Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cellules de Cajal l.f.p.

Cajal’s cell

Les cellules interstitielles de Cajal sont à l'origine de l'automatisme des fibres lisses gastro-intestinales.
Elles sont situées entre les couches musculaires lisses longitudinales et circulaires et autour des ganglions des plexus myentériques. Connectées aux cellules lisses par des jonctions serrées, elles développent de nombreuses ramifications interconnectées pour former un réseau.
Les cellules de Cajal ont quatre fonctions majeures :
1) l'automatisme du tube digestif,
2) la dépolarisation des cellules musculaires lisses en ouvrant leurs canaux calciques "voltage dépendant", à l'origine des ondes lentes qui déterminent un rythme électrique de base de fréquence propre à chaque segment du tube digestif,
3) la conduction électronique des ondes lentes,
4) la liaison entre les motoneurones (excitateurs ou inhibiteurs) et les fibres lisses.
Leur déficit serait à l’origine de l'achalasie. Les tumeurs stromales gastro-intestinales dérivent des cellules de Cajal

S. Ramón Cajal, anatomopathologiste espagnol, prix Nobel de médecine en 1906 (1852-1934)

[A2,L1]

cellules de Purkinje l.f.p.

Neurone très différencié, au nombre approximatif de 15 millions, élément fondamental du cortex cérébelleux, dont les corps cellulaires sont disposés en une couche d'une seule rangée, située entre la couche des grains, la plus profonde, et la couche moléculaire, la plus superficielle.
Elles émettent deux dendrites qui s’épanouissent dans la couche moléculaire sous forme d’arborisations très touffues,et un axone descendant qui traverse la couche granuleuse en donnant des collatérales à trajet récurrent et pénètre ensuite dans la substance blanche, en s’entourant de myéline, pour finir dans les cellules du noyau dentelé. Leurs axones, qui forment les seules voies efférentes du cortex cérébelleux, traversent la substance blanche cérébelleuse pour aboutir principalement aux noyaux cérébelleux profonds, sur lesquels ils exercent une action inhibitrice.
Chaque cellule de Purkinje est activée par deux types d'afférences cérébelleuses : les fibres grimpantes, axones des neurones dont le corps cellulaire siège dans les olives bulbaires, et les fibres moussues, axones des neurones dont le corps cellulaire siège dans le pied de la protubérance, la moelle et les noyaux vestibulaires, activatrices des dendrites des cellules de Purkinje par l'intermédiaire des cellules des grains du cervelet.
Les cellules de Purkinje sont très riches en neurofibrilles ; leurs corps de Nissl sont disposés en réseaux. Elles représentent des neurones moteurs centraux et ont la particularité de s’articuler avec toutes les cellules environnantes.

J. von Purkinje, physiologiste tchèque originaire de Bohême (1845)

[H5]

cellule suppressive l.f.

suppressor cells

Cellule exerçant une fonction de régulation négative sur l'induction ou l'expression de certaines formes de réponses immunitaires.
Les cellules suppressives sont particulièrement hétérogènes. Elles sont mises en évidence au cours d’expériences de transfert adoptif de lymphocytes T chez l’animal.
Dans certains modèles de tolérance induite par administration orale de l’antigène, des lymphocytes T CD8+ qui produisent du TGFbêta peuvent inhiber des réactions inflammatoires ou cytotoxiques qui mettent en jeu des lymphocytes T effecteurs.
Dans d’autres modèles, des cellules T de type Th2 ont un effet antagoniste vis-à-vis des cellules de type Th1 productrices d’interféron .
Des cellules T suppressives de type 2 (Th2) peuvent s’opposer au développement de lymphocytes T effecteurs de type 1 (Th1). Certaines cellules suppressives peuvent être des lymphocytes T cytotoxiques CD8+ qui reconnaissent des peptides de la région CDR3 du TCR des lymphocytes T effecteurs (régulation idiotypique).

[A2,F3]

clustérine n.f.

clusterin

Glycoprotéine sécrétée par différents tissus de l'Homme et de mammifères, caractérisée par une capacité de provoquer l'agrégation de globules rouges ou d'autres cellules.
Initialement découverte comme la protéine la plus abondante de la sécrétion des cellules de Sertoli dans les tubes séminifères, elle fut identifiée à une protéine inhibitrice de la réaction cytolytique de la cascade du complément ; elle fut ensuite trouvée associée aux processus de lésions cellulaires telles que ischémie, apoptose, dégénérescence tissulaire, lésions cérébrales de la maladie d'Alzheimer, etc. Elle est liée dans le plasma à des HDL (lipoprotéines de haute densité) contenant de l'apo A-I, où on lui a donné le nom d'apolipoprotéine J. Dans les cellules neuroendocriniennes on en a mis en évidence sous le nom de sécrétogranine IV ; les cellules épithéliales de l'appareil urogénital sécrètent une protéine de masse 80 kDa appelée gp80, identique à la clustérine. C'est une protéine hétérodimère formée de deux sousunités a et b, unies par deux ponts disulfure, et portant des chaînes glucidiques fortement sulfatées. Les deux sous-unités proviennent d'une chaîne polypeptidique unique de 427 aminoacides, qui a subi une coupure protéolytique entre une arginine 205 et une sérine 206. La clustérine a une affinité pour les lipides, ce qui explique qu'elle soit présente dans le plasma sanguin (environ 50 µg/mL) sous forme de HDL dont elle peut être dissociée par les détergents non ioniques. Apparemment elle fait partie des particules HDL qui contiennent la CETP, protéine de transport des esters de cholestérol. On la considère comme un marqueur de la mort cellulaire. Mais elle joue sans doute un rôle physiologique, accompagnant des neuropeptides sécrétés par les cellules neuroendocriniennes. Elle sert peut-être à l'organisation des tissus pendant la période embryonnaire.

[C1]

érythropoïèse n.f.

erythropoiesis

Formation de l’hématie, qui s'effectue dans les tissus où sont biosynthétisées toutes les protéines qu'il contient pendant la période de maturation.
Les os sont le siège de l'érythropoïèse normale chez l'adulte.
Le tissu hématopoïétique impliqué dans l'érythropoïèse se divise en trois compartiments définis par leur sensibilité à différents facteurs hormonaux : les cellules souches totipotentes, les cellules souches prédifférenciées ou progéniteurs qui se composent de cellules primitives proches de la cellule souche et de cellules plus matures sensibles à l'érythropoïétine, les cellules différenciées ou compartiment érythroblastique, dont la maturation est également stimulée par l'érythropoïétine

érythropoïétine

[F1,C2,C3]

Édit. 2018 

estomac m.n.

gaster (TA)

stomac

Segment dilaté du tube digestif communiquant en haut avec l’œsophage par le cardia et en bas avec le duodénum par le pylore.
Il est situé dans la loge sous-phrénique gauche (région hypochondriaque gauche et région épigastrique). En forme de J, il comprend deux parties : une portion verticale formée du fundus gastrique et du corps gastrique dont la partie la plus déclive est la petite tubérosité ; une portion horizontale, la portion pylorique comprenant l’antre pylorique auquel fait suite une portion rétrécie, le canal pylorique qui s’ouvre sur le pylore. Les parois antérieure et postérieure de l’estomac sont réunies au niveau de la grande courbure à gauche et de la petite courbure à droite.
La paroi gastrique est constituée  de cinq tuniques superposées de la superficie à la profondeur : la tunique séreuse, la couche sous séreuse, la tunique musculaire, la couche sous muqueuse et la tunique muqueuse.
L’estomac est innervé par les nerfs vagues et des rameaux d’origine sympathique.
En dehors de son rôle mécanique de brassage des aliments, l’estomac prend une part importante à la digestion par sa sécrétion exocrine de suc gastrique. La muqueuse antropylorique est riche en glandes à mucus. La muqueuse fundique comporte quatre types de cellules sécrétrices : cellules à mucus épais, cellules à mucus clair, cellules principales élaborant le pepsinogène, converti en pepsine par l’acide chlorhydrique et des cellules bordantes situées à la périphérie des tubes glandulaires et sécrétant l’acide chlorhydrique.  La muqueuse fundique sécrète en outre le facteur intrinsèque de Castle. Chez le nourrisson, la muqueuse gastrique sécrète la présure ou labferment.

Étym. gr. stomachos : estomac

[A1,L1]

Édit. 2018  

de Graaf (follicule de)

l.m.p.

graafian follicle

Follicule ovarien arrivé au terme de sa maturation, destiné à se rompre, au 14ème jour du cycle menstruel.
Lors de l’ovulation, ce follicule se rompt et libère dans la cavité péritonéale l’ovule qui est recueilli par le pavillon tubaire. Après l’ovulation, le follicule rompu est une formation cavitaire de 15 à 25 mm de diamètre, incluse dans la corticale ovarienne, remplie de liquide folliculaire, limitée en périphérie par la membrane de Slavjanski, sur laquelle reposent 5 à 6 assises de cellules de la granulosa, contient une zone hémorragique autour de laquelle s’organisent les trois couches de la paroi folliculaire, granulosa, thèque interne et thèque externe, pour former une glande endocrine transitoire, le corps jaune. Le corps jaune ne se développera pleinement que si l’ovule est fécondé. Les cellules de la granulosa, volumineuses, au cytoplasme chargé d’un pigment jaune donnant sa couleur à cette glande endocrine temporaire, ou cellules lutéiniques de la granulosa, sécrètent la progestérone. Les cellules de la thèque interne, plus petites que les précédentes, sécrètent des  oestrogènes; ce sont les cellules lutéiniques thécales. A la douzième semaine de grossesse, le corps jaune régresse et forme le corps blanc non fonctionnel ou corpus albicans, formation fibreuse inactive, cicatricielle.
En l’absence de fécondation, le corps jaune régresse environ 9 jours après l’ovulation, c’est-à-dire vers le 23ème jour du cycle menstruel.
La mise en évidence du follicule mature par l'échographie, de préférence par voie transvaginale, permet de surveiller les traitements inducteurs de l'ovulation en association avec le dosage plasmatique de 17-β-œstradiol et de réaliser le recueil des ovocytes pour la fécondation in vitro.

R. de Graaf, anatomiste et médecin néerlandais (1641-1673)

Syn. follicule mature, follicule ovarien vésiculeux

membrane de Slavjanski,granulosa, thèque, corps jaune, progestérone, oestrone.

[A3,O3]

Édit. 2018

frottis vaginal cytohormonal l.m.

cyto-hormonal vaginal smear

Méthode d'exploration cyto-hormonale des fonctions ovariennes.
Les mucosités et les cellules vaginales sont étalées sur lames et colorées par le liquide de Shorr. L'aspect des cellules épithéliales du vagin varie selon les stades du cycle menstruel : cellules basophiles atrophiques après les règles, cellules éosinophiles kératinisées de plus en plus nombreuses jusqu'à l'ovulation, devenant ensuite plus rares et plissées. En cas d'hypofolliculinie, le frottis révèle une abondance anormale de cellules kératinisées. Il permet l'évaluation rapide du degré d'imprégnation hormonale, essentiellement œstrogénique. L'aspect cellulaire du frottis traduit le climat hormonal du cycle.

G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1917) ; E. Shorr, médecin clinicien et anatomopathologiste américain (1940)

Syn. colpocytologie, test de Papanicolaou

[B3, O3, A2]

Édit. 2019

îlots pancréatiques l.m.p.

insulae pancreaticae (TA)

pancreatic islets.
Ilots de cellules endocrines répartis au sein du tissu pancréatique.
Ils sont irrégulièrement distribués dans le parenchyme pancréatique. Ce sont des zones grises ou jaunâtres de 100 à 300µ. Ils sont abondamment vascularisés. Ils sont constitués par des cordons cellulaires tortueux dont les cellules polyédriques, tassées les unes contre les autres, contiennent des granulations. Ils renferment essentiellement deux types de cellules : des cellules α auxquelles on attribue l’élaboration d’une hormone lipocaïque et du glucagon ; des cellules β qui sécrètent l’insuline.

P. Langerhans, anatomiste et anatomo-pathologiste allemand (1847-1888)

Syn. anc. îlots de Langerhans

immunomarqueurs en dermatopathologie l.m.p.

immunological stains in dermatopathology

Anticorps utilisés pour l’immunomarquage, servant à reconnaître l’immunophénotype de certaines cellules et donc à apprécier le type de différenciation de processus tumoraux.
Surtout utiles pour identifier les tumeurs peu différenciées, ceux qui sont actuellement le plus utilisés appartiennent à plusieurs groupes.
Parmi ceux qui marquent la différenciation épithéliale les principaux sont ceux qui reconnaissent la cytokératine, composant structural du cytosquelette des cellules épithéliales, tels les anticorps CK7 et CK20, l’antigène épithélial de membrane (EMA) qui marque les éléments glandulaires eccrines, apocrines et sébacés, et l’antigène carcino-embryonnaire (CEA) qui identifie les tumeurs eccrines et la maladie de Paget extra-mammaire.
La mise en évidence d’une différenciation mésenchymateuse a recours à différents anticorps : aux CD31 et CD34 pour les tumeurs d’origine endothéliale ; à la desmine pour le tissu musculaire, aussi bien squelettique que lisse et cardiaque, à l’actine, plus sensible, qui marque aussi les cellules myoépithéliales et les myofibroblastes et dont une variété (HHF35) est spécifique du muscle tandis que l’autre (7GFA1) l’est du seul muscle lisse ; au CD34 qui est également utilisé pour identifier les lipomes à cellules fusiformes, certains sarcomes des tissus mous et le dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand, ce qui permet de le différencier du dermatofibrome qui, lui, est CD34 négatif mais, en revanche réagit avec le facteur XIIIa.
Les marqueurs neuro-ectodermiques sont la Protéine S-100 qui reconnaît les tumeurs mélanocytaires et nerveuses, les cellules de Langerhans et les glandes eccrines et apocrines, ainsi que l’anticorps monoclonal HMB-45 utilisé pour identifier les mélanomes et certains types de naevus, de même que le MelaA et le MART-1 pour les mélanocytes.
L’identification des éléments du système hématopoïétique fait appel à plusieurs marqueurs : au CD3 ou antigène leucocytaire commun (ALC), au CD20 ou Pan-leucocyaire B, au CD43 (Leu-22) ou Pan-leucocyaire T, au CD30 (Ki-1) qui est utile pour identifier des lésions de maladie de Hodgkin, des lymphomes anaplasiques et la papulose lymphomatoïde, ainsi qu’au CD68 (Kp-1) qui reconnaît les macrophages et histiocytes mais peut-être aussi les mélanocytes tumoraux.

J. Darier, membre de l’Académie de Médecine et  M. Ferrand, dermatologues français (1924) ; T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1932)

Étym. lat. immunis : exempt de

interleukine 1 n.f.

interleukin-1

Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.

Sigle  : IL-1

phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.

interstitium pulmonaire l.m.

pulmonary interstitium

Tissu interstitiel histologiquement composite.
Au niveau du poumon, il est fait de trois zones :
- l'interstitium vrai représentant le territoire fonctionnel essentiellement pour les échanges gazeux ;
- l'interstitium formant le tissu de soutien autour des vaisseaux et des bronches ;
- l'interstitium enveloppant le parenchyme pulmonaire, permettant la transmission des variations de volume et des pressions pulmonaires.
Chez l'homme, 50 % du tissu interstitiel est occupé par des cellules représentées surtout par les cellules fibroblastiques, associées à une matrice de collagène pour l'essentiel.
Au niveau de l'interstitium vrai, on tend à distinguer deux types de fibroblastes : les cellules lipidiques et les cellules non lipidiques. Les cellules lipidiques sont au maximum au moment de la prolifération alvéolaire. Elles Contenant des myofilaments, elles sont riches en lipoprotéine-lipase intervenant dans le métabolisme du surfactant et seraient associées à la biosynthèse de l'élastine. Elles sont difficiles à mettre en évidence chez l'adulte.

Langerhans (cellule de) l.f.

Langerhans cell

Cellule dendritique, très claire en microscopie optique (invisible avec les colorations habituelles et mise en évidence par imprégnation argentique), présentant, en microscopie électronique, des organites discoïdes (granules ou corps de Birbeck, ou encore bâtonnets de Langerhans) et qui exprime, à sa surface, des antigènes CD1a.
D'origine médullaire, siégeant dans le stratum spinosum de l'épiderme et dans l'ensemble des muqueuses, ces cellules, qui représentent de 2 à 4 % des cellules épidermiques, constituent un réseau de cellules présentatrices d'antigène intervenant dans les réactions d'allergie de contact. Cellules sentinelles, elles sont capables d’internaliser les exoantigènes et d’induire une réaction de défense immunitaire dans laquelle interviennent les lymphocytes T. Les granules de Birbeck qui se forment par invagination de la membrane cytoplasmique participent au processus d’internalisation et représentent probablement le mode d’adaptation réalisé par la cellule de Langerhans pour “traiter” dans un temps bref une quantité maximale d’exo-antigènes. La cellule de Langerhans quitte l’épiderme, devient dermique (cellule dendritique dermique) ; elle rejoint les ganglions proximaux par les voies lymphatiques (cellule voilée des lymphatiques), et y demeure dans les zones T ganglionnaires (cellule interdigitante). Son origine est discutée : la plus probable est le monocyte. Certaines histiocytoses, dont l'histiocytose X, sont des proliférations de cellules de Langerhans et sont appelées histiocytoses langerhansiennes.

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868)

cellule dendritique, cellule présentant l'antigène, Birbeck (corps de), bâtonnets de Langerhans,
CD 1
, monocyte, histiocytose X

[A2, F3]

Édit. 2019

leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : définition et critères l.f.

acute myeloid leukaemia (definition, criteria) (AML)

Prolifération clonale de cellules à caractère anarchique développées à partir des précurseurs hématopoïétiques (blastes) des lignées médullaires.
Le terme “myéloblastique” inclut toutes les cellules appartenant aux lignées granulocytaire (neutrophile, éosinophile, basophile), monocytaire/macrophagique, érythrocytaire, mégacaryocytaire et mastocytaire. Des critères cytologiques, histochimiques et immunophénotypiques conduisent à préciser l’origine de la lignée des cellules malignes et leur état de maturation. L’étude cytogénétique identifie de façon précise certaines variétés de leucémies aigües. Des mutations géniques se rencontrent au cours de variétés de LAM ; certaines de ces mutations péjorent le degré de gravité, d’autres l’améliorant.
Le pourcentage de blastes demeure le critère déterminant pour affirmer la néoplasie myéloïde. Un pourcentage de blastes égal ou supérieur à 20 des cellules leucocytaires sanguines ou des cellules nucléées médullaires signe le diagnostic de leucémie aigüe myéloblastique.
La maladie se développe en règle générale dans la moelle osseuse :
- sa présence altère l’hématopoïèse normale, aboutissant au syndrome d’insuffisance médullaire, caractérisé par des cytopénies (anémie, granulopénie, thrombopénie), dont les conséquences cliniques conduisent aux manifestations révélatrices de la maladie ;
- la maladie peut également s’étendre au sang avec apparition de blastes circulants ou à d’autres organes hématopoïétiques (rate, ganglions, foie ...) ou non hématopoïétiques (peau, gencives, système nerveux central ...), constituant le syndrome tumoral présent plus fréquemment dans certaines formes de leucémies.
Les LAM, avec une incidence globale de l’ordre de 3 pour 100.000 habitants par an en France, sont pour la majorité, des pathologies de l’adulte ; leur incidence s’accroît avec l’âge ; l’âge médian de survenue est de 65 ans. L’origine des LAM n’est pas connue. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque leucémogène ont été identifiés : les radiations ionisantes, les chimiothérapies anticancéreuses (et principalement les alkylants), le benzène… Plusieurs affections constitutionnelles prédisposent au risque de leucémie aigüe, telle le syndrome de Down.

leucémie aigüe myéloblastique (classification) ,leucémie myéloblastique aigüe : apport de la génétique et des données moléculaires ,leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique)

lipophagie n.f.

lipophagy

Absorption de lipides par des cellules à la faveur de mécanismes de type macrophagique.
La lipophagie permet p. ex. à des cellules macrophagiques sanguines ou tissulaires de résorber les lipides déposés dans les parois artérielles. Mais c'est aussi le mécanisme invoqué pour expliquer la formation des plaques athéromateuses par accumulation de cellules rendues spumeuses par l'absorption de lipoprotéines, vraisemblablement modifiées par oxydation. La lipophagie permet également la détersion des triglycérides libérés lors de la destruction d'adipocytes nécrosés par un traumatisme, par des cellules histiocytaires avec éventuellement constitution d'éléments plurinucléés, les cellules de Touton.

Étym. gr. lipos : graisse ; phagein : manger

Touton (cellule de)

lymphome folliculaire l.m.

follicular lymphoma

Lymphome non hodgkinien de type B, fréquent, représentant 22% de tous les lymphomes non hodgkiniens.
Le mot « folliculaire » se rapporte à la façon dont les cellules du lymphome se regroupent en amas dans un ganglion lymphatique ou d'autres tissus. C'est le lymphome indolent le plus courant. Le lymphome folliculaire apparaît habituellement chez les adultes de 50 ans ou plus, d’emblée dans plusieurs territoires ganglionnaires. Le lymphome s'est souvent propagé à la moelle osseuse et à la rate. Un lymphome folliculaire se transforme parfois en un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) qui évolue rapidement (agressif)
Dans près de 90 % des lymphomes folliculaires, on observe un remaniement du gène Bcl-2 et une translocation entre les chromosomes 14 et 18, t (14;18). Ces changements font qu'une grande quantité d'une protéine appelée Bcl-2 est produite ; celle-ci entrave la mort naturelle des cellules (apoptose).
Sur le plan histologique on reconnaît trois grades  selon l'apparence des cellules observées au microscope et le nombre de grandes cellules (centroblastes) par champ à fort grossissement:
- le grade 1 : de 0 à 5centroblastes
- le grade 2 : de 6 à 15 centroblastes
- le grade 3 : plus de 15 centroblastes
Les lymphomes folliculaires de grade 1 et de grade 2 sont souvent d'évolution lente. Les lymphomes folliculaires de grade 3 sont ceux qui évoluent le plus rapidement et doivent être traités comme des lymphomes de haut grade de malignité.
Il existe de nombreuses options de traitement pour le lymphome folliculaire. Même si ce lymphome évolue lentement, les traitements standards n'ont pas l'habitude de guérir le lymphome folliculaire. Dans beaucoup de cas, le lymphome folliculaire réapparaît après avoir été traité ; il réagit souvent à un autre traitement et permet une rémission. La radiothérapie est le traitement de choix dans les formes localisées ; la chimiothérapie
associée aux anticorps monoclonaux est réservée aux formes disséminées ou pour les rechutes.

F. Morschhauser, hématologiste français (2018)

[F1, G5]

Édit. 2020

médecine régénératrice l.f

regenerative medicine

Ensemble des méthodes biomédicales utilisées pour le remplacement ou la régénération de tissus ou organes humains dans un but thérapeutique.
La génération de cellules souches pluripotentes induites à partir de cellules somatiques et l’isolement de cellules souches multipotentes spécifiques d’un tissu autorisent des greffes autologues. Si théoriquement tous les tissus peuvent être concernés, les difficultés s’accroissent avec les organes multicellulaires comme les reins. Les greffes autologues sont bien tolérées et ne posent pas de problèmes éthiques. Les cellules sont multipliables in vitro, mais disponibles en quantité limitée. Les greffes allogéniques permettent un approvisionnement plus facile, une meilleure standardisation des techniques, mais soulèvent des questions éthiques si des cellules souches embryonnaires sont utilisées et exposent à des réactions immunitaires.

mégacaryocyte n.m.

megakaryocyte

Cellule de la moelle osseuse donnant naissance aux plaquettes.
Le développement mégacaryocytaire se caractérise par une phase de prolifération suivie d'une phase de maturation marquée par le phénomène d'endomitose aboutissant à des cellules polyploïdes.
La lignée mégacaryocytaire représente moins de 1% de l'ensemble des cellules médullaires et il est difficile d'affirmer si les premières cellules identifiables de la lignée présentent encore la capacité de prolifération. Dans la mœlle osseuse, les caractéristiques cytologiques permettent de distinguer quatre stades principaux. Le mégacaryoblaste a un diamètre de 25 à 30 microns : le rapport nucléocytoplasmique est élevé avec un noyau comportant un ou plusieurs nucléoles et un cytoplasme homogène et basophile ; le mégacaryocyte basophile ou promégacaryocyte a un noyau progressivement lobulé, entouré d'un large cytoplasme basophile contenant quelques granulations azurophiles, le mégacaryocyte granuleux présente un noyau très polylobé, un cytoplasme abondant granuleux et acidophile. Le mégacaryocyte plaquettaire enfin se caractérise par son noyau très pycnotique, son cytoplasme acidophile qui émet de nombreux pseudopodes, et la richesse des granulations azurophiles ; souvent groupées en amas. La ploïdie de ces dernières cellules, en moyenne de 16 n peut aller jusqu'à 32 n. Le diamètre peut atteindre 60 à 80 microns. Ces cellules contiennent toutes les futurs organites des plaquettes (lysosomes, granulations, mitochondries).

Étym. gr. mégas : grand ; caryon : noyau : cytos : cellule

mégacaryocytopoïèse

myélome mutiple l.m.

multiple myeloma

Hémopathie maligne évolutive caractérisée par une prolifération monoclonale médullaire hématopoïétique de cellules lymphoïdes B différenciées de morphologie plasmocytaire avec une production en excès d’une immunoglobuline monoclonale sérique de type le plus souvent IgG ou IgA, mais parfois IgD ou IgE, ou constituée de chaînes légères kappa ou lamba.
L’incidence annuelle de l’affection est de l’ordre de 5 cas pour 100.000 personnes ; l’âge médian au diagnostic est de 69 ans (extrêmes : 35 à 93 ans). L’étiologie est inconnue, on suspecte un rôle de l’exposition aux radiations, au benzène, aux insecticides.
C’est une affection multifocale primitive de la moelle osseuse. Les lésions ostéolytiques entraînent des douleurs, une fragilité osseuse avec fractures, notamment vertébrales (qui peuvent être révélatrices), une anémie, une pancytopénie, une hypercalcémie avec des atteintes rénales, une sensibilité accrue aux infections bactériennes ou virales, une amylose.
Le syndrome biologique comporte une augmentation importante de la vitesse de sédimentation, une anémie, la présence à l’électrophorèse du sérum dans la zone bêta-gamma d’un pic protéique élevé, étroit et symétrique correspondant à une immunoglobuline monoclonale IgG, IgA ou IgD (dans respectivement 60, 20 et 1% des cas), exceptionnellement à une immunoglobuline monoclonale IgE ou IgM, ou constitué de chaînes légères lamba ou kappa dans 15 % des cas. On retrouve fréquemment des chaînes légères kappa ou lambda dans les urines (responsables de la classique protéinurie thermosoluble de Bence-Jones), toutefois dans 1 % des cas les myélomes ne sécrètent pas d’immunoglobulines (myélomes non sécrétants). Il existe parfois une hypercalcémie de pronostic réservé et une élévation de la bêta-2-microglobuline corrélée à l’importance de la masse tumorale.
La prolifération plasmocytaire maligne est mise en évidence par le myélogramme, par un prélèvement médullaire au niveau du sternum ou des ailes iliaques ou, mieux, par la biopsie ostéomédullaire prélevée au niveau du bassin. A l’examen histologique les lésions sont souvent nodulaires. Les cellules tumorales ressemblent à des plasmocytes normaux avec un gros noyau excentré ou sont plus immatures avec des anomalies de la maturation myélocytoplasmique, une forte basophilie du cytoplasme et des cellules géantes. Il est de règle lors de la découverte d’une gammapathie monoclonale sérique de rechercher une plasmocytose médullaire qui exprime une immunoglobuline intracytoplasmique de même chaîne légère. Un pourcentage de 10 % de cellules plasmocytaires est considéré sur un myélogramme comme la limite inférieure compatible avec le diagnostic de myélome. En dessous de ce pourcentage, seule l’évolution permettra de différencier une maladie bénigne d’un authentique myélome par des dosages sériques et des biopsies médullaires.
Les atteintes du système nerveux central sont exceptionnelles, cependant des neuropathies sensitivomotrices démyélinisantes sont fréquemment observées.
Les complications oculaires comportent une dilatation veineuse, voire des occlusions veineuses rétiniennes liées au syndrome d’hyperviscosité qui accompagne l’affection.
La stratification de la maladie est réalisée suivant différents critères : cliniques, biologiques, radiologiques.
L’évolution est sérieuse du fait des complications telles qu’infection, hypercalcémie, insuffisance rénale et amylose de type AL. Le pronostic varie en fonction du stade évolutif et des possibilités thérapeutiques : les traitements conventionnels apportaient des stabilisations de durée limitée de l’ordre de deux à trois années. Il existe cependant de rares formes dont l’évolution peut s’étaler sur plus d’une dizaine d’années (
smoldering myeloma).
Le traitement repose sur la chimiothérapie, la radiothérapie et sur des mesures symptomatiques : traitement des douleurs, prévention des complications rénales par ingestion régulière de boissons abondantes et alcalines, administration de biphosphonates pour corriger l’hypercalcémie, réduire les douleurs osseuses et améliorer la structure osseuse.
La chimiothérapie s’est enrichie de protocoles thérapeutiques plus efficaces et de nouvelles molécules plus performantes
Le traitement varie avec le stade évolutif et l’âge du malade. Chez les patients de plus de 65 ans, les protocoles les plus classiques associent melphalan et prednisone en cures mensuelles ; cependant l’administration de nouvelles molécules telles que les inhibiteurs de la protéasone (Bortezomib) associés à d’autres cytostatiques en traitement d’induction et de la Lenalidomid en traitement d’entretien a sensiblement amélioré la fréquence et la durée des réponses thérapeutiques. Chez le sujet de moins de 65 ans les traitements d’intensification sont d’application classique : ils font appel à un traitement cytoréducteur suivi d’une chimiothérapie intensive par le melphalan I.V. (associée ou non à une irradiation corporelle totale) ; ce choix thérapeutique conduit à obtenir de fréquentes rémissions complètes de durée variable et apporte un net gain de survie. Certaines rémissions complètes perdurent pendant de longues années avec l’espoir d’une guérison. Une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques est réservée aux malades jeunes ; elle permet, elle aussi, d’obtenir des résultats favorables et des guérisons. La radiothérapie locale sur les lésions ostéolytiques est réservée en cas d’atteinte rachidienne avec risque de complications neurologiques.
Une translocation chromosomique de la région 14q32 impliquant le locus de la chaîne lourde des Ig (IgM) a été retrouvée dans 75 pour 100 des cas, ainsi que des délétions en 13q et la monosomie 13 (chez 43 p. 100 des patients)
Du myélome multiple on rapproche la macroglobulinémie primitive de Waldenström dans laquelle est sécrétée une immunoglobuline de type IgM et qui s’accompagne souvent d’une polyneuropathie. Bien qu’il s’agisse d’un lymphome malin, il existe des formes de transition entre ces deux affections.

O. Kahler, médecin interniste autrichien de Prague (1889) ; H. Bence Jones, médecin britannique (1848) ; P. De Plaen, épidémiologiste belge (2003) ; P. R. Greipp, hématologiste américain (2005) ; N. C. Munshi, hématologiste américain (2011) ; F. Solis, médecin mexicain (2018) ; M. A. Dimopoulos, hématologiste grec, membre de l'Académie de médecine (2018) ; T. Facon, hématologiste français (2018)

Étym. gr. muelos : moelle ; -ome : suffixe indiquant la tumeur

Syn. maladie de Kahler, myélome multiple des os, myélome plasmocytaire

Bence-Jones (protéine de), immunoglobuline monoclonale, lymphocyte B , plasmocyte , immunoglobuline, ostéolyse, anémie,  pancytopénie, hypercalcémie, amylose, bêta-2-microglobuline, myélogrammen biopsie ostéomédullaire, neuropathie sensitivomotrice, hyperviscosité plasmatique, biphosphonates, melphalan, prednisone, bortezomib, maladie de  Waldenström, lymphome malin

[F1, G5]

Édit. 2019

néprilysine n.f.

neprilysin

Enzyme exprimée à la surface cellulaire capable de cliver de nombreux peptides.
La néprilysine, connue aussi sous le nom de neutroendopeptidase ou d’endoprotéinase neutre, est une métalloprotéinase à zinc présente sur la membrane de nombreuses cellules, en particulier les neurones, les cellules endothéliales, les cardiomyocytes, les cellules musculaires lisses et les polynucléaires neutrophiles. Elle est particulièrement abondante sur les cellules du tubule proximal rénal.
L’enzyme clive notamment les peptides vaso-actifs (substance P, endothéline, bradykinine, angiotensine II) et les peptides natriurétiques (Atrial Natriuretic peptide ou ANP, Brain Natriuretic Peptide ou BNP). Certains inhibiteurs de néprilysine couplés à des inhibiteurs du système rénine-angiotensine ont été proposés pour le traitement de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale chronique.
Des anticorps anti-néprilysine chez la femme enceinte sont à l’origine de syndromes néphrotiques présents dès la naissance et conduisant rapidement vers l’insuffisance rénale profonde. Les mères, apparemment bien portantes, sont génétiquement déficientes en EPN et s’immunisent dès la première grossesse contre l’EPN/CD10 présente sur les cellules placentaires.

Syn. neutroendopeptidase, endopeptidase neutre

Sigle  : EPN

glomérulopathie extra-membraneuses anténatales par allo-immunisation materno-fœtale

oncocyte n.m.

oncocyte, oxyphilic cell, Hürthle’s cell

Cellule épithéliale de grande taille remarquable par l’aspect finement granuleux de son abondant cytoplasme, lié à sa richesse en mitochondries, observée, soit principalement dans les tissus glandulaires (glande thyroïde, glande parathyroïde, hypophyse, glande salivaire, parenchyme rénal), soit au cours de l'évolution histophysiologique de structures normales telles que les follicules thyroïdiens (traditionnellement dénommées cellules de Hürthle), soit encore au cours de processus inflammatoires ou dégénératifs (thyroïdites) et de processus tumoraux (oncocytomes).
Les oncocytes sont normalement présents dans la période néonatale autour des reins et des surrénales. En dehors d’une implication dans la thermogenèse et la libération d’énergie, les oncocytes n’ont aucune fonction particulière et ne sont pas spécifiques d’un organe dédié.
Dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins se constituent des oncocytomes. Au sein de la thyroïde, les oncocytes ou cellules oxyphiles sont communs au cours des processus de thyroïdite, de la maladie de Basedow ou du vieillissement, ou s’organisent en tumeurs. Ils ont été longtemps improprement désignés sous le nom de cellules de Hürthle par analogie avec des cellules décrites chez le chien, secondairement identifiées comme des cellules C productrices de calcitonine. De ce fait ce terme est abandonné dans la littérature francophone, mais il encore largement utilisé dans les écrits anglosaxons.

K. Hürthle, histologiste allemand (1894)

Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule

Syn. cellule oxyphile

oncocytome, Hürthle (cellule de)

[A2, O4]

Édit. 2017

parabasale adj. f.

parabasal

Qualifie les cellules qui constituent l'une des assises de l'épithélium vaginal, épithélium malpighien pluristratifié non kératinisant.
Celui-ci est en effet formé de quatre couches cellulaires en partant de la profondeur vers la surface :
- une assise de cellules basales ou basales internes ;
- plusieurs assises de cellules parabasales ou basales externes ;
- plusieurs assises de cellules intermédiaires;
- plusieurs assises de cellules superficielles.

photothérapie dynamique topique à l'acide delta aminolevulinique (ALA) l.f.

Méthode basée sur le principe de la photosensibilisation, c'est-à-dire sur l’activation d’un chromophore par la lumière, utilisée pour le traitement des cancers et précancers cutanés non mélaniques.
Le photosensibilisant est un chromophore endogène, la protoporphyrine IX  synthétisée dans toutes les cellules, dont les kératinocytes, à partir de l’ALA.
L’application d’ALA sur la peau entraîne, par excès de substrat, l’accumulation de protoporphyrine IX dans les cellules. L’absorption de l’ALA  se fait électivement par les cellules à renouvellement rapide et par les cellules cancéreuses, induisant ainsi une accumulation élective de protoporphyrine IX dans ces cellules et, en conséquence,  une certaines électivité de l’action thérapeutique. L’absorption est facilitée par la méthylation de l’ALA. L’activation par une lumière visible (rouge ou bleue) de la protoporphyrine IX ainsi accumulée dans la cellule déclenche une réaction photodynamique avec production d’une grande quantité d’oxygène singulet, aboutissant à la mort cellulaire.
En pratique, une crème à base d’ALA ou d’un de ses dérivés méthylés (Metvix®  ou Metvixia®) est appliquée sous pansement occlusif pendant trois heures sur la zone cutanée à traiter, puis cette zone est illumintée par une source lumineuse, le plus communément une diode électro-luminescente.
Les indications actuellement retenues par l’AMM pour cette méthode thérapeutique sont les kératoses actiniques fines non kératosiques et non pigmentées du visage et du cuir chevelu, le carcinome basocellulaire superficiel et non récidivant du cou et des membres, mais aussi la maladie de Bowen non pigmentée chez les sujets immunocompétents lorsque le traitement chirurgical est impossible.

plasminogène n.m.

plasminogen

Zymogène inactif de la plasmine, de synthèse essentiellement hépatique, il est présent dans le sang, les espaces extracellulaires où il se fixe à la matrice extracellulaire et à la surface des cellules.
Son gène est localisé sur le chromosome 6 à côté du gène de l'apolipoprotéine (a) protéine avec laquelle il est structurellement très proche. C'est une chaine polypeptidique monocaténaire de 791 aa, de masse moléculaire 92 kDa. De rares anomalies moléculaires congénitales quantitatives ou qualitatives ont été décrites. Elles majoreraient le risque thrombogène veineux. Des récepteurs au plasminogène ont été décrits sur de nombreuses cellules (cellules endothéliales, leucocytes, plaquettes, hépatocytes, cellules tumorales). Ces récepteurs localiseraient l'activité fibrinolytique à la surface des cellules.

récepteurs chimériques de cellules T n.m

chimeric antigen receptors (CAR)

Cellules T autologues à la surface desquelles sont fixés des récepteurs leur permettant de reconnaître des antigènes spécifiques des cellules tumorales du patient.
Des lymphocytes T sont recueillis du sang du patient. Des gènes leur permettant de synthétiser des récepteurs membranaires spécifiques d’antigènes de la tumeur du patient leur sont transférés. Il s’agit habituellement du transfert à l’aide de rétrovirus de gènes d’anticorps monoclonaux. Ces cellules transformées sont multipliées in vitro et la population obtenue est administrée au patient. Là, les lymphocytes T manipulés se lient aux cellules tumorales et les détruisent. Ce mode de traitement appelé « transfert adoptif de cellules (adoptive cell transfer) » est de plus en plus utilisé dans le traitement des cancers par immunothérapie.

récepteurs chimériques d'antigènes

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