Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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éthers aliphatiques et cycliques en médecine du travail l.m.p.

Les éthers aliphatiques et cycliques, solvants d’extraction et solvants réactionnels, sont  responsables en cas d’exposition importante de somnolence, ébriété, parfois myoclonies et convulsions  puis coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition  six mois plus tard, après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma; le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

éthers de glycol en médecine du travail l.m.p.

Les éthers de glycol, solvants des peintures, encres et colles, détergents et décapants, dangereux  et interdits dans les produits d’usage courant, mais restant utilisés dans certaines industries, sont  responsables en cas d’exposition importante de somnolence, ébriété, parfois myoclonies et convulsions  puis coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition  six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

hydrocarbures aliphatiques en médecine du travail l.m.p.

Les hydrocarbures aliphatiques (dérivés nitrés), utilisés pour comme solvants, carburants de certains  avions et voitures de course, sont responsables en cas d’exposition importante d’altération de la conscience  .
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai  30 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

hydrocarbures benzéniques en médecine du travail l.m.p.

Les hydrocarbures benzéniques (chaîne carbonée acyclique), dérivés nitrés et chloronitrés, utilisés pour la fabrication et l'emploi de matières colorantes et d’explosifs, sont responsables en cas d’exposition importante de comas toxiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 13 du RG) avec un délai  de 7jours i entre la fin de l’exposition et la première constatation des manifestations aiguës.

[E2]

Édit. 2018

hydrocarbures liquides en médecine du travail l.m.p.

Les hydrocarbures liquides, aliphatiques ou cycliques saturés ou insaturés et leurs mélanges (kérosène, essence, gazole…), utilisés comme solvants, mais surtout comme carburants sont responsables en cas d’exposition importante d’altération de la conscience  .
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de  30 jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

hydrogène arsénié en médecine du travail l.m.

L'hydrogène arsénié, utilisé pour la fabrication et l’utilisation de matières colorantes et d’explosifs, est responsable, en cas d’exposition importante, de comas toxiques du fait d’une importante hémolyse.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 21 du RG) avec un délaide 3 jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

hémolyse

[E2]

Édit. 2018

hydrogène sulfuré en médecine du travail l.m.

L'hydrogène sulfuré, gaz se dégageant lors de réactions chimiques en laboratoire, mais aussi dans des lieux de décomposition organique, entraîne à dose faible de simples malaises, prévisibles grâce à son odeur forte qui disparaît insidieusement à forte concentration et peut entraîner un coma grave.
Cette intoxication est prise en charge comme accident de travail.

[E2]

Édit. 2018

monochlorobenzène et  monobromobenzène en médecine du travail l.m.p.

Le monochlorobenzène et le monobromobenzène, utilisés comme agents de dégraissage, comme solvants de pesticides ou comme agents de synthèse dans l’industrie chimique, sont responsables de cas accidentels d’engourdissements puis de neuropathies périphériques d’apparition rapide.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 9 du RG) avec un délai de 7 jours

[E2]

Édit. 2018

acétonitrile en médecine du travail l.m.

Solvant utilisé dans l’industrie chimique et pharmaceutique, l'acétonitrile est responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

phosphates, pyrophosphates et thiophosphates en médecine du travail l.m.p.

Phosphates, pyrophosphates et thiophosphates d’alcoyle, d’aryle ou d’alcoaryle et autres organophosphorés anticholinestérasiques, mis au point pour la guerre chimique (Tabun, Sarin, Cyclosarin, Soman), sont à la base d’un certain nombre de pesticides, et sont responsables de cas de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie (diminution de l’acuité visuelle) en dehors des autres effets sur la peau , le système respiratoire et le tube digestif. Sans traitement rapide il y a risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave, avec paralysie des muscles respiratoires et polynévrite diffuse.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai de  3 jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies.

[E2]

Édit. 2018

polychloro-biphényles en médecine du travail l.m.p.

Les polychloro-biphényles, isolants électriques très utilisés dans les transformateurs, condensateurs interdits en France depuis 1987 à cause de leur cancérogénicité et de leur pollution de l’environnement, ont été responsables de cas accidentels d’engourdissements puis de neuropathies périphériques d’apparition rapide.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 9 du RG) avec un délai  de 7 jours.

[E2]

Édit. 2018

phosphoramides anticholinestérasiques en médecine du travail l.m.p.

Les phosphoramides anticholinestérasiques,  bases d’un certain nombre de pesticides, sont responsables  de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie, en dehors des autres effets sur la peau, le système respiratoire et le tube digestif.
Sans traitement rapide il y a risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave, avec paralysie des muscles respiratoires et polynévrite diffuse.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai  de 3 jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies.

Réf. acétylcholinestérase

pesticides, syndrome muscarinique, syndrome nicotinique, cholinestérase, acétylcholinestérase

[E2]

Édit. 2018

propionitrile en médecine du travail l.m.

Le propionitrile ou cyanure d’éthyle, utilisé comme réactif et solvant et comme précurseur d’autres composés organiques dans l’industrie chimique, phytosanitaire et pharmaceutique, peut être responsable de troubles de conscience allant jusqu’à un état confusionnel et un coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  pour les manifestations aiguës avec un  délai de 7 jours.

[E2]

Édit. 2018

pyridine en médecine du travail l.f.

La pyridine ou azine utilisée dans l’industrie chimique, phytosanitaire et pharmaceutique comme réactif et solvant, est responsable de céphalées, vertiges, asthénie, nervosité allant jusqu’à un état confusionnel.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai d'un an i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition  six mois plus tard, après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

tétrachloréthane en médecine du travail l.m.

Le tétrachloréthane ou tétrachlorure d’acétylène, solvant très dangereux, fortement néphrotoxique, utilisé dans l’industrie de fabrication de trichloréthylène (lui-même dangereux),  qu’en circuit fermé,  est responsable de cas historiques d’accidents nerveux aigus : céphalées, tremblement, apathie et somnolence.
En cas d’expositions répétées, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas historiques de polynévrites et névrites optiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 3 du RG) avec un délai de 30 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes,  pour les névrites et polynévrites, et de  3 jours seulement pour les accidents nerveux aigus.

[E2]

Édit. 2018

tétrahydrofurane en médecine du travail l.m.

Le tétrahydrofurane ou oxacyclopentane , utilisé comme solvant pour les résines et les matières plastiques (en particulier vinyliques) dans l’industrie des encres, peintures, vernis, colles et dans l’industrie chimique et pharmaceutique, est responsable en cas d’intoxication aiguë de céphalées, de syndromes ébrieux, pouvant aussi entraîner des convulsions voire un coma.
En cas d’expositions répétées, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas d’encéphalopathies chroniques avec un psycho-syndrome organique ou de neuropathie périphérique distale sensitivo-motrice.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai d'un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

Sigle THF

[E2]

Édit. 2018

toluène en médecine du travail l.m.

Les toluène, xylènes, utilisés couramment comme solvants, notamment des résines et du caoutchouc, en organosynthèse chimique, sont responsables, en cas d’exposition massive, de céphalées avec nausées et vomissements et d’un syndrome ébrieux pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 4 bis du RG tableau 19bis et 48 du RA) avec un délai de  7 jours.

[E2]

Édit. 2018

trichloéthylène en médecine du travail

Trichloéthylène, tétrachloéthylène, dichloroacéthylène, trichloroéthane,di- trichloroéthane, tétrabromométhane et hydrocarbures halogénés, utilisés couramment comme solvants, notamment des résines et du caoutchouc, en organosynthèse chimique, sont responsables, en cas d’exposition massive, de polyneuropathies confirmées par des examens électrophysiologiques.
Il y a possibilité de neuropathie optique rétrobulbaire avec le dichloracéthylène.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 12 du RG tableau et 21 du RA) avec un délai de  7 jours.

[E2]

Édit. 2018

médecine forensique l.m.

Synonyme de médecine légale, spécialité  recherchant des causes d’un décès.

[E3]

Édit. 2020

médecine humorale
l.f.

humoral medicine, humorism

Médecine antique basée sur l’existence dans le corps humain de quatre humeurs, le sang, le phlegme (le liquide céphalo-rachidien), la bile jaune et la bile noire correspondant aux quatre élément, l’eau, l’air, la terre et le feu et aux quatre qualités, le chaud, le froid, le sec et l’humide.
La bonne santé supposait l’équilibre des humeurs. La médecine des temps modernes avait conservé la notion que le froid était la cause de nombreuses maladies affublées de l’épithète « a frigore » telles que la pleurésie et la paralysie faciale périphérique et l’adjectif humoral est toujours utilisé, par exemple dans le terme « immunité humorale ».

[N1]

Édit. 2020

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