anticorps hétérocytotrope l.m.
hetero-antibody
Anticorps pouvant se fixer sur des cellules hétérologues, souvent avec une affinité plus grande que sur les cellules de l'espèce d'origine.
Ainsi, les IgG humaines peuvent se fixer sur les cellules cutanées du cobaye et donner des réponses positives en test d'anaphylaxie cutanée passive, mais se fixent moins facilement sur les cellules humaines.
anticorps homocytotrope l.m.
homocytotrop antibody
Anticorps qui ne peut se lier qu'à des cellules de l'espèce à laquelle il appartient et pas aux cellules d'espèces différentes.
anticorps humoral l.m.
circulating antibody
Anticorps présent dans le plasma, la lymphe et les liquides de l'organisme, par opposition aux anticorps fixés sur les cellules.
Ce sont les médiateurs de l'immunité humorale.
Syn. anticorps circulant
anticorps immun l.m.
immune antibody
Globuline plasmatique synthétisée par les plasmocytes, en réponse à une stimulation antigénique.
Cet anticorps n’est acquis qu’après stimulation antigénique, l’anticorps anti-rhésus par ex., par opposition aux anticorps naturels présents dès la naissance, ceux par ex. dirigés contre les antigènes des groupes sanguins A et B.
Syn. agglutinine irrégulière
anticorps incomplet l.m.
Anticorps qui se fixe à la surface de son antigène sans pouvoir agir en l’absence d’artifices tels que la présence d’un milieu albumineux, acidification…
[F3]
Édit. 2018
anticorps irrégulier l.m.
agglutinin
→ agglutinines irrégulières, anticorps immun
anticorps monoclonal l.m.
monoclonal antibody
Anticorps homogène produit par un clone de lymphocytes B descendant d’une seule et unique cellule mère et ne détectant généralement qu’un seul déterminant antigénique.
Ces anticorps ont la particularité d’avoir une structure (classe d’immunoglobuline, allotypie, idiotypie) et une fonction identiques (spécificité pour le même antigène ou le même épitope).
La production d’un anticorps monoclonal peut survenir « in vivo » comme c’est le cas dans certaines gammapathies monoclonales (myélome multiple, maladie de Waldenström, leucémies lymphoïdes chroniques, lymphomes malins). Cette production peut également être réalisée « in vitro » à partir d’hybridomes formés par la fusion de lymphocytes B normaux de spécificité connue avec des cellules de myélome. Des anticorps monoclonaux sont produits par la Souris auxquelles sont conférées des propriétés spécifiques de l’espèce humaine.
Un grand nombre de tels anticorps monoclonaux produits industriellement et de spécificités variées sont couramment utilisés en recherche et en biologie clinique pour le diagnostic et le traitement de plusieurs affections, particulièrement en cancérologie, en pathologie inflammatoire et immunitaire.
→ anticorps, antigène, immunoglobuline, allotypie, épitope, hybridome, gammapathie monoclonale, humanisé
[C1, G5]
Édit. 2019
anticorps monoclonaux chimériques n.m.p.
Anticorps dont les régions variables sont d’origine murine et les régions constantes d’origine humaine reconnaissables dans la littérature par le suffixe ximab
Un exemple est le rituximab dirigé contre la protéine CD20 et utilisé dans le traitement des lymphomes et de la leucémie lymphoïde chronique. Ce type d’anticorps limite mais ne supprime pas le risque de xénoimmunisation. Il est de plus en plus remplacé par les anticorps humanisés (zumab) obtenus par d’autres techniques que celle de l’hybridome (expression phagique ou « phage display » et souris transgéniques). Ces anticorps humanisés sont mieux tolérés et plus efficaces, leur duré de vie étant celle des IgG humaines naturelles.
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps humanisés n.m.p.
Dénomés zu-mab, ils sont moins immunogènes que les anticorps chimériques xi-mab.
→ anticorps monoclonaux chimériques, chimère
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps zu-mab l.m.p.
→ anticorps humanisés, humanisé
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps xi-mab l.m.p.
Anticorps monoclonaux chimériques ayant une partie murine variable et une partie humaineconstante.
→ anticorps monoclonaux chimériques
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps naturel l.m.
natural antibody
Anticorps trouvé dans le sérum sans pré-immunisation connue par l’antigène correspondant.
Par ex., les anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires des groupes sanguins A et B sont des anticorps naturels. La plupart des anticorps naturels sont des auto-anticorps.
anticorps OKT l.m.
OKT antibody
Anticorps monoclonal commercialisé sous la dénomination OKT et spécifique d'antigènes de membranes des lymphocytes T humains.
→ OKT3
anticorps polyclonaux l.m.p.
Mélange d'anticorps reconnaissant différents épitopes sur un antigène donné, chaque idiotype étant sécrété par un clone de plasmocytes différent.
anticorps précipitants l.m.p.
precipitating antibodies
Anticorps en général polyclonaux permettant la formation de complexes antigène-anticorps insolubles en milieu liquide ou en milieu gélifié lorsqu’ils sont mis en présence des antigènes qu’ils reconnaissent.
L’antigène peut être bivalent ou multivalent. La précipitation n’est obtenue que pour un rapport de concentration des molécules d’antigène et d’anticorps correspondant à la zone d’équivalence. La précipitation diminue en cas d’excès d’antigène ou en cas d’excès d’anticorps.
anticorps (répertoire des) l.m.
antibody (directory of)
Ensemble des types d'anticorps qu'un organisme est capable de produire.
Chez la souris, on estime que le répertoire anticorps est susceptible de contenir 106 à 109 molécules d'anticorps différents. Il est donc suffisamment grand pour assurer un site de combinaison antigénique pour presque tous les déterminants antigéniques.
→ sites de combinaison antigénique
anticorps spécifique de tissu l.m.
specific antibody of tissue
Anticorps dirigé contre les antigènes des tissus de l'organisme du sujet ayant produit ces anticorps.
Il s'agit donc d'auto-anticorps, qui peuvent être soit spécifiques d'un organe ou d'un type cellulaire (anticorps anticellule pariétale gastrique, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti-canaux salivaires, etc.), soit non spécifiques (anticorps antimitochondries, antimuscle lisse, antinucléaires, etc.). Dans la majorité des cas, ces auto-anticorps sont la conséquence d'une maladie auto-immune et leur détection peut contribuer à son diagnostic.
anticorps thermolabile l.m.
thermolabil antibody
Anticorps dont la capacité de réagir avec l'antigène est détruite par le chauffage à 56°C.
C'est le cas des anticorps d'isotype IgE.
auto-anticorps n.m.
autoantibody
1) Anticorps fabriqué par un organisme contre l'un de ses propres antigènes.
.La plupart des auto-anticorps peuvent être présents dans l'organisme sain. Certains auto- anticorps ayant fait l'objet d'une commutation de classe et de mutations somatiques peuvent être à l'origine de maladies auto-immunes : anticorps dirigés contre les récepteurs de l'hormone thyréostimulante, anticorps dirigés contre les récepteurs d'acétylcholine de la jonction neuromusculaire, anticorps dirigés contre des hématies, des polynucléaires neutrophiles, des plaquettes ou des protéines des cellules de l'épiderme. Le rôle pathogène d'un auto-anticorps ne peut être démontré que par l'observation des lésions provoquées par son injection dans un organisme sain.
2) Par extension, en clinique humaine, anticorps détecté in vitro par sa réaction avec un antigène commun sans spécificité de groupe ni d'individu au sein de la même espèce.
Par ex. facteur antinucléaire, etc
auto-anticorps naturel l.m.
natural autoantibodies
Anticorps présent dans le sérum normal et dirigé contre des épitopes portés par des protéines sériques ou des épitopes cellulaires ou tissulaires.
Par ex. ADN, actine, myosine, etc.
Certains auto-anticorps naturels sont dirigés contre des idiotopes des récepteurs d’antigènes des lymphocytes T et B et participent à la régulation du système immunitaire.
complexe antigène-anticorps l.m.
[F3]
cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps l.f.
antibody dependent cellular cytotoxicity
Cytotoxicité exercée par des cellules mononuclées (en particulier les cellules K) contre des cellules cibles recouvertes de faibles quantités d'anticorps IgG (anticorps dépendant des lymphocytes).
Sigle ADCC
[A2,G4,F3]
excès d'anticorps l.m.
antibody excess
Présence d'un anticorps en excès par rapport au nombre de déterminants antigéniques portés par les antigènes présents dans la préparation étudiée.
[F3]
Édit. 2018
gène des anticorps l.m.
antibody gene
Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère κ, la chaîne légère λ et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.
→ anticorps (domaine d'un), segment de gène Jλ, site de combinaison antigénique
site anticorps l.m.
antibody site
Structure complémentaire d’un site antigénique située à la surface de l’anticorps spécifique correspondant.