Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1915 résultats 

génétique inverse l.f.

reverse genetics

Consiste à analyser l’impact phénotypique de la modification d’un gène dont on ne connaît pas la fonction. La génétique moléculaire et le séquençage des génomes ont conduit à l'essor de la génétique inverse. Ce paradigme sélectif (le chercheur choisit le gène à muter/perturber) est différent de celui de la génétique formelle ou classique.

→ génétique formelle

gène V l.m.

V gene

Gène impliqué dans la synthèse des immunoglobulines et des récepteurs T, décrit à propos de la génération de la diversité antigénique.

→ anticorps (gène des)

génique adj.

genic

Qui concerne un gène.

Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de) l.m.

Gerstmann-Straüssler-Scheinker's syndrome

Démence héréditaire familiale attribuée à une mutation d'une protéine prion.
Il s’agit d’un groupe d'encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) génétiques, ubiquitaires mais très rares, à transmission autosomique dominante.
Dans toutes les formes étudiées est relevée une mutation dans le gène de la protéine du prion (PrP) avec six points différents, dont la mutation 102 leu est la plus fréquente.
Après un début à un âge variable, autour de 40 ans en moyenne, et malgré une certaine diversité symptomatique, deux formes principales s'observent :
- ataxique, de type cérébelleux, progressive, qui s'associera à des troubles de la motricité oculaire, à des signes pyramidaux et à un déficit cognitif modéré. Elle correspond généralement à une mutation Pro102Leu ;
- démentielle ou télencéphalique, qui dominera sur les signes ultérieurs, pseudobulbaires, pyramidaux et accessoirement myocloniques, cérébelleux, pyramidaux et périphériques. La mutation Ala117Val est plus fréquente.
La présence constante de plaques amyloïdes abondantes, uni- ou plutôt multicentriques, disséminées dans le cortex cérébral et surtout cérébelleux, constitue leur marque commune.
Réussie chez les petits rongeurs, la transmission la moins aléatoire suite à des inoculations est celle due à la protéine portant la mutation Pro102Leu.

J. Gerstmann, neurologue autrichien, E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I. M. Scheinker, neurologue russe (1936)

→ maladie de Creutzfeldt-Jakob

[D1,D5,E1,H1]

Édit. 2071

gigaxonine n.f.

gigaxonin

protéine cytoplasmique ubiquitaire codée par le gène GAN.
La gigaxonine appartient au système ubiquitine-protéasome. Des mutations de cette protéine entrainent une désorganisation des filaments intermédaires du cytosquelette, en particulier dans les neurones, entrainant la maladie appelée neuropathie à axones géants

→ GAN gene, neuropathie à axones géants.

GJB1 gene sigle angl. pour Gap junction beta-1 protein

Syn. CX 32 gene sigle angl. pour connexin 32

→ CX 32 gene, amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe

glaucome pigmentaire l.m.

pigmentary glaucoma

Hypertonie oculaire et atrophie de l'épithélium pigmenté irien.
Affection liée au syndrome de dispersion pigmentaire qui est souvent dominant (mais probablement polygénique). L'hypertonie apparaît vers la cinquantaine, accompagnée du faisceau pigmenté de Krukenberg en rétrocornéen. Ce pigment vient du frottement anormal de la partie postérieure de l'iris sur des fibres zonulaires mal alignées (iris transilluminable). Locus du gène en 7q35-q36 (MIM 600510). L’affection est autosomique dominante.

H. S. Sugar et F. A. Barbour, ophtalmologistes américains (1949)

gliome (classifications de l'OMS) l.f.

Astrocytome pilocytique curable par chirurgie
- Grade II Tumeurs oligodendrogliales
Oligoastrocytomes deux types de cellules : astrocytes et oligodendrogiales
Oligodendrogliomes, infiltrante bien différentiée
Astrocytomes diffus, tumeur de l’adulte jeune, évolution lente vers Astrocytomes anaplasiques puis Glioblastome multiforme
- Grade III Gliomes malins
Oligodendrogliomes anaplasiques
Oligoastrocytomes anaplasiques
Astrocytomes anaplasiques, anaplasie focale ou diffuse
- Grade IV
Glioblastome multiforme (néo vascularisation, nécrose, évolution rapidement péjorative).
La classification 2016 de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est une avancée conceptuelle et pratique sur la précédente de 2007.
Pour la première fois, la classification de l'OMS pour les tumeurs de cerveau intègre des paramètres moléculaires en plus des paramètres histologiques de la classification précédente pour définir de nombreuses entités tumorales. Ce nouveau concept pour le diagnostic des tumeurs cérébrales devrait permettre de mieux structurer les analyses à notre époque moléculaire. Il effectue une restructuration majeure des gliomes diffus, du médulloblastome et autres tumeurs embryonnaires, et incorpore de nouvelles entités qui seront définies par l’histologie et les caractéristiques moléculaires, y compris le glioblastome, le glioblastome avec IDH (isocitrate déshydrogénase, enzyme oxydo-réductase présente dans les cellules humaines) de type sauvage, le glioblastome avec IDH muté, les gliomes de la ligne médiane diffus, les gliomes pédiatriques avec mutation de l'histone H3 K27M (les mutations sur les histones H3F3A et HIST1H3B K27M définissent deux sous-groupes de gliome du tronc cérébral avec des pronostics différents ; les gliomes du tronc cérébral, DIPG, avec mutation K27M sur l’histone H3.3 (H3F3A) ne répondent pas aussi bien à la radiothérapie, récidivent ou métastasent que celles avec mutation sur H3.1) , les épendynomes avec fusion RELA, le médulloblastome avec WNT-Activé et le médulloblastome avec SHH-Activé, les tumeurs embryonnaire avec plusieurs facettes, arrangements C19MC.
Les mutations sur le gène IDH1 sur le bras long du chromosome 2, 2q32-qter en position 132 sont fréquentes dans les gliomes et ces mutations semblent être liées au grade de la tumeur; elles sont statistiquement un facteur de bon pronostic :
- oligodendrogliomes de bas grade avec délétion 1p et 19q : 90% de mutations ;
- gliomes de bas grade : 70% ;
- gliomes anaplasiques de grade III : 50% ;
- gliomes de grade IV (glioblastome) : 6% ;
- gliomes malins avec amplification du facteur de croissance épidermique EGF ; 1%.
La classification 2016 a ajouté des néoplasmes reconnus récemment, et a effacé quelques néoplasmes qui ne sont plus diagnostiqués et/ou pertinents biologiquement. Les autres changements notables incluent l'addition de l'invasion au cerveau en critère pour le méningiome atypique et l'introduction d'une analyse particulière de tissus combinée pour l'hémangiopéricytome.

[A2,A3,H1,H2]

gliome du nerf optique l.m.

optic glioma

Tumeur bénigne (hamartome) qui survient chez l'enfant avant l'âge de dix ans, avec prépondérance féminine, développée aux dépens des cellules de soutien du nerf optique, réalisant un astrocytome ou un spongioblastome.
Le diagnostic se fait sur des signes d'appel : strabisme, exophtalmie, cécité et sur les données de l'imagerie. L'extension est fréquente au chiasma, au IIIe ventricule, à l'hypothalamus. On note souvent l'association à la maladie de von Recklinghausen  de type I (27% des cas). Affection autosomique dominante, à pénétrance incomplète, d’expressivité variable, le gène est localisé sur le bras long du chromosome 17q-11-2. Dans 30 à 40% des cas il s’agit d’une affection sporadique.
Le traitement est conservateur, la résection du nerf optique n’est faite qu’en cas de complications cornéennes, conséquence d'une exophtalmie importante entraînant une lagophtalmie ; la radiothérapie n'est plus pratiquée en raison du risque d'encéphalopathie radique.

W. H. Craig, neurochirurgien américain (1955)

→ gliome des voies optiques, gliome malin du nerf optique et du chiasma

GLRX5 l. angl. pour GLutaRedoXin 5

Gène, localisé en 14q32.13, qui code une protéine mitochondriale interférant dans la biogénèse des agglomérats (clusters) fer-soufre nécessaires à l’homéostase normale du fer.
Des mutations entraînent une anémie sidéroblastique autosomique récessive réfractaire à la pyridoxine ou un syndrome ‘spasticité-ataxie-anomalies de la marche’ avec hyperglycinémie.

→ anémie sidéroblastique

[Q1,F1]

Édit. 2015

glycérate-kinase (déficit en) l.m.

glycerate kinase deficiency

Myopathie modérée avec ou sans retard mental, par atteinte de la terminaison distale du gène de la dystrophine.

glycogénose de type II l.f.

glycogen storage disease II

Affection lysosomique avec surcharge cardiaque glycogénique.
Elle se révèle par l’apparition rapide, chez le nourrisson, d'une insuffisance cardiaque avec cardiomégalie, d'une hypotonie musculaire, de difficultés de succion et de déglutition et de troubles neurologiques. L’affection est mortelle en quelques mois. Contrairement à la maladie de von Gierke (surcharge en glycogène I), cette affection, aussi nommée maladie de Pompe, ne donne aucune atteinte oculaire. Il s'agit d'un déficit en alpha-1-4-glucosidase acide (GAA) qui hydrolyse le glycogène en unités glucose. Le locus du gène a été localisé en 17q23 et il existe de nombreuses mutations. L’affection est autosomique récessive (MIM 232300).

J. Pompe, médecin néerlandais (1933)

Syn. Pompe (maladie de), cardiomégalie glycogénique, glycogénose de type II, polycorie cardiaque glycogénique de Debré, glycogénose maligne généralisée de type II, déficit en maltase acide, déficit en alpha-1, 4-glucosidase.

glycogénose hépatique de type VIII l.f.

hepatic glycogenosis, type VIII

Glycogénose bénigne secondaire à un déficit enzymatique en phosphorylase-b-kinase hépatique.
Ses manifestations sont : retard de croissance, hépatomégalie et hypoglycémie, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, jeûne hyperacidocétosique. Avec l'âge les signes disparaissent progressivement et l'adulte est asymptomatique. Locus du gène (PHKA) en Xp22. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 306000)

Syn. déficit en phosphorylase-kinase hépatique

glycoprotéine plaquettaire IIb l.f.

platelet glycoprotein IIb

Glycoprotéine de 1.008 acides aminés, composée de deux chaînes : alpha 125 kDa et bêta 25 kDa, réunies par un seul pont disulfure.
Ces deux chaînes sont biosynthétisées en formant une seule protéine qui se clive durant la maturation du complexe glycoprotéine IIb-IIIa. Seule la chaîne bêta contient un domaine transmembranaire. Le gène pour GPIIb est sur le chromosome 17. La glycoprotéine IIb est respectivement absente, diminuée ou anormale dans les thrombasthénies type I, II et variant et joue un rôle essentiel dans l'agrégation plaquettaire.

E. Glanzmann, pédiatre suisse (1918)

→ thrombasthénie de Glanzman

[F1]

Édit. 2018

glycoprotéine plaquettaire IIIa l.f.

platelet glycoprotein IIIa

Glycoprotéine de 762 acides aminés avec un domaine transmembranaire, correspondant à la sous-unité de la bêta 3-intégrine.
Le gène de GPIIIa se trouve à 250 kilobases de celui de GPIIb sur le chromosome 17. La GPIIIa peut aussi s'associer à la sous-unité du récepteur de la vitronectine donnant naissance au récepteur bêta 3 présent sur les cellules endothéliales et les ostéoclastes. Elle est respectivement absente, diminuée ou anormale dans les thrombasthénies type I, II et variant et joue un rôle essentiel dans l'agrégation plaquettaire.

GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs l.f.

cGMP-gated cation photoreceptor channel

Nucléotide cyclique responsable de l'ouverture du canal cationique des photorécepteurs, situé dans la membrane plasmatique du segment externe.
Le gène codant ce canal,qui intervient dans la transduction visuelle, est localisé en 4p12, (MIM 123825). Des mutations sont responsables d’une rétinite pigmentaire autosomique récessive.

T. P. McGee, biochimiste américain (1994)

GNAS gene sigle angl. pour GNAS complex locus

Gène localisé en 20q13.32 dont les mutations sont responsables du syndrome de McCune-Albright.

goitre lingual l.m.

lingual thyroid

Tumeur intralinguale de structure histologique thyroïdienne, due à un défaut de migration de l’ébauche médiane de la glande thyroïde.
Située sous la muqueuse de la base de la langue, souvent latente, de découverte fortuite, elle est parfois responsable d’une gêne pharyngée ou d’une dysphagie ; l’examen scintigraphique au technétium ou à l’iode radio-actif affirme le diagnostic.

→ scintigraphie thyroïdienne

Goldberg (syndrome de) l.m.

Goldberg’s syndrome

Syndrome associant un déficit en neuraminidase et en bêta-galactosidase avec gargoylisme, dysostoses multiples, surdité et macula rouge cerise.
On y trouve nanisme, retard mental, épilepsie, arthralgie de la hanche, parfois télangiectasies comme dans la maladie de Fabry (forme japonaise). Il existe trois formes cliniques, la forme congénitale (œdémateuse, ascitique, hépatomégalique, neurologique ostéodystrophique, oculaire), la forme infantile tardive sans détérioration mentale et la forme juvénile ou adulte avec atteinte neurologique lente, oculaire et télangiectasique. Il n'y a pas de lymphocytes vacuolés ni de mucopolysaccharidurie. L’examen des yeux montre, en plus de la macula rouge cerise, des opacités cornéennes. Le locus du gène de la GSL est sur le même site que la protéine protectrice bêtagalactosidase (PPGB) en 20q13.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 256540).

M. F. Goldberg, ophtalmologiste américain (1971)

Syn. galactosialidose, déficit en neuraminidase avec déficit en bêta-galactosidase

Goldberg- Shprintzen- (syndrome de)

Goldberg- Shprintzen  syndrome

Association d’un mégacolon type maladie de Hirschprung, de malformations cranio-cérébrales, de dysmorphie faciale et de troubles psychomoteurs.
La taille est petite ; une microcéphalie s’accompagne d’hypertélorisme, de ptosis, de colobome de l’iris, d’élargissement du nez,  de division palatine  ou sous muqueuse du voile et, décelés à l’examen IRM,  d’atrophie cérébrale avec  polymicrogyrie, atrophie du corps calleux, élargissement des ventricules. Les troubles psychomoteurs sont importants : retard d’acquisition du langage et difficultés d’apprentissage.  Le mégacolon, avec constipation opiniâtre est confirmé par l’aglanglionose des plexus sous muqueux par biopsie rectale.
L’affection atteint les deux sexes, elle est liée à la mutation du gène KIAA 1279,  locus en 10q21.3-22.1. La transmission est autosomique récessive.

Rosalie B. Goldberg, pédiatre et R. J. Shprintzen, otorhinolaryngologiste américains (1982)

GPD1-L gene sigle angl. pour gène de l'enzyme glycerol-3 phosphate dehydrogenase-1 like

Gène situé sur le locus chromosomique 12q13.12, codant un membre de la famille des glycérol-3-phosphate déshydrogénase NAD-dépendante.
La protéine codée joue un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides et des lipides en catalysant la conversion réversible du phosphate de dihydroxyacétone (DHAP) en glycérol-3-phosphate (G3P).The encoded cytosolic protein and mitochondrial glycerol-3-phosphate dehydrogenase also form a glycerol phosphate shuttle that facilitates the transfer of reducing equivalents from the cytosol to mitochondria. Les glycérol-3-phosphate déshydrogénases cytosolique et mitochondriale forment également une navette au phosphate de glycérol qui facilite le transfert des équivalents réducteurs du cytosol aux mitochondries.

→ Brugada (syndrome de), hypertriglycéridémie infantile transitoire et hépatite

[C3,K2,Q2]

Édit. 2017

GPBV gene sigle angl. pour Glycoprotein V Platelet

Gène localisé en 3q29 qui code la glycoprotéine plaquettaire GP5 appartenant au système Ib-V-IX de la glycoprotéine de surface, réceptrice du facteur von Willebrand qui participe à l’adhésion des plaquettes à la surface vasculaire lésée.
La partie principale de ce récepteur est un hétérodimère composé de deux chaînes polypeptidiques, l’une alpha (GP1BA), l’autre bêta (GP1BB) liées par des ponts disulfure. Le récepteur complet associe l’association non-covalente de ces sous-unités alpha et bêta avec les glycoprotéines plaquettaires IX et 5.
Les mutations touchant GP1BA, GP1BB et GP9 sont à l’origine du syndrome de Bernard-Soulier, du papillome urothélial inversé, du papillome urothélial.

Willebrand (facteur de von)

→ Bernard-Soulier (syndrome de von), papillome urothélial inversé, papillome urothélial,

Grebe (dysplasie de) l.f.

Grebe’s dysplasia, acromelic dysplasia Grebe type

Chondrodysplasie caractérisée par une brièveté très importante des segments moyens et distaux des membres, sans anomalies des segments céphalique et rachidien, liée à une altération congénitale de la chondrogénèse.
Au membre supérieur l’ulna est court, le radius est incurvé, en luxation ou subluxation radio-ulnaire et radio-humérale ; le carpe peut présenter des synostoses, les métacarpiens et les phalanges sont courts et déformés, parfois en polydactylie ou au contraire absents. Au membre inférieur, la fibula est hypoplasique ou aplasique, le tibia est court et déformé ; les anomalies du pied sont comparables à celles de la main. L’humérus et le fémur peuvent être courts.
L’affection est héréditaire autosomique récessive par mutation du gène codant pour le facteur de croissance CDMP1 (cartilage derived morphogenetic protein) de la famille des TGFbêta, locus en 20q11.2.

H. Grebe, médecin interniste et généticien allemand (1952)

groupes sanguins ABO l.m.p.

blood ABO system

Ensemble d'antigènes (agglutinogènes) génétiquement déterminés, portés par les érythrocyes et des anticorps (agglutinines) du sérum, indépendants les uns des autres et combinés de façons différentes.
Une première classification des combinaisons des agglutinogènes et des agglutinines a fait classer les individus par Landsteiner en quatre groupes principaux AB (receveur universel), A, B, et O (donneur universel). Les groupes sanguins sont répartis en :
- groupe AB, dont les hématies comportent des agglutinogènes A et B mais dont le sérum ne comporte pas d'agglutinine ;
- groupe A, dont les hématies portent l'agglutinogène A et le sérum l'agglutinine B ;
- groupe B, dont les hématies portent l'agglutinogène B et le sérum l'agglutinine A ;
- groupe O, dont les hématies ne portent pas d'agglutinines mais dont le sérum contient les agglutinines A et B.
Dans ces quatre groupes, qui constituent le système ABO, on a décrit des sousgroupes A1, A2, A3, Ax, Am, correspondant aux variétés d'agglutinogènes A. Il faut aussi tenir compte du groupe rhésus, qui est indépendant, à agglutinogène Rh.

→ groupe sanguin, rhésus (facteur)

Günther (maladie de) l.f.

congenital porphyria, Günther’s disease

Porphyrie érythropoiétique congénitale, forme exceptionnelle et la plus grave des porphyries, transmise sur le mode autosomique dominant récessif.
Elle se manifeste dès les premiers mois de la vie par une photosensibilité extrême caractérisée par un érythème œdémateux des zones exposées, avec lésions vésiculobulleuses et ulcérocroûteuses laissant place à des cicatrices atrophiques. Les multiples récidives conduisent à d'importantes mutilations des extrémités (nez, oreilles, phalanges distales). Les autres manifestations sont : émission d'urines rouge foncé, hypertrichose, anémie hémolytique avec hépato-splénomégalie, inconstamment dents rouge-brun (érythrodontie), avec fluorescence rouge en lumière de Wood, et atteinte oculaire (bulles cornéennes et conjonctivales.
Elle est due à un déficit enzymatique en uroporphyrinogène III cosynthétase, avec augmentation massive de l'uroporphyrinogène I dans les érythroblastes, érythrocytes et urines,. L'évolution peut être fatale, due aux poussées d'hémolyse aigüe, plus que par surinfection des lésions cutanées.
Cette porphyrie érythropoiétique congénitale est à transmission autosomique récessive (MIM 263700). Locus du gène (UROS pour uroporphyrinogen III synthase) se situe en 10q26.2.

H. Günther, médecin interniste allemand (1911)

Étym. gr. porphura : pourpre

Syn. porphyrie érythropoïétique congénitale (CEP), déficit en uroporphyrinogène II synthétase

→ porphyrie, porphobilinogène-désaminase

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