Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2921 résultats 

Barr (test de) l.m.

Barr's chromatin test

Recherche du corpuscule de Barr dans les noyaux des cellules épithéliales de la muqueuse de la face interne de la joue prélevées par un frottis.
La présence du corpuscule de Barr dans 10% des noyaux permet d'affirmer que le sexe chromatinien est féminin.

M. L. Barr, anatomiste et généticien canadien (1949)

Syn. détermination du sexe chromatinien

→ Barr (corpuscule de)

Édit. 2017

Bartonella

Bartonella
Genre de bactéries intracellulaires à Gram négatif, de la famille des Bartonellaceae (Ordre des Rickettsiales), regroupant un grand nombre d'espèces dont plusieurs sont pathogènes pour l'Homme.
Bartonella bacilliformis était autrefois la seule espèce de ce genre connue pour être pathogène pour l'Homme. Par la suite, plusieurs autres espèces pathogènes ont été rattachées au genre Bartonella. Chez l'Homme, ces bactéries sont caractérisées par un tropisme vis-à-vis des cellules épithéliales et leur capacité à induire des lésions angioprolifératives. Les principales bartonelloses humaines sont la fièvre des tranchées (due à B. quintana), la péliose hépatique (à B. henselae), l'angiomatose bacillaire (à B. quintana et B. henselae) et la maladie de Carrion (à B. bacilliformis). De nombreuses autres espèces infectent des animaux (rongeurs, chauves-souris,…). Des bactériémies asymptomatiques à Bartonella sont fréquemment observées chez l'animal comme chez l'Homme. Les Bartonella sont généralement transmises par des Arthropodes vecteurs (poux, puces, phlébotomes, tiques, etc.). 

Étym. de A. L. Barton, médecin péruvien (1909)

→ bartonellose, Bartonella bacilliformis, Bartonella quintana, Bartonella henselae, Bartonellaceae

Édit. 2017

basale (membrane) l.f.

basement membrane

Fine couche protéique entourant les capillaires sanguins.
Au sein du glomérule rénal, la membrane basale des capillaires sépare les podocytes des cellules endothéliales.
L'épaississement de la membrane basale est une caractéristique générale de la micro-angiopathie diabétique. Elle joue un rôle dans le phénomène de perméabilité capillaire qui régit les échanges entre le sang et les tissus.

→ glomérule, micro-angiopathie diabétique

Édit. 2017

base du crâne l.f.

basis cranii (TA) (TE)

cranial base, basicranium

Partie du squelette osseux de la tête qui, par opposition à la voûte crânienne, est située au-dessous d’une ligne sinueuse s’étendant du sillon naso-frontal à la protubérance occipitale externe, en passant par le bord supra-orbitaire, l’arcade zygomatique et la ligne nuchale supérieure.
Sa face exocrânienne comporte une partie antérieure, faciale, articulée avec le massif osseux de la face, et une partie postérieure libre, temporo-occipitale. La face endocrânienne est divisée en trois étages : un étage antérieur, ethmoïdo-frontal, sur lequel reposent les lobes frontaux du cerveau hémisphérique et les lobes olfactifs ; un étage moyen, sphéno-temporal, sur lequel reposent les lobes temporaux et l’hypophyse ; un étage postérieur, temporo-occipital qui présente d’avant en arrière : le clivus sur lequel s’appuie le tronc cérébral, le foramen magnum et la fosse cérébelleuse qui loge le cervelet.
La base du crâne se constitue embryologiquement à partir du neurocrâne cartilagineux ou chondrocrâne. Elle est formée d’éléments cartilagineux séparés. En avant de l’extrémité de la notochorde, qui se termine au niveau du voisinage de la selle turcique et de l’hypophyse, ces cartilages proviennent des cellules de la crête neurale et constituent le chondrocrâne préchordal. Plus en arrière ils proviennent du mésoblaste para-axial : c’est le chondrocrâne chordal. Es cartilages vont par la suite fusionner et s’ossifier par ossification enchondrale. La portion basilaire de l’os occipital est formée par le cartilage parachordal et les corps de trois sclérotomes occipitaux. A la partie antérieure de la plaque parachordale se trouvent les cartilages hypophysaires ou polaires, flanquant l’hypophyse, et les trabeculae cranii. Ces cartilages fusionnent bientôt pour former le corps du sphénoïde et l’ethmoïde. D’autres condensations mésenchymateuses naissent de chaque côté de cette lame médiane : la plus antérieure, l’aile orbitaire, donne la petite aile du sphénoïde ; en arrière l’aile temporale donne naissance à la grande aile du sphénoïde. Tous ces éléments fusionnent entre eux et avec la lame médiane, ne laissant que les orifices de passage des nerfs crâniens.

→ chondrocrâne

[A1,A4,O6]

Édit. 2017

basophilie n.f.

basophilia

propriété de certaines cellules ou de certains constituants cellulaires de se colorer par des colorants basiques, hématoxyline p. ex.
2) En hématologie :
basophilic leukocytosis
augmentation du nombre des polynucléaires basophiles circulants en valeur absolue, supérieure à 0,15. 109par litre.
Les causes de basophilies sont variées. Certaines sont physiologiques : ovulation, grossesse sauf à la fin, stress. D'autres sont pathologiques : myxœdème, rectocolite hémorragique, sinusite chronique, varicelle, injection de protéines étrangères. On peut aussi observer une basophilie dans les carences en fer, les cancers bronchiques, après splénectomie et surtout au cours des syndromes myéloprolifératifs et plus particulièrement dans la leucémie myéloïde chronique. Les dermatites de contact, dans lesquelles les IgE sont impliquées, sont infiltrées par des basophiles qui ne passent généralement pas dans le sang.

→ basophile

Édit. 2017

BCOR gene l. angl. pour BCL6 corepresseur

Gène, situé sur le locus chromosomique Xp11.4, codant pour une protéine connue comme BCL6 corepresseur qui ne peut se lier au DNA par elle-même mais qui interagit avec d’autres protéines de liaison pour supprimer l’activité de certains gènes.
Ce gène joue un rôle important dans la fonction et la survie de cellules du système immunitaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Lenz (microphtalmie ou anophtalmie avec anomalies associées) et le syndrome oculo-facio-cardio-dentaire

Syn. 5830466J11Rik, 8430401K06Rik, ANOP2, BCL-6 interacting corepressor, BCL6 co-repressor, BCOR_HUMAN, FLJ20285, FLJ38041, KIAA1575, MAA2, MCOPS2, MGC131961, MGC71031

→ Lenz (syndrome de), oculo-facio-cardio-dentaire (syndrome)

Édit. 2017

BCR sigle angl. pour B Cell Receptor

Protéine transmembranaire réceptrice d'antigène, localisée à la surface de la membrane plasmique des lymphocytes B.
Le BCR est constitué par des immunoglobulines membranaires possédant la même chaîne légère et le même domaine VH que la chaîne lourde.
Les lymphocytes B naïfs, avant immunisation, expriment des IgM et IgD membranaires. Après immunisation, les lymphocytes B à mémoire expriment des immunoglobulines membranaires de différentes classes et sous-classes.
L’activation d’un lymphocyte B par sa rencontre avec un antigène qui s'attache à ses récepteurs, entraîne sa prolifération et sa différenciation en plasmocytes et cellules mémoires.

→ leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la),

Édit. 2017

BEST1 gene sigle. angl. pour bestrophin 1

Gène, situé sur le chromosome 11q12.q13, codant pour la bestrophine 1, protéine active dans la vision.
Cette protéine, secrétée dans la couche cellulaire mince de la rétine appelée épithélium pigmentaire de la rétine, intervient dans la croissance et le développement de l’œil et dans la fonction des cellules photoréceptrices, détectrices de la lumière et des couleurs.
Des mutations de ce gène, interviennent dans la maladie de Best, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinite pigmentaire, la vitréorétinochoroïdopathie
Syn. BEST, BEST1_HUMAN, BMD, RP50, TU15B, vitelliform macular dystrophy 2 (Best disease, bestrophin), VMD2

→ Best (maladie de), dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétinite pigmentaire, vitréo-rétino-choroïdopathie

Édit. 2017

bêta-2-microglobuline n.f.

β2-microglobulin

Glycoprotéine plasmatique de faible masse moléculaire (12 kDa), trouvée aussi dans l’urine, la salive, le liquide cérébro-spinal.
Elle fait partie du complexe d’histocompatibilité majeur de classe I, normalement exprimé à la surface des cellules.
Son dosage dans le sérum est effectué par immunonéphélémètrie ou chimio-luminescence. La concentration sérique de β-2-microglobuline est un marqueur de masse tumorale dans le myélome multiple et les lymphomes malins.
Dans l’urine, l’élimination de β-2-microglobuline augmente dans les néphropathies tubulaires

→ glycoprotéine, complexe majeur d'histocompatibilité, myélome multiple, lymphomes malins, néphropathie tubulaire aigüe, néphropathie tubulaire chronique, chimio-luminescence 

Édit. 2017

bêtaméthasone n.f.

betamethasone

Antiinflammatoire stéroïdien de la classe des glucocorticostéroïdes.
Elle possède un pouvoir anti-inflammatoire et un effet stimulant sur la néoglucogénèse environ 25 fois plus grand que celui du cortisol, mais elle est pratiquement dénuée de pouvoir rétenteur du sodium. Son action inhibitrice sur l'axe hypothalamohypophysaire est marquée.
Son injection intramusculaire pendant la grossesse accélère la synthèse du surfactant par les cellules alvéolaires de type II et donc la maturation du poumon fœtal, et s'oppose aux détresses respiratoires du prématuré. Elle réduit aussi la fréquence des hémorragies dans les ventricules cérébraux des grands prématurés.
C’est un médicament essentiel de l'OMS.

→ glucocorticostéroïdes, gluconéogénèse

Édit. 2017

bêta-thalassémie n.f.

β-thalassemia

Hémoglobinopathie héréditaire caractérisée par un défaut de synthèse des chaînes bêta de globine.
Plus d’une centaine de lésions moléculaires différentes (mutations ponctuelles ou courtes délétions) sont aujourd’hui répertoriées. Des exemples d’atteinte de toutes les régions de contrôle de l’expression du gène bêta sont connus.
Les défauts moléculaires sont spécifiques de chaque population: ainsi sur le pourtour méditerranéen, cinq anomalies moléculaires sont fréquemment rencontrées avec une distribution différente dans chaque région. Les formes hétérozygotes sont bien tolérées et ne se traduisent que par une discrète anémie microcytaire hypochrome. Les formes homozygotes, ou dues à une hétérozygotie composite, sont responsables d’une anémie sévère. Le pronostic des formes graves a été transformé par un traitement reposant sur un programme régulier de transfusions sanguines et de chélation du fer. Des guérisons ont été obtenues par greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques. Les formes cliniques ne relevant que d’un traitement transfusionnel épisodique sont appelées thalassémies intermédiaires.
Les accidents ischémiques cérébraux sont rares, essentiellement rapportés au décours des transfusions sanguines. La thrombocytose secondaire à la splénectomie (fréquemment réalisée chez ces patients) joue probablement un rôle dans la survenue des manifestations thrombotiques.

T. B. Cooley, pédiatre américain (1925)

Étym. gr. thalassa : mer (Méditerranée)

→ Cooley (anémie de), anémie méditerranéenne

Édit. 2017

bêta-VLDL sigle angl. pour

Classe de lipoprotéines qu'on trouve dans le plasma de certains animaux au cours d'hyperlipidémies expérimentales et chez l'Homme dans certains cas pathologiques, comme l'hyperlipidémie de type III.
Leur composition diffère de celle des VLDL surtout par leurs apolipoprotéines E et par leur teneur en esters de cholestérol. Elles sont athérogènes et captées par les cellules macrophagiques.

→ Very Low Density Lipoprotéine de mobilité électrophorétique β

Édit. 2017

Biermer (anémie de) l.f.

pernicious anemia, Biermer’s disease

Anémie sidéroblastique macrocytaire par carence en vitamine B12 due à un tarissement de la sécrétion du facteur intrinsèque par l'estomac empêchant l'absorption de la vitamine B12.
Mécanisme auto-immun, plus fréquent chez les femmes âgées de 40 à 50 ans, par destruction des glandes du corps et du fundus gastriques qui secrètent l’acide chlorhydrique et le facteur intrinsèque. Dans l'estomac, la cobalamine, forme active de la vitamine B12, est libérée de complexes protéiques sous l'action de l'acide chlorhydrique et de la pepsine. Il y a une malabsorption de la vitamine B12 avec baisse de sa concentration sérique par tarissement de la sécrétion du "facteur intrinsèque", une glycoprotéine, nécessaire à son absorption.
La vitamine B12 est nécessaire à la synthèse de l'ADN et les signes de l'affection sont d'abord visibles au niveau de l'épithélium digestif (régénération rapide) avec hypochlorhydrie, glossite de Hunter, stomatite, dysphagie.
Cette maladie auto-immune peut s’associer à d’autres affections auto-immunes : thyroïdite auto-immune, diabète de type 1, polyendocrinopathie auto-immune de type 1 et 2, vitiligo.
Il existe une baisse du nombre d'hématies et de leur teneur en hémoglobine (CCMH) avec augmentation du volume globulaire moyen (VGM).Les formes sévères s’accompagnent d’une leuconeutropénie et une thrombopénie ; l’examen du frottis sanguin découvre quelques mégaloblastes.
Les lésions neurologiques sont liées à une démyélinisation progressive centrale et périphérique, parfois avec atteinte axonale : troubles sensitifs profonds (ataxie, incoordination), irritation pyramidale, paresthésies réalisant des tableaux de sclérose combinée de la moelle, de neuropathies périphériques et d'atteintes encéphaliques associant troubles visuels, état démentiel, altérations de l'humeur et du comportement. Le diagnostic neurologique est clinique, mais l'EMG montre le plus souvent des aspects de neuropathie axonale, ou axono-myélinique. L'IRM, notamment médullaire, met en évidence parfois des hypersignaux en T2, régressifs dans certains cas après correction de la carence vitaminique. Le protoxyde d'azote, gaz anesthésiant, peut être neurotoxique par inactivation de la vitamine B12, expliquant des manifestations neurologiques aigües ou subaigües après chirurgie sous anesthésie générale. Il n'est que le révélateur d'une maladie de Biermer méconnue.
L’atteinte oculaire réalise un scotome central et centrocoecal (rare), des hémorragies rétiniennes au centre blanc, une névrite ou une atrophie optique, une cataracte, et une paralysie oculomotrice du III (rare).
L'affection n'est pas communément héréditaire mais secondaire à la présence d'anticorps antifacteur intrinsèque et/ou d'anticellules pariétales gastriques, mais l'hypothèse héréditaire a été envisagée à plusieurs reprises (MIM 170900). Deux formes familiales récessives sont actuellement connues : l'une congénitale avec défaut de facteur intrinsèque (MIM 261000) et l'autre juvénile, le syndrome d'Imerlund-Gräsbeck, avec malabsorption intestinale de vitamine B12 (MIM 261100 bis).
Avant la découverte de la vitamine B12, l'anémie de Biermer était une maladie mortelle. Le diagnostic biologique repose sur une anémie macrocytaire, une mégaloblastose médullaire, une concentration plasmatique très basse de vitamine B12. La mise en évidence dans le sérum d’anticorps anti-facteur intrinséque, d’anticorps anticellules pariétales gastriques et un test de Schilling positif affirment traditionnellement le diagnostic. Le test de Schilling, basé sur l’administration d’une gélule de Vitamine B12 radio-marquée ne se pratique plus. La recherche d’une achlorhydrie gastrique ne se pratique plus. En revanche la mise en évidence d’une hypergatrinémie constitue précocement la pierre angulaire du diagnostic. Histologiquement, il existe au niveau du fundus de l’estomac une gastrite atrophique. Cette gastrite fundique auto-immune est un terrain qui favorise la survenue de tumeurs endocrines gastriques par prolifération de cellules ECL (enterochromaffin-like cells), ce qui impose un contrôle endocopique gastrique biennal.

A. Biermer, médecin allemand (1868)

Syn. anémie pernicieuse, anémie pernicieuse progressive, Biermer (syndrome de), Addison-Biermer (maladie d'), anémie hyperchrome mégalocytique, Imerslund-Najman- Gräsbeck (syndrome d')

→ avitaminose B12, facteur intrinsèque, hypochlorhydrie, Hunter (glossite de), thyroïdite d’Hashimoro, diabète de type 1, polyendocrinopathie auto-immune, vitiligo, encéphalopathies par carence vitaminique, neuroané thyroïdite mique (syndrome), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en), Imerlund-Grassbeck (syndrome d’)

[F1]

Édit. 2018

biofilm (formation d'un) l. f.

biofilm (training of one)

 Il peut être constitué de bactéries, de fungi imperfecti (champignons imparfaits ou inférieurs) ou d’algues microscopiques uni- ou pluricellulaires qui peuvent s’associer dans un même biofilm.
La succession des évènements est la suivante :
- adhésion : dans un flux laminaire ou tourbillonnaire, au voisinage d’un support inerte ou vivant, quelques éléments franchissent la barrière des forces de répulsion dues à l’énergie de surface du support et des bactéries (forces de Van der Waals et forces acido-basiques) pour adhérer à la surface du support. Cette adhésion, dite primaire, est très solide, voire indestructible.
- co-agrégation : sur ces premiers éléments, d’autres cellules se fixent par co-agrégation, correspondant à des forces moins solides que celles de l’adhésion primaire. Au fur et à mesure de l’épaississement du biofilm, des co-agrégats peuvent se détacher soit pour libérer des bactéries planctoniques, soit pour constituer un nouveau biofilm.
- à ce moment là, le biofilm a atteint son équilibre dynamique.

→ bactéries planctoniques, biofilm microbien, biofilm (propriétés caractéristiques d'un)

Édit. 2017

biofilm (propriétés caractéristiques d'un) l. f. p.

biofilm (characteristic properties of one)

Ce sont des propriétés physiques et biochimiques qui ont des conséquences en pathologie humaine et animale et en hygiène industrielle et domestique.
Propriétés physiques : l’observation au microscope électronique à balayage montre une surface irrégulière, plus ou moins lacunaire avec la présence constante d’une matrice cellulaire qui se reconstitue rapidement en cas d’agressions par des enzymes destructrices ou des surfactants,
Propriétés biochimiques : les cellules incluses dans un biofilm survivent en milieu très pauvre, ont un métabolisme réduit, un gradient décroissant d’activité depuis la surface jusqu’au support et résistent spontanément aux antibiotiques, antiseptiques et désinfectants.

→ bactéries planctoniques, biofilm microbien,

Édit. 2017

biomédecine n.f.

biomedicine

Néologisme traduisant la rencontre de deux disciplines : la médecine qui est une application des sciences au maintien de la santé humaine et la biologie qui est une science dont la démarche est d’expliquer le fonctionnement de la vie.
Par ex. l’agence de la biomédecine est responsable de l’assistance médicale à la procréation, du diagnostic prénatal et génétique, de la recherche sur l’embryon et les cellules souches, des dons d’organes et de tissus.

→ bioéthique, service biomédical

Édit. 2017

bioréacteur n.m.

bioreactor

Enceinte où se déroule une réaction chimique catalysée par des enzymes ou des cellules vivantes et utilisée à des fins expérimentales ou industrielles.

→ biotechnologie

Édit. 2017

biotechnologie n.f.

biotechnology

1) Ensemble des méthodes et des techniques faisant appel à l'activité d'organismes vivants pour la transformation de matières premières et la production à moindre coût de molécules organiques difficiles ou impossibles à obtenir par d'autres procédés.
Les fabrications traditionnelles du vin, de la bière et du pain sont des exemples de biotechnologies.
2) Par extension, ensemble des méthodes et techniques appliquées, en milieu artificiel, à des organismes vivants pour modifier leur génotype, leur reproduction, leur biosynthèse éventuelle, etc.
La culture in vitro de cellules ou d'organes, les haplométhodes (technique qui permet d'obtenir un haploïde ou qui fait appel à l'haploïdie). L'élimination de virus par culture de tissus végétaux embryonnaires, les transformations génétiques d'espèces vivantes procaryotes ou eucaryotes, etc., constituent des biotechnologies.

→ haploïde, haplométhode

Édit. 2017

biphakie n.f.

duplication of the lens

Présence de deux cristallins.
Cette duplication vraie est à différencier des petites formations arrondies observées dans les yeux microphtalmes, entourées d'une capsule bordée de quelques cellules épithéliales ; il s'agit alors de lentoïdes, fragments de cristallin séparés de la formation principale.

Édit. 2017

Birbeck (corps de) l.m.

Birbeck’s granule

Organite décrit en microscopie électronique dans le cytoplasme des cellules de Langerhans de la peau, en forme de raquette de tennis, à partie centrale lamellaire portant des striations transversales régulières en "fermeture éclair".
Cette structure est également caractéristique des éléments cellulaires observés dans l'histiocytose X et décrite sous le nom de corps X.

M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961), P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873) 

Syn. corpuscule de Langerhans, granules de Langerhans, granules de Birbeck, corps de Langerhans, corps X

→ cellule de Langerhans, histiocytose langerhansienne

Édit. 2017

BK virus

BK virus

Virus de la famille des Polyomaviridae.
Son génome est à ADN circulaire et bicaténaire, il ne possède pas d’enveloppe et sa capside a une symétrie icosaédrique. Sa taille est d’environ 45/50 nm. Il peut être responsable d’infections rénales, de cystites chez les patients greffés du rein ou de la moelle. Comme d’autres virus de cette famille, le BK virus est oncogène chez les rongeurs et peut transformer des cellules humaines en culture. Le génome de ce virus a été détecté dans plusieurs tissus tumoraux, sans preuve formelle de son implication dans le processus malin.

Édit. 2017

Blaschko (lignes de) l.f.p.

Blaschko lines

Lignes épidermiques décrites à partir de dermatoses linéaires congénitales, correspondant peut-être au trajet de migration de cellules épidermiques embryonnaires en direction antérolatérale à partir de la crête neurale.
Elles ont au cuir chevelu une disposition en spirale centrée sur le neuropore antérieur, dans le dos un aspect en V et sur la région latérothoracique un aspect en S couché.

A. Blaschko, dermatologue allemand (1901)

Édit. 2017

blastème du centre de la vertèbre l.m.

blastema centri vertebrae (TE)
blastema of centrum of vertebra
Mésenchyme intersegmentaire de la longue colonne mésenchymateuse qui, au cours de la 4ème semaine du développement embryonnaire, se forme par migration des cellules du sclérotome pour venir entourer la moelle spinale et la chorde dorsale ; le mésenchyme intersegmentaire est la trace de l’origine segmentaire de cette colonne.
Ultérieurement se forme le corps vertébral par prolifération et condensation de la partie craniale d’un sclérotome qui s’unit à la partie caudale du sclérotome sus-jacent, incorporant le mésenchyme intersegmentaire et les artères qui l’accompagnent pour former le corps de la vertèbre. Ainsi constitué, le corps d’une vertèbre est un élément intersegmentaire.

[A4,O6]

Édit. 2017

blastulation n.f.

blastulation

Deuxième phase de l'embryogénèse, au cours de laquelle les cellules issues de la segmentation se disposent à la périphérie en ménageant une cavité centrale.
L'organisme embryonnaire formé est la blastula.

Édit. 2017

bleu de Nil l.m.

Nile blue

Colorant des graisses employé en histologie et en cytologie sous forme de sulfate en solution aqueuse à 0,1%.
Il colore les lipides en jaune-orangé. Dans le liquide amniotique, il reconnaît les cellules cutanées d'origine fœtale sur lesquelles sont adsorbées les graisses et participe ainsi au diagnostic de la rupture prématurée des membranes. Il permet aussi d'apprécier la maturité fœtale.

Édit. 2017

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