Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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oculo-respiratoire (réflexe) l.m.

oculorespiratory reflex

réflexe oculo-respiratoire, réflexe oculocardiaque

Édit. 2017

partie respiratoire de la tunique muqueuse du nez  l.f.

pars respiratoria tunicae mucosae nasi (TA)

respiratory region of mucosa of nasal cavity

Partie inférieure de la muqueuse nasale qui correspond au flux respiratoire par opposition à la partie supérieure qui correspond au flux olfactif.

physiologie respiratoire (symboles) l.m.

symbols of respiratory physiology

La normalisation des formules de physiologie respiratoire a été faite au Congrès d'Atlantic City en 1950 sous la présidence de J. Pappenheimer.
Principes : Les symboles chimiques sont pris comme tels en petites capitales, les variables sont, en règle, écrites en grandes capitales, sauf pour f, la fréquence respiratoire ; les petites capitales sont aussi utilisées pour préciser la nature ou la localisation des grandeurs mesurées dans l'air ; les minuscules sont utilisées pour préciser la localisation des grandeurs mesurées dans le sang ; les sigles précisant les conditions de mesure sont écrits en petites capitales ou en minuscules et des symboles spéciaux sont tirés des mathématiques ou de la physicochimie.
 

[Fondée sur des principes simples,cette normalisation n'est pas toujours respectée en pratique car certains symboles sont difficiles à écrire correctement,même à la main. Nous donnons pourtant ci,dessous la traduction du tableau original d'Atlantic City ]

quotient respiratoire l.m.

respiratory quotient

Rapport entre le volume de dioxyde de carbone (CO2) rejeté et le volume d’oxygène (O2) consommé : chez le sujet normal la valeur moyenne du quotient respiratoire est : R = V'CO2 /V'O2 = 0,8 au repos.
L'assimilation par Lavoisier de la respiration à une combustion du carbone, selon la formule globale
 C + O2 → CO2, montre qu'à une molécule d’O2 consommée correspond une molécule de CO2 produite. Selon l'hypothèse d'Avogadro-Ampère on peut déterminer ce quotient par le rapport des volumes ou des débits gazeux pendant une durée donnée. Sa valeur moyenne varie selon la nature des aliments consommés par l'organisme et la valeur «instantanée» (mesurée sur moins d'une minute) dépend des conditions physiopathologiques, d'où son intérêt en anesthésiologie et en réanimation.
Par ex. lors de la contraction musculaire rapide, qui consomme essentiellement des glucides, R tend vers 1, au contraire dans le jeûne lorsque le sujet brule ses lipides, R tend vers 0,7. Comme il sort des poumons R fois moins de CO2 qu'il n'entre d’O2, il en résulte que, pour R = 0,8, l'organisme «aspire» un débit d'air égal à 0,6 L/min. De ce fait cette «pompe» diminue la pression qui règne dans l'organisme : elle devient plus faible d'environ 10% que la pression atmosphérique (A. Strohl, 1922) : c'est le mécanisme du vide pleural. De même, si l'on injecte un gaz dans l'un des espaces virtuels de l'organisme (plèvre, péritoine, cavité articulaire), ce gaz est rapidement résorbé.
Mais, lorsqu'on considère les échanges respiratoires locaux, la valeur instantanée du rapport entre l’O2 absorbé et le CO2 rejeté peut être notablement supérieur à l'unité, notamment au niveau des lobules des sommets des poumons, très ventilés et peu irrigués, où il est de l'ordre de 3 chez le sujet debout.
Ce rapport intervient dans le calcul du métabolisme basal pris dans certaines conditions.

Aliments brûlés Quotient respiratoire
Valeurs moyennes à l’équilibre 
Glucides R = 1
Protides R = 0,8
Lipides R = 0,7
Valeurs “instantanées” 
Jeûne, dénutrition R tent vers 0,7
Exercice musculaire modéré, frisson R tent vers 1
Ventilation/Perfusion R varie dans le même sens

A. L. de Lavoisier, physicien français (1743-1794), A. Avogadro, chimiste italien (1776-1856), A. M. Ampère, physicien et mathématicien français (1775-1836)

Sigle QR

rééducation respiratoire l.f.

breathing retraining

kinésithérapie respiratoire

réflexe oculo-respiratoire l.m.

oculorespiratory reflex

Réflexe oculaire avec bradypnée, rythme irrégulier puis apnée, analogue au réflexe oculocardiaque et ayant les mêmes voies afférentes, mais projeté sur les centres respiratoires (centre pneumotaxique et centres médullaires).
Ses voies efférentes empruntent le nerf phrénique et les autres nerfs des muscles respiratoires, mais pas le pneumogastrique : il n'est donc pas inhibé par l'atropine.

réflexe oculocardiaque

respiratoire (centre) l.m.

respiratory center

Ensemble de centres situés dans la substance réticulée du tronc cérébral et dans la partie supérieure du bulbe.
Ils assurent l'automatisme des mouvements ventilatoires qui renouvellent l'air alvéolaire, permettant l'oxygénation du sang et le rejet du gaz carbonique ce qui maintient l'équilibre acide-base du milieu intérieur.
Ils comprennent plusieurs formations neuronales paires, allant du thalamus à la partie supérieure du plancher du quatrième ventricule.
L'atteinte de ces diverses formations amène des modifications du rythme ventilatoire caractéristiques du niveau des lésions, résumées dans le tableau ci-dessous (d'après F. Plum et J.B. Posner, 1966). Les centres reçoivent des influx venant du cortex (mouvements volontaires) des barorécepteurs musculaires, des chimiorécepteurs artériels et des barorécepteurs pulmonaires.

F. Plum et J. B. Posner, neurologues américains (1966)

ventilation alvéolaire

respiratoire syncytial (virus) l.m.

virus respiratoire syncytial

système respiratoire l.m.

systema respiratorium (TA)

respiratory system

Ensemble de tous les organes qui contribuent à la fonction de respiration, depuis le nez jusqu’aux alvéoles pulmonaires.
Il appartient à l’appareil de la nutrition

système respiratoire semifermé l.m.

semi-closed rebreathing system

Expression désuète et déconseillée (en anglais comme en français)

semi-ouvert (système respiratoire), système à réinspiration partielle

système respiratoire semi-ouvert l.m.

semi-open rebreathing system

Expression désuète et déconseillée (en anglais comme en français) : elle est équivalente à  et aussi mauvaise que «système semifermé».

système à réinspiration partielle

thermalisme et appareil respiratoire l.m.

spa and respiratory system

 Les indications sont les suivantes : broncho-pneumopathies chroniques obstructives, bronchite chronique, dilatation des bronches, asthme de stade 1 à 3, rhino-bronchites à répétition, trachéo-bronchites récidivantes, trachéite spasmodique infectieuse à répétition.
La mucoviscidose et l’asthme sévère ou trop instable qui relève plutôt d'une cure climatique ne
sont pas des indications. Les affections aiguës, les maladies infantiles contagieuses, la
 primo-infection récente, l’insuffisance respiratoire chronique sévère et la dilatation des
bronches développée à partir d’un déficit immunologique sévère constituent des
contre-indications.
Stations qualifiées pour les affections de l’appareil respiratoire : Aix-les-Bains-Marlioz,
Allevard-les-Bains, Amélie-les-Bains, Amnéville-les-Thermes Argelès-Gazost, Ax-les-Thermes,
 Bagnères-de-Bigorre, Bagnols-les-Bains, Barèges-Sers-Barzun, Berthemont-les-Bains,
Bourbonne-les-Bains, Bourboule (la), Cambo-les-Bains, Camoins-les-Bains, Cauterets,
Chaldette (la), Challes-les-Eaux, Digne-les-Bains, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes (les),
Enghien-les-Bains, Fumades (les), Gréoux-les-Bains, Jonzac, Luchon, Luz-Saint-Sauveur,
Molitg-les-Bains, Montbrun-les-Bains, Mont-Dore (le), Préchacq-les-Bains,
Saint-Amand-les-Eaux, Saint-Claude-Matouba-Papaye (Guadeloupe), Saint-Gervais,
Saint-Honoré-les-Bains, Saint-Lary-Soulan, Tercis-les-Bains, Uriage-les-Bains,
 Vernet-les-Bains, Zigliara-Bains d’Urbalacone

tronçonneur de débit respiratoire l.m.

flow saw

Dispositif utilisé en respiration artificielle permettant de transformer un débit continu en une suite de jets successifs.
Il est commandé par une "horloge" qui commande l'ouverture d'une vanne à une fréquence réglable.
Certains respirateurs utilisent une commande pneumatique mais généralement, on utilise une électrovanne qui peut être asservie à différents paramètres.

tuyau d'un système respiratoire l m.

tube of a respiratory system, tubing

Tuyau d'un appareil d'anesthésie, d'inhalation ou de ventilation artificielle comportant un système dans lequel passe le mélange respiratoire.
Il s'agit bien souvent de tuyaux annelés ou armés afin qu'ils ne se coudent pas. On distingue le tuyau de sortie de l'appareil vers le patient, tuyau d'insufflation, et le tuyau de retour, tuyau expiratoire, qui ramène le mélange expiré par le patient vers l'appareil.
Dans les systèmes de ventilation spontanée, la branche inspiratoire est le tuyau de sortie de l'appareil.

Étym. du francique : thuta : tuyau

virus respiratoire syncytial l.m.

respiratory syncytial virus

Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.

Sigle VRS

Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)

virus respiratoire syncytial (infection à) l.f. 

respiratory syncytial virus infection

Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez  les sujets âgés.
Le diagnostic se  confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.

bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial

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