ligament coccygien de la moelle spinale l.m.
→ partie durale du filum terminale
mobilisation des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse n.f.
Technique permettant d’augmenter le passage des cellules souches hématopoïétiques des niches de la moelle osseuse, qui les contiennent, vers le compartiment sanguin par administration du facteur de stimulation des colonies de granulocyte (« granulocyte
Cette technique est utilisée pour obtenir à partir d’un recueil de sang les cellules souches en vue d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Elle a été également utilisée pour cultiver ces cellules in vitro afin de les transformer en hématies pouvant être transfusées. Le sang recueilli à cet effet est appelé « sang mobilisé ».
→ greffe de moelle osseuse, facteur stimulant la prolifération des cellules de la lignée granuleuse, facteur stimulant la prolifération des cellules granuleuses et monocytaires
[F1]
Édit. 2017
moelle cervicale l.f.
→ partie cervicale de la moelle spinale
moelle coccygienne l.f.
→ partie coccygienne de la moelle spinale
moelle (compressions de la) l.f.p.
medullary compressions
→ compressions médullaires lentes
moelle épinière l.f.
moelle épinière (traumatisme de la) l.m.
injury to spinal chord
moelle lombaire l.f.
→ partie lombaire de la moelle spinale
moelle osseuse l.f.
medulla ossium (TA)
bone marrow
Substance de consistance molle qui remplit les différentes cavités et aréoles des os.
Elle est classée dans les organes lymphoïdes primaires. Sa coloration et sa composition varient avec l’os et l’âge du sujet. On distingue la moelle rouge (medulla ossium rubra – TA), la moelle jaune (medulla ossium flava – TA) et la moelle grise. La moelle rouge apparaît pendant les derniers mois de la vie fœtale, au niveau des points d’ossification et dans les espaces médullaires des os de membrane. Elle est riche en cellules conjonctives jeunes, en ostéoblastes, ostéoclastes et myéloblastes. A ce stade, elle joue un rôle prépondérant dans le processus physiologique de l’ossification. Chez le sujet jeune, en période de croissance, la moelle rouge, appelée aussi moelle sanguine, est très riche en vaisseaux et en cellules sanguines jouant un rôle important aussi bien dans l’ossification que dans l’hématopoïèse. Chez l’adulte, on la retrouve encore dans certains os (tels que le sternum ou les épiphyses des os longs), ainsi qu’au niveau des fractures où elle récupère sa fonction ostéoformatrice. La moelle jaune qui représente le deuxième stade évolutif de l’âge adulte, est pauvre en capillaires et renferme un grand nombre de cellules adipeuses, de cellules fixes et de cellules précollagènes ou collagènes. Elle remplit notamment le canal central des diaphyses des os longs et les aréoles des épiphyses spongieuses. La moelle grise représente le stade du vieillissement, mais existe aussi chez l’adulte dans les os du crâne. Elle doit sa couleur à l’abondance de sa trame conjonctive (cellules et faisceaux) qui remplace en grande partie les éléments figurés et les cellules adipeuses.
moelle osseuse jaune l.f.
medulla ossium flava (TA)
yellow bone marrow
moelle osseuse rouge l.f.
medulla ossium rubra (TA)
red bone marrow
moelle sacrée l.f.
→ partie sacrée de la moelle spinale
moelle spinale l.f.
medulla spinalis (TA)
spinal cord
Portion du système nerveux central contenue dans le canal vertébral depuis la mi-hauteur de l’arc antérieur de l’atlas jusqu’à la deuxième vertèbre lombaire.
Tigelle renflée au niveau des segments cervical et lombaire, elle se termine par une extrémité inférieure conique prolongée par le filum terminale.
C’est un organe segmenté qui participe de la métamérie primitive de l’embryon. La croissance différentielle entre le rachis et la moelle spinale fait que chez l’adulte la partie cervicale s’étend de l’atlas à la première vertèbre dorsale, la partie thoracique s’étend de la première vertèbre thoracique à la dixième, la partie lombaire s’étend de la dixième vertèbre thoracique à la première vertèbre lombaire, la partie sacrée s’étend de la première à la deuxième vertèbre lombaire au niveau de laquelle se situe le cône terminal qui représente la partie coccygienne de la moelle spinale.
De chacun des trente et un segments médullaires nait une paire de nerfs spinaux constitués par la réunion d’une racine ventrale motrice du nerf spinal et d’une racine dorsale sensitive du nerf spinal ; cette dernière porte le ganglion spinal.
La moelle spinale est constituée de substance blanche périphérique qui soulève en surface le relief des cordons de la moelle spinale séparés par les sillons de la moelle spinale, et de substance grise centrale formée de deux masses latérales réunies par la substance intermédiaire centrale (commissures grises antérieure et postérieure). Chacune des masses latérales de substance grise (droite et gauche) est formée d’une partie antérieure, la corne ventrale de la moelle spinale, motrice, d’où émergent les fibres centrifuges de la racine ventrale du nerf spinal, et d’une partie postérieure, la corne dorsale de la moelle spinale, sensitive, où aboutissent les fibres centripètes émanées du ganglion spinal de la racine dorsale du nerf spinal. Du huitième segment cervical au deuxième segment lombaire existe une corne moyenne soulevée par les centres végétatifs de la moelle. L’extrémité supérieure de la moelle spinale se continue insensiblement par la moelle allongée.
Syn. anc. moelle épinière, corde spinale
moelle (syndrome de complète de la) section l.m.
syndrome of total transverse lesion of the cord
Interruption de l'ensemble des fonctions médullaires dans les territoires situés au-dessous du niveau lésionnel liée à une blessure, une hémorragie intramédullaire, une contusion ou une commotion.
En période aigüe, principalement dans le "choc spinal" d'origine traumatique, elle comporte une para- ou quadriplégie d'apparition brutale, flasque, massive, avec surtout hypotonie majeure, abolition des réflexes ostéotendineux, déficit sensitif sous-jacent, pouvant intéresser toutes les sensibilités, troubles sphinctériens et trophiques majeurs. Chez le patient survivant, après ces signes dits négatifs, s'installent notamment, en quelques semaines, des signes dits positifs ou de libération pyramidale, avec hypertonie spastique, exagération des réflexes ostéo-tendineux, signe de Babinski et automatisme médullaire.
En revanche, de simples commotions peuvent s'améliorer rapidement.
Étym. medulla : moelle, de medius : milieu, au centre
moelle (syndrome d'hémisection de la) l.m.
C-E Brown-Séquard, physiologiste et neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1851)
moelle thoracique l.f.
→ partie thoracique de la moelle spinale
partie cervicale de la moelle spinale l.f.
pars cervicalis medullae spinalis, segmenta cervicalia medullae spinalis (TA)
cervical part of spinal cord, cervical segments of spinal cord
Partie de la moelle spinale qui fait suite à la moelle allongée.
Elle comporte huit segments étagés (1-8). Elle s’étend de l’atlas à la première vertèbre thoracique.
Syn. anc. moelle cervicale
partie coccygienne de la moelle spinale l.f.
pars coccygea medullae spinalis, segmenta coccygea medullae spinalis (TA)
coccygeal part of spinal cord, coccygeal segments of spinal cord
Partie terminale de la moelle spinale qui fait suite à la moelle sacrée et correspond au cône terminal de la moelle.
Elle comporte trois segments et se situe entre la deuxième et la troisième vertèbre lombaire.
Syn. anc. moelle coccygienne
partie lombaire de la moelle spinale l.f.
pars lombalis medullae spinalis, segmenta lumbalia medullaie spinalis (TA)
lombar part of spinal cord, lumbar segments of spinal cord
Partie de la moelle spinale intermédiaire entre la partie thoracique et la partie sacrée.
Elle comporte cinq segments. Elle s’étend de la dixième vertèbre thoracique à la première vertèbre lombaire.
Syn. anc. moelle lombaire
partie sacrée de la moelle spinale l.f.
pars sacralis medullae spinalis, segmenta sacralia medullaie spinalis (TA)
sacral part of spinal cord, sacral segments of spinal cord
Partie de la moelle spinale intermédiaire entre la partie lombaire et la partie coccygienne.
Elle comporte cinq segments. Elle s’étend de la première à la deuxième vertèbre lombaire.
Syn. anc. moelle sacrée
partie thoracique de la moelle spinale l.f.
pars thoracica medullae spinalis, segmenta thoracica medullae spinalis (TA)
thoracic part of spinal cord, thoracic segments of spinal cord
Partie de la moelle spinale intermédiaire entre la partie cervicale et la partie lombaire.
Elle comporte douze segments. Elle s’étend de la première à la dixième vertèbre thoracique.
Syn. anc. moelle thoracique
rétinopathie exsudative avec aplasie de la moelle osseuse l.f.
exsudative retinopathy with bone marrow failure, Revesz syndrome
Téloméropathie marquée par une rétinopathie exsudative bilatérale survenant à l'âge de six mois suivie, un mois après, d'une sévère anémie et, l'année suivante, d’un décès.
La maladie ressemble à un retard de croissance intra-utérine, les cheveux sont rares, il existe une pigmentation cutanée réticulée, une ataxie par hypoplasie cérébelleuse, des calcifications cérébrales, une hypertonie et un retard psychomoteur. L’affection est rarissime est causée par une mutation hétérozygote du gène TINF2 situé sur le locus chromosomique 14q12
T. Révész, pédiatre émirien (1992) ; P. Kajtár et K. Méhes, pédiatres hongrois (1994)
Syn. Revesz (syndrome de)
[Q2,P2,F1 H1,J1]
Édit. 2018
sclérose combinée de la moelle (syndrome de) l.m.
subacute spinal cord combined degeneration
Syndrome associant une paraparésie spasmodique et une atteinte bilatérale de la sensibilité profonde.
Maximales aux niveaux dorsal supérieur et cervical inférieur, les lésions sont constantes et parfois presque exclusives sur les cordons postérieurs, mais l'association à une atteinte des cordons latéraux est habituelle.
Cliniquement, après une installation insidieuse ou subaigüe, les paresthésies dominent, maximales aux membres inférieurs, avec parfois des douleurs. La sensibilité vibratoire et le sens des positions sont atteints et une ataxie est habituelle, accentuée par l'occlusion des yeux. Le syndrome pyramidal se traduit surtout par un signe de Babinski du fait de la dépression des réflexes monosynaptiques. Le LCR est généralement normal.
L'aggravation spontanée se fait vers une paraplégie flasque avec troubles sphinctériens et atteinte sévère des divers modes de sensibilité.
L'étiologie est classiquement rapportée au syndrome neuro-anémique ou neuro-achylique, dont la vitaminothérapie B12 précoce, parentérale et continue peut permettre une récupération totale dans 50% des cas. Le diagnostic est facilité par l'imagerie par résonnance magnétique (IRM) médullaire, qui met en évidence des hypersignaux régressant souvent après ce traitement. Une paraplégie spasmodique familiale de Strümpell-Lorrain est aussi possible. Une syphilis médullaire est devenue exceptionnelle.
A. G. von Strümpell, neurologue allemand (1880) ; M. Lorrain, médecin français (1898)
Syn. dégénérescence combinée de la moelle
→ Biermer (maladie de), vitamine B12 (carence en), paraplégie spasmodique familiale de Strümpell-Lorrain
segments cervicaux de la moelle spinale l.m.p.
→ partie cervicale de la moelle spinale
segments coccygiens de la moelle spinale l.m.p.