria sclerotica", sans signes avérés d'une franche déconnexion interhémisphérique, bien qu'elle puisse rappeler l'alexithymie qui peut être liée à une telle déconnexion ;
- une sémiologie neuropsychologique avec affaiblissement des fonctions supérieures, pouvant aboutir à une démence voisine du type sous-cortical mais ne lésant pas les noyaux gris centraux comme le fait la paralysie supranucléaire progressive ou la chorée de Huntington.
Ce concept de "démence de la substance blanche" ni réellement sous-corticale, ni liée à une localisation lésionnelle particulière, met en cause un dysfonctionnement des voies d'association inter- et intrahémisphériques. Il est vrai qu'une telle interprétation se heurte à l'inconstance des corrélations entre les données de l'imagerie et la sémiologie. Les plaques décelables ne seraient-elles pas le témoignage d'un dysfonctionnement des voies d'association myélinisées bien plus étendu que ne le montre l'imagerie ?
En dehors de la réhabilitation fonctionnelle, qui gagne en efficacité, l'interféron bêta paraît actif sur le volume total des plaques de démyélinisation, dont l'interdépendance avec le degré du déclin cognitif est désormais admise.
sonde multiéléments l.f.
multiprobe
Sonde d'échographie comportant plusieurs éléments piézoélectriques.
Syn. barrette, multisonde
stimulateur multisite l.m.
multisite pacemaker
Stimulateur cardiaque pouvant entraîner de manière synchrone les ventricules et/ou les oreillettes droite et gauche.
syndrome des synostoses multiples l. m.
multiple synostosis syndrome (SYNS)
Ostéochondrodysplasie caractérisée par des synostoses des membres, du tarse, du carpe, avec symphalangisme, et par une synostose des osselets de l’oreille entraînant une surdité.
L'affection est liée à une mutation du gène Noggin codant pour un antagoniste de la protéine osseuse morphogénétique (BMP).
Étym. gr. sun : avec, ensemble ; osteon : os
système multicoupe l.m.
multisection system
taches blanches évanescentes (syndrome des) l.m.
multiple evanescent white dots syndrome
Apparition chez un adulte jeune de multiples taches blanches, fines, dans les couches externes de la rétine, au niveau du pôle postérieur avec une diminution de l’acuité visuelle.
L’évolution de cette affection d’étiologie inconnue est favorable au bout de quelques semaines.
Taenia multiceps
Taenia multiceps
Ancienne dénomination.
Syn. Multiceps multiceps.
technique multicoupes l.f.
multisection technique, interleaved multislice imaging
En IRM, technique permettant de raccourcir considérablement le temps d'acquisition d'une coupe, en utilisant les temps de repos de chaque séquence pour exciter les lignes d'autres coupes.
Au cours d'une séquence, le temps de repos Tr est très long par rapport au temps utile Tu. Ce temps mort peut être mis à profit pour exciter les lignes d'autres coupes, le nombre maximum de celles-ci étant égal à Tr/Tu. Par exemple, si l'on fait une séquence d'écho de spin pondérée en T1, où TE = 30 ms et TR = 300 ms, Tu = TE (un seul écho) et Tr = 300 - 30 = 270 ms ; on peut utiliser ce temps pour exciter au maximum 270/30 = 9 coupes. Si l'on fait une séquence pondérée en T2 avec 2 échos, un TE de 60 ms et un TR de 2 s, Tu = 60 X 2 = 120 ms; Tr = 2000 - 120 = 1880 ms; on pourra exciter 1880/120 = 15 coupes.
Si l'on reprend la séquence en T1 ci-dessus, où le Tr permet d'exciter simultanément 9 coupes, chaque temps de répétition TR permettant d'acquérir une ligne de la matrice, le premier TR permettra d'acquérir simultanément la première ligne de 9 coupes successives et ainsi de suite. En technique multicoupes, le temps d'acquisition d'une coupe devient donc celui de n coupes simultanées (où n = Tr/Tu) L'appareil ne fournit plus les coupes une par une, mais par ensembles de n coupes.
Syn. système multicoupes
[B2,B3]
Édit. 2018
trichoépithéliomatose familiale multiple l.f.
multiple familial trichoepithelioma, epithelioma adenoides cysticum
Dermatose héréditaire à transmission autosomique dominante caractérisée par de nombreuses lésions papuleuses de la face.
Elle est liée à des mutations du gène CYLD
Syn. carcinome adénoïde kystique
→ CYLD gene, cylindromatose, carcinome adénoïde kystique
étagé adj.
multifocal
Qui comporte plusieurs localisations sur le même os ou le même membre.
Ex. fracture étagée du membre supérieur, du fémur, du rachis etc.
[I2]
Édit. 2018
protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe amino-acyl-tRNA synthétase l. f.
aminoacyl-tRNA synthetase complex-interacting multifunctional protein 1
Protéine cytoplasmique faisant partie d'un complexe protéique regroupant plusieurs aminoacyl-tRNA synthétases et activant le fonctionnement de ces enzymes.
Elle induit la maturation des cellules dendritiques dans le système nerveux central. et est impliquée dans le processus de myélinisation. Elle possède également des propriétés pro-inflammatoires et stimulantes de la cicatrisation. Des mutations de cette protéine pourraient être impliquées dans certaines formes de maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like.
Syn. multisynthase complex auxiliary component p43
→ aminoacyl-tRNA synthétases, cellule dendritique, myélinisation, maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like
[C1, C3, H1]
Édit. 2018
multisynthase complex auxiliary component p43 l.f.
Syn. protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe aminoacyl-tRNA synthétase
→ protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe aminoacyl-tRNA synthétase
[C1, C3, H1]
Édit. 2018
multisynthase complex auxiliary component p43 l.f.
Syn. protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe aminoacyl-tRNA synthétase
→ protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe aminoacyl-tRNA synthétase
[C1, C3]
Édit. 2018