Borrelia duttoni
Borrelia duttoni
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable, en Afrique et à Madagascar, d'une fièvre récurrente sporadique à tiques.
La borréliose à B. duttonii est caractérisée par sa longue incubation, le nombre élevé des récurrences avec paroxysmes assez brefs et la fréquence des complications oculaires. Elle peut s'avérer sévère, voire mortelle, chez les sujets non immuns. L'infection est suivie d'une immunité qui semble solide et très spécifique de la souche en cause.
Le vecteur de cette bactérie est la tique Ornithodoros moubata, répandu en Afrique sub-saharienne et à Madagascar et dont l'habitat est constitué par les terriers d'oryctérope, de Phacochère, de Porc-épic, mais on le trouve aussi dans les porcheries ou même dans le sol et les anfractuosités des murs des habitations humaines. La transmission se fait par la salive et par le liquide coxal ; une transmission verticale existe chez la tique qui apparaît comme le réservoir majeur de cette Borrelia. L'Homme parait être le seul vertébré infecté par B. duttonii.
→ borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Ornithodoros moubata, Spirochaetaceae, tique
[D1, D4]
Édit. 2019
Borrelia recurrentis
Borrelia recurrentis
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, agent de la fièvre récurrente à poux, borréliose sévère, potentiellement cosmopolite, spécifique de l'Homme.
Cette borréliose est transmise par les poux de corps, lorsque l'hémolymphe de l'insecte, très riche en Borrelia, est répandue sur la peau lors d'un traumatisme du pou. Des foyers permanents existent dans les montagnes de l'Est africain (massif éthiopien), sans doute aussi dans certains pays andins et peut-être en Chine du Nord. A partir de ces foyers, peuvent se manifester, lorsque les conditions sont favorables (saison froide, états de guerre, de misère, etc.), des épidémies dans les régions voisines.
→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente cosmopolite à poux, Borrelia, pou, Spirochaetaceae
[D1, D4]
Édit. 2019
bourse ischiatique du muscle obturateur interne l.f.
sciatic bursa of obturator internus
Bourse séreuse développée entre le muscle obturateur interne et la petite incisure ischiatique.
Elle est bilobée.
Syn. anc. arrière cavité des épiploons
Édit. 2017
BRAF gene l.angl ; pour B-Raf proto-oncogene, serine/threonine kinase
Gène, situé sur le locus chromosomique 7q34, codant pour une protéine qui aide à transmettre des signaux chimiques de l’extérieur de la cellule jusqu’au noyau cellulaire.
Cette protéine connue comme voie RAS/MAPK régule la croissance et la division cellulaire, processus par lesquels les cellules matures effectuent les fonctions spécifiques de différentiation, les mobilisations cellulaires de migration et d’autodestruction d’apoptose. Ces signalisations chimiques à travers cette voie sont essentielles pour le développement normal après la naissance. Le BRAFgène appartient à la classe des oncogènes qui lors de mutation conduit à des processus cancéreux.
Des mutations entraînent le syndrome cardio-facio-cutané, la maladie de Erdheim-Chester, l’histocytose X, la tumeur stromale gastro-intestinale, le syndrome de Noonan, le syndrome LEOPARD et interviennent dans de nombreux processus cancéreux.
Des mutations V600E du gene BRAF ont été mises en évidence dans le mélanome malin, certains carcinomes colorectaux ou bronchiques, dans des tumeurs nerveuses comme le glioblastome ou l’astrocytome pilocytique, dans 40% des carcinomes papillaires de la thyroïde, aussi dans la maladie de Hodgkin, les leucémies à tricholeucocytes. La caractérisation de ces mutations altérant la signalisation, ont été à l’origine du développement de thérapeutiques moléculaires ciblées spécifiquement dirigées contre BRAF.
Syn. 94 kDa B-raf protein, B-raf 1, B-Raf proto-oncogene serine/threonine-protein kinase, BRAF1, BRAF1_HUMAN, Murine sarcoma viral (v-raf) oncogene homolog B1, p94, RAFB1, v-raf murine sarcoma viral oncogene homolog B
→ LEOPARD syndrome, Noonan (syndrome de), cardio-facio-cutané (syndrome), histiocytose X, histiocytose langerhansienne, tumeur stromale gastro-intestinale, Erdheim-Chester (maladie d')
[Q3]
Édit. 2020
Brugia
Brugia
Genre de filaires (Nématodes de la famille des Onchocercidés) comportant des espèces parasites d'animaux et d'autres qui sont susceptibles de causer, chez l'Homme, des filarioses lymphatiques.
Deux espèces peuvent, en Asie tropicale, parasiter l'Homme : Brugia malayi et B. timori.
Agents de filarioses lymphatiques, ces filaires sont transmises par la piqûre de certains moustiques du genre Mansonia, parfois aussi des Anopheles.
S. L. Brug, parasitologue néerlandais (1927)
Étym. Brug, parasitologue néerlandais
→ filariose lymphatique, Brugia malayi, Brugia timori, éléphantiasis
Édit. 2017
BTK gene
sigle. angl.
Gène situé sur le locus chromosomique Xq21.33-q22, codant pour une protéine, la tyrosine kinase de Bruton, qui joue un rôle essentiel dans le développement et la maturation des lymphocytes B.
De nombreuses variétés de mutations de ce gène causent l’agammaglobulinémie liée à X (XLA).°
→ agammaglobulinémie, Bruton (maladie de)
Édit. 2017
B.T.P.S sigle angl. pour
[C2, K1]
Édit. 2018
Bunyavirus
Bunyavirus
Virus à ARN de la famille des Péribunyaviridae, présents dans les régions tropicales et tempérées du globe et transmis à l’Homme, à partir d’animaux infectés, par une piqûre d’arthropodes vecteurs : moustiques, tiques, phlébotomes.
Ces virus sont responsables de fièvres transmises par les moustiques, dont les signes cliniques associent un syndrome pseudogrippal fébrile à début brutal avec myalgies diffuses, d’évolution habituellement bénigne. Toutefois diverses complications peuvent survenir, en particulier une méningo-encéphalite aigüe.
Le diagnostic est établi par PCR ou par sérologie.
[D1]
Édit. 2020
CACNA1F gene sigle angl. pour CAlcium Channel, voltage-dependent, L type, alpha 1F subunit
Syn. AIED gene
[Q1]
Édit. 2018
CADASIL acr. angl. pour Cerebral Autosomal Dominant Arteriopathy with Subcortical Infarcts and Leukoencephalopathy
Affection autosomique dominante avec pénétrance clinique quasi complète, caractérisée par la survenue, en moyenne à la quarantaine, chez un patient non hypertendu, d'accidents ischémiques sous-corticaux récidivants, d'évolution démentielle possible.
De très fréquentes crises de migraine avec aura neurologique et/ou, dans 20% des cas environ, des dépressions sévères atypiques, résistant aux chimiothérapies, alternant rarement avec des épisodes maniaques, peuvent leur être associées. Ce type de trouble de l'humeur doit faire évoquer une possible organicité surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux d'infarctus récidivant, voire de démence chez un proche.
Examen essentiel au diagnostic, l'IRM montre de multiples petits infarctus lacunaires sous-corticaux et une leucoencéphalopathie diffuse (leuco-araïose). Cette dernière, parfois longtemps silencieuse, peut être détectée chez des sujets asymptomatiques.
L'atteinte non athéroscléreuse, non amyloïde, des petites artères au niveau des cellules musculaires lisses de la média qui, si elle s'exprime essentiellement au niveau encéphalique, concerne tout l'organisme, peut permettre une biopsie.
En l'absence d'anomalie biochimique connue, le gène de ce modèle unique de leucoencéphalopathie artériolaire a été localisé2 sur le bras court du chromosome 19 : le gène Notch 3, récepteur hétérodimérique dont l'expression est limitée à la cellule musculaire lisse vasculaire. Un test est en cours d'élaboration, qui permettra le dépistage du CADASIL parmi les patients atteints d'accidents vasculaires cérébraux ou de manifestations psychiatriques à type prévalent d'états dépressifs et de démences vasculaires.
Aucune thérapeutique efficace n'a été retenue jusqu'à présent.
P. Sourander, anatomopathologiste suédois (1977),2 Élisabeth Tournier-Lasserre, immunologiste française (1991-1993) ; O. Binswanger, neuropsychiatre suisse (1894)
→ Binswanger (maladie), leuco-araïose, leucoencéphalopathie, Notch
[N1,Q2]
Caenorhabditis elegans l.m.
Caenorhabditis elegans
Nématode de la famille des Rhabditidae, organisme servant de modèle en biologie cellulaire et moléculaire dans de nombreux domaines.
Ce petit ver, d'environ un millimètre de longueur, vit librement dans le sol où il participe à la formation et au maintien de l'humus. Hermaphrodite, il se reproduit tous les trois jours et sa durée de vie est d'environ trois semaines. L'intérêt scientifique de C. elegans réside dans le fait qu'il est facile à élever, à manipuler et à observer grâce à sa petite taille et à sa remarquable transparence. Son génome composé de six chromosomes et de 19 099 gènes est entièrement décrypté ; bon nombre de ses gènes se retrouvent chez l'Homme ce qui permet de créer des lignées transgéniques exprimant des gènes humains.
Les applications de C. elegans sont nombreuses dans les domaines de la biologie, de la génomique, de la pharmacologie et de la thérapeutique : développement embryonnaire, apoptose et vieillissement cellulaire, croissance neuronale, interactions hôte-bactéries pathogènes, cancérogénèse, étude de la myopathie de Duchenne, la maladie de Huntington, la maladie d'Alzheimer.
C. G. Holmberg et C-B. Laurell, biochimistes suédois (1948)
Étym. gr. kainos : récent ; rhabditis : bâtonnet, tige; lat. elegans : élégant, de bon goût
→ apoptose, myopathie de Duchenne, Huntington (chorée de), Alzheimer (maladie de)
[D2]
Édit. 2018
cage de Faraday en IRM l.f.
Faraday cage
Enceinte isolante destinée à protéger une IRM des nuisances électriques ou électromagnétiques extérieures ou inversement de l’empêcher de polluer son environnement.
Une cage de Faraday isole la salle où siège l’imageur IRM des ondes de radiofréquence extérieures (ex. bande FM) qui pourraient interférer avec les ondes de radiofréquence nécessaires au fonctionnement de l’IRM.
M. Faraday, physicien et chimiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1791-1867)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
Caliciviridae
Caliciviridae
[D1]
Calodium philippinensis
Calodium philippinensis
Nématode (autrefois dénommé Capillaria philippinensis) de la famille des Trichinellidae, long de 1,5 à 5 mm, parasite de l'intestin de l'Homme.
Les œufs de ce nématode sont éliminés avec les matières fécales et, parvenus à l'eau, ils s'embryonnent ; ils n'éclosent qu'une fois ingérés par l'hôte intermédiaire, un poisson d'eau douce. La contamination se fait ensuite par ingestion de poisson cru contenant des larves infectantes. Un cycle d'auto-infestation existe également. Ce ver est l'agent d'une capillariose sévère.
[D1]
Calovo (virus)
Calovo (virus)
Les virus Calovo d'Europe centrale, Olyka et Chittoor sont considérés comme des variants du virus Batai.
[D1]
Édit. 2018
CALR gene sigle angl pour calreticuline
Gène localisé en 19p13.13 qui code pour la réticuline et dont la mutation est à l’origine de thrombocytémies essentielles et de myélofibrose.
Calymmatobacterium granulomatis
Calymmatobacterium granulomatis
Bacille à Gram négatif, capsulé, dont le seul réservoir connu est l’Homme.
Il est l’agent de la donovanose (granulome inguinal). Transmise par voie sexuelle, cette infection s’observe dans les pays tropicaux, en particulier en Amérique du Sud et aux Antilles. Le diagnostic bactériologique est posé sur la présence d’inclusions bactériennes caractéristiques sur les biopsies ou les frottis des lésions en évolution (papules, ulcérations granulomateuses).
Syn. Donovania granulomatis
[D1]
canal anal l.m.
vena anastomotica superior (TA)
anal canal
Segment inférieur du rectum contenu dans l’épaisseur de la paroi inférieure du petit bassin.
Il fait suite au rectum pelvien à hauteur du sommet du coccyx. La jonction de ces deux portions du rectum est marquée par l’angle ano-rectal à sommet antérieur (ancien cap anal).
Syn. anc. rectum périnéal
[L1]
Édit. 2015
Candida pseudotropicalis
Candida pseudotropicalis
→ Candida
[D1]
Édit. 2018
capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.
capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)
fibrous capsule of thyroid gland
Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.
P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)
Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne
→ capsule fibreuse de la glande thyroïde
[A1,O4]
Édit. 2015
Cardiobacterium hominis
Cardiobacterium hominis
Bacille à Gram négatif aérobie qui fait partie du groupe HACEK.
Commensal des voies aériennes supérieures, il est l’agent d’endocardites.
C. hominis est sensible aux bêtalactamines.
→ groupe HACEK, endocardite, bêtalactamines
[D1, K2, P3]
Édit. 2019
CASR gene sigle angl. pour CAlcium Sensible Receptor
Localisé en 3q13.3-q21, il code pour un récepteur du calcium.
Une mutation est à l’origine du syndrome de Bartter de type V.
Pacita Pronove, médecin endocrinologue américaine (1960) ; F. C. Bartter, médecin endocrinologue américain (1962)
[C3, M1, Q2]
Édit. 2019
CDGF sigle angl. pour
Cartilage Derived Growth Factor
Facteur de croissance sécrété par le tissu cartilagineux.
→ facteur de croissance dérivé du cartilage
[C3]
Édit. 2018
CGRP sigle angl. pour Calcitonin Gene-Related Peptide
Peptide associé au gène de la calcitonine.
Polypeptide de 37 acides aminés présent dans le système nerveux central et périphérique, ainsi que dans le cœur et le tube digestif, dans la glande thyroïde et dans les vaisseaux où il se comporte comme un très puissant vasodilatateur.
Il peut aussi être considéré comme un neurotransmetteur pour certaines fonctions autonomes viscérales et sensorielles.
Au cours de cette dernière décade, CGRP est impliqué comme acteur central dans la phase douloureuse et même dans la genèse de la migraine
Lisbeth H. Lassen, neurologue danoise (2002)
[C1,C3]
Édit. 2021
chewing gum anglicisme
[G3,G5]
Édit. 2017