Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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candidose œsophagienne l.f.

oesophageal candidiasis

Infection opportuniste la plus fréquente chez les malades atteints du sida.
Chez les patients séropositifs il s'agit d'un critère de passage au stade sida-maladie pour des 25% des patients.
Elle est découverte à l'occasion d'une dysphagie mais peut être asymptomatique.
Le diagnostic est évoqué sur l'aspect endoscopique et confirmé par la mise en évidence de levure ou de filaments mycéliens sur les frottis réalisés à partir de biopsies endoscopiques, qui constituent le test le plus sensible. Les cultures des prélèvements sur milieux spécialisés (Sabouraud), permet de typer l'espèce de candida et d'établir un antifongigramme. Il s'agit pratiquement toujours de Candida albicans, plus rarement de Candida krusei, glabrata, tropicalis et parapsilosis. Le traitement antifongique basé sur l'administration de kétokénazole ou de fluconazole est d'efficacité rapide en 3 à 5 jours. Les candidoses œsophagiennes peuvent se rencontrer dans d'autres circonstances : antibiothérapie, obstruction œsophagienne.

Étym. lat. candica : blanc

Syn. moniliase, monilia candidiasis

[D1,L1]

Candiru (virus)

Candiru (virus)

Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Bunyaviridae), responsable, au Brésil, de syndromes fébriles et algiques entrant dans le cadre des fièvres à phlébotomes.
Ce virus entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours.

Sigle CDUV

[D1]

capacité de diffusion pulmonaire l.f.

pulmonary diffusing capacity (DL)

Volume de gaz qui franchit la membrane alvéolocapillaire en 1 mn pour une différence de pression partielle du gaz de 1 mm Hg.
Elle s'exprime en mL/mn/mm Hg ou mieux en mMol/L/kPa. Les résultats sont exprimés en valeur absolue et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Elle comporte une composante liée à la membrane (épaisseur et surface) et une partie liée aux caractéristiques du gaz (PM et solubilité) et au volume capillaire. Elle est 20 fois plus élevée pour le gaz carbonique que pour l'oxygène, augmente à l'exercice, est diminuée en cas de maladie interstitielle pulmonaire ou d'amputation importante du lit vasculaire pulmonaire.
On apprécie la capacité de diffusion pulmonaire par la mesure de la diffusion du CO. Lors de cette mesure en laboratoire on peut aussi apprécier la part qui revient à chaque composante.

[C2,K1]

capacité vitale forcée l.f.

forced vital capacity (FVC)

Quantité d'air rejetée lors d'une manœuvre réalisée le plus vite et le plus fort possible à partir d'une inspiration maximale.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, du sexe et de la taille.
Chez un sujet normal la valeur est très proche de la capacité vitale lente, mais en cas de maladie obstructive chronique, la valeur trouvée peut être nettement inférieure.

Sigle CVF

[C2,K1]

capillariose hépatique l.f.

hepatic capillariasis

Parasitose rare due au Nématode Calodium hepaticum (autrefois dénommé Capillaria hepatica).
La présence du parasite dans le parenchyme hépatique entraîne des cavités abcédées et de granulomes évoluant vers la fibrose. Les signes cliniques de cette parasitose sont une hépatosplénomégalie fébrile, des douleurs abdominales, des vomissements, une diarrhée, des œdèmes des extrémités. On note une hyperéosinophilie, une anémie, des signes d'insuffisance hépatique. Dans les cas sévères, l'évolution peut mener au décès. Il existe des cas asymptomatiques ou pauci-symptomatiques. Le diagnostic repose sur l'examen histopathologique d'une biopsie hépatique. On a proposé le recours à divers anti-helminthiques en cure prolongée. Compte tenu de la très large répartition du parasite, la maladie est potentiellement cosmopolite.

→ Calodium hepaticum

[D1,L1]

capillariose pulmonaire l.f.

pulmonary capillariasis

Parasitose due au Nématode Calodium aerophilum (autrefois dénommé Capillaria aerophila).
Cette parasitose n'a été observée qu'en Russie, au Maroc et en Iran. Le tableau clinique de la maladie associe une toux avec expectorations parfois hémoptoïques, de la fièvre, une dyspnée. Une hyperéosinophilie sanguine est constante. La constatation d'œufs dans l'expectoration ou dans les selles permet le diagnostic. Une guérison spontanée est fréquente.

→ Calodium aerophilum

[D1,K1]

Caplan (syndrome de) l.m.

Caplan’s syndrome

Association d’une silicose et d’une polyarthrite rhumatoïde.
Principalement décrite chez les mineurs de charbon, elle se traduit par le développement d’opacités pulmonaires nodulaires pouvant atteindre une grande taille, bien limitées et associées à des images de silicose. Elle s’accompagne d’une teneur élevée en anticorps circulants : facteur rhumatoïde, hypergammaglobulinémie polyclonale.
Le syndrome de Caplan, ou Caplan-Colinet, est une maladie professionnelle indemnisable.

A. Caplan, médecin britannique (1953) ; E. Colinet, médecin rhumatologue belge (1950, 1953)

Syn. pneumoconiose rhumatoïde, syndrome de Caplan-Colinet

→ silicose

[K1,I1]

caractéristique génétique l.f.

genetic characteristic

Caractère héréditaire, spécifique d'un individu, porté par un élément de la molécule d'ADN, cet élément pouvant être un segment codant pour un gène ou un segment non codant.
La recherche des caractéristiques génétiques peut répondre à une finalité médicale, la reconnaissance d'une maladie génétique, ou d'une prédisposition pathologique. Elle peut répondre à une finalité judiciaire, visant à l'identification biologique d'un individu ou à l'établissement d'une filiation.

→ empreintes génétiques

[Q1]

Caraparu (virus)

Caraparu (virus)

Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.

Sigle CARV

[D1,D3]

carbamates n.m.p.

carbamates

Groupe chimique de substances utilisées comme insecticides dont le plus connu, le propoxur, est très efficace contre les insectes domestiques, en particulier les blattes.
Il s’agit aussi d’un des constituants utilisé comme accélérateur de vulcanisation, au cours de la fabrication du caoutchouc. C’est un des produits responsables des allergies de type hypersensibilité retardée au caoutchouc (eczéma de contact de nature allergique).
Les carbamates hétérocycliques, anticholinestérasiques sont responsables de cas de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie sans risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai de prise en charge de trois jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies .

→ syndrome muscarinique

[E2, G4]

Édit. 2018

carbamylation n.f

Addition non enzymatique d’un groupement « carbamoyl » (CONH2) sur les groupements aminés des protéines et des peptides à partir d’acide isocyanique aboutissant à la formation d’un produit de carbamylation (« carbamylation-derived product »<

L’acide isocyanique provient en majorité de l’urée qui se dissocie spontanément en cyanate (1%) et ammoniaque. Le cyanate est transformé en acide isocyanique qui réagit avec les groupements aminés voisins. Sa production est donc augmentée dans l’insuffisance rénale chronique où ces composés carbamylés sont un facteur d’aggravation de la maladie. Une seconde voie de formation est la transformation enzymatique du thiocyanate, provenant de l’alimentation, par la myéloperoxydase en présence de H2O2. Ces produits comme les produits glyqués et carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.

→ ammoniaque, myéloperoxydase, glyqué, carbonylation

carcinome bowénoïde l.m.

bowenoid carcinoma

Variété histologique du carcinome basocellulaire, dont l'aspect des bourgeons rappelle celui de la maladie de Bowen et se compose d'une mosaïque de cellules épithéliales de taille variable, dont les noyaux sont fréquemment monstrueux, hyperchromatiques ou polylobés.
Il n'est pas rare qu'une cellule contienne deux ou plusieurs noyaux. Cette image serait favorisée par l'arsenicisme.

J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)

[F2,J1]

Bowen (carcinome de) l.m.

Bowen’s carcinoma

Tumeur cutanée résultant de la prolifération dans le derme d'un foyer de maladie de Bowen.
Sa structure rappelle celle du carcinome spinocellulaire, dont elle partage le pronostic. La nette limitation des boyaux, l'irrégularité des cellules, et surtout la présence de dyskératose permettent toutefois souvent de reconnaître la nature « bowénienne » de la tumeur.

J. T. Bowen, dematologue américain (1912)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

→ Bowen (maladie de), dyskératose, carcinome spinocellulaire

[F2,J1]

Édit. 2018

carcinome épidermotrope eccrine l.m.

epidermotropic eccrine carcinoma

Tumeur cutanée maligne d'origine sudorale eccrine, résultant soit de la prolifération intra-épidermique primitive d'amas de grandes cellules acrosyringéales atypiques, soit de la transformation maligne d'un porome eccrine.
Elle peut être localisée et prendre l'aspect clinique d'un nodule cutané ou d'une tumeur ulcérée, ou se généraliser avec de multiples métastases cutanées et viscérales. Le diagnostic différentiel est souvent difficile avec le carcinome intra-épidermique, un carcinome métastatique épidermotrope, le mélanome malin, la maladie de Paget.

H. Pinkus et A. H. Mehregan, dermatologues américains (1963)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur;  krinô : je sécrète

Syn. porocarcinome eccrine, porome eccrine malin

→ sécrétion eccrine, mélanome malin, maladie de Paget du mamelon

[F2, J1]

Édit. 2020

carcinome intra-épidermique l.m.

intraepidermal carcinoma

Terme actuellement recommandé dans certaines nomenclatures pour désigner la maladie de Bowen.

J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

→ épithélioma intraépidermique, Bowen (maladie de)

[F2,J1]

myocardiopathie de stress l.f.

stress cardiomyopathy

Symptomatologie aigüe mimant un infarctus myocardique survenant à l'occasion d'une émotion intense ou d'un stress physique.
La clinique est identique à celle d’un infarctus aigu (douleurs précordiales intenses, dyspnée, défaillance gauche), mais l’affection présente des caractéristiques particulières :
- akinésie transitoire apicale et antéro-apicale étendue du ventricule gauche ;
- dysfonction ventriculaire globale, pouvant conduire à des arythmies sévères ou au choc cardiogène ;
- absence de sténose coronarienne épicardique et de lésion microvasculaire ;
- ECG: surélévation ST dans les dérivations précordiales, inversion progressive de l’onde T, allongement de l’intervalle PQ (> 450 msec); une onde Q est exceptionnelle; la récupération est totale en quelques jours ou semaines ;
- élévation modérée et transitoire des enzymes cardiaques; le pic des valeurs de la troponine est enregistré tout au début de la présentation clinique, mais il est moins élevé que ce que l’on attend lors d’une atteinte myocardique aussi étendue. Par contre la créatine kinase reste à des valeurs normales alors que le peptide cérébral natriurétque s’élève de façon importante chez la grande majorité des patients.
Cette affection survient plus particulièrement (90%) chez les femmes ménopausées (de 55 à 75 ans).  Son incidence est estimée à 1/36.000 dans la population générale. Dans 28 % des cas les manifestations de stress ne sont pas relevées. L’évolution est spontanément favorable en quelques jours mais le décès survient chez 4% des patients suite à des troubles du rythme ventriculaire, une insuffisance cardiaque ou est occasionnée par la cause qui l’a provoquée. Le pronostic est moins favorable chez les hommes que chez les femmes. Le risque de récidive est de 2 à 10%.
Cette affection a été décrite tout d’abord au Japon, où on lui a donné le nom de maladie de tako-tsubo parce que la dysfonction akinétique de l’apex ventriculaire gauche donne des images ressemblant au pot à col étroit qu’utilisent les pêcheurs japonais pour piéger les poulpes.

H. T. H. Sato, médecin cardiologue japonais (1990) ; C. Templin, médecin cardiologue suisse (2015)

Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur pathos : souffance, maladie
tako-tsubo en japonais : pot à col étroit des pêcheurs

Syn. myocardiopathie de tako-tsubo

→ troponine, créatine kinase, facteur atrial natriurétique

[K2]

Édit. 2018

myocardiopathie dilatée familiale l.f.

dilated family cardiomyopathy

Myocardiopathie dilatée correspondant dans 30 à 40 % des cas à des mutations de gènes codant pour des protéines musculaires.
Débutant par une dyspnée d'effort, l'affection est associée à des troubles de conduction : bloc auriculo-ventriculaire, dysfonction sinusale avec des troubles précoces du rythme. Elle évolue vers une insuffisance cardiaque. Elle est associée à des troubles musculaires parfois latents et décelés seulement par une augmentation de la créatine phosphokinase.
Les principales mutations gèniques autosomiques dominantes concernent :
- le gène DES, codant pour la desmine (moins de 1% des cas) associée à une myopathie avec surcharge en desmine,
- le gène MYH7 (7 à 8% des cas) codant pour la chaîne lourde bêta de la myosine, responsable d’une myopathie distale,
- le gène myopathie distale codant pour la lamine, (7 à 8 p. cent) en rapport avec la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss, la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 2 et la progéria d’Hutchinson-Gilford.
Elle se voit aussi dans les dystrophinopathies récessives liées à l’X dues à la mutation du gène DYS (ou DMD) codant la dystrophine liée à la myopathie de Duchenne de Boulogne.

Étym. gr. kardia : cœur ; mus, muos : muscle, souris ; pathos : souffance, maladie

→ myocardiopathie dilatée, créatine phosphokinase, desmine, myosine, Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d'), Charcot-Marie-Tooth (maladie de), Hutchinson-Gilford (progéria d'), dystrophine, Duchenne (myopathie de) l

[H1,14,K2,Q2]

Édit. 2018

myocardiopathie histiocytoïde infantile l.f.

infantile histiocytoid cardiomyopathy

Affection mitochondriale affectant le jeune enfant, âgé de moins de deux ans, plus fréquemment de sexe masculin, à début brusque, sous forme d’arythmie à évolution foudroyante, prenant le change pour la mort subite du nourrisson.
Des mutations du gène MT-CYB sont à l'origine de la maladie.

Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur ; pathos : souffance, maladie

Syn. myocardiopathie xanthomateuse infantile

→ MT-CYB gene, mort subite du nourrisson

[K2,O1,Q2]

Édit. 2018

myocardiopathie primitive l.f.

primitive cardiomyopathy

Maladie primitive, parfois familiale, du muscle cardiaque dont on distingue des formes dilatées, restrictives, avec diminution de compliance (myocardiopathie non obstructive) et des formes hypertrophiques obstructives, réalisant une sténose musculaire du ventricule gauche (myocardiopathie obstructive).
Les formes obstructives peuvent être traitées chirurgicalement par résection du bourrelet musculaire sténosant, mais à côté de cette chirurgie se sont développés des traitements médicaux, soit pharmacologiques, soit physiopathogéniques.

Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur; pathos : souffance, maladie

→ myocardiopathie

[K2]

Édit. 2018

cardiopathie acquise l.f.

acquired heart disease

Maladie cardiaque absente à la naissance, provoquée par un processus pathologique quel qu’il soit : traumatique, infectieux ou inflammation, métabolique, tumoral, ou par une altération de la conduction ou du rythme.

→ cardiopathie congénitale

[K2]

cardiopathie cyanogène l.f.

cyanotic heart disease

Maladie cardiaque comportant une oxygénation insuffisante du sang circulant responsable d’une coloration bleu sombre des téguments.
Parmi les cardiopathies congénitales, sont essentiellement cyanogènes celles qui entraînent un shunt droit-gauche avec désaturation du sang systémique. Parmi les cardiopathies acquises sont cyanogènes celles qui sont arrivées à un stade de défaillance cardiaque avancé, avec effondrement du débit cardiaque.

→ cardiopathie congénitale, cyanose

[K2]

carnet de santé l.m.

health notebook

1) Carnet délivré par la mairie sur lequel seront notés tous les événements médicaux, les vaccinations par exemple, intéressant la santé de l’enfant.
2) Carnet délivré par la Caisse primaire d’assurance maladie à chaque assuré social afin d’y faire transcrire par le médecin les éléments successifs du suivi médical et renforcer la cohérence des prescriptions.

[E]

carotidodynie n.f.

carotodynia, carotidodynia

Douleur élective sur le trajet des artères carotides.
Elle est observée à la phase préocclusive de la maladie de Takayasu.
Elle apparaît aussi, avec une nette prédominance féminine, chez des patients aux antécédents migraineux. Survenant avec ou sans facteur déclenchant, parfois dans un contexte viral, elle dure en moyenne pendant une semaine et récidive après un intervalle libre de quelques semaines ou mois. Il existe parfois une rougeur locale. La carotide peut être augmentée de volume, douloureuse à la palpation ou à la rotation de la tête. Le traitement est à base d’antimigraineux.

M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908)

Étym. gr. odunê : douleur

→ Takayasu (maladie de), migraine

[K2,N1]

carrefour aortique l.m.

aortic bifurcation

Fourche de bifurcation terminale de l’aorte abdominale, en deux artères iliaques primitives.
C’est une des localisations importantes de la maladie athéroscléreuse de l’aorte, au cours de laquelle son oblitération complète constitue le syndrome de Leriche.

R. Leriche, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1940)

[A1,K4]

Édit. 2015

cataracte-alopécie-sclérodactylie (syndrome) l.m.

cataract-alopecia-sclerodactyly syndrome

Association d'une cataracte congénitale bilatérale, d'une alopécie totale, d'anomalies de la peau aux mains et aux pieds.
Maladie de l'île de Rodrigues (Océan indien), trois filles un garçon, les mains et les pieds ont une sclérodactylie avec une hyperkératose et des contractures. L’affection est autosomique récessive (MIM 212360).

C. Wallis, médecin généticien sud-africain (1989)

[P2,Q2]

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