Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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antipyrétique adj.

antipyretic

Qui prévient ou traite la fièvre.

antivitamines K (AVK) l.f.p.

oral anticoagulant

Substances de Synthèse, de structure chimique voisine de la vitamine K, qui ont pour propriété commune la dépression du complexe prothrombinique (facteurs II, VII, IX et X).
Les AVK existent sous deux formes : les dérivés de la coumarine (acénocoumarol et warfarine) dont le noyau de base est la 4-hydroxycoumarine, et ceux de l’indane-1-3-dione. Ils sont indiqués dans la prévention des complications thromboemboliques des cardiopathies emboligènes, le traitement des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires ainsi que la prévention de leurs récidives.
Les AVK exercent leur effet anticoagulant en interférant avec le cycle de régénération de la vitamine K entraînant une diminution de la production hépatique sous forme fonctionnelle (gamma-carboxylée) de quatre facteurs de la coagulation (II, VII, IX et X). Les conséquences de ce mode d’action complexe et indirect des AVK sont : un index thérapeutique étroit, une grande variabilité de l’effet d’un individu à l’autre, et, pour le même individu, au cours du temps, de multiples interférences médicamenteuses et alimentaires, une latence de l’effet anticoagulant lors de l’instauration, unet lente réversibilité en cas d’arrêt (absence d’effet on-off) et l’impossibilité d’obtenir une anticoagulation dite préventive ou prophylactique.
Les AVK sont des molécules liposolubles de faible masse moléculaire qui traversent aisément les barrières cellulaires (notamment digestives et placentaires). De ce fait l’absorption digestive est rapide et l’administration per os est possible. L’activité des AVK est contrariée par un régime riche en vitamine K.
La mesure INR (International Normalized Ratio) est utilisée pour évaluer l’efficacité des AVK. Tout autre test (Quick, temps de prothrombine) est obsolète (bien qu’encore disponible dans certains laboratoires d’analyses médicales).
Outre le risque hémorragique encas de surdosage, les accidents liés aux AVK sont des lésions cutanées érythémato-vésiculeuses évoluant vers la nécrose. Les dérivés de l’indane-dione peuvent en outre provoquer de la fièvre, ainsi que des troubles digestifs (diarrhée) et rénaux (néphropathie interstitielle anurique).

INR

aoûtat n.m.

chigger

Larve d'Acarien du genre Trombidium (ou Trombicula), responsable de prurit parfois sévère.
Les Acariens du genre Trombidium parasitent de petits mammifères et parfois l'Homme. En été, les larves, de petite taille (moins de 2 mm) et de couleur rouge, sont souvent abondantes dans les prairies ; elles peuvent entraîner un prurit sévère durant quelques jours, souvent accompagné d'érythème et parfois d'une légère fièvre. En Europe, c'est le plus souvent T. autumnalis qui sont en cause.

Syn. rouget

Trombicula autumnalis, trombiculose

Apeu (virus)

Apeu (virus)

Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de Syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Orthabunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.

Sigle APEUV

appendicite aigüe l.f.

acute appendicitis

Affection liée à une inflammation brutale de l'appendice caecal d'apparition récente et d'évolution rapide.
Les appendicites non compliquées sont de diagnostic difficile ; leur incidence diminue. Les appendicites peuvent être compliquées d’emblée sous forme de péritonite ; elles ont une incidence qui reste stable. Ces deux formes d’appendicite ont possiblement une physiopathologie distincte et il n’est pas certain que la seconde soit nécessairement la complication de la première.  Les signes cliniques sont marqués par des douleurs spontanées et provoquées dans la fosse iliaque droite, des nausées, de la fièvre, des vomissements, une hyperleucocytose.
L'atteinte de la paroi appendiculaire peut se compliquer de perforation en péritoine libre ou cloisonné, ou en cas de perforation couverte constituer des abcès locaux, voire régionaux ou à distance ou des plastrons.
Selon la localisation de l'appendice et des lésions associées, on décrit des appendicites rétro- caecale, sous-hépatique, pelvienne, méso-cœliaque, sur malrotation.
La forme gangréneuse est caractérisée par des lésions nécrotiques, une ischémie des parois, une thrombose vasculaire et surtout un état septique microbien.
La forme toxique de Dieulafoy se manifeste par des signes généraux graves, un état de choc toxique, contrastant avec des signes locaux discrets.
La forme phlegmoneuse est caractérisée par un processus inflammatoire aboutissant soit à une infiltration purulente diffuse de la paroi appendiculaire, soit à une collection purulente, des douleurs spontanées ou provoquées au niveau de la fosse iliaque droite avec défense musculaire.Dans les cas où le diagnostic est difficile, l’imagerie est une aide au diagnostic, l’échographie surtout chez les enfants a un intérêt plus pour confirmer le diagnostic que l’exclure. Pour les adultes, le scanner standard ou faible dose est performant pour exclure ou établir le diagnostic en cas de doute. La célioscopie exploratrice n’est pas à proposer en première intention sauf chez la femme jeune lorsque l’imagerie est non contributive.  
Les difficultés et les pièges du diagnostic clinique de l'appendicite ont été décrits par Mondor.

M. Dieulafoy médecin français, membre de l' Académie de médecine (1839-1911), H. Mondor chirurgien français,  membre de l' Académie de médecine (1895-1962), C. H. McBurney, chirurgien américain (1888 et 1894)

[L1, L2]

Édit. 2020

Arénavirus (encéphalites dues aux) l.f.p.

Arenavirus encephalitis

Affections virales dont les réservoirs naturels sont les rongeurs et qui peuvent se manifester par des tableaux d'encéphalite ou de méningo-encéphalite.
Sont incluses principalement dans ce groupe : la chorioméningite lymphocytaire, les fièvres hémorragiques d'Argentine et de Bolivie, ainsi que la fièvre de Lassa.
Évoqué sur des caractéristiques cliniques, le diagnostic n'est affirmé que sur la séroconversion et l'identification du virus.

artériopathie inflammatoire l.f.

angeitic, angiitic vasculitis

Ensemble d'affections qui ont en commun une lésion pariétale des vaisseaux du système nerveux central.
Elles se manifestent par des tableaux cliniques divers : signes focaux déficitaires, crises d'épilepsie, encéphalopathie, associés ou non à des signes généraux : altération de l'état général, fièvre, et/ou atteinte d'autres organes.
Les séquences pondérées en T2 de l'IRM peuvent révéler des hyper-signaux non spécifiques de la substance blanche encéphalique ; l'association à des anomalies corticales est plus caractéristique. L'angiographie permet d'évoquer le diagnostic devant des rétrécissements segmentaires des artères cérébrales, séparés par des dilatations fusiformes. Ces anomalies ne sont pas spécifiques d'une vascularite et restent inconstantes. Seule, la biopsie leptoméningée ou corticale, en fait rarement réalisée, permet un diagnostic de certitude.
Ce type d'affections est rarement isolé, le plus souvent associé à une angéite systémique apparemment primitive, à une maladie systémique, à une pathologie infectieuse, néoplasique, ou à la prise de médicaments ou de toxiques.

Syn. angéite, vascularite

artérite temporale héréditaire l.f.

temporal arteritis

Manifestation localisée de l'artérite à cellules géantes.
L'atteinte de l’artère rétinienne avec cécité est une complication dramatique. La maladie commence par une fatigue profonde, un peu de fièvre, une vitesse de sédimentation élevée et une céphalée violente prédominant aux tempes et exacerbée par l’effleurement cutané en regard. L'artère temporale, indurée en regard, peut être palpée et la biopsie confirme une panartérite à cellules géantes. La plupart des formes sont sporadiques mais l'existence de formes familiales a été observée au moins quinze fois dans la littérature (MIM 187360). On a aussi incriminé une prédisposition génétique par réaction auto-immune (HLA-DR). La maladie correspond en tous points à la maladie de Horton mais elle prend ici un caractère héréditaire.

J. Hutchinson Sir, chirurgien, ophtalmologue, dermatologue et pathologiste britannique (1890)

Syn. artérite à cellules géantes, GCA, artérite crânienne, polymyalgie rhumatismale

arthrite brucellienne l.f.

brucellar arthritis

Ensemble des manifestations articulaires survenant au cours des brucelloses.
S’observant surtout dans les brucelloses à Brucella melitensis, il peut s’agir d’arthralgies fréquentes au cours de la période fébrile (d’où le terme de fièvre sudoro-algique), de mono- arthrites, de polyarthrites aigües, de spondylodiscites et d’arthrites chroniques suppurées pouvant ressembler aux arthrites tuberculeuses, touchant sacro-iliaque, hanche, poignet, etc., mais moins destructrices que ces dernières.

Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation

arthrite des oreillons l.f.

mumps arthritis

Rhumatisme inflammatoire pouvant survenir dans les suites des oreillons ou exceptionnellement avant la parotidite.
Le rhumatisme est le plus souvent poly-articulaire, fait d’arthrites asymétriques accompagnées de fièvre, parfois d’une orchite ; il dure quelques jours à six semaines et guérit sans séquelles.

Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation

Syn. rhumatisme ourlien

oreillons

arthropode n.m.

arthropod

Animal invertébré possédant un squelette externe chitineux qui impose une croissance discontinue entrecoupée de mues.
Il existe plusieurs centaines de milliers d’espèces d’arthropodes comprenant notamment les insectes (3 paires de pattes chez l’adulte) et les arachnides (4 paires de pattes chez l’adulte). Certains de ces arthropodes sont directement parasites (poux, sarcoptes), d’autres interviennent surtout comme agents vecteurs de diverses infections virales (fièvre jaune, dengue), bactériennes (borrélioses) ou parasitaires (paludisme, trypanosomose africaine, leishmanioses) ou encore comme hôtes intermédiaires dans le cycle de nombreux parasites.

Asfivirus

Asfivirus

Genre de virus à ADN, de la famille des Asfarviridae, ne comprenant qu'une seule espèce : l'agent de la fièvre porcine africaine.
La réplication de ce virus a lieu dans le cytoplasme des cellules. La transmission s'effectue par contact avec un animal infecté ou un environnement contaminé, parfois grâce à un vecteur (tique Argasidae du genre Ornithodoros ; c'est le seul virus à ADN à être transmis par un arthropode vecteur).

peste porcine africaine

[D1]

Édit. 2018

Banna (virus)

Banna (virus)
Virus à ARN connu de Chine, du Vietnam et d'Indonésie, appartenant au genre Seadornavirus (famille des Reoviridae).
Le virus Banna, dont on connait plusieurs types, est responsable, chez l'Homme, de syndromes fébriles pseudo-grippaux (fièvre, malaise général, myalgies, arthralgies) et de syndromes encéphalitiques fréquemment confondus avec l'encéphalite japonaise. Sa transmission pourrait être assurée par des moustiques du genre Culex.

Sigle BAV

Édit. 2017

bartholinite n.f.

bartholinitis

Infection de la glande vestibulaire majeure ou glande de Bartholin.
Aigüe, elle réalise un abcès qui associe des douleurs lancinantes et pulsatiles, unilatérales, siégeant à la vulve, irradiant vers la cuisse et la région inguinale, à une fièvre à 38°-39° oscillante et à une tuméfaction de la base de la grande lèvre, tendue, rouge, douloureuse, évoluant souvent vers la fistulisation spontanée.
Chronique, elle forme un kyste qui est le plus souvent un abcès refroidi et se présente comme une tuméfaction sensible ou indolore, parfois siège de poussées aigües.
Au stade inflammatoire, un traitement antibiotique peut être résolutif. Au stade d'abcès, l'évacuation chirurgicale est nécessaire. Au stade chronique, il faut faire l'exérèse de la glande.

abcès de la glande de Bartholin

Édit. 2017

Bartonella

Bartonella
Genre de bactéries intracellulaires à Gram négatif, de la famille des Bartonellaceae (Ordre des Rickettsiales), regroupant un grand nombre d'espèces dont plusieurs sont pathogènes pour l'Homme.
Bartonella bacilliformis était autrefois la seule espèce de ce genre connue pour être pathogène pour l'Homme. Par la suite, plusieurs autres espèces pathogènes ont été rattachées au genre Bartonella. Chez l'Homme, ces bactéries sont caractérisées par un tropisme vis-à-vis des cellules épithéliales et leur capacité à induire des lésions angioprolifératives. Les principales bartonelloses humaines sont la fièvre des tranchées (due à B. quintana), la péliose hépatique (à B. henselae), l'angiomatose bacillaire (à B. quintana et B. henselae) et la maladie de Carrion (à B. bacilliformis). De nombreuses autres espèces infectent des animaux (rongeurs, chauves-souris,…). Des bactériémies asymptomatiques à Bartonella sont fréquemment observées chez l'animal comme chez l'Homme. Les Bartonella sont généralement transmises par des Arthropodes vecteurs (poux, puces, phlébotomes, tiques, etc.). 

Étym. de A. L. Barton, médecin péruvien (1909)

bartonellose, Bartonella bacilliformis, Bartonella quintana, Bartonella henselae, Bartonellaceae

Édit. 2017

Bartonella quintana

Bartonella quintana
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Bartonellaceae, de l'Ordre des Rickettsiales.
Cette bactérie a été désignée autrefois sous les noms de Rickettsia quintana et de Rochalimaea quintana. Elle est responsable, chez l'Homme, de la fièvre des tranchées, de l'angiomatose bacillaire, de la péliose hépatique, d'endocardites, de lymphadénopathies chroniques, parfois aussi de bactériémies persistantes asymptomatiques. Sa transmission est assurée par les déjections de poux de corps (Pediculus humanus) infectés ; un faible niveau d'hygiène est favorable à son maintien dans la population. L'Homme, le seul hôte connu de ce germe, en constitue le réservoir.

 fièvre des tranchées, Bartonella, péliose hépatique, angiomatose bacillaire, bartonellose

Édit. 2017

Basedow (maladie de) l.f.

Grave’s disease

Elle constitue la cause emblématique, la plus fréquente et sémiologiquement la plus impressionnante des hyperthyroïdies, qu’explique l’apparition d’autoanticorps stimulants du récepteur de la TSH.
Sa prévalence est estimée à 1-2 % de la population. L’affection prédomine largement chez la femme adulte (sex ratio homme/femme=1/7), même si elle n’épargne pas l’homme et l’enfant où le diagnostic est souvent plus tardivement évoqué. Elle survient volontiers chez des sujets considérés de longue date comme inquiets et fragiles, fréquemment à l’occasion d’un épisode de la vie génitale (puberté, à distance des grossesses, ménopause) ou d’un stress (séparation, décès, licenciement, déménagement…).
Elle s’exprime cliniquement sous forme d’un goitre d’apparition récente, diffus, homogène, vasculaire, de signes orbitaires (gonflement et rétraction des paupières, exophtalmie, troubles de l’oculomotricité…) et d’un ensemble de signes de thyrotoxicose qui sont l’expression clinique de l’inflation hormonale : tachychardie permanente, amaigrissement malgré une polyphagie, tremblement fin et rapide des extrêmités, thermophobie, sueurs, polydipsie, diarrhée, asthénie musculaire, hyperémotivité…Un vitiligo, une capsulite rétractile des épaules, d’autres désordres auto-immuns (polyarthrite rhumatoide, diabète insulinopénique..)constituent des associations possibles., , Les examens biologiques caractérisent une baisse de la TSH, un accroissement des concentrations sanguines des hormones thyroïdiennes et la présence accrue d’anticorps antirécepteur de la TSH, ce qui dispense ordinairement de la scintigraphie thyroïdienne qui révèlerait une fixation homogène et diffuse du technetium ou de l’iode 123. L’échographie quantifierait le volume thyroidïen, révèlant ordinairement un aspect globalement hypoéchogène du parenchyme avec hypervascularisation diffuse (« thyroïde infernale ») .
En l’absence de thérapeutique, l’affection expose à des complications : extrasystolie, flutter et fibrillation atriale, insuffisance cardiaque (ces manifestations, lorsqu’elles sont révélatrices constituent la thyrotoxicose) ; ostéopénie et ostéoporose avec accroissement du risque fracturaire ; hypercalcémie ; crise thyrotoxique aigüe (fièvre élevée, tachycardie extrême, deshydratation, agitation extrême ou apathie et coma),
Des complications oculaires sont observées dans 3 à 5 % des cas, surtout favorisées par le tabagisme, l’intensité des désordres auto-immuns, et des traitements inadaptés induisant notamment un défreinage de la TSH. L’intensité des signes inflammatoires, de la protrusion des globes oculaires, de l’infiltration des muscles expliquent les risques de chemosis, conjonctivites, kératites, diplopie et souffrance du nerf optique menaçant la vision. Au maximum se constitue un tableau d’exophtalmie maligne.
L’affection nécessite une prise en charge spécialisée : antithyroïdiens de synthèse en traitement prolongé ordinairement durant 18 mois à 2 ans, administration thérapeutique d’une dose d’iode 131, thyroïdectomie ordinairement totale après réduction préalable soigneuse de l’hyperfonctionnement thyroïdien. L’atteinte cardiaque impose un traitement radical chirurgical ou radioisotopique, solution thérapeutique souvent aussi envisagée lorsque la maladie récidive après un traitement médical par antithyroïdien correctement conduit. Les signes oculaires invalidants nécessitent précocément une prise en charge multidisciplinaire, l’administration de corticoïdes habituellement en bolus discontinus, parfois radiothérapie, décompression chirurgicale en urgence ou au stade de séquelles. La gestion d’un éventuel projet de grossesse est impérative, car cette situation nécessite aussi d’importantes précautions pour prévenir notamment les risques de dysthyroïdies transplacentaires ou néonatales. .

K. von Basedow, médecin allemand (1840)

Syn. goitre exophtalmique, maladie de Graves, maladie de Graves-Basedow, thyréotoxicose, goitre exophtalmique, goitre toxique diffus, ophtalmopathie de Graves

 hyperthyroïdie, Basedow (maladie de) et psychisme

Édit. 2017

Bickerstaff (encéphalite de type) l.f.

Bickerstaff’'s type encephalitis

Groupe d'affections caractérisées par des signes d'encéphalite du tronc cérébral (rhombencéphalite), survenant principalement chez des enfants, des adolescents ou des adultes jeunes de sexe masculin.
Le début se marque par des céphalées avec fièvre, vomissements et épisodes vertigineux. Une paralysie oculomotrice et des troubles de la vigilance apparaissent ensuite. Une atteinte de la plupart des nerfs crâniens est fréquente et des signes pyramidaux et extrapyramidaux sont possibles. Une pléiocytose lymphocytaire est relevée dans le liquide céré bro-spinal.
Après deux à trois semaines, l'évolution est notée comme régressive dans la généralité des cas.
Le diagnostic différentiel doit porter sur les affections à virus Epstein-Barr et à cytomégalovirus, qui réclament un traitement urgent.

E. R. Bickerstaff, neurologue britannique (1951)

cytomégalovirus, Epstein Barr (virus d')

Édit. 2017

Borrelia duttoni

Borrelia duttoni

Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable, en Afrique et à Madagascar, d'une fièvre récurrente sporadique à tiques.
La borréliose à B. duttonii est caractérisée par sa longue incubation, le nombre élevé des récurrences avec paroxysmes assez brefs et la fréquence des complications oculaires. Elle peut s'avérer sévère, voire mortelle, chez les sujets non immuns. L'infection est suivie d'une immunité qui semble solide et très spécifique de la souche en cause.

Le vecteur de cette bactérie est la tique Ornithodoros moubata, répandu en Afrique sub-saharienne et à Madagascar et dont l'habitat est constitué par les terriers d'oryctérope, de Phacochère, de Porc-épic, mais on le trouve aussi dans les porcheries ou même dans le sol et les anfractuosités des murs des habitations humaines. La transmission se fait par la salive et par le liquide coxal ; une transmission verticale existe chez la tique qui apparaît comme le réservoir majeur de cette Borrelia. L'Homme parait être le seul vertébré infecté par B. duttonii.

borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Ornithodoros moubata, Spirochaetaceae, tique

[D1, D4]

Édit. 2019

Borrelia recurrentis

Borrelia recurrentis

Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, agent de la fièvre récurrente à poux, borréliose sévère, potentiellement cosmopolite, spécifique de l'Homme.
Cette borréliose est transmise par les poux de corps, lorsque l'hémolymphe de l'insecte, très riche en Borrelia, est répandue sur la peau lors d'un traumatisme du pou. Des foyers permanents existent dans les montagnes de l'Est africain (massif éthiopien), sans doute aussi dans certains pays andins et peut-être en Chine du Nord. A partir de ces foyers, peuvent se manifester, lorsque les conditions sont favorables (saison froide, états de guerre, de misère, etc.), des épidémies dans les régions voisines.

borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente cosmopolite à poux, Borrelia, pou, Spirochaetaceae

[D1, D4]

Édit. 2019

Bourbon (virus)

Bourbon (virus)

Virus à ARN du genre Thogotovirus (famille des Orthomyxoviridae), probablement responsable d'infections humaines sévères aux Etats-Unis.
Le tableau clinique attribuable, selon toute vraisemblance, à l'infection par le virus Bourbon est celui d'un syndrome infectieux aigu, comprenant de la fièvre, une asthénie, des nausées, des arthralgies et myalgies, une éruption cutanée, qui peut évoluer vers une défaillance cardiaque, rénale ou respiratoire éventuellement mortelle. S'y associent une thrombopénie et une leucopénie.
Isolé pour la première fois du sang d'un patient au Kansas en 2014, ce virus pourrait être transmis par des Arthropodes vecteurs, peut-être des tiques.

Étym. Bourbon, comté du Kansas, Etats-Unis.

Édit. 2017

bronchopneumonie virale l.f.

viral pneumonia

Infections virales fréquentes des voies respiratoires basses dont les virus responsables sont le virus influenzae A (agent de la grippe), le virus respiratoire syncytial, les virus para-influenzae et les adénovirus, le virus de la rougeole, l'herpès virus, plus rarement les rhinovirus.
Les bronchopneumonies virales sont une cause importante de décès au cours du premier âge, chez l'enfant, chez les personnes âgées et les immunodéprimés.
Le tableau clinique de ces bronchopneumonies virales est progressif avec des signes rhinopharyngés, de la fièvre, un malaise avec adynamie, une toux sèche et quinteuse, quelques râles à l'auscultation, une leucopénie à l'hémogramme. Le diagnostic repose sur la détection des antigènes viraux à l'aide d'anticorps monoclonaux sur un écouvillonnage nasal ou pharyngé.
La chimiothérapie antivirale a fait d'importants progrès, limités cependant par la cytotoxicité, la variabilité génétique du virus, l'incurabilité des infections virales latentes.
adénovirus, herpesviridae

pneumocoque, Haemophilus influenzae, parainfluenza virus, virus respiratoire syncytial,

Édit. 2017

Bussuquara (virus)

Bussuquara (virus)
Virus à ARN du genre Flavivirus (famille des Flaviviridae) provoquant, chez l'Homme, des syndromes fébriles bénins.
Ce virus est répandu en Amérique tropicale où il se manifeste par des syndromes fébriles sporadiques associant fièvre, anorexie, arthralgies, céphalées, frissons, durant quatre à cinq jours. Il semble infecter des rongeurs et être transmis par des moustiques du genre Culex.

Sigle BSQV

Édit. 2017

Bwamba (virus)

Bwamba (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae).
Le vecteur de ce virus est un moustique. Il a été isolé en Ouganda mais serait plus largement répandu en Afrique Centrale. Il est responsable d’une fièvre, le plus souvent bénigne.

Sigle BWAV

Édit. 2017

Cache Valley (virus)

Cache Valley (virus)

Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), parfois responsable de syndromes méningés en Amérique du Nord.
Les infections humaines par le virus Cache Valley ne sont pas fréquemment observées. Elles peuvent se manifester par de la fièvre, des céphalées, des nausées et des vomissements et, parfois, une méningite aseptique ou une encéphalite. Ce virus circule principalement dans le Sud-est des Etats-Unis. Ses hôtes naturels semblent être des mammifères (chevaux, daims, bovins, moutons, ...) et ses vecteurs sont des moustiques. Il pourrait être responsable d'avortements chez les brebis et de malformations congénitales chez les agneaux.

Syn. Akabane (virus)

Sigle CVV

[D1,H1]

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