syndrome lacrymo-auriculodentodigital l.m. (LADD)
Association d'anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
Décrite chez une vingtaine de cas dans 7 familles différentes (6 de ces 7 familles comprenaient 2 malades ou plus, sur 2 ou 3 générations, l’affection a une prévalence estimée à moins de 1 000 000.
L'atteinte lacrymale est une obstruction des canaux lacrymaux nasaux qui peut entraîner une épiphora ou une conjonctivite chronique en raison de l'absence de larmes.
Une aplasie ou hypoplasie des glandes salivaires peut y être associée, avec bouche sèche et apparition précoce de caries.
Les signes auriculaires sont des pavillons d'oreilles en cupules avec surdité neuro-sensorielle ou mixte.
L'atteinte dentaire se caractérise par une éruption tardive des dents, des incisives latérales petites et pointues avec hypoplasie modérée de l'émail. L'agénésie des incisives latérales supérieures a aussi été décrite.
Les anomalies des doigts peuvent se traduire par une clinodactylie des 5ème doigts, une duplication de la phalange distale du pouce, un triphalangisme du pouce et/ou une syndactylie.
Le syndrome LARD (lacrymo-auriculo-radio-dental) a été proposé en tant qu'autre acronyme étant donné qu'une aplasie unilatérale radiale et une synostose radio-cubitale ont aussi été décrites.
Chez un patient, une néphropathie entraînant la mort en période néonatale, une fente labio-palatine, et un hypospadias ont été observés.
Un autre cas présentait une malformation thoracique complexe, avec paralysie du diaphragme droit (aussi présente chez la mère de l'enfant), un hypodéveloppement de la vascularisation pulmonaire sans anomalies bronchiques, une hypoplasie modérée de l'artère pulmonaire gauche et, à l'échocardiographie, un anévrysme du septum inter-auriculaire.
L’hérédité est autosomique dominante mais les bases génétiques du syndrome LADD restent inconnues à ce jour. La grande variabilité d'expression de ce syndrome nécessite une grande prudence lors du conseil génétique.
Après la naissance d'un cas index, le syndrome peut être reconnu lors d'une échographie prénatale, sur la découverte d'une anomalie radiale ou sur le profil foetal qui montrerait au minimum un front haut et une micrognathie sévère.
Syn. syndrome de Levy-Hollister, syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental
Réf. Orphanet (2006)
→ hypoplasie, atrésie, aplasie, épiphora, clinodactylien hypospadias, micrognathie
[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]
Édit. 2019
lymphocyte T n.m.
T lymphocyte
Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique;
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération. Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ.
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.
Étym. La lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T
Syn. cellule T
→ T facilitant, T suppresseur, T auxiliaire
hépascore n.m.
L’hépascore est un des algorithmes biologiques utilisé pour quantifier la fibrose du foie dans l’hépatite chronique virale C.
Il fait partie des marqueurs non invasifs de fibrose. Il combine quatre indices sanguins : α2-macroglobuline, acide hyaluronique, bilirubine totale et γ-glutamyl-transpeptidase, avec un ajustement sur le sexe et l’âge. C’est avec le fibrotest ® et le fibromètre un des marqueurs recommandé par la Haute autorité de santé.
→ hépatite C, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, fibrotest®, fibromètre
colorations en endoscopie digestive l.f.
staining in digestive endoscopy
Les examens endoscopiques du tube digestif sont effectués en lumière blanche et la détection des zones dysplasiques planes est limitée, malgré la qualité croissante de l’image, justifiant l'utilisation de colorations.
Dans de nombreuses indications (bilan d’extension d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage, détection des zones dysplasiques d’un
endobrachyœsophage, dysplasie sur gastrite atrophique, détection des adénomes duodénaux et de des adénomes coliques en cas de polypose adénomateuse familiale, ou en cas de maladie chronique inflammatoire des intestins ou contrôle après mucosectomie fragmentaire…), il est nécessaire d'utiliser une des techniques de coloration disponibles qui sont la chromoscopie utilisant des colorants chimiques ou la chromoscopie par méthodes optiques et électroniques.
Quelle que soit la technique utilisée, l’analyse minutieuse de la muqueuse digestive en lumière blanche est indispensable avant d’utiliser la chromoendoscopie. Les principaux colorants chimiques disponibles sont l’indigo-carmin, le lugol et l’acide acétique. Ils sont utilisables par tous et de faible prix. Ils ont l’inconvénient d’être consommateur de temps, en particulier dans les indications pour lesquelles des biopsies par quadrants sont recommandées. L’indigo-carmin est le plus utilisé toutes indications confondues, c’est un colorant de surface qui ne pénètre pas en profondeur. Le lugol est absorbé par les zones normales riches en glycogène ; il existe un risque de bronchospasme et la pulvérisation doit s’arrêter 5 cm sous la bouche de Killian.
Parmi les techniques de chromoscopie optiques et électroniques, le narrow band imaging (NBI), dont sont équipées les colonnes Olympus, est facilement accessible. Le NBI, également appelée imagerie spectrale en bandes étroites, est basé sur la sélection de certaines longueurs d’ondes dans le spectre de la lumière blanche. Ainsi, la sélection du bleu (415 nm) et du vert (540 nm), qui correspondent aux longueurs d’ondes spécifiques de l’hémoglobine, permet de rehausser les structures vasculaires au sein de la muqueuse. Les NBI de nouvelle génération paraissent supérieures à la lumière blanche pour détecter les polypes plans difficiles à voir. D’autres systèmes existent parmi lesquels le Fuji Intelligent Color enhancement ® (FICE) ou l’image i-scan. Ces examens diminuent significativement le temps de l’examen par rapport à l'emploi de colorants chimiques.
A côté des techniques de chromoscopie, l’endomicroscopie confocale permet l’étude de la muqueuse digestive à l’échelon cellulaire au cours d’une endoscopie à l’aide de microscopes miniaturisés. Il est possible de combiner l’endomicroscopie confocale et d’autres modalités comme le NBI. En cas d’utilisation de l’endomicroscopie confocale , la muqueuse digestive doit être marquée par une molécule fluorescente et illuminée par une source laser. L’utilisation de cette technique est limitée en particulier en raison de son coût.
→ dysplasie, cancer de l'œsophage, endobrachyœsophage, gastrite, polypose adénomateuse familiale, endomicroscopie, microscopie confocale
[L1]
Édit. 2019
Weber-Christian (maladie de) l.f.
non suppurative nodular panniculitis
Ensemble de nodules ou placards indurés dermohypodermiques de 2 à 10 cm de diamètre, de couleur rouge ou brune, chauds et douloureux, au niveau des membres inférieurs, de l'abdomen, du thorax ou de la face, disparaissant sans séquelles en 1 à 8 semaines ou laissant une cicatrice pigmentée.
Ces lésions associent histologiquement un infiltrat inflammatoire et une nécrose des adipocytes correspondant à une cytostéatonécrose sous-cutanée. La panniculite nodulaire non suppurative, récidivante ou non, fébrile ou non, a été décrite au cours de certaines maladies systémiques (lupus érythémateux disséminé, déficit en complément, panniculite lipophagique de l'enfant, etc.), de certaines hémopathies ou maladies lymphoïdes, du déficit en alpha 1-antitrypsine, à la suite de traumatismes et au cours d'affections pancréatiques (pancréatite aigüe ou chronique, cancer du pancréas au cours desquels la panniculite est essentiellement en rapport avec une libération systémique massive d'enzymes pancréatiques).
F. P. Weber, médecin britannique (1925) ; H.A. Christian, médecin interniste américain (1928)
Syn. panniculite nodulaire non suppurative
lymphocyte T n.m.
T lymphocyte
Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique;
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération.
Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ;
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.
Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T
Syn. cellule T
→ T facilitant, T suppresseur, auxiliaire
hématome sous-dural l.m.
subdural haematoma
Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.
Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur
→ troubles psychiques de l’hématome sous-dural
endomicroscopie confocale l.f. (EMC)
confocal laser endomicroscopy
L’endomicroscopie confocale est une nouvelle technique de grossissement optique qui permet de réaliser une analyse microscopique de la muqueuse. Un microscope miniaturisé est intégré à l’endoscope pouvant passer par le canal opérateur de l’endoscope standard et illuminé par une source laser. L’injection de fluorescéine précède la biopsie virtuelle optique en direct. Le but est d’aider au diagnostic de lésions de très petite taille, cancéreuses ou précancéreuses. En gastroentérologie, l’EMC est utilisée dans différentes pathologies : l’endobrachyœsophage, les sténoses biliaires de cause indéterminée, les lésions kystiques du pancréas, la détection des lésions dysplasiques coliques.
Dans le dépistage des lésions dysplasiques sur endobrachyœsophage, l’EMC peut se substituer aux biopsies quadrantiques dans la surveillance. Elle permet de mieux cibler les zones pathologiques et de diminuer le nombre de biopsies.
Elle pourrait être utilisée dans les sténoses indéterminées des voies biliaires après les examens de première intention afin d’en déterminer leur nature et aussi pour poser ou confirmer le diagnostic de cholangiocarcinome.
Lors du dépistage endoscopique du cancer colorectal chez les patients présentant une maladie chronique inflammatoire des intestins de longue date, l’EMC a une bonne corrélation avec l’histologie qui sert de gold standard.
D’autres pathologies sont en cours d’évaluation. L’EMC peut être utilisée dans d’autres spécialités, en particulier en pneumologie. Son coût en limite l' utilisation.
→ endobrachyœsophage, cholangiocarcinome
[ B3, F2, K1, L1]
Édit. 2019
éducation thérapeutique du patient l.f. (ETP)
L’ETP vise à aider les patients à acquérir et à maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique (OMS).
Le programme d’éducation thérapeutique permet au malade de :
- mieux comprendre sa maladie et ainsi de l’accepter ;
- connaître les bénéfices et les effets secondaires des traitements ;
- connaître les mesures préventives à adopter pour éviter les complications ;
- reconnaître une aggravation et savoir prendre les mesures nécessaires;
- identifier les facteurs ou circonstances aggravant l’évolution de la maladie ;
- résoudre les difficultés du quotidien liées à la maladie.
Le patient devient acteur de sa santé.
L’ETP se déroule en trois étapes :
- évaluation initiale des besoins et des compétences du patient ;
- programme personnalisé d’enseignement individuel ou collectif;
- détermination finale des acquis pouvant conduire à proposer des séances complémentaires.
L’ETP constitue désormais un élément important de la prise en charge des maladies chroniques (diabète sucré, surcharges pondérales,, épilepsie, plaies chroniques, insuffisances surrénales…) ou des traitements au long cours (anticoagulation….). La formation implique à des degrés divers, médecins, pharmaciens, infirmières, physiothérapeutes… L’extension de sa prise en charge par l’assurance-maladie fait l’objet de débats.
[E1]
Édit. 2019
endoprothèses bilio-pancréatiques l.f.p.
biliopancreatic stent
Les prothèses bilio-pancréatiques sont utilisées pour restaurer la liberté des canaux excréteurs : voie biliaire principale (VBP) et canal de Wirsung.
Dans les cancers du pancréas avec ictère, la pose d’une prothèse dans la VBP permet de réduire le prurit et l’anorexie. Le drainage biliaire est définitif dans les cancers non opérables. Il peut être proposé en pré-opératoire en cas d’ictère intense, hyperbilirubinémie (minimum de 130 µmol/l) et/ou angiocholite et/ou insuffisance rénale liée à l’hyperbilirubinémie. Les cancers de la VBP peuvent bénéficier de prothèses biliaires. Les cancers du hile posent des problèmes spécifiques.
Les sténoses biliaires bénignes, complications de la transplantation hépatique, de la chirurgie biliaire ou de cause inflammatoire (séquelles de radiothérapie, certains cas de cholangite sclérosante primitive) peuvent bénéficier de prothèses biliaires.
En cas de douleur résistante aux traitements antalgiques chez les patients porteurs d’une pancréatite chronique calcifiante, qui présentent une sténose bénigne du canal pancréatique principal siégeant au niveau de la tête du pancréas, une prothèse auto-expansive métallique peut être posée afin de réduire l’hyperpression parenchymateuse.
L’extraction des calculs de la VBP est réalisée le plus souvent par cathétérisme rétrograde de la VBP. Dans le cas de volumineux calculs impossibles à extraire en une seule séance, une prothèse biliaire temporaire est posée, afin d’éviter l’angiocholite. Les fistules biliaires sont d’autres indications possibles. De nouvelles techniques de drainage biliaire utilisant l’échoendoscopie interventionnelle peuvent être proposées comme une alternative en cas d’échecs des techniques endoscopiques standard. Plusieurs voies d’abord des canaux biliaires sont possibles.
→ cancer du pancréas, lithiase de la voie biliaire principale, échoendoscopie
[B3, F2, L1]
Édit. 2020
psychédélique ( expérience ) adj.
Ensemble de phénomènes psychiques provoqués par l’absorption de drogues hallucinogènes: LSD, datura,psilocybine,mescaline,cannabis et cannabinoides de synthèse..
Une seule expérience de ce type peut etre dangereuse ( risque d’état psychotique aigu , de comportement à risque ou de raptus suicidaire ).La répétition de ces expériences induit une réduction du champ des intérêts voire une dépendance et/ ou une état psychotique chronique .
Étym. gr. psukhé : âme; délos : visible
→ psychodysleptique ( substance ), hallucinogène, LSD, datura, psilocybine, mescaline, cannabis, cannabinoides de synthèse, psychose (caractères cliniques généraux d'une), psychose cannabique
[G4, H3]
Édit. 2020
psychodysleptique (substance) l.f.
Agents psychotropes perturbateurs du fonctionnement psychique.
Selon la classification des psychotropes de Delay et Deniker les psychodysleptiques sont une groupe de psychotropes aux côtés des psycho- analeptiques (antidépresseurs ou thymo-analeptiques, noo-analeptiques ou stimulants de la vigilance), des psycholeptiques (hypnotiques, anxiolytiques, neuroleptiques) des psycho-iso-leptiques (ou thymorégulateurs : sels de lithium,acide valproïque...).
Le groupe des psychodysleptiques inclut les hallucinogènes et les produits capables d’induire une symptomatologie de type psychotique telles que distorsions perceptives, idées délirantes, angoisses ou au contraire euphorie, perte du contrôle ...Les plus connus sont le cannabis et les cannabinoides de synthèse, l’amphétamine (ecstasy), les opiacés, le LSD, la cocaine (crack)...
De multiples substances psychodysleptiques sont désormais proposées sur internet.
Les effets psychodysleptiques (également dits psychomimétiques ou «psychotogenes») varient selon la nature de la substance et ses propriétés pharmacologiques : psylocybine et LSD très hallucinogènes, crack et ecstasy très excitateurs, cannabis et cannabinoïdes de synthèse inducteurs de distorsions perceptives....
La consommation de ces substances peut induire une pharmacopsychose aiguë (état onirique aigu) ou chronique (schizophrénie).
Ces produits ont longtemps été réputés dépourvus de propriétés thérapeutiques et classés illicites :ceci est désormais remis en question notamment du fait des effets potentiellement antalgiques du cannabis, de l’effet antidépresseur de la kétamine.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
Étym. gr. psukhe : âme; dus : difficulté; lambanein : saisir
→ psychédélique (expérience), psychotropes, antidépresseur, psychoanaleptique, psycholeptique, hypnotique, anxiolytique, neuroleptiques, thymorégulateur, lithium (traitement par), acide valproïque, hallucinogène, cannabis, cannabinoides de synthèse
[G4, G5, H3]
Édit. 2020
Velu-Speder (maladie de) l.f.
Velu-Speder disease
Intoxication chronique par le fluor.
H. Velu, médecin vétérinaire français, membre de l’Académie de médecine (1932) ; E-J. Spéder, médecin radiologue français (1936)
Syn. darmous
→ fluorose
[G4, H1, L1, P3]
Édit. 2020
hyperparathyroïdie tertiaire l.f.
tertiary hyperparathyroidism
Terme qualifiant une hyperparathyroïdie secondaire ayant développé les caractères d’une hyperparathyroïdie primaire en acquérant son autonomie par rapport à l’hypocalcémie qui a été sa cause initiale.
L’exemple d’une hyperparathyroïdie tertiaire est celle observée au cours de l’insuffisance rénale chronique. Elle survient après une longue période d’hyperparathyroïdie secondaire non traitée, par hyperplasie puis autonomisation des glandes parathyroïdiennes. Elle se révèle par une hypercalcémie surtout après transplantation rénale.
→ hyperparathyroïdie, hypocalcémie, insuffisance rénale chronique
[M1, O4]
Édit. 2020
cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique l.f. (CPRE)
endoscopic retrograde cholangiopancreatography
Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).
→ fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique
[B2,L1, L2, B3]
Édit. 2020
addiction oncogénique l.f.
oncogene addiction
Dépendance d’un cancer à l’altération d’un gène dit gène « driver » ou de quelques gènes telle qu’une mutation ou un réarrangement chromosomique avec fusion de deux gènes, pour maintenir un phénotype cancéreux et assurer la survie des cellules tumorales.
On a conclu de cette notion l’idée que l’inhibition de l’oncoprotéine codée par ce gène permettrait une thérapeutique efficace de la tumeur. L’exemple le plus ancien est celui du chromosome Philadelphie résultant de la fusion des bras longs des chromosomes 9 et 22 observée dans la leucémie myéloïde chronique. L’inhibition de la protéine kinase impliquée dans cette fusion par l’imatinib conduit au contrôle de la maladie. Un autre exemple est celui de HER2, un récepteur de la famille des récepteurs du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux cancers du sein. Le blocage de son activité par un anticorps monoclonal humanisé, le trastuzamab, inhibe l’évolution de la tumeur. En fait, on ne peut pas faire de ces exemples une règle générale, des échecs nombreux étant survenus dans son application.
→ chromosome Philadelphie, protéine kinase, HER2
[F2, Q1]
Édit. 2020
CA 19-9 sigle Cancer Antigen 19-9
Agrégat de glycoprotéines de type mucine présent sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par techniques radio-immunologique ou immuno-enzymatique, marqueur des adénocarcinomes pancréatiques.
L’épitope du CA 19-9 est fixé sur un antigène du groupe Lewis a puis exprimé à la surface des cellules. Chez les sujets négatifs pour le groupe Lewis (Lewis a-, b-), la concentrration du Ca 19-9 sérique est nule. Cette situation concerne environ 7-10% de la population. La limite supérieure de sa concentration sérique chez le sujet normal se situe à 37 U/ml.
Le CA 19-9 est essentiellement un marqueur des adénocarcinomes pancréatiques, mais son manque de sensibilité et de spécificité, particulièrement en cas de cholestase ou de diabète, ne permet pas de l’utiliser comme un marqueur diagnostique performant. Il ne doit pas être utilisé pour le dépistage des patients à risque de cancer du pancréas et pas non plus pour différencier les malades atteints de cancer du pancréas de ceux ayant une pancréatite chronique car les concentrarions du CA 19-9 ne sont pas significativement différentes.
Dans le bilan préopératoire d’un cancer du pancréas, le CA 19-9 peut être informatif, car au-dessus d’un seuil de 100 ou 157 U/ml, en l’absence d’ictère, il est prédictif d’une maladie métastatique non vue à l’imagerie ou d’une non résécabilité.
Pour les tumeurs localement avancées et borderline, si, en cas de traitement néo-adjuvant, l’évaluation repose avant tout sur l’imagerie, la diminution du CA 19-9 pourrait être un élément supplémentaire suggérant une réponse tumorale pouvant conduire à une décision d’exérèse.
Après chirurgie curative, le CA 19-9 est un élément prédictif de la survie globale. La diminution de l’Ag CA 19-9 pourrait aussi avoir un intérêt pronostique en cas de chimiothérapie palliative.
Le CA 19-9 peut également être augmenté dans d’autres tumeurs du tube digestif, de l’ovaire ou du poumon, et dans les pancréatites ou les maladies biliaires, mais ne constitue pas un marqueur étant donné son manque de spécificité.
[F2, L1]
Édit. 2020
asciminib n.m.
asciminib
inhibiteur allostérique qui lie un site myristoyl de la protéine BCR-ABL1 en une conformation inactive via un mécanisme différent de la liaison au site de la ATP kinase. Grâce à ce lien allostérique du site myristoyl, l'asciminib restaure l'inhibition de l'activité kinase. Cet agent marque son action tant sur la forme native que sur la forme mutée de BCR-ABL1.
Cette molécule se montre très efficace chez des patients atteints de leucémie myéloïde chronique et résistants aux inhibiteurs de la tyrosine kinase
T. P. Hughes, médecin australien (2019)
→ leucémie myéloïde chronique, inhibiteur de tyrosine kinase
[G5, F1 ]
Édit. 2020
syndrome hyperéosinophilique PDGFRA -négatif l.m.
PDGFRA-negative hypereosinophilic syndrome
Groupe d’affections chroniques rares définies par une hyperéosinophilie sanguine permanente d’au moins 1500 éosinophiles par mm3 et par des manifestations cliniques associant un prurit intraitable, des infiltrats pulmonaires, une gastro-entérite, une fibrose endomyocardique, des phénomènes thromboemboliques.
Cette entité se différentie des hyperéosinophilies secondaires et de celles en rapport avec une clonalité PDGFRA ou chromosomique. L’affection peut survenir au cours de l’évolution d’une hyperéosinophilie d’origine indéterminée.
Les traitements conventionnels font appel aux glucocorticoïdes, immunomodulateurs, médicaments cytotoxiques et à l’imatinib mésylate (molécule active dans le traitement de la pathologie myéloïde chronique clonale). Une thérapeutique ciblée, le benralizumab, à base d’anticorps anti-interleukine 5 (cytokine dont le récepteur est exprimé sur les éosin philes humains) s’est montrée active et efficace.
F. L. Kuang, médecin américain (2019)
→ hyperéosinophilie d’origine indéterminée, hyperéosinophilies sanguines primaires, hyperéosinophilies sanguines secondaires, PDGFRA
[F1, J1, K1, K2, L1]
Édit. 2020
stade d’une leucémie lymphoïde chronique (détermination du) l.f.
clinical staging of the chronic lymphatic leukemia
Détermination du stade d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) reposant sur la classification de Rai et sur celle de Binet.
- La classification de Rai détermine 5 stades
Stade 0 :
Le nombre de lymphocytes dans le sang est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume.
La LLC de stade 0 est à risque faible
Stade I :
Certains nœuds lymphatiques sont augmentés de volume mais pas la rate ni le foie.
La LLC de stade I est à risque moyen
Stade II :
Le volume de la rate est accru et certains nœuds lymphatiques ainsi que le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade II est à risque moyen.
Stade III
Le nombre des hématies est diminué (anémie). Le nombre de plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate ou le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade III est à risque élevé
Stade IV
Le nombre de plaquettes est diminué (thrombocytopénie). Le nombre de globules rouges peut être bas. Le volume des nœuds lymphatiques, de la rate ou du foie peut être accru.
La LLC de stade IV est à risque élevé. La classification de Binet est constituée de 3 stades
(Les régions de tissu lymphatique comprennent la rate, le foie et les nœuds lymphatiques du cou, des aisselles et des aines).
Stade A :
Le nombre de lymphocytes est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Il y a moins de 3 régions de tissu lymphatique augmenté de volume.
La LLC de stade A est à risque faible.
Stade B
Il y a au moins 3 régions de tissu lymphatique augmentés de volume.
La LLC de stade B est à risque moyen
Stade C
Il existe une anémie ou une thrombopénie ou bien les deux. Il y a plusieurs régions de tissu lymphatique hypertrophiées.
La LLC de stade C est à risque élevé.
K. Rai, hématologue américain d’origine indienne (1975) ; J. L. Binet, hématologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1981)
→ leucémie lymphoïde chronique
[F1]
Édit. 2020
Roxadustat n.m
Roxadustat
médicament inhibiteur propyl hydrolase du facteur induit par l'hypoxie (HIF) qui stimule la production endogène d'érythropoïétine et entraîne une production accrue d'hémoglobine et de globules rouges. L'HIF régule l'expression des gènes en réponse à des valeurs réduites d'oxygène, incluant les gènes requis pour l'érythropoïèse et le métabolisme du fer.
Deux études chinoises ont été menées chez des patients anémiques par insuffisance rénale chronique. La première a montré l'efficacité du médicament dans le groupe de patients traités avec le produit par rapport au groupe recevant un placebo. Une deuxième a confirmé une efficacité identique à celle de l'érythropoïétine chez des patients anémiques hémodialyés pour leur insuffisance rénale. Des essais thérapeutiques ont été conduits chez des malades atteints de myélodysplasie.
N. Chen, néphrologue chinois (2019 et 2019)
→ hepcidine, facteur induit par l'hypoxie, érythropoïétine
[F1, M1, G5]
Édit. 2020
PDGFRA gene
sigle pour Platelet Derived Gowth Factor Receptor Alpha
Gène situé sur le locus chromosomique 4q12 donnant instruction pour une protéine de la famille du récepteur de la tyrosine kinase.
Celui-ci transmet des signaux de la surface cellulaire jusqu’à l’intérieur de la cellule par un processus appelé signal de transduction. La protéine PDGFRA est située dans la membrane cellulaire de certains types de cellules où une protéine spécifique appelée platelet-derived growth factor receptor alpha se lie à elle. Ce processus conduit à l’activation de multiples protéines dans une voie de signalisation multiple.
Des mutations de ce gène sont à l’origine de la leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRA, de la tumeur stromale gastro-intestinale.
Syn. CD140 antigen-like family member A, CD140A, CD140a antigen, GAS9, PDGFR-alpha, PDGFR2, PGFRA_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 2, platelet-derived growth factor receptor alpha, platelet-derived growth factor receptor, alpha polypeptide
→ eucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRA, tumeur stromale gastro-intestinale
[Q1, F1, L1]
Édit. 2020
dégénérescence gélatineuse de la moelle l.f.
gelatinous bone marrow transformation
Association d’une hypoplasie médullaire et d’une infiltration interstitielle par une substance gélatineuse amorphe formée de mucopolysaccharides acides. Cette affection survient dans l’anorexie mentale et dans toute affection cachectisante chronique. Elle entraîne une anémie et toute autre cytopénie.
Syn. atrophie séreuse, moelle de déprivation
[F1, H3]
Édit. 2020
déficit en cuivre l.m.
copper deficiency
Le manque de cuivre est généralement mis en évidence à la suite d'une analyse de sang. Néanmoins, certains signaux doivent retenir l'attention.
• une sensation de faiblesse (anémie)
• des infections respiratoires fréquentes
• des troubles du sommeil (peu récupérateur)
• des problèmes de concentration et de mémorisation
• des douleurs articulaires sans cause définie
• des inflammations chroniques
La carence est souvent la conséquence d'une mauvaise absorption du cuivre par l'organisme, en raison d'une surconsommation de certains aliments (trop de viande, notamment) ou de carence alimentaire secondaire à une dénutrition sévère ou à un alcoolisme chronique.
Les fruits, le foie, les huîtres, le sucre (raffiné ou non), les lentilles, les noix et les pommes de terre en contiennent beaucoup.
C. Gurnari, hématologue italien en activités aux États-Unis (2021)
→ Maladie de Mendes, déficit en cuivre lié à l'X
[N1 F1]
Édit. 2021