Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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SOX9 gene sigle angl. pour SRY-box 9

Gène situé sur le locus chromosomique 17q24.3, codant pour une protéine spécialement importante pour le développement du squelette et des organes de reproduction.
La mutation de ce gène entraîne le nanisme campomélique, le syndrome de Pierre Robin, le syndrome de Swyer

Syn. SOX9_HUMAN, SRA1, SRY (sex determining region Y)-box 9, SRY (sex-determining region Y)-box 9 protein, SRY box 9, transcription factor SOX9

→ nanisme campomélique, Pierre Robin (syndrome de), Swyer (syndrome de)

spectrine n.f.

spectrin

Protéine du stroma des hématies, dont la forme phosphorylée se lie à l'actine pour maintenir la structure cupuliforme de la cellule.
Elle est formée de deux chaînes alpha de 240 kDa et deux chaînes bêta de 220 kDa.

sphérocytose héréditaire l.f.

hereditary spherocytosis

Forme la plus fréquente d’anémie hémolytique congénitale avec ictère néonatal précoce, due à une séquestration pathologique dans la rate des hématies dont la forme est sphérique et le volume augmenté à cause d’une perméabilité anormale au sel et à l’eau.
Sa prévalence varie de 1/2000 à 1/5000 naissances en fonction des populations. Les deux sexes sont également affectés. La transmission est de type
Le défaut essentiel réside dans la forme anormale des hématies, qui sont des micro
L'
Le nombre de hématies est à peine réduit, sauf en période de poussée. Les constantes hématologiques indiquent que l'anémie est
La microsphérocytose est l’élément principal de l’examen cytologique : beaucoup d’hématies (mais non toutes) ont un diamètre globulaire très petit (6,0 - 7,2 microns au lieu de 7,5) et sont intensément colorées, sans présenter l'éclaircissement central habituel (à cause de la perte de la forme biconcave). Comme les
La
La sphérocytose héréditaire est en général une maladie bénigne compatible avec une espérance de vie à peu près normale. Des complications peuvent survenir : crises d’hyperhémolyse, blocage médullaire suite à une infection à parvovirus, lithiase biliaire par calcul pigmentaire.
Le terme "sphérocytose héréditaire" recouvre en fait des maladies différentes sur les plans clinique, génétique et moléculaire. Le phénotype clinique est variable depuis les formes d’hémolyse gravissime du nouveau-né jusqu’aux formes inapparentes. Les deux tiers des sphérocytoses héréditaires ont une transmission héréditaire dominante; les sujets malades sont hétérozygotes pour la maladie: l’état homozygote serait incompatible avec la survie fœtale. Un tiers des cas répondent à une hérédité récessive. Les supports moléculaires de la maladie se situent sur différentes protéines de la membrane des globules rouges: chaînes alpha et bêta de la spectrine, ankyrine, canal des anions (bande 3), protéine 4.2. Les caractéristiques communes aux différentes formes de sphérocytoses sont: la présence de sphérocytes dans le sang, une sensibilité accrue à l’hémolyse hypotonique, un piégeage splénique préférentiel des hématies marquées par un radio-isotope, l’efficacité de la splénectomie.
Syn. maladie de Minkowski-Chauffard, microsphérocytose

O. Minkowski, médecin interniste et physiologiste allemand (1900); A. Chauffard, médecin interniste français, membre de l’Académie de Médecine (1908)

Spielmeyer-Vogt (maladie de)

Spielmeyer-Vogt’s disease

Les premiers signes apparaissent vers cinq ans par une atteinte visuelle, une dystrophie rétinienne prédominant sur les cônes et une rétinite pigmentaire. L’électrorétinogramme est précocement altéré voire éteint. Les troubles du comportement, de la scolarité et les crises convulsives surviennent plus tardivement (accès myotoniques et crises généralisées tonico-cloniques). L’évolution est progressive aboutissant au décès six à huit ans après le début.
Le diagnostic est histologique par la constatation de lymphocytes à grandes vacuoles en microscopie optique et d’inclusions lipofusciniques intracellulaires au microscope électronique. La transmission est autosomique récessive ; l’affection est liée à une mutation du gène CLN 3, locus en 16p11.2-12.1 codant une protéine transmembranaire.

C. Stengel, médecin allemand (en Norvège) fit la première description en 1826 ; F.E. Batten neurologue et pédiatre britannique (1902) M.S. Mayou, ophtalmologiste britannique (1904)

Syn. idiotie amaurotique familiale de type juvénile, céroïde lipofuscinose neuronale de type 3, maladie de Batten-Mayou (en Angleterre), maladie de Batten-Mayou-Spielmeyer-Vogt

→ céroïde  lipofuscinose neuronale

SRP sigle angl. pour

1) Signal Recognition Protein

Protéine de reconnaissance du signal.
Les protéines dont la synthèse s'effectue sur le réticulum endoplasmique et qui commencent par un peptide signal permettant son passage dans la citerne, se trouvent guidées et maintenues sur la membrane du réticulum par cette particule qui est constituée de 2 molécules d'ARN-7S et de 6 protéines. Les ARN s'attachent par complémentarité à l'ARN messager et à l'ARN ribosomique : l'une des protéines se fixe sur le signal-peptide ; une autre, qui peut prendre deux conformations selon qu'elle est liée ou non aux phospholipides de la membrane, bloque l'élongation tant qu'elle n'est pas fixée sur la membrane et la débloque quand elle change de conformation ; la SRP après avoir lié le ribosome, est reconnue par un récepteur du réticulum qui induit la fixation du ribosome sur la ribophorine.

→ 2) Stresscopin Related Peptide

SRSF2 (gene) l.angl. pour Serine/arginine-Rich Splicing Factor 2

Gène situé sur le locus 17q25.1, codifiant pour une protéine de la famille des facteurs pre-mRNA coupant qui constitue une partie de la spliceosome.
Des mutations de ce gène se rencontrent dans la leucémie myélomonocytaire chronique, dans des leucémies myéloblastiques secondaires. SRSF2 est un marqueur de mauvais pronostic pour les syndromes myélodysplasiques et pour leur progression en leucémie aigüe myéloblastique.

→ leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique), leucémie myélomonocytaire chronique

[Q1,F1]

STAT3 gene acr.angl. pour Signal Transducer And Activator Of Transcription 3 (Acute-Phase Response Factor)

Gène, situé sur le chromosome 17q21.2, encodant pour une protéine membre de la famille STAT.
À la réponse aux cytokines et aux facteurs de croissance les membres de la famille STT sont phosphorylés par le récepteur associé aux kinases qui forment ainsi des homo- ou hétérodimères qui se transloquent jusqu’au noyau de la cellule où ils agissent comme activateurs de transcription.
Les maladies associées à STAT3 sont des maladies auto-immunes et le syndrome infectieux récurrent à l’hyper IgE à début infantile
Des mutations d’ordres variés de STAT3 sont fréquentes et associées, outre à des affections auto-immunes multiformes, à des leucémies à grands lymphocytes granuleux, des lymphomes anaplasiques cutanés, des syndromes myélodysplasiques, des anémies aplasiques

A. Jerez, hématologue américain (2012) ; J. D. Milner, immunologiste américain (2015)

→ hyperimmunoglobulinémie IgE (syndrome d'), leucémie à grands lymphocytes granuleux, affections auto-immunes

stathmine n.f.

stathmin

Protéine cytosolique de 18-19 kDa présente dans toutes les cellules et dont la phosphorylation paraît liée à des signaux extracellulaires.
Elle joue un rôle dans la transduction du signal et dans le contrôle du cycle cellulaire. Elle a été décrite en particulier dans les neurones en développement.

Syn. prosoline

stéroïde-hydroxylase n.f.

steroid hydroxylase

Selon la spécificité d'action de ces enzymes sur le noyau stérolique, on distingue : la 11-hydroxylase et la 18-hydroxylase localisées dans les mitochondries, les 17- et 21-hydroxylases localisées dans les microsomes, etc. Le système d'hydroxylation le mieux connu est celui de la 11-hydroxylase ; outre le NADPH, ce système comprend notamment une flavoprotéine spécifique, une protéine renfermant du fer non héminique (l'adrénodoxine) et un cytochrome P450.

→ NADPH

stéroïde-hydroxylase n.f.

steroid hydroxylase

Selon la spécificité d'action de ces enzymes sur le noyau stérolique, on distingue : la 11-hydroxylase et la 18-hydroxylase localisées dans les mitochondries, les 17- et 21-hydroxylases localisées dans les microsomes, etc. Le système d'hydroxylation le mieux connu est celui de la 11α-hydroxylase ; outre le NADPH, ce système comprend notamment une flavoprotéine spécifique, une protéine renfermant du fer non héminique (l'adrénodoxine) et un cytochrome P450.

→ NADPH

stomatocytose héréditaire l.f.

hereditary stomatocytosis

Forme rare de maladie hémolytique héréditaire à transmission dominante.
L'hémolyse y est variable dans son degré, avec la splénomégalie habituelle. Les caractéristiques sont : la présence d'hématies gonflées, stomatocytaires et macrocytaires et la diminution de la résistance aux solutions hypotoniques.
La teneur en eau cellulaire est augmentée. La somme des cations est supérieure à la normale, avec inversion des teneurs normales en Na+ et K+. Les échanges transmembranaires de cations sont considérablement augmentés. La splénectomie est efficace. Le support moléculaire serait une anomalie de l'un des constituants de la protéine bande 7 de l'électrophorèse sur gel de polyacrylamide en présence de dodécylsulfate de sodium (SDS).

Étym. gr. stoma : bouche ; kutos : cellule

Syn. xérocytose héréditaire

→ dodécylsulfate de sodium

[F1]

Édit. 2018

streptavidine n.f.

streptavidin

Protéine de masse moléculaire 60 kDa, analogue à l'avidine, qui a la propriété de fixer la biotine.
Elle est utilisée dans certaines techniques histochimiques pour fixer sur un support les macromolécules (protéines ou acides nucléiques) sur lesquelles a été attachée une molécule de biotine ; cette avidine est d'origine microbienne, synthétisée par Streptomyces avidinii par recombinaison génétique.

→ avidine

streptokinase n.f.

streptokinase

Enzyme extrait des filtrats de culture du streptocoque β hémolytique du groupe A, formé d’une chaîne polypeptidique de 46 Da, possédant une activité fibrinolytique capable de hâter la dissolution de caillots de fibrine.
La streptokinase est un activateur indirect puisque son effet s’exerce après la formation d’un complexe équimoléculaire avec le plasminogène, permettant alors la transformation du plasminogène en plasmine, enzyme puissant de la fibrinolyse. Elle est employée par voie intravasculaire pour dissoudre certains thrombus (traitement thrombolytique ou fibrinolytique) ou injectée dans une cavité suppurée, telle celle d’une pleurésie purulente, pour liquéfier les dépôts fibrinopurulents et en faciliter ainsi l’évacuation par drainage. Le risque hémorragique est non négligeable, lié à un effet fibrinogénolytique, parallèle à la quantité de plasmine formée.
La streptokinase est une protéine fortement immunogène, entraînant l’apparition d’anticorps neutralisants qui peuvent même exister préalablement à son utilisation clinique. Néanmoins, le recours à des protocoles thérapeutiques précis et à une surveillance biologique rigoureuse a permis son utilisation en thérapeutique humaine dans de nombreuses indications comme agent fibrinolytique.

→ fibrinolyse, plasmine

stresscopine n.f.

stresscopin

Protéine présente dans l’urine humaine ayant les propriétés de la corticolibérine, qui augmente sous l’effet du stress.
Elle fait partie de la famille des urocortines. Constituée de 40 acides aminés, elle est formée à partir d’une préproprotéine de 161 acides aminés. Plusieurs peptides analogues ont été isolés sous le nom de “stresscopin related peptides (SRP)”.

→ SRP

stromélysine n.f.

stromelysin

Métalloprotéine ayant une activité protéasique autocatalytique impliquée dans le contrôle de la multiplication cellulaire et le développement des cancers.
Une telle molécule appelée NAP (neural antiproliferative protein), de masse moléculaire 55 kDa et libérant une protéine de 30 kDa, est sécrétée par les cellules de Schwann de manière autocrine, pour inhiber la multiplication de ces cellules lorsqu'elles sont au contact des axones.

suppresseur n.m.

suppressor

En génétique, gène dont la mutation est capable de supprimer les effets de mutations d'autres gènes.
Un suppresseur extragénique est le plus souvent un gène codant pour un ARNt muté qui apporte un acide aminé compatible avec la synthèse de la protéine.

→ ARN de transfert, ARNt suppresseur

surfactant n.m.

surfactant

Substance qui forme un film à la surface des alvéoles pulmonaires et les empêche d’être collabées en fin d’expiration.
Ce film diminue la tension superficielle quand les alvéoles rétrécissent et l’augmente quand ils s’élargissent. Il est constitué de phospholipides saturés, comme la dipalmityl-lécithine, associés à une protéine. Il est sécrété par les pneumocytes granuleux dits de type II, déjà au cours de la vie intra-utérine, à partir du sixième mois de la gestation. En son absence, le nouveau-né présente une détresse respiratoire avec formation d’une membrane hyaline.

→ surfactant pulmonaire, surfactant artificiel, pneumocyte, membrane hyaline

surfactant pulmonaire n.m.

surfactant, surface active agent

En physiologie respiratoire, ensemble complexe de phospholipides saturés et de protéines formant un film qui tapisse les alvéoles pulmonaires et, jouant un rôle essentiel dans leur tensioactivité, les empêche d'être collabées en fin d'expiration.
Apparaissant vers le sixième mois de la vie fœtale, cette substance, sécrétée par les pneumocytes granuleux dits de type II, n’est produite en quantité suffisante qu’à partir de la fin du huitième mois. Elle diminue la tension superficielle quand les alvéoles se rétrécissent et l'augmente quand elles s'élargissent. Constituée de phospholipides saturés, comme la dipalmityl-lécithine, associés à une protéine, elle s’oppose à la transsudation de fluide du capillaire pulmonaire vers la lumière alvéolaire.
En l’absence de ce film, le nouveau-né, habituellement prématuré, présente une détresse repiratoire due à la formation de membranes hyalines (maladie des membranes hyalines).
Fabriqué artificiellement, ce film est insufflé, avec efficacité, dans les bronches des prématurés atteints de maladie respiratoire néonatale.

R.E. Pattle, physiologiste britannique (1958)

Étym. angl. contraction de surface active tension

→ tensioactif, membrane hyaline, pneumocyte

survivine n.f.

survivin

Petite protéine de 16,5 kDa inhibitrice de l'apoptose.
L'histone-désacétylase régule l'expression de la survivine et l'apoptose.

Étym. fr. survivre

synaptojanine n.f.

synaptojanin

Protéine présente dans des synapses neuronales impliquée dans le recyclage des vésicules synaptiques, douée de propriété phosphatasique sur l’inositol-5-phosphate.

synaptophysine n.f.

synaptophysin

Protéine des synapses qui joue un rôle dans la fusion des membranes vésiculaires, de masse moléculaire 65 kDa.
Elle a une chaîne peptidique qui traverse 4 fois la membrane vésiculaire et dont l'extrémité C-terminale, riche en tyrosines, sert de signal pour l'endocytose ; elle se lie à la calmoduline. On la trouve aussi sur les membranes d'endosomes de cellules non neuronales.

syndrome de Carpenter-Waziri l.m.

Carpenter-Waziri syndrome

Forme phénotypique du retard mental lié à l’X caractérisé par un déficit intellectuel plus ou moins important,une dysmorphie craniofaciale, des anomalies des extrémités des membres et des organes génitaux externes.
Ces garçons sont de petite taille, avec une tête petite, étroite et allongée ; la face est hypotonique, la bouche entre-ouverte, la lèvre inférieure épaisse, la supérieure surélevée laisse entrevoir des dents déplacées en avant et écartées. La racine du nez est aplatie, sa pointe élargie. Les mains sont déformées avec brachydactylie, implantation proximale des pouces, élargissement des phalanges distales, clinodactylie ducinquième doigt. L’obésité est modérée. Les anomalies des organes génitaux sont plus ou moins importants : cryptorchidie, hypospadias et s’accompagne d’hypogonadisme.
L’affection, récessive, est liée à une mutation du gène ATRX en Xq13.3 codant pour une protéine intervenant dans la différenciation neuronale et allélique des autres syndromes de retard mental lié à l’X.

Nancy J. Carpenter et Mary Waziri, pédiatres généticiennes américaines (1988)

→ retard mental lié à l'X

[Q2]

syndrome de Curranino l.m.

Curranino’s syndrome

Syndrome qui associe une agénésie sacrée transversale, avec conservation de S1, à des malformations anorectales, une tumeur présacrée (myélocèle ou tératome), une dysraphie spinale avec des malformations médullaire et méningée.
L’hérédité autosomique dominante est liée au gène HLXB3, locus 7q36, codant pour un facteur de transcription, la protéine HB9.

G. Currarino, médecin radiologue pédiatrique américain (1981)

→ agénésie sacrée

[Q2,I1,L1,F5,H1]

syndrome de fièvre périodique avec hyperimmunoglobulinémie D l.m.

hyperimmunoglobulinemia D and periodic fever

Syndrome caractérisé par des  poussées fébriles accompagnées de céphalées, de douleurs abdominales, de vomissements et de diarrhées, d’arthralgies ou d’arthrites, d'hépatosplénomégalie, d’adénopathies, d’éruptions cutanées, qui durent 3 à 7 jours et récidivent toutes les 2 à 8 semaines, variant d'un cas à l'autre.
Les accès, qui débutent le plus souvent lors de la première année de vie, peuvent être spontanés ou déclenchés par des infections ou des traumatismes émotionnels ou physiques. Ils n'ont en général aucun retentissement sur la croissance et le développement des enfants.
La prévalence du syndrome est inconnue (environ 200 cas ont été publiés).

Le pronostic  est bon. L'espérance de vie n'est pas diminuée, mais chez l'adulte des complications sont parfois observées : amylose, adhérences abdominales, et plus rarement contractures articulaires.
La transmission est autosomique récessive dû à des mutations du gène codant la mévalonate kinase (enzyme clé de la voie de synthèse du cholestérol et d’autres molécules incluant les dérivés des isoprènes), (MVK situé en 12 q24). Cette mutation n’entraîne qu’un déficit partiel de l’enzyme laissant persister une activité résiduelle. (Le déficit total est responsable chez l’enfant d’unemaladie du développement l’acidurie mévalonique).
Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’une mévalonaturie pendant les accès fébriles, ou par le dosage de la mévalonate kinase lymphocytaire pendant ou en dehors des accès ainsi que sur la mise en évidence biochimique ou génétique du déficit en MVK. Le taux des IgD sériques est en général élevé (mais souvent normal chez l'enfant de moins de 3 ans). Le taux des IgA est aussi élevé dans 80 % des cas. Au moment d'un accès, la vitesse de sédimentation  est accélérée avec une augmentation de la C-réactive protéine , des interleukines -1 et -6 et du facteur de nécrose tumorale (TNF) alpha.
Le diagnosctic différentiel concerne les autres syndromes auto-inflammatoires: la fièvre méditerranéenne familiale, la fièvre héréditaire périodique liée au récepteur du TNF et le syndrome Muckle-Wells. Chez l'enfant, le tableau clinique de l'HIDS peut être indifférentiable d'un syndrome PFAPA (fièvre périodique avec aphtose, pharyngite et adénite, ou syndrome de Marshall).
Il n'y a pas de traitement spécifique de l'HIDS et le traitement n'est pas standardisé à ce jour. Chez certains patients, on a observé une réponse à la prednisone à haute dose. L'anakinra (un antagoniste du récepteur de l'IL-1) a aussi montré une efficacité dans quelques cas, de même que l'étanercept (un inhibiteur du TNF-alpha). La colchicine n’a aucun effet de prévention des accès.
Quand un couple a un enfant atteint, le risque de récurrence est de 25 % pour l'enfant à venir ; le conseil génétique est donc recommandé.

G. Grateau, L. Guillevin, membre de l’Académie de médecine, médecins internistes français (2005) : J. Frenkel, pédiatre néerlandais (2013)

Syn. syndrome de fièvre avec hyperIgD; hyper IgD syndrome (HIDS); fièvre périodique de type hollandais.

Sigle HIDS

Réf. Orphanet, Gilles Grateau, Loïc Guillevin membre de l’Académie de médecine (2005)

→ amylose, mévalonate kinase, acidurie mévalonique, isoprène, fièvre familiale méditerranéenne,  Muckle et Wells (syndrome de), syndrome PFAPA étanerceptLes accès, syndrome PFAPA

[O1, N1,Q3]

Édit. 2019

syndrome de Hartnup l.f.

Hartnup’s disease

Affection métabolique transmise sur le mode autosomique récessif associant des lésions cutanées sur les régions exposées à la lumière, une ataxie cérébelleuse, une instabilité émotionnelle et une aminoacidurie.
La maladie débute vers 10 ans avec une ataxie cérébelleuse intermittente, des mouvements choréiformes, une dysarthrie, un tremblement intentionnel. L’atteinte cutanée proche de la pellagre associe un érythème cuisant des régions photoexposées, une stomatite, des troubles phanériens. Lors des vertiges paroxystiques, on observe un nystagmus horizontal, une diplopie, un ptosis avec une faible convergence.
Le diagnostic repose sur la constatation d’une aminoacidurie, d’une indicanurie et d’une diminution de la teneur sérique du tryptophane.
Le traitement recourt à la vitamine PP à haute dose et à la protection solaire.
L’affection est due à un déficit enzymatique responsable d’un trouble de l’incorporation du tryptophane. Il existe un défaut de la réabsorption tubulaire des acides aminés neutres, monoaminés, monocarboxyliques, associée à un trouble similaire de la réabsorption intestinale.
L’affection est autosomique récessive (MIM234500) liée à une mutation du gène SLC6A19 (Solute Carrier family 6 member α 19), locus en 5p15.33, codant pour la protéine AT1 (neutral Amino-acid Transporter 1) transporteur membranaire d’acides aminés neutres, principalement du tryptophane.

D. Baron, médecin britannique (1956), qui a donné à ce syndrome le nom de la famille atteinte.

[R1,Q2,J1,H1,H4]

Édit. 2015

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