Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

109 résultats 

préventif adj.

preventive

Qui se rapporte à la prévention.

prévention n.f.

prevention

1- Toute mesure mise en œuvre pour éviter la survenue d’un évènement indésirable.
2- Plus spécifiquement, ensemble des moyens médicaux, médicosociaux et sanitaires destinés à prévenir la survenue d’une maladie  (prévention primaire) ou à en empêcher sa propagation (prévention secondaire).

prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

maladie de Creutzfeldt-Jakob, encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[H1]

prévention des accidents l.f.

accidents prevention, road safety

Mise en œuvre de mesures préventives pour éviter les accidents.
L'OMS distingue :
- la prévention primaire, avant l’accident, pour l’éviter ;
- la prévention secondaire, juste après l’accident, pour éviter les blessures (par ex. la ceinture de sécurité pour éviter les dommages corporels en cas d'accident de voiture).
- une prévention tertiaire, qui s'intègre dans le traitement, doit aussi être envisagée. Elle a pour but d'éviter des complications dès que les premières lésions ont été produites, par ex., comprimer une plaie pour arrêter l’hémorragie, arroser d’eau froide une brûlure cutanée pour éviter la progression des lésions, etc.

Étym. lat. preventio : déverbal de prevenire : aller en avant. La locution anglaise prevention of accidents est apparue au début du XXème siècle dans les textes militaires.

accident, cindynique

prévention en psychiatrie l.f.

prevention in psychiatry

Ensemble des mesures qui devraient permettre de s'opposer à l'apparition et au développement de la pathologie mentale.
La prévention peut être de trois ordres :
- primaire, en amont du trouble, peu effectuée en France, qui comporterait des actions de lutte contre l'inadaptation en milieu éducatif, d'hygiène mentale, d'information (y compris des "médias") et un travail sur les milieux où vivent les malades potentiels (familial, scolaire, professionnel) ;
- secondaire, qui repose sur un dépistage précoce des troubles mentaux, surtout efficace chez les enfants et adolescents en raison d'une apparition préférentielle lors de la crise pubertaire, et qui se poursuivra dans les milieux de travail, militaire, pénitentiaire, etc. Bien qu'encore insuffisante, cette prévention a été favorisée par la multiplication des psychiatres privés des consultations de secteur public et des travailleurs sociaux ;
- tertiaire, thérapeutique et par là-même à visée préventive des rechutes. La continuité de soins introduite chez les patients au long cours par la psychiatrie de secteur, dont c'est fréquemment la clientèle majoritaire, a beaucoup fait pour cela.
Plus que toute autre activité psychiatrique, la prévention souffre notamment d'une connaissance encore limitée des étiologies des maladies mentales, d'une image parfois négative de la psychiatrie et d'un manque de moyens. Le rôle du secteur en la matière reste à développer.

préventorium n.m.

Etablissement à caractère sanitaire destiné à héberger des personnes dont la gravité de la primo-infection tuberculeuse suscite des inquiétudes quant à l’évolution de la maladie.
Ce type d’établissement est régi par des textes de 1948 et 1950. Depuis lors certains ont disparu, d’autres ont reçu des affections diverses, mais leur réglementation subsiste.

aérium, tuberculose

PSIF symb. inverse de FISP sigle angl. pour Fast Imaging with steady State Precession

PSIF, reversed FISP

écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2

salle de réveil l.f.

recovery room

salle de surveillance postinterventionnelle

secouriste n.m. ou f.

first aid worker

Personne qui, sans appartenir à une profession médicale, pratique des actions de secourisme, c'est-à-dire les premiers secours.
Le secouriste intervient dans le cadre des toutes premières étapes de la chaîne des secours en réalisant des gestes ou des manœuvres salvatrices, ou susceptibles de l’être, qui permettent d’éviter une évolution secondaire fâcheuse.
D'abord assuré par la Croix-Rouge, l'enseignement, surtout pratique, est sanctionné selon le niveau par un brevet, obtenu après examen, ou par une attestation, sans examen.
On peut distinguer :
- les secouristes professionnels (sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes...) ou assimilés (Croix-Rouge, Fédération de Protection Civile, secouristes du travail, sauveteurs en mer...) appartenant à une organisation ou à une entreprise, agissant seuls ou de préférence en équipe, qui constituent le premier maillon de la chaîne des secours organisés (sapeurs-pompiers-SAMU-SMUR) ; leur formation est assurée par des associations sous la responsabilité de moniteurs eux-mêmes formés par des instructeurs.
L’action des secouristes est résumée dans la triade : alerter, protéger, secourir. Parmi les gestes et techniques susceptibles d’être réalisés sur les lieux de l’urgence par des secouristes figurent le massage cardiaque, le bouche à bouche (si possible à l’aide d’une canule), la libération des voies aériennes supérieures, la mise en position latérale de sécurité (ou autre position adéquate), les gestes d’hémostase (compression, voire garrot), la protection contre les intempéries et l’hypothermie, enfin, et surtout pour l’arrêt cardiaque, la défibrillation automatisée externe et, probablemen à terme, la mise en place d’un masque laryngé. Il convient aussi d’insister sur l’aide psychologique précieuse susceptible d’être apportée sur place  par les secouristes (parler, rassurer, protéger...).
Les secouristes spécialisés reçoivent un enseignement de 2 à 40 heures, selon les spécialités, avec un âge minimum de 16 ou 18 ans (brevet d'Etat par la Sécurité Civile). Il y a plusieurs spécialités : réanimation, routier, nautique (1er, 2ème degré), montagne (été, hivers), rural, secouristes en équipe, etc.

Étym. lat. succurrer : secourir

Syn. secoureur (peu utilisé), « bon samaritain »

secourir, Croix-Rouge, premiers secours 

[,les secouristes bénévoles (de bonne volonté),ayant reçu une formation élémentaire,sanctionnée ou non par un brevet (attestation de formation de premier secours AFPS,prévention secours civique niveau 1PSC 1 ou brevet national de secourisme BNS) et s’é]

séroprévention n.f.

séroprophylaxie

Smith-Goyrand (fracture de) l.f.

Smith's fracture, reverse Colles’ fracture

R. W. Smith, chirurgien orthopédiste irlandais (1847), J. Goyrand, chirurgien français (1803-1866)

Goyrand (fracture de)

Stagnara (épreuve du réveil de) l.f.

Stagnara’s test

Épreuve de sécurité pratiquée au cours d’une intervention sur le rachis pour s’assurer de l’intégrité des voies médullaires et radiculaires.
L’anesthésie est passagèrement allégée pour que l’opéré puisse, à la demande, mobiliser les membres inférieurs. Cette épreuve est actuellement remplacée par l’étude des potentiels sensitifs et moteurs.

C. Vauzelle et P. Stagnara, chirurgiens français (1973)

statines et prévention vasculaire cérébrale l.f.p.

statins and cerebral vascular prevention

Association de statines et de fibrates qui complètent leur effet, en agissant plus spécifiquement sur l'hypertriglycéridémie, les hight-density-lipoprotéines (HDL), les triglycérides la taille des light-density-lipoprotéines (LDL) (associées à un risque cardiovasculaire élevé si elles sont petites et denses) et le fibrinogène. Ces traitements combinés ont notamment pour risque la survenue de myopathies et de rhabdomyolyse, dont la physiopathologie est encore indéterminée.

LDL cholestérol

Stewart-Treves (syndrome de) l.m.

Stewart-Treves’ syndrome, Stewart-Treves’ lymphangiosarcoma

Lymphangiosarcome se développant sur un lymphœdème chronique du membre supérieur après opération de Halsted pour cancer du sein.
L'aspect clinique consiste en l'apparition, sur le membre lymphœdémateux, de plaques ecchymotiques, de nodules bleutés et souvent de bulles et d'ulcérations. Des métastases viscérales sont fréquentes.
Histologiquement, les tumeurs se composent de lacunes et de fentes vasculaires bordées par des cellules endothéliales malignes et séparées par des faisceaux de cellules fusiformes entre lesquelles se situent des lymphocytes et des érythrocytes. Toutefois, l'origine des néoformations reste discutée. Si, pour la plupart des auteurs, il s'agit d'une tumeur maligne différente du carcinome du sein, d'autres pensent que l'affection correspond à des nodules carcinomateux métastatiques prenant un aspect pseudosarcomateux en raison de l'œdème chronique dans lequel ils se développent. Le pronostic est sévère et seule l'amputation précoce peut sauver ces malades.
Les rares cas de lymphangiosarcome sur lymphœdème éléphantiasique chronique, congénital ou non, non secondaire à un curage ganglionnaire pour tumeur maligne ne correspondent donc pas, selon la définition historique, à l'appellation syndrome de Stewart-Treves.

F. W. Stewart, N. Treves, anatomo-pathologiste et chirurgien américains (1948)

Halsted (opération de)

suicide (prévention du) l.f.

prevention of suicide

Alors que la prévention primaire relève de l'hygiène mentale en général, la prévention secondaire porte sur la récidive : de l'ordre de 30 à 40% chez les adolescents avec, à terme, un nombre élevé de décès.
La survie et la récidive sont accrues par les progrès de la réanimation. Interviennent également la fréquente mise en cause de l'authenticité des parasuicides et leur rejet consécutif.
La prise en soins d'un malade mental s'impose à l'évidence.
C'est dire l'importance d'une formation des médecins généralistes, mais aussi d'une sensibilisation des personnes "au contact" (enseignants), concernant ce drame individuel. Ainsi, une attention accrue à l'égard du syndrome présuicidaire serait très utile.

Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper

suicide, comportement suicidaire

syndrome de Revesz l.m.

2018

T. Revesz, pédiatre émirien (1992)

rétinopathie exsudative avec aplasie de la moelle osseuse

[Q2,P2,F1,H1]

Édit. 2018

teigne n.f.

une alopécie plus ou moins localisée, le plus souvent non cicatricielle et réversible,

mais parfois cicatricielle et donc définitive.
En fonction des aspects cliniques et du parasitisme pilaire, que l'on met en évidence
à l'examen direct et sur les cultures en milieu de Sabouraud, on distingue 3 variétés de
 teignes  : teigne tondante, teigne favique ou favus et teigne suppurée (kérion de Celse
et sycosis dermatophytique). La teigne tondante, contagieuse, atteint surtout les
 enfants d'âge scolaire et se présente sous forme de plaques érythématosquameuses
au sein desquelles les cheveux sont cassés court à quelques millimètres; elle peut être
 trichophytique, à petites plaques (T. violaceum, T. tonsurans, T. soudanense, etc.)
 ou microsporique, à grandes plaques (M. audouini, M. langeroni, M. canis,
M. gypseum etc.). La teigne favique (faveuse ou favus) est caractérisée par la formation
de croûtes jaunâtres formant des godets cupuliformes au sein desquels les cheveux
 sont éliminés : les agents responsables en sont T. schönleinii, T. quinckeanum, et
 plus rarement, M. gypseum. Les teignes suppurées prédominent en milieu rural et la
contamination est le plus souvent animale (bovidés, chevaux, rat, chien, souris, cobaye,
chinchilla, etc.). Les agents en sont T. mentagrophytes, T. verrucosum et, plus rarement,
M. canis ou M. gypseum. Selon les formes de teigne, il peut être nécessaire d'adjoindre
un traitement antifongique général au traitement antifongique local et d'imposer l'éviction
scolaire.

Étym. lat. tinea : teigne, insecte

fausse teigne amiantacée, favus

transaldolase n.f.

Enzyme intervenant dans la voie des pentoses-phosphates en catalysant le transfert réversible de la dihydroxyacétone d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :

Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur l'érythrose-4-phosphate ou le phospho-3-glycéraldéhyde.
Des transaldolases ont été isolées du foie, des globules rouges, des feuilles, des levures ; elles ont un radical aminé de la lysine dans le site actif, qui leur permet de fixer transitoirement la dihydroxyacétone transférée par une liaison cétimine. Les transaldolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentoses-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation de pentoses, et dans la photosynthèse des glucides. Leur déficit dû à
des mutations du gène TALDO se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères. 

transaldolase (déficit en), pentoses-phosphates (voie des)

transcétolase n.f.

Enzyme catalysant le transfert réversible de l'aldéhyde glycolique d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :

Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate, le xylulose-5-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur le ribose-5-phosphate, l'érythrose-4-phosphate, le phospho-3-glycéraldéhyde et même le glycéraldéhyde et le désoxyribose-5-phosphate. Des transcétolases ont été isolées du foie, des feuilles, de levures.
Elles ont pour coenzyme le thiamine-pyrophosphate, qui fixe transitoirement le glycolaldéhyde. Les transcétolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentose-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation des pentoses et dans la photosynthèse des glucides.

R-CHOH-CHOH-CO-CH2OH + R'-CHOH-CHO R-CHOH-CHO + R'-CHOH-CHOH-CO-CH2OH

tumeur du revêtement ovarien l.f.

epithelial tumor of the ovary

Tumeur épithéliale commune, bénigne (adénofi-brome, cystadénome mucineux ou séreux, etc.) ou maligne (cystadénocarcinome mucineux ou séreux, carcinome indifférencié, etc.) de l’ovaire.

Étym. lat. tumor : gonflement

cancer de l'ovaire

vaccinoprévention n.f.

vaccinoprevention

Prévention d'une ou plusieurs mamadies infectieuses acquise par vaccination.

Syn. vaccinoprophylaxie

[D1, E1]

Édit. 2019

van Creveld (maladie de) l.f.

van Creveld’s disease

R. W. Ellis, pédiatre britannique et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)

Ellis-van Creveld (maladie de), Ellis-Van Creveld (syndrome de)

van Creveld-von Gierke (maladie de) l.f.

van Creveld-von Gierke’s disease

S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1932), E. O. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929)

glycogénose de type 1

veines prévésicales l.f.p.

veines vésicales antérieures

veines vésicales antérieures l.f.p.

Veines volumineuses, souvent plexiformes, qui naissent en regard de l’insertion vésicale de l’ouraque.
Elles descendent sous le fascia prévésical et se continuent souvent directement avec les veines du plexus veineux rétro-pubien et, par lui, avec la veine pudendale interne.

Syn. veines prévésicales

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