canstatine n.f.
canstatin
Polypeptide de la famille des matricryptines, ayant une masse moléculaire de 24 kDa, qui constitue le domaine N-terminal de la chaîne α2 du collagène IV, capable d’inhiber la prolifération et la migration des cellules endothéliales et d’induire l’apoptose.
[C1]
capillaire sanguin l.m.
blood capillary
Élément le plus fin de l'appareil circulatoire, d'un calibre de 6 à 12 microns, représentant la portion terminale du système artériel, il est issu d'une métartériole et affluent d'une veinule.
Son architecture est une couche de cellules endothéliales assez jointives reposant sur une membrane basale. Les capillaires sanguins représentent un véritable organe, lieu principal des échanges nutritifs entre le sang et les tissus, et régulateur de nombreux processus d'homéostasie liés aux fonctions multiples de l'endothélium, comme l'hémostase.
Étym. lat. capillarus : cheveu
[A1,K4]
Édit. 2015
capsule du cristallin l.f.
capsula lentis (TA)
capsule of lens
Très fine membrane élastique qui enveloppe la masse épithéliale du cristallin.
La portion antérieure de la capsule, dite cristalloïde antérieure, est doublée à sa face profonde d’une couche épithéliale formée d’un seul rang de cellules, le cortex du cristallin. La portion postérieure de la capsule est dite cristalloïde postérieure. Les deux parties antérieure et postérieure de la capsule du cristallin s’unissent au niveau de l’équateur du cristallin.
Syn. anc. cristalloïde 2
[A1,P2]
Édit. 2015
CAR sigle anglais. pour constitutive androstan receptor
Facteur de transcription exprimé principalement dans les cellules hépatiques et intestinales.
Le CAR active un large spectre de gènes impliqués dans le métabolisme et l’excrétion des xénobiotiques. Il stimule également la synthèse des protéines impliquées dans la glucuronoconjugaison et l’excrétion de la bilirubine. Il est activé par une élévation de la concentration de bilirubine.
carboplatine n.m.
carboplatin
Agent cytotoxique, complexe organique du platine, homologue du cisplatine. Inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS, il est utilisé, en mono- ou polychimiothérapie. Dans le traitement de divers carcinomes (ovariens d’origine épithéliale, bronchiques à petites cellules et épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures). C’est le seul médicament cytotoxique dont la posologie est adaptable en fonction de la filtration glomérulaire du patient. Il est contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale sévère et de grossesse potentielle ou avérée. Sa néphrotoxicité est bien moindre que celle du cisplatine. On observe également des toxicités gastro-intestinales, une ototoxicité et, parfois, des réactions allergiques.
carcinoma dyskeratoticum segregans l.m.
carcinoma dyskeratoticum segregans
Carcinome spinocellulaire dont les cellules se détachent les unes des autres par suite d'un phénomène de dyskératose, formant ainsi des lacunes intratumorales pseudoglandulaires.
→ carcinome spinocellulaire adénoïde
[F2,J1]
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome annexiel microkystique l.m.
microcystic adnexal carcinoma
Variété de carcinome eccrine, survenant principalement chez la femme d'âge moyen, siégeant le plus souvent sur la lèvre supérieure, ayant une tendance à l'infiltration profonde et caractérisée histologiquement par la présence dans un stroma fibreux de zones contenant des îlots de cellules basaloïdes avec différenciation pilaire et d'autres dans lesquels prédominent des aspects glandulaires.
Malgré le caractère infiltrant de la tumeur, des métastases n'ont jusqu'à présent pas été rapportées. Après exérèse chirurgicale, les récidives locales sont fréquentes.
Syn. carcinome sudoral sclérosant
[F2,J1]
carcinome basocellulaire adamantinoïde l.m.
Variété histologique de carcinome basocellulaire dont les boyaux sont le siège d'une évolution adamantinoïde ou atrophie stellaire.
Ce phénomène s'observe dans la masse tumorale et se caractérise par un élargissement des espaces intercellulaires qui restent souvent vides mais contiennent parfois une substance mucoïde ou même hyaline. La rétraction des cellules tumorales, qui restent toutefois rattachées entre elles par des filaments anastomotiques, donne à celles-ci un aspect étoilé. Les éléments marginaux restent inchangés et gardent leur délimitation palissadique. L'évolution adamantinoïde peut être le point de départ de formations kystiques intratumorales. Sa présence ne modifie aucunement le pronostic de la tumeur. (L'organe adamantin donne naissance à l'émail, tissu dur, minéralisé, d'origine ectodermique, recouvrant la couronne dentaire).
Étym. gr. adamantinos : dur comme l’acier ou le diamant
Syn. atrophie stellaire, cancer basocellulaire adamantinoïde, épithélioma basocellulaire adamantoïde
[F2]
carcinome basocellulaire cylindromateux l.m.
basal cell carcinoma with cylindromatous degeneration
Variété de carcinome basocellulaire dont le stroma, englobé dans des incisures des lobules tumoraux, dégénère et évolue vers la formation de cavités kystiques contenant souvent une substance mucoïde ou même hyaline.
Ce terme s'utilise également lorsque les travées néoplasiques sont entourées d'un épais manchon hyalin, semblable à ce qu'on observe dans le cylindrome ou tumeur de Spiegler ou de Poncet-Spiegler, et comparable à la vitrée entourant le follicule pileux catagène. Contrairement à la substance mucoïde, ce manchon résulte probablement d'une régression des cellules tumorales et non pas d'une dégénérescence du stroma.
A. Poncet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1890) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899)
Syn. cancer basocellulaire cylindromateux, dégénérescence cylindromateuse, épithélioma basocellulaire cylindromateux, remaniement cylindromateux
[F2]
carcinome bowénoïde l.m.
bowenoid carcinoma
Variété histologique du carcinome basocellulaire, dont l'aspect des bourgeons rappelle celui de la maladie de Bowen et se compose d'une mosaïque de cellules épithéliales de taille variable, dont les noyaux sont fréquemment monstrueux, hyperchromatiques ou polylobés.
Il n'est pas rare qu'une cellule contienne deux ou plusieurs noyaux. Cette image serait favorisée par l'arsenicisme.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
[F2,J1]
carcinome bronchio-alvéolaire lépidique l.m.
Forme anatomo-clinique d’adénocarcinome bronchiolo-alvéolaire d'architecture lépidique pure, caractérisée par le recouvrement de parois alvéolaires normales ou discrètement épaissies par des cellules tumorales en couches unicellulaires.
Cette structure lépidique respecte l'architecture vasculaire et élastique normale propre à la paroi alvéolaire. Elle correspond à une tumeur non invasive, extrêmement rare (moins de 3 % des adénocarcinomes).
Étym. gr. lepidos : écaille
[F2,K1]
carcinome bronchopulmonaire à petites cellules l.m.
small cell lung carcinoma
cancer bronchique à petites cellules
→ syndrome médiastinal, syndrome paranéoplasique,neurospécifique énolase
[F2]
Édit. 2020
carcinome cholangiolaire l.m.
intrahepatic cholangiocarcinoma, cholangiocellular carcinoma, peripheral bile duct carcinoma
Tumeur maligne intrahépatique constituée de cellules ressemblant à celles des canaux biliaires.
L'aspect histologique le plus fréquent est une prolifération épithéliale tubulée bien différenciée s'accompagnant d'un stroma fibreux abondant.
Il s'agit d'une tumeur beaucoup plus rare que le carcinome hépatocellulaire. Il peut survenir sur des lésions préexistantes, parasitose biliaire en Asie, cholangite sclérosante dans les pays occidentaux.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cholangiocarcinome intrahépatique
→ cholangite sclérosante, carcinome hépatocellulaire
[F2, L1]
Édit. 2020
carcinome de Bellini l.m.
Bellini's carcinoma
Tumeur maligne rare du rein, développée aux dépens des cellules principales du tube collecteur au niveau de la médullaire.
D'évolution sévère, elle infiltre la médullaire et les pyramides sans déformer le rein.
L. Bellini, anatomiste italien (1643-1704)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome des tubes collecteurs extrapyramidaux, tumeur des tubes de Bellini
[F2,M1,M2]
Bowen (carcinome de) l.m.
Bowen’s carcinoma
Tumeur cutanée résultant de la prolifération dans le derme d'un foyer de maladie de Bowen.
Sa structure rappelle celle du carcinome spinocellulaire, dont elle partage le pronostic. La nette limitation des boyaux, l'irrégularité des cellules, et surtout la présence de dyskératose permettent toutefois souvent de reconnaître la nature « bowénienne » de la tumeur.
J. T. Bowen, dematologue américain (1912)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ Bowen (maladie de), dyskératose, carcinome spinocellulaire
[F2,J1]
Édit. 2018
carcinome épidermotrope eccrine l.m.
epidermotropic eccrine carcinoma
Tumeur cutanée maligne d'origine sudorale eccrine, résultant soit de la prolifération intra-épidermique primitive d'amas de grandes cellules acrosyringéales atypiques, soit de la transformation maligne d'un porome eccrine.
Elle peut être localisée et prendre l'aspect clinique d'un nodule cutané ou d'une tumeur ulcérée, ou se généraliser avec de multiples métastases cutanées et viscérales. Le diagnostic différentiel est souvent difficile avec le carcinome intra-épidermique, un carcinome métastatique épidermotrope, le mélanome malin, la maladie de Paget.
H. Pinkus et A. H. Mehregan, dermatologues américains (1963)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur; krinô : je sécrète
Syn. porocarcinome eccrine, porome eccrine malin
→ sécrétion eccrine, mélanome malin, maladie de Paget du mamelon
[F2, J1]
Édit. 2020
carcinome fusocellulaire l.m.
spindle cell carcinoma
Variété de carcinome spinocellulaire peu ou pas différencié, de pronostic sévère, principalement composé de cellules fusiformes à noyau atypique le plus souvent dépourvues de ponts intercellulaires.
G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français et membres de l'Académie de médecine (1950)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome à cellules fusiformes
[F2]
carcinome hépatocellulaire l.m.
Tumeur maligne née à partir des hépatocytes
Huitième cancer dans le monde par sa fréquence (1,5 à 1,8% des nouveaux cancers en France). Il apparaît rarement sur un foie sain. Il survient le plus souvent sur un foie cirrhotique, cirrhose secondaire à une affection virale (hépatite B ou C), ou à une imprégnation alcoolique. En Afrique et en Asie l’aflatoxine, mycotoxine secrétée par Aspergillus flavus parasite des arachides est une des principales responsables des carcinomes hépatocellulaires. Peuvent être aussi incriminés des hormones (contraceptifs oraux, androgènes anabolisants), une surcharge en fer, le thorotrast (produit de contraste utilisé pour les artériographies abandonné en 1950), un déficit en a1-antitrypsine.
La croissance tumorale est sous la dépendance du flux artériel ; une hypervascularisation artérielle est courante ; l’extension se fait dans les systèmes veineux porte et hépatique, et parfois dans les canaux biliaires ; les cellules tumorales peuvent migrer dans les veines sus-hépatiques et former des métastases pulmonaires.
Il se présente sous plusieurs types : expansif souvent entouré d’une capsule fibreuse ; infiltrant avec nodules irréguliers à limites imprécises ; multifocal fait de plusieurs tumeurs réparties en différents points de l’organe ; de petite taille sous forme d’un nodule solitaire de diamètre inférieur à 2 cm.
Certains marqueurs tumoraux peuvent aider au diagnostic particulièrement l’élévation dans le sang de l’a-fœtoprotéine (AFP).
Le CHC peut s’accompagner de syndrome paranéoplasique : polyglobulie, hypoglycémie, hypercalcémie.
Son traitement curatif est essentiellement chirurgical : résection ou transplantation hépatique.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer hépatocellulaire, hépatocarcinome
Sigle CHC
→ cirrhose, hépatite chronique, aflatoxine, hépatite B
[F2, L1]
Édit. 2019
carcinome intermédiaire l.m.
basal squamous cell carcinoma (intermediary type)
Tumeur épithéliale dont les cellules se situeraient entre celles du carcinome basocellulaire et celles du carcinome spinocellulaire.
Son autonomie est fort discutable. Il s'agit probablement d'un carcinome basocellulaire bowénoïde ou d'un carcinome spinocellulaire peu différencié. Dans la majorité des cas, la nature baso ou spinocellulaire peut être mise en évidence par un examen approfondi.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome métatypique (forme intermédiaire)
→ carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire
[F2]
carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
→ cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre, adénocarcinome
[F2,O3]
carcinome mucineux eccrine l.m.
mucinous (adenocystic) carcinoma
Variété rare de carcinome sudoripare, généralement localisée au visage, au cuir chevelu et au tronc, se présentant comme une tumeur rougeâtre, parfois ulcérée et dont l'aspect histologique est caractérisé par la présence dans le derme et l'hypoderme de larges plages de mucine d'origine épithéliale ou sialomucine, séparées par des septums fibreux et dans lequel se situent de petits amas de cellules atypiques présentant une différenciation sudorale plus ou moins nette.
Des métastases régionales ganglionnaires ont été rapportées. L'exérèse chirurgicale est le traitement de choix, mais est toutefois souvent suivie de récidives locales.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome adénokystique, carcinome sudoral ductal
→ carcinome sudoripare, métastase cutanée, sialmucine
[F2]
carcinome muco-épidermoïde l.m.
mucoepidermoid carcinoma
Polypes endo-luminaux ou lésions en "iceberg" dont la structure histologique associe des lobules glandulaires muco-secrétants et des plages épidermoïdes.
Les cellules ont en règle des caractères cytonucléaires réguliers témoignant d'une lésion de bas grade et de bon pronostic.
Les lésions de haut grade, rares au niveau de l'arbre trachéo-bronchique, sont à distinguer des carcinomes adéno-squameux bronchiques.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ carcinome adéno-squameux, carcinome mixte
[F2]
carcinome muco-épidermoïde conjonctival l.m.
conjunctival mucoepidermoid carcinoma
Tumeur maligne de l'épithélium conjonctival comportant un contingent de cellules à mucus, et à caractère local plus agressif que le carcinome épidermoïde.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ carcinome épidermoïde conjonctival
[F2,P2]
carcinome papillaire de la thyroïde l.m.
papillary carcinoma of the thyroid.
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires comportant au moins en partie une différenciation papillaire.
Les noyaux doivent être porteurs d’inclusions et peuvent avoir un aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases ganglionnaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]