bronchiolite oblitérante (B.O.) l.f.
bronchiolitis obliterans, obliterative bronchiolitis
Affection rare, caractérisée anatomiquement par l'oblitération des petites voies aériennes par des bourgeons faits d'un tissu granulomateux.
Cet aspect, souvent cicatriciel, relève de plusieurs étiologies que l'on peut classer en six groupes :
1. B.O. par inhalation de toxiques,
2. B.O. postinfectieuses (bactériennes ou virales),
3. B.O. associées à des connectivites, notamment la polyarthrite rhumatoïde,
4. B.O. d'origine médicamenteuse (D-pénicillamine, sels d'or),
5. B.O des transplantations d'organes (poumon,cellules souches hématopoïétiques)
6. B.O. idiopathiques avec pneumopathie en voie d'organisation, ou BOOP.
Édit. 2017
bronchiolite oblitérante avec trouble ventilatoire obstructif l.f.
bronchiolitis obliterans with obstruent ventilatory disease
Atteinte inflammatoire et fibrosante de la paroi des bronchioles, qui réduit le calibre bronchiolaire et conduit à une altération des débits aériens, pouvant succéder à un processus aigu de cause indéterminée ou se développer selon un mécanisme mal connu dans des contextes particuliers, tels qu’une transplantation pulmonaire, ou plus exceptionnellement survenir de manière isolée (bronchiolite idiopathique).
Le diagnostic fait appel à la spirométrie (trouble ventilatoire obstructif très peu réversible, hypoxémie tardive) et à la tomodensitométrie (aspect évocateur en mozaïque) et il est établi par l’observation de lésions anatomopathologiques : bronchiolite pariétale, inflammatoire ou fibreuse, généralement sans atteinte alvéolaire.
Les manifestations cliniques sont d’abord une dyspnée d’effort, une bronchorrhée et des infections récidivantes. Parmi les facteurs étiologiques, on cite l’inhalation de fumées et de gaz toxiques (en particulier de dioxyde d’azote), des infections dans le cas des enfants, des maladies systémiques (ex. polyarthrite rhumatoïde) et cette bronchiolite est une complication grave des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques et des transplantations pulmonaires, en constituant alors une cause d’échec à moyen terme.
Le traitement à visée anti-inflammatoire utilise des glucocorticoïdes et des immunosuppresseurs. L’évolution se fait vers l’insuffisance respiratoire pouvant conduire à une transplantation pulmonaire.
→ bronchiolite, bronchiolite idiopathique
Édit. 2017
bronchiolite oblitérante du poumon transplanté l.f.
bronchiolitis obliterans after lung transplant
Affection pulmonaire panobstructive avec lésions des artères comme des veines pulmonaires, atteignant 30 à 40% des malades ayant subi une transplantation pulmonaire.
Elle est la conséquence au moins en partie d'un rejet chronique. On l'observe aussi après transplantation cardiopulmonaire et de cellules souches hématopoïétiques.
Elle se traduit par de la toux, une dyspnée d'effort évolutive par palier et un certain degré de bronchospasme. Traitement antibiotique et renforcement de l'immunodépression peuvent entraîner temporairement une stabilisation. On discute une éventuelle retransplantation lorsque son retentissement est sévère.
Édit. 2017
bulbe olfactif l.m.
bulbus olfactorius (TA)
olfactory bulb
Partie antérieure renflée du tractus olfactif.
C’est une évagination antérieure du télencéphale. Elle repose sur la lame criblée de l’os ethmoïde. Le bulbe olfactif répond, en haut, au sillon olfactif du cerveau qui sépare les gyrus rectus et orbitaires du lobe frontal. Il est relié à la substance perforée antérieure par le tractus olfactif. Il reçoit les filets des nerfs olfactifs et contient les cellules mitrales, corps cellulaires des deutoneurones olfactifs qui gagnent les aires corticales olfactives sensorielles et réflexes.
Édit. 2017
bulge n.m.
hair bulge
Renflement de la gaine épithéliale du poil au niveau de la zone d'insertion du muscle pilo-arrecteur.
Le bulge est présent au cours de la vie adulte dans de nombreuses espèces animales pour lesquelles il sert de réservoir de cellules souches. Il n'est cependant retrouvé histologiquement chez l'Homme qu'au cours de la vie fœtale.
Étym. angl. bulge : bosse, renflement
Édit. 2017
CA 19-9 sigle angl. pour Cancer Antigen 19-9
Agrégat de glycoprotéines de type mucine présent sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par techniques radio-immunologique ou immuno-enzymatique.
L’épitope du CA 19-9 est fixé sur un antigène du groupe Lewis a puis exprimé à la surface des cellules. Chez les sujets négatifs pour le groupe Lewis (Lewis a-, b-), le taux du Ca 19-9 sérique est nul. Cette situation concerne environ 7-10% de la population. La limite supérieure de sa concentration sérique chez le sujet normal se situe à 37 U/ml.Le CA 19-9 est essentiellement un marqueur des adénocarcinomes pancréatiques, mais son manque de sensibilité et de spécificité, particulièrement en cas de cholestase ou de diabète, ne permet pas de l’utiliser comme un marqueur diagnostique performant. Il ne doit pas être utilisé pour le dépistage des patients à risque de cancer du pancréas et pas non plus pour différencier les malades atteints de cancer du pancréas de ceux ayant une pancréatite chronique car les taux du CA 19-9 ne sont pas significativement différents.Dans le bilan préopératoire d’un cancer du pancréas, le CA 19-9 peut être informatif, car au-dessus d’un seuil de 100 ou 157 U/ml, en l’absence d’ictère, il est prédictif d’une maladie métastatique non vue à l’imagerie ou d’une non résécabilité. Pour les tumeurs localement avancées et borderline, si, en cas de traitement néo-adjuvant, l’évaluation repose avant tout sur l’imagerie, la diminution du CA 19-9 pourrait être un élément supplémentaire suggérant une réponse tumorale pouvant conduire à une décision d’exérèse. Après chirurgie curative, le CA 19-9 est un élément prédictif de la survie globale. La diminution de l’Ag CA 19-9 pourrait aussi avoir un intérêt pronostique en cas de chimiothérapie palliative. Le CA 19-9 peut également être augmenté dans d’autres tumeurs du tube digestif, de l’ovaire ou du poumon, et dans les pancréatites ou les maladies biliaires, mais ne constitue pas un marqueur étant donné son manque de spécificité.
[C1, F2, L1]
Édit. 2020
CACNA1C gene sigle angl. pour calcium voltage-gated channel subunit alpha1 C
Gène localisé en 12p13.33 qui produit des canaux calciques appelés CaV1.2. par lesquels s’effectue le transport des ions Ca2+ à l’intérieur des cellules, surtout dans celles du cœur et du cerveau, où leur rôle est particulièrement important pour générer et transmettre les signaux électriques.
Les modifications des charges électriques déterminent les contractions du cœur et le maintien de son rythme.
Les mutations du gène CACNA1C sont à l’origine du syndrome de Brugada et du syndrome de Timothy.
Edit. 2017
Syn. CAC1C_HUMAN, CACH2, CACN2, CACNL1A1, calcium channel, cardic dihydropyridine-sensitive, alpha-1 subunit, calcium channel, L type, alpha 1 polypeptide, isoform 1, cardic muscle, calcium channel, voltage-dependent, L type, alpha 1C subunit, CaV1.2, CCHL1A1,
→ Brugada (syndrome de), Timothy (syndrome de)
[Q1,Q2,K2]
CADASIL acr. angl. pour Cerebral Autosomal Dominant Arteriopathy with Subcortical Infarcts and Leukoencephalopathy
Affection autosomique dominante avec pénétrance clinique quasi complète, caractérisée par la survenue, en moyenne à la quarantaine, chez un patient non hypertendu, d'accidents ischémiques sous-corticaux récidivants, d'évolution démentielle possible.
De très fréquentes crises de migraine avec aura neurologique et/ou, dans 20% des cas environ, des dépressions sévères atypiques, résistant aux chimiothérapies, alternant rarement avec des épisodes maniaques, peuvent leur être associées. Ce type de trouble de l'humeur doit faire évoquer une possible organicité surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux d'infarctus récidivant, voire de démence chez un proche.
Examen essentiel au diagnostic, l'IRM montre de multiples petits infarctus lacunaires sous-corticaux et une leucoencéphalopathie diffuse (leuco-araïose). Cette dernière, parfois longtemps silencieuse, peut être détectée chez des sujets asymptomatiques.
L'atteinte non athéroscléreuse, non amyloïde, des petites artères au niveau des cellules musculaires lisses de la média qui, si elle s'exprime essentiellement au niveau encéphalique, concerne tout l'organisme, peut permettre une biopsie.
En l'absence d'anomalie biochimique connue, le gène de ce modèle unique de leucoencéphalopathie artériolaire a été localisé2 sur le bras court du chromosome 19 : le gène Notch 3, récepteur hétérodimérique dont l'expression est limitée à la cellule musculaire lisse vasculaire. Un test est en cours d'élaboration, qui permettra le dépistage du CADASIL parmi les patients atteints d'accidents vasculaires cérébraux ou de manifestations psychiatriques à type prévalent d'états dépressifs et de démences vasculaires.
Aucune thérapeutique efficace n'a été retenue jusqu'à présent.
P. Sourander, anatomopathologiste suédois (1977),2 Élisabeth Tournier-Lasserre, immunologiste française (1991-1993) ; O. Binswanger, neuropsychiatre suisse (1894)
→ Binswanger (maladie), leuco-araïose, leucoencéphalopathie, Notch
[N1,Q2]
cadhérine n.f.
cadherin
Glycoprotéine de membranes cellulaires responsable de l'adhésion entre les cellules homophiles, adhésion mettant en jeu des ions Ca2+.
Les cadhérines constituent une superfamille de protéines, dont le prototype est la desmogléine.
Elles interviennent dans la signalisation, la prolifération et la différenciation cellulaires, ainsi que dans le maintien des tissus.
→ uvomoruline, desmogléine, caténine, molécule d'adhésion intercellulaire
[C1, C3]
Édit. 2019
calcitriol n.m.
calcitriol
Dérivé dihydroxylé en 1 et 25 du calciférol, principale forme hormonale active de la vitamine D3 antirachitique.
Il stimule l’absorption intestinale du calcium et des phosphates. Le calcitriol se fixe sur un récepteur cytoplasmique qui l’amène dans le noyau cellulaire sur un segment déterminé de l’ADN où il induit la transcription de l’ARNm responsable de la synthèse de protéines fixatrices du calcium et initiatrices de la synthèse de la parathormone.
Le calcitriol peut être dosé dans certains laboratoires spécialisés. Ce dosage n’est toutefois effectué que dans des situations complexes nécessitant des explorations approfondies du métabolisme phospho-calcique
calcium n.m.
calcium
Elément métallique, numéro atomique 20, masse atomique 40, symbole Ca ou plus précisément 2040Ca.
Il en existe dix isotopes non radioactifs dont le 2045Ca qui fut utilisé pour des recherches sur l’ossification. Le calcium constitue les 3,64% des minéraux de l’écorce terrestre, il en est le cinquième par ordre d’abondance. Chez les animaux, on le trouve sous forme de carbonates ou de phospho-carbonates (insolubles dans l’eau) dans les coquilles des mollusques et des œufs, dans les carapaces, et aussi chez l’Homme, dans les os et les dents. Sous forme d’ion Ca2+ ou de complexes non ionisés, iI joue un rôle essentiel en physiologie cellulaire. Il est plus abondant dans le plasma sanguin que dans les cellules. Provoquée par des effecteurs neurohormonaux dans les canaux calciques, sa pénétration dans certaines localisations cytoplasmiques, sous forme d’ion libre ou associé à des protéines comme la calmoduline, entraîne de nombreux effets tels que la contraction des protéines contractiles et l’activation d’enzymes. Les ions calciques jouent aussi un rôle indispensable dans la coagulation du sang.
H. Davy, Sir, chimiste britannique (1808)
Étym. calcium néologisme latin créé par Davy du lat. calx, calcis : caillou, chaux (du grec chalix : petite pierre)
Syn. 1,25-dihydroxy-vitamine D
Symb. Ca
→ calmoduline, coagulation du sang, transport intestinal du calcium
[C1]
calices rénaux mineurs l.m.p.
calices renales minores (TA)
minor calices
Segments initiaux des voies excrétrices du rein situés dans le sinus du rein.
Ce sont de petits canaux membraneux, longs de 1cm, insérés par leur extrémité élargie au pourtour de la base d’une papille rénale qui fait une saillie conique dans leur lumière. Les petits calices rénaux confluent pour former les calices majeurs du rein.
caliciel adj.
calyceal
Qui concerne le calice rénal ou lui appartient.
caliciforme adj.
goblet
Se dit de cellules en forme de calice.
→ calice
[A2]
Édit. 2015
canal ionique l.m.
ionic channel
Groupe important de protéines membranaires, constitué de plusieurs centaines de variantes, qui assurent la régulation ionique à travers la membrane cellulaire.
Le long des neurones, circulent les influx nerveux, impulsions électriques provoquées par le passage d'ions (Na+, K+) à travers cette membrane. Sauf exception, l'onde électrique ne franchit pas la fente synaptique. Dès lors, la chimie prend le relais de l'électricité, avec synthèse de neuromédiateurs qui s'accumulent dans des vésicules situées dans les terminaisons nerveuses. Quand une impulsion électrique atteint la terminaison, le neuromédiateur est libéré de ces vésicules dans la fente synaptique ; en une fraction de milliseconde, il diffuse au milieu de l'espace synaptique et, dans une cellule proche, déclenche un nouveau signal, en général lui aussi électrique.
Le transmetteur, dans les synapses excitatrices, provoque l'ouverture de canaux où passent les ions positifs Na+ et K+ ; dans les synapses inhibitrices, il ouvre un canal pour les ions négatifs Cl- Une transformation (ou transduction) du signal chimique en signal électrique se produit, qui suscite soit le départ d'un nouvel influx nerveux, soit son inhibition.
Jusqu'à présent, plus de 40 neuromédiateurs ont été individualisés. Un neurone peut en synthétiser ou en libérer plusieurs à la fois. Si bien que les communications chimiques tiennent un rôle dominant dans le fonctionnement cérébral. Les canaux ioniques ont une action déterminante dans la transmission des signaux entre les cellules.
De nombreuses affections (notamment génétiques ou auto-immunes) sont liées à une pathologie des canaux.
→ canalopathie ionique, membrane cellulaire, neuromédiateur
[C3]
canal scléral l.m.
choroidoscleral canal
Orifice postérieur de la sclère qui occupe le foramen scléral postérieur, et qui appartient à la papille optique.
Il donne passage aux axones des cellules ganglionnaires de la rétine et est le point de départ du nerf optique.
Syn. canal choroidoscléral
[A1,P2]
Édit. 2015
canaux biliaires inter-lobulaires l.m.p.
ducti biliferi interlobulares (TA)
interlobular bile ducts
Canaux biliaires intra hépatiques placés dans les fissures péri-lobulaires.
Ils drainent les canalicules intra-lobulaires compris entre les cellules des lobules. Les canaux inter-lobulaires sont anastomosés entre eux et se réunissent dans les espaces portes où ils cheminent dans les gaines de la capsule fibreuse du foie avec un rameau de l’artère hépatique et de la veine porte. Ils sont en situation épiportale. De leur réunion dans le sillon transverse du foie (porte du foie) naissent les canaux hépatiques droit et gauche.
Syn. conduits biliaires inter-lobulaires
Syn. anc. canaux péri-lobulaires
[A1,L1]
Édit. 2015
cancer anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne de la thyroïde très rare (1% à 3%) faite de nappes de cellules indifférenciées d’aspect fusiforme ou conservant des signes de différenciation épithéliale.
D’évolution rapide, aussi bien régionale que métastatique, leur survie médiane est de quatre à cinq mois.
Syn. carcinome indifférencié de la thyroïde
[F2,O4]
cancer canalaire in situ du sein l.m.
in situ ductal carcinoma of the breast
Prolifération de cellules épithéliales malignes, développée à l'intérieur des canaux galactophores sans effraction de la membrane basale, et donc a priori sans risque d'atteinte ganglionnaire ou métastatique.
Il représente environ 90% des cancers du sein in situ. Il est principalement évoqué devant un foyer de microcalcifications découvert sur une mammographie de dépistage. Le diagnostic est établi généralement par les macrobiopsies après repérage stéréotaxique. En fonction de l’architecture, du grade nucléaire et de la présence ou non d'une nécrose centrale, on distingue les types cribriforme, micropapillaire, solide et comédocarcinome, forme la plus agressive, définie par une nécrose associée à un haut grade nucléaire. Le pronostic se fonde sur l'index pronostique de Van Nuys, basé sur le grade histologique (établi en fonction du grade nucléaire et de l'existence d'une nécrose), la taille de la tumeur et l'étendue des marges saines d'exérèse). Le traitement (tumorectomie suivie de radiothérapie ou simple mastectomie) dépend de cet index ainsi que du caractère souvent multicentrique et de la présence fréquente de foyers microinvasifs, spécialement dans les tumeurs de grande taille (>ou= 25mm). Le pronostic est excellent avec un risque vital minime.
Étym. Van Nuys : quartier de Los Angeles
Syn. carcinome canalaire in situ du sein, carcinome intracanalaire du sein
→ cancer du sein, index pronostique de Van Nuys
[F2,O5]
cancer colloïde l.m.
colloid, mucinous carcinoma
Forme de cancer glandulaire, ou adénocarcinome, se présentant macroscopiquement sous un aspect gélatineux et répondant histologiquement à la présence de vastes plages de mucus parsemées et(ou) bordées de cellules mucipares dites en bague à chaton, isolées ou groupées en bordure épithéliale.
Ses deux localisations les plus fréquentes sont le sein et le côlon.
Syn. cancer colloïde muqueux
→ adénocarcinome, cellule en bague à chaton
[F2,O5,L1]
cancer colloïde colorectal l.m.
colorectal colloid carcinoma
Forme particulière d’adénocarcinome colorectal, se présentant macroscopiquement sous un aspect gélatineux avec histologiquement de vastes plages de mucus (plus de 50% de composante mucineuse) parsemées et(ou) bordées de cellules mucipares dites en "bague à chaton" (du fait de l’accumulation intracellulaire de mucine).
Le pronostic serait plutôt péjoratif.
Syn. carcinome mucineux, carcinome colloïde muqueux.
[F2,L1]
cancer du nasopharynx l.m.
nasopharyngeal carcinoma (NPC)
Tumeur, surtout d'origine épithéliale, développée aux dépens du cavum ou rhino-pharynx, dans l’immense majorité des cas.
La forme histologique et clinique la plus fréquente est la forme dite indifférenciée (undifferentiated carcinoma of nasopharyngeal type (UCNT). Les lymphomes nasopharyngés sont beaucoup plus rares, il s’agit généralement de lymphomes à grandes cellules de haut grade de malignité.
L'UCNT diffère des autres carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou par son histologie indifférenciée caractéristique. Il est à distinguer du lymphome. Il atteint aussi bien les deux sexes. Son épidémiologie est sans rapport avec l'alcool et le tabac en revanche, sa relation est constante avec l’infection par le virus d'Epstein-Barr (EBV). Son étiologie implique aussi des facteurs génétiques et environnementaux (nitrosamines, aliments fumés,).Son incidence est particulièrement élevée en Asie du Sud-Est (Chine du sud) et dans le bassin méditerranéen.
L’extension locale de cette tumeur se fait vers l'oropharynx et la base du crâne, le palais et la cavité buccale. Les métastases sont essentiellement ganglionnaires et viscérales, expliquant les échecs thérapeutiques d’un traitement seulement local basé sur la radiothérapie qui marquée permet d'obtenir dans un pourcentage de cas important un taux de contrôle locorégional satisfaisant. La chimiothérapie est utilisée dans les formes très évoluées et métastasées. Une chimiothérapie adjuvante à la radiothérapie peut être proposée en fonction de l’extension dans les formes localisées.
Syn. cancer du cavum
→ Epstein-Barr (virus d'), lymphome malin
[F2,P1]
cancer du rein à cellules chromophobes l.m.
chromophobes cells renal carcinoma
Tumeur rénale rare, de malignité atténuée, qui se développe à partir des cellules intercalaires de type B du tube collecteur.
Souvent unique et volumineuse, elle peut être confondue avec l'oncytome, dont elle se distingue par certaines colorations (Hale) et des caractères cytogénétiques.
C. W. Hale, histologiste britannique (1946)
Syn. carcinome rénal à cellules chromophobes
[F2,M2,M3]
cancer du sein in situ l.m.
carcinoma in situ of the breast
Tumeur épithéliale non infiltrante du sein, précurseur potentiel d'un carcinome infiltrant et dont il existe deux types : le carcinome canalaire in situ et le carcinome lobulaire in situ.
- Le carcinome canalaire in situ (ou carcinome intra-canalaire) : prolifération de cellules épithéliales malignes développée à l'intérieur des canaux galactophores, sans effraction visible en microscopie optique de la membrane basale et donc a priori sans risque d'atteinte ganglionnaire ou métastatique. Représentant 15 à 30% des nouveaux cas de cancer du sein, il est principalement évoqué devant un foyer de micro-calcifications découvert par la mammographie. Le diagnostic est établi par les macro-biopsies après repérage stéréotaxique. En fonction de l‘architecture, du grade nucléaire et de la présence ou non d'une nécrose centrale, on distingue les types "cribriforme", "micropapillaire" , "solide" et "comédocarcinome", forme la plus agressive définie par une nécrose associée à un haut grade nucléaire . Le traitement (tumorectomie et radiothérapie ou mastectomie) se fonde sur l'index pronostique de Van Nuys, basé sur le grade histologique (établi en fonction du grade nucléaire et de l'existence d'une nécrose) la taille de la tumeur et l'étendue des marges saines d'exérèse .Il tiendra compte du caractère souvent multicentrique et de la présence fréquente de foyers micro-invasifs spécialement dans les tumeurs de grande taille (supérieures à 25 mm).
- Le carcinome lobulaire in situ est une prolifération épithéliale maligne développée dans les lobules, sans effraction de la membrane basale et donc sans invasion du stroma. Il n'existe en règle, ni nécrose, ni calcification, et en l'absence habituelle de traduction clinique ou radiologique, le diagnostic est une découverte histologique lors d'une intervention pour une lésion préjugée bénigne. Souvent multifocal et bilatéral, il est difficile à différencier des lésions d'hyperplasie lobulaire atypique (avec lesquelles on les réunit sous le nom de "néoplasies lobulaires "). Il confère un risque accru de développement d'un carcinome infiltrant lobulaire ou canalaire.
→ cancer du sein, van Nuys (index pronostique de), maladie de Paget du mamelon
[F2,O5]
cancer médullaire du sein l.m.
Breast medullary carcinoma
Adénocarcinome mammaire de type histologique particulier, constitué de cellules indifférenciées disposées au sein d’un stroma riche en lymphocytes et formant un nodule tumoral circonscrit.
De pronostic relativement favorable, malgré l’indifférenciation cellulaire, ils représentent environ 1% des cancers du sein.
[F2,O5]
cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Syn. carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
[F2,O3]
cancer mucineux du sein l.m.
mucinous breast carcinoma
Forme rare de carcinome infiltrant du sein (1%) , touchant plutôt la femme âgée .
Dans sa forme colloïde pure (comportant des plages de mucus renfermant des cellules tumorales disposées en lobules), elle est créditée d'un pronostic relativement favorable.
Syn. carcinome colloïde muqueux
[F2,O5]
cancer neuro-endocrine bronchopulmonaire l.m.
pulmonary neuroendocrine carcinoma
Tumeur maligne de caractère neuro-endocrine dont témoignent la présence de grains neurosecrétoires à l'étude ultrastructurale et celle de marqueurs neuro-endocrines retrouvés à l'étude immunohistochimique notamment la chromogranine A.
On distingue:
- les carcinomes neuro-endocrines bien différenciés ; ce sont les anciens carcinoïdes atypiques avec leurs atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses et des zones de nécrose. L'envahissement ganglionnaire n'est pas exceptionnel.
- les carcinomes à petites cellules réalisent des tumeurs proximales extensives classiquement de type médiastino-pulmonaire, rarement une tumeur périphérique.
Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire
→ carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules
[F2,K1,O4]