suc gastrique l.m.
gastric juice
Liquide sécrété par les glandes en tubes de l'épithélium gastrique, agent essentiel de la digestion.
Chez l'Animal, la méthode de choix pour le recueillir à l'état pur est le petit estomac de Pavlov. Chez l'Homme, on le recueille par tubage après administration d'un repas d'épreuve ou après injection d'histamine, qui stimulent sa sécrétion. Ses principales caractéristiques sont : liquide clair, inodore, légèrement visqueux, franchement acide. L'acidité libre (acide chlorhydrique) à jeun est normalement comprise entre 0 et 1 g/L ; l'acidité totale (acide chlorhydrique lié aux protéines, phosphates et carbonates, plus l'acidité libre) ne dépasse pas 1,8 g/L. Le suc gastrique contient aussi des enzymes, la pepsine notamment, et une mucine, sécrétée par de très nombreuses cellules de la paroi gastrique, dont le rôle physiologique est de protéger la muqueuse contre l'autodigestion et de constituer un gradient pour la neutralisation de l'acide chlorhydrique au contact de la muqueuse. Accessoirement, le suc gastrique contient de l'histidine, une cathepsine, le labferment (ou chymosine), pouvant coaguler le lait, et une lipase gastrique de faible activité. On estime à 1 500 mL la quantité moyenne de suc gastrique sécrétée en 24 heures par un homme normalement alimenté ; elle peut varier entre 1 et 2,5 litres.
ulcère gastrique l.m.
gastric ulcer
Ulcère développé au niveau de la paroi gastrique, depuis le cardia jusqu'au pylore.
La possibilité d'ulcères cancéreux au niveau de l'estomac explique la nécessité de prélever des biopsies.
Étym. lat. ulcus : ulcère
veine gastrique droite l.f.
vena gastrica dextra (TA)
right gastric vein
Veine satellite de l’artère gastrique droite.
Elle nait par deux rameaux antérieur et postérieur, le long de la portion distale de la petite courbure gastrique. Elle s’abouche à la face antérieure de la veine porte dans le petit omentum. Elle est anastomosée par ses rameaux d’origine avec la veine gastrique gauche.
Syn. anc. veine pylorique
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine gastrique gauche l.f.
vena gastrica sinistra (TA)
left gastric vein
Veine satellite de l’artère gastrique gauche.
Elle nait, au niveau de la partie haute de la petite courbure gastrique, par deux branches satellites des artères terminales de l’artère gastrique gauche. Dans le ligament gastro-pancréatique, elle longe le bord inférieur de l’artère gastrique gauche, puis se place en avant d’elle pour passer dans l’angle de bifurcation du tronc coeliaque, entre l’artère liénale et l’artère hépatique. Elle se jette dans la veine porte, près de son origine, le plus souvent en arrière du pancréas, parfois à la base du petit omentum. Elle reçoit toutes les veines satellites des branches collatérales de l’artère gastrique gauche. Ses branches d’origine cardio-oesophagiennes constituent, avec les veines oesophagiennes dépendant des veines azygos, une voie d’anastomoses porto-caves importantes en pathologie de l’hypertension portale.
Syn. anc. veine coronaire stomachique
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
vidange gastrique l.f.
Expulsion du contenu de l’estomac.
Ce mécanisme détermine la quantité et la qualité des substrats alimentaires offerts à la digestion et à l’absorption de l’intestin grêle.
Elle fait intervenir l’estomac proximal, l’estomac distal et le pylore : chacun de ces secteurs contribue de façon différente selon la période de jeûne et la période interdigestive à l’évacuation du contenu gastrique.
Le temps de demi-évacuation des liquides est d’environ une heure, celui des solides d’environ deux heures.
La régulation de la vidange gastrique est sous la dépendance de mécanismes myogéniques (impliquant le muscle lisse) et de mécanismes nerveux et hormonaux ; la régulation neurohormonale est de type rétrocontrôle par libération d’hormones consécutive à la stimulation de récepteurs de l’intestin grêle proximal (sécrétine, cholécystokinine, peptide YY, motiline, etc.)
Les troubles de la vidange gastrique peuvent être soit secondaires aux perturbations de la motricité gastroduodénale primitive soit secondaires à une affection digestive ou extradigestive, voire la conséquence d’une intervention chirurgicale gastroduodénale.
→ sécrétine, cholécystokinine, peptide YY, motiline
vidange gastrique (étude isotopique de la) l.f.
gastric emptying test
volvulus gastrique organoaxial l.m.
axial gastric volvulus
Type de volvulus gastrique dans lequel l'axe de rotation va du cardia au pylore.
La grande courbure tourne autour de cet axe et vient se placer en haut et en avant, sous le foie entraînant avec elle le côlon transverse et le grand épiploon, la face postérieure de l'estomac devenant antérieure.
A. Payer, chirurgien autrichien (1909)
Étym. lat. volvere : rouler
Syn. volvulus de Payer
étude isotopique de la vidange gastrique l.f.
scintigraphie gastrique
[B3,B2,L1]
Édit. 2018
grosse tubérosité gastrique l.f.
fundus gastricus (TA)
Syn. fundus de l'estomac, poche à air gastrique, fond de l’estomac
[A1]
Édit. 2019
linite gastrique l.f.
linitis plastica
Forme particulière d'adénocarcinome de l'estomac se manifestant par un épaississement et un aspect rigide de la paroi gastrique.
Histologiquement c'est l'aspect macroscopique avec l'important stroma fribreux qui est l'élément majeur du diagnostic. Il s'y associe des cellules tumorales peu abondantes; dispersées au sein de la fibrose, indépendantes, c'est à dire sans formation glandulaire ou en bague à chatons, avec un noyau refoulé en périphérie par une grande vacuole de mucus. Les biopsies peuvent être négatives; elles doivent être profondes et nombreuses.
Elle se différencie cliniquement de l'adénocarcinome gastrique habituel par sa survenue plus précoce, l'absence de lien avec l'helicobacter pylori, son caractère métastatique habituel aux ovaires et au péritoine.
Si les biopsies ne montrent pas de cellules carcinomateuses, l'imagerie est d'une grande aide au diagnostic. Le scanner montre un épaississement diffus de la paroi gastrique. L'échoendoscopie révèle un épaississement (> 4 mm) de la sous muqueuse de la paroi gastrique, le plus souvent circonférentielle.
Syn. linite plastique
→ adénocarcinome gastrique, Helicobacter pylori
[L1, F2]
Édit. 2019
linite gastrique l.f.
linitis
Cancer infiltrant, transformant tout ou partie de l’estomac en un tube rigide.
La paroi gastrique épaissie est le siège d’une prolifération cellulaire atypique incluse dans un abondant stroma fibreux.
Étym. lat. linea : lin, à cause de la blancheur et de la résistance du tissu pathologique
Syn. linite plastique, linitis plastica
[F2, L1]
Édit. 2019